Affichage des articles dont le libellé est Haute-Gaspésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Haute-Gaspésie. Afficher tous les articles

jeudi 2 janvier 2025

Le 1er janvier 2025

2025

2024 est maintenant derrière et l'année 2025 a débuté. Permettez-moi de vous souhaiter à tous et à toute une bonne année.

 


Il n'y a pas si longtemps, j'écrivais au quotidien, dans ce blog. Je note que la dernière entrée pour 2024 date du 1er juin dernier. Il est clair que l'intérêt n'y est plus du tout.

Je ne compte néanmoins pas fermer les portes du "Blog de P.A. Beaulieu". De temps à autres, je vais ajouter un billet, si je crois pertinent de le faire.

Bonne année 2025!

 

lundi 26 avril 2021

Le 23 avril 2021

Situation du logement, en Haute-Gaspésie

La frénésie actuelle, relative à l'achat de maisons et à la location de logements, en Haute-Gaspésie, découle du fait que des baby boomers souhaitent s'établir en région (une tendance qui a débuté il y a une dizaine d'années) et d'une autre, plus récente, qui pousse des gens vivant en milieu urbain à s'éloigner des grands centres, Covid-19 et télé-travail aidant. La demande de logements pour la formation professionnelle joue aussi un rôle dans le phénomème.

Source



Une vision à long terme vaut mieux qu'une vision à court ou à moyen terme, concernant la crise du logement régionale. Je crois personnellement que la grande demande actuelle n'est qu'une phénomène passager, et qu'il va bientôt y avoir un retour à la normale en la matière, à savoir que le rapport disproportionné entre la demande et l'offre va se rééquilibrer.

Le vieillissement des "Boomers" pourrait bien rapidement mener à une plus grande disponibilité de maisons vacantes dans le milieu, alors que les "Urbains" choisissant la Gaspésie pourraient bien finir par choisir de se rapprocher des grands centres, après leur expérience rurale.  

Pour ce qui est de la formation professionnelle, advenant une baisse de demande dans le domaine du montage de lignes, le centre de formation locale pourrait devoir réduire l'offre de formation.

À mon humble avis, les autorités concernées devraient concentrer leurs énergies à lutter contre l'hébergement touristique illégal et contre les propriétaires de logements contournant la loi en ne déclarant pas l'existence d'espaces locatifs.

En ce qui concerne la difficulté de certaines personnes à se trouver un logement, les mêmes autorités concernées mentionnées plus haut devraient aussi prendre en considération le fait qu'il y a des individus (mauvais payeurs, délinquants, etc.) qui n'ont qu'eux-mêmes à blâmer si des propriétaires ne veulent pas leur louer un logement.

samedi 4 avril 2020

Le 3 avril 2020


Proverbe/citation du jour
“If you would know who controls you see who you may not criticise.”-Tacitus


Paranoïa et Covid-19/Coronavirus
Il est vrai que la baie des Chaleurs compte un grand nombre de cas connus de contamination. Cependant, nous ignorons l’étendue réelle de celle-ci. J’affirme ce qui suit sans la moindre preuve, mais je crois que plusieurs parmi nous sont porteurs du virus. Il se peut même que bien des gens l’ont attrapé et son déjà guéris. Si nous pouvions tester à grande échelle, nous serions probablement surpris des résultats.


Barrage (Les Méchins/Capucins) Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Un blocage de la 299 ne changera pas grand-chose à la situation, parce que cela n'élimine pas la possibilité de passer par Gaspé ou par d'autres routes secondaires pour circuler. Je ne crois même pas à la pertinence d’un barrage entre les régions, comme celui qui est en place aux Capucins.


Y a-t-il de la paranoïa, en ce moment??? À ce point, je crois que oui.


Sans surprise, j’ai remarqué depuis quelques jours déjà que le nombre d’appels aux policiers de la part de personnes éprouvant des craintes de contamination est en augmentation. Cela rappelle le « stoolage » entre voisins qui avait cours dans des pays comme l’Allemagne de l’Est, avant la chute du communisme.


On devrait davantage axer sur la distanciation sociale et sur des mesures préventives comme le lavage des mains.

mercredi 20 mars 2019

Le 20 mars 2019

Proverbe/citation du jour
« Never cut a tree down in the wintertime. Never make a negative decision in the low time. Never make your most important decisions when you are in your worst moods. Wait. Be patient. The storm will pass. The spring will come. »-Robert H. Schuller


Photographies du jour : « Printemps 2019 »
Le printemps 2019 commence officiellement en ce mercredi 20 mars.











Vivement que l’hiver disparaisse pour laisser place à une météo plus clémente!

mercredi 13 février 2019

Le 12 février 2019

Proverbe/citation du jour
« A goal is not always meant to be reached, it often serves simply as something to aim at. »-Bruce Lee


Quelques suggestions de la part du débutant que je suis, si jamais l’envie de pratiquer le karaté vous passe par la tête
Il y a maintenant un mois que je me suis mis au karaté, via le club local, Dojo Ki Arts Martiaux. C’est là une première dans ma vie, à 47 ans (presque 48 car mon anniversaire approche), parce que mis à part un cours d’autodéfense et un autre en judo suivis à l’époque où j’étais étudiant au Séminaire Saint-Augustin, en 1989-1990, ne j’avais pratiquement pas d’autres expériences en la matière avant d’entrer au dojo local, le 12 janvier 2019.

Je profite de l’occasion pour vous donner mes impressions et quelques trucs qui, je l’espère, vous seront utiles, si jamais l’envie d’agir dans le même sens vous passe par la tête. Le tout est sans sans la moindre prétention de ma part, car je suis loin d’être un expert dans le domaine de l’activité physique.

D’abord, si vous ne pratiquez pas déjà un sport quelconque et/ou des activités de musculation, je vous suggère de vous y mettre avant de débuter votre cheminement dans le domaine des arts martiaux. Remarquez bien que cela n’est pas obligatoire, ni même nécessaire, mais une préparation préalable ne peut certainement pas vous nuire. Je pratique régulièrement les poids et haltères depuis mon retour dans la région, en 2007. Même si le type d’effort diffère, mon « bench », mes « rowings », mes « curls », mes « dips » et mes « squats », tout comme mes « jogs » légers m’ont aidé à développer ma force musculaire, mon cardio et mon endurance, et cela m’est utile lors de plusieurs exercices au dojo.

C’est via Loren W. Christensen, un policier à la retraite qui est aussi auteur et adepte des arts martiaux que j’ai découvert la routine d’entraînement que j’utilise depuis plusieurs années déjà. Elle peut vous servir de point de départ.

Pour la course, le programme préparatoire de mise en forme pour le "Boot Camp" de la U.S. Air Force Reserve est aussi un bon départ graduel en la matière.

Également, Darebee.com présente de nombreuses routines, certaines étant intéressantes pour les adeptes d’arts martiaux, incluant un programme de 30 jours. En voici une, en guise d’exemple, le « Combat Light Workout», qui est précédé par le « Fighter’s Stretching ». Vous en trouverez d’autres sur le site en question :



Puisque j’ai de la difficulté à me figurer la forme des katas pour débutants, j’ai effectué des recherches sur le Web pour recueillir des informations supplémentaires à leur propos. Le plus fondamental de tous, appelé « Taikyoku Sono Ichi », est ici illustré. Un vidéo où on présente son exécution suit.






En fouillant le Web, vous trouverez assurément vous aussi diverses ressources qui vous seront utiles.

Je ne veux pas susciter chez vous une peur inutile, mais gardez toujours une bouteille de Motrin ou d’un autre produit du genre à portée. Il se pourrait bien que certains matins, le lever du corps soit plus difficile que d’autres. Pour ma part, parce que je pratique les poids et haltères depuis plusieurs années, c’est devenu une habitude.

Si vous habitez en Haute-Gaspésie et que le défi vous tente, je vous invite à contacter le Dojo Ki Arts Martiaux. L'équipe est professionnelle et vous vous sentirez dans une grande famille en vous joignant à nous.

Un dernier détail à retenir, et pour celui-ci je tiens à remercier mon ami Norm Edwards pour le conseil : si comme moi vous suez abondamment lors de vos exercices, un bandana peut vous aider à ne pas laisser de traces d’eau sur le plancher. Je m’en suis procuré quelques uns pour moins de quatre dollars chacun chez Walmart.

Voilà!

dimanche 6 janvier 2019

Le 4 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
“L'occasion. Notre seul pouvoir est de la saisir.”-Jean Grenier


Un jour lointain où la Haute-Gaspésie a manqué le train
Radio-Canada indique que le transport ferroviaire reprend de la vigueur, en Gaspésie. La ligne de chemin de fer qui va de Matapédia à Gaspé n’est pas dans le meilleur des états, mais elle demeure quand même un lien de transport lourd vers l’extérieur non négligeable.


Convoi de pales d'éoliennes Photo: Luc Lévesque (via Radio-Canada)


La Haute-Gaspésie, appelée jadis « Gaspé Nord », a quant à elle raté le train, il y a de cela maintenant plus de 60 ans. Cela est aujourd’hui un fait oublié par plusieurs.

En effet, à l’époque des années 1950, la possibilité que le chemin de fer qui va jusqu’à Matane soit prolongé jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts a été discutée. J’ignore les détails de l’histoire, mais selon ce que des personnes âgées m’ont raconté à ce sujet, les personnes d’influence de l’époque auraient préféré que l’on prolonge la route du Parc de la Gaspésie vers New Richmond à la place.

Je ne dispose dans mes archives personnelles que d'un seul document où on mentionne le sujet, soit un discours de J.-Robert Lévesque, alors député libéral pour Gaspé-Nord, alors que Duplessis était au pouvoir, au début des années 1950. Il y était d'ailleurs aussi fait mention de la possibilité que la défense nationale construise une grosse station radar dans le secteur de Mont-Louis.

Si tel est le cas, le manque de vision de ces « influents » a causé un tort économique durable en Haute-Gaspésie. Il est clair qu’un chemin de fer allant vers l’extérieur n’était pas (et ne serait pas plus de nos jours) une nécessité absolue, mais ce serait quand même un atout de plus pour permettre le transport lourd vers l’extérieur.

jeudi 3 janvier 2019

Le 2 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
« Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats. »-Philippe Bloch


Plus de DEP… PLUS DE DEP!!!
Ce n’est pas la première fois que je partage un meme du genre, et certainement pas la dernière :




Les personnes qui s’offusquent face à une image dans ce style sont en général celles qui ont complété (ou sont en voie de la faire) un diplôme qui ne mène à pas grand-chose, sinon rien.

Retenez bien qu’ici, je ne vise pas des techniques ou des baccalauréats dans le domaine médical ou scientifique (mis à part la biologie par exemple, qui est un refuge pour les « granules » plus souvent qu’autrement), mais plutôt des formations comme l’anthropologie ou l’histoire de l’art. Je ne crois pas avoir besoin de vous donner une liste ici, vous savez déjà.

La Haute-Gaspésie a besoin de plus de programmes de DEP (diplômes d’études professionnelles), je le répète en mettant de l’emphase, PLUS DE DEP, et je ne pense pas ici à des formations « moutte-moutte » mais à d’autres dans des domaines qui ont un avenir, dans la construction, les sciences et la technologie.

Non seulement l’ajout de programmes pertinent peut aider économiquement la région en amenant des jeunes d’ailleurs ici, avec ce que ça implique (logement, bouffe, loisirs) mais la population locale peut aussi en profiter, parce que rien n’empêche nos jeunes d’ici de compléter une formation qui mène à un emploi payant.

Pour une énième fois encore, je le répète aussi : la pire connerie qui a frappé la Haute-Gaspésie au cours des cinquante dernières années a été la fermeture quasi totale des programmes de formation professionnelle dans ce qui était alors non pas l’école Gabriel-Le Courtois, mais bien L’école POLYVALENTE Gabriel-Le Courtois.

lundi 31 décembre 2018

Le 31 décembre 2018

Proverbe/citation du jour
« Year's end is neither an end nor a beginning but a going on, with all the wisdom that experience can instill in us. »-Hal Borland


Photographies et vidéo du jour : « Adios 2018 »
Deux photos du coucher du Soleil, dans le secteur de la Pointe, à Sainte-Anne-des-Monts, en ce dernier jour de 2018.




Les conditions n’étaient pas idéales, comme vous pouvez le constater.

J’ai aussi réalisé un vidéo, mais un très rapide, parce que les batteries de mon appareil étaient presque à plat :


Bonne fin d’année 2018 mesdames et messieurs!




jeudi 8 novembre 2018

Le 6 novembre 2018

Proverbe/citation du jour
« Mieux vaut prévenir que guérir. »


Rupture de service de chirurgie en Haute-Gaspésie - Mieux vaut prévenir que guérir




Malgré toutes les belles promesses qui nous sont faites, je ne crois pas que nous devons nous attendre à une amélioration de la situation. En fait, je crois que celle-ci va empirer avec le temps.

Dans un tel contexte, je crois qu’il faut mettre en pratique la philosophie suivante : « mieux vaut prévenir que guérir. »

Comme j’en ai déjà fait mention dans le passé dans un billet, les développements à venir dans le domaine médical, notamment en robotique, pourraient apporter un changement de situation, mais nous devons entre-temps nous préparer à vivre dans un milieu où les services hospitaliers seront dispensés à l’extérieur de la région.

Il faut non seulement préparer le milieu pour assurer une évacuation rapide en cas de besoin, mais prévenir les maux avant qu’ils se produisent, en mettant les chances de notre côté sur le plan de la santé, et en adoptant diverses mesures alternatives, comme un plus grand nombre de citoyens formés en secourisme afin de maximiser les chances de survie des personnes ayant besoin de soins médicaux.

Que dire aussi de la possibilité d’avoir en permanence à Matane ou à Rimouski un endroit où les gens de notre milieu pourront loger, s’ils ont besoin de demeurer à proximité d’un centre de santé pour une période prolongée?



mardi 14 août 2018

Le 12 août 2018

Proverbe/citation du jour
“Je trouve incroyable de ne pas tenir l’archive de son existence, tant on risque de l’abandonner au vice de l’oubli.”-Sylvain Tesson


« Les petits matins du Grand Littoral en Haute-Gaspésie », de 2007 à 2011
Suite à l’apparition dans les suggestions de souvenirs du passé de mon compte Facebook personnel d’une série de photos que j’ai prises et mises en ligne à la mi-juillet 2011, alors qu’un grand party des années 1980 avait lieu à l’aréna de Sainte-Anne-des-Monts, j’ai décidé de remettre en ligne une page inactive depuis novembre 2011, celle de mon émission du matin d’alors, « Les petits matins du Grand Littoral en Haute-Gaspésie ».




Ne vous attendez pas à retrouver du nouveau contenu sur la page. Je compte la laisser tel qu’elle était au moment où j’ai perdu mon emploi au FM 100,3. En fait, j’espère simplement que les archives que vous allez y retrouver vous permettront de vous rappeler de bons souvenirs de cette période.

Entre autres, vous y trouverez des images des travaux de rénovation du cimetière de Tourelle qui ont eu lieu en août 2011 :


Et également des images de la tempête qui a frappé notre région le 10 décembre 2010 :



J’ai mis beaucoup de temps et d’efforts dans cette page, mais comme c’est le cas avec mes entrées de blog étalées de 2009 à 2011, mon ancien employeur a tout effacé suite à ma mise à la porte (soit dit en passant illégale).

J’ai retenu une bonne leçon de cette expérience. Depuis, je publie mon matériel de blog sur une page indépendante à mon nom. J’aurais dû agir ainsi dès 2008, année au cours de laquelle j’ai commencé à écrire des textes liés à mon travail radiophonique.

Qui sait, un jour j’aurai peut-être une fois encore l’occasion de vous offrir une page du genre accompagnant mes prestations radiophoniques!

Bonne visite!

Le 11 août 2018

Proverbe/citation du jour
« La formation est l’essence de tout succès. »-Arnaud Boti


Si je devenais à nouveau enseignant
Si je devenais à nouveau enseignant (ce qui est encore possible puisque j’ai toujours un permis d’enseigner valide pour deux provinces, soit le Québec, et Terre-Neuve-et-Labrador), je me ferais un devoir d’encourager les étudiants à se diriger dans des champs de formation qui mènent à autre chose que ceci :


Je ne peux oublier la destruction du secteur professionnel en Haute-Gaspésie, durant la seconde moitié des années 1980, alors que des grands penseurs de l’administration scolaire ont préféré orienter la formation vers les niveaux supérieurs tout en faisant fermer les programmes de DEP qui étaient offerts ici.

Combien de jeunes talentueux ont été encouragés à se diriger dans des domaines qui n’offrent aucun débouché valable, et combien d’autres se sont découragé et ont abandonné l’école au lieu de compléter un DEP?

C’est là, à mon avis, la pire connerie qui s’est produite dans notre coin de pays au cours des 50 dernières années.

jeudi 21 juin 2018

Le 21 juin 2018

Proverbe/citation du jour
“L’été arrive, et la vie devient facile.”-Ira Gershwin


L’été 2018 débute
L’été 2018 débute. Comme j’essaie de le faire à tous les ans, je me suis levé tôt afin d’aller photographier le lever du Soleil sur la région. Cette année, je souhaitais prendre mes images à l’extrémité du secteur de l’Anse.

Malheureusement, les cieux avec peu de nuages étaient couverts là où il aurait le plus été intéressant qu’il soit dégagé, c’est-à-dire à l’Est. Je me suis donc déplacé, en attendant que les nuages disparaissent, et c’est près de la caisse populaire locale que j’ai procédé.


Espérons que la situation va changer que que nous aurons bientôt droit à un temps plus clément.

jeudi 21 décembre 2017

Le 20 décembre 2017

Proverbe/citation du jour
“La victoire aime l'effort.”-Catule


Un projet pour attirer une centaine d’emplois gouvernementaux à Sainte-Anne-des-Monts
Quand la ville de Sainte-Anne-des-Monts appuie des projets irréalistes, je ne me gêne pas pour le dire, comme ç’a été le cas lorsqu’on nous a annoncé en grande pompe « Xunlight », une usine de panneaux solaires de 200 emplois, à l’automne 2008.

La mairesse de l’endroit s’est permis de me critiquer pour un « scepticisme » durant son discours dans l’ancienne usine Spielo. Le député péquiste Pascal Bérubé avait alors dit, parce qu’on le critiquait sur le fait qu’un député dans l’opposition a plus de difficulté à obtenir des projets, que « Xunlight venait s’installer dans un comté péquiste ». Or, qui a eu raison, en bout de ligne?

Malheureusement, mon texte sur le sujet publié sur le site de CJMC a été effacé suite à mon congédiement en novembre 2011. J’y énumérais les points qui expliquaient le pourquoi de ma prise de potiion. Dans ce forum, on explique clairement Xunlight ne pouvait pas fonctionner dans la région, dans la même lignée que celle de votre humble blogueur. Soit dit en passant, la compagnie, basée à Toledo, en Ohio, a fait faillite par la suite, en 2014.

Par contre, quand un acteur économique mets des efforts dans un projet réaliste, votre humble blogueur ne se gêne pas pour lancer des fleurs et donner son appui.


Mon verdict dans ce cas? « Bon move », un très bon « move » même!

J’ai hâte maintenant de voir ce qui va se passer au sein de divers autres organismes, notamment la chambre de commerce locale et à Québec.

Pour sa part, le député de Gaspé Gaétan Lelièvre a déjà publiquement annoncé qu’il souhaitait que Québec aide la Haute-Gaspésie. Depuis qu’il ne fait plus partie du caucus péquiste, l’élu me semble libéré de pressions qui ne lui permettaient pas d’agir comme il le souhaitait. Ce n’est peut-être qu’une simple impression, mais c’est cela quand même. Toujours est-il que je crois que Lelièvre fait du bon travail pour notre coin de pays.

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a une dizaine d’années de cela, un centre d’appels de la Société de l’assurance-automobile du Québec devait être ouvert à Sainte-Anne-des-Monts. C’est finalement à Murdochville qu’on l’a installé. Ce centre est toujours fonctionnel et amène dans cette ville une bouffée d’air frais économique dont elle a bien besoin.

Sainte-Anne-des-Monts a déjà un centre d’appels du Régime québécois d’assurance parentale. Compte tenu de la piètre situation économique dans la région, un centre de traitement de données serait bienvenu, d’autant plus que des locaux adéquats sont disponibles.

J’ose espérer qu’en 2018, les divers intervenants économiques et politiques de notre région vont mettre l’épaule à la roue pour que ce projet se concrétise.

samedi 4 novembre 2017

Le 4 novembre 2017

Proverbe/citation du jour
“Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.”-Pierre Dac


Prévisions électorales pour les élections municipales 2015 – Sainte-Anne-des-Monts
Plusieurs me demandent mon opinion relativement aux élections municipales de 2015, à Sainte-Anne-des-Monts. En cette veille du scrutin, je me « lâche lousse » sur le sujet, mesdames et messieurs.

Autant le préciser, il est difficile de prédire les résultats, plus dur en tout cas que lors d'élections fédérales ou provinciales, où la couverture médiatique est plus grande. J'y vais donc ici bas avec mon "gut feeling" plus qu'autre chose, et aucune donnée scientifique ne me sert pour évaluer les chances des divers candidats. Je peux donc être royalement dans le champ dans mes prédictions.

Allons-y donc!


Le poste de préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie
Un mot d’abord à propos du poste de préfet pour la MRC de la Haute-Gaspésie. Trois candidats sont en lice :

  • Le préfet sortant, monsieur Allen Cormier
  • M. Frédérick Deroy
  • Mme Maxime Esther Bouchard

Je crois qu’Allen Cormier va conserver son poste. Il m’est difficile par contre d’estimer qui finira deuxième. Je serais porté à croire que ce sera Frédérick Deroy, mais Maxime Esther Bouchard pourrait causer une surprise.

Je n’ai pas assisté au débat entre les candidats qui a eu lieu à la Maison de la culture, à Sainte-Anne-des-Monts, en octobre dernier. Qui plus est, je n’ai pas le câble, donc je n’ai pas pu le visionner. Je lance à la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie la suggestion de rendre de telles activités plus facilement accessibles sur Internet. Un article sur le sujet se trouve ici.

Une personne présente sur place m’a confié que Maxime Esther Bouchard a été plus énergique que les autres candidats. Des trois, c’est elle qui présente le programme qui se rapproche le plus de ma vision personnelle, à savoir que les infrastructures de base doivent passer en priorité, et que la baisse démographique rend souhaitable une fusion des villages situés à l’Est.

Comme je l’ai mentionné plus haut, je crois qu’Allen Cormier va remporter la victoire. Ce dernier doit cependant être attentif au pourcentage de votes qu’il va obtenir. Compte tenu de son expérience comme préfet, s’il ne se démarque pas en obtenant au moins les deux tiers des suffrages, monsieur Cormier devra en retenir qu’il ne fait pas l’unanimité au sein de la population, parce que plusieurs pourraient soutenir une autre candidature pour exprimer leur contestation.

Je trouve dommage qu’aucun candidat ne prenne fermement position pour soutenir le développement pétrolier, gazier et minier dans la région. Je me considère orphelin, comme c'est le cas dans d'autres élections où aucun candidat dit de droite ou libertarien ne se présente.


Le maire et les conseillers de la ville de Sainte-Anne-des-Monts
Nous savons déjà que Simon Deschênes conserve son poste de maire, car il a été élu par acclamation. Il aurait été souhaitable qu’une autre personne se présente contre lui, afin qu’il y ait au moins un débat.

La composition du prochain conseil municipal est ce qui importe le plus. Je sais de bonne source que durant le règne de la défunte mairesse Micheline Pelletier, le vote lors de décisions se séparait souvent de la manière suivante : trois conseillers d’un côté, et les trois restants de l’autre. La mairesse avait donc à voter pour déterminer le résultat final, ce qui ne se serait pas produit si le vote avait été par exemple de 2-4, 4-2, 1-5, etc.

Voici mes prévisions pour chacun des postes de conseillers :

District des Montagnes (1)

Candidats

  • M. Mario Dupuis (Sortant de ce poste)
  • M. Charles Soucy
  • M. Adjutor (Petit) Vallée

Il m’est difficile de prévoir dans ce cas précis. Rappelez-vous que monsieur Adjutor Vallée s’est déjà présenté contre la mairesse Micheline Pelletier et avait récolté 40% des votes, à la surprise générale, ce qui avait d’ailleurs été un bon « wake up call » pour la mairesse, qui à mon avis n’a pas compris toute son ampleur à ce moment. Le vote risque d’être serré, donne donc Adjutor Vallée gagnant par une mince marge.




District des Ruisseaux (2)

Candidats :

  • M. Jacques Collin (Sortant de ce poste)
  • Mme Ariane Lévesque
  • M. Renaud Paquet

Je crois que Jacques « Le Co » Collin va conserver son poste, vu son expérience, non seulement à titre de conseiller, mais aussi à titre d’ancien employé municipal. Sa présence au conseil est précieuse à mon avis, car il y apporte un point de vue pertinent.


District du Cap (3)

Candidats :

  • M. Steve Ouimet
  • M. Marc Portelance
  • M. André St-Amand

Une autre cas où le résultat final risque d’être serré. André St-Amand tente d’effectuer un retour au conseil municipal, mais son expérience passée ne sera peut-être pas suffisante pour qu’il se démarque des deux autres candidats, parce que Steve Ouimet est connu pour son travail au sein de la communauté, et Marc Portelance est aussi connu. Je donne Marc Portelance gagnant par une mince marge.



District de la Rivière (4)

Candidats :

  • M. Roger Masson
  • M. Simon Pelletier (Sortant de ce poste)

Monsieur Roger Masson a une bonne expérience dans le milieu, notamment au niveau scolaire, et en politique, avec le Parti québécois, tandis que Simon Pelletier siège déjà depuis plusieurs années au conseil. Je crois que l’expérience de monsieur Pelletier joue en sa faveur et il devrait être réélu.



District du Faubourg (5)

Candidats :

  • M. Patrick Lévesque
  • M. David Thériault
  • M. Benoit Thibault (Sortant de ce poste)

Il m’est ici difficile d’évaluer les résultats parce que je connais peu deux des candidats. Les chances sont bonnes que monsieur Benoit Thibault soit réélu, compte tenu de son expérience passée au conseil.



District de l'Anse (6)

Candidats :

  • M. Jacques Létourneau (Sortant de ce poste)
  • M. Robert Carl Vallée

Ici encore, difficile d’évaluer les résultats. Je crois une fois encore que l’expérience du candidat ayant de l’expérience va jouer en sa faveur et je donne monsieur Jacques Létourneau gagnant.


Voilà donc! Je vais découvrir, demain soir, en même temps que vous, à quel point je me retrouve dans le champ ou non avec mes prévisions. À suivre!

lundi 2 octobre 2017

Le 1er octobre 2017

Proverbe/citation du jour
“La vraie richesse est discrète.”-Monique Bosco


Les élus de notre région ont-ils assez de guts pour ne pas plier face aux enverdeurs?
Il y a quelques jours, je lisais dans le journal L’Avantage gaspésien un article de Dominique Fortier intitulé «Le projet Gaspésia de Pétrolia n'enchante pas les élus locaux». La compagnie Pétrolia doit bientôt compléter des travaux entrepris il y a de cela cinq ans sur un territoire adjacent au Parc de la Gaspésie.

Selon l’article, le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, de même que le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, et le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ne semblent pas enthousiastes face à ce projet.

Je tiens à être clair quant aux possibilités de développement liées à l’industrie pétrolière en Gaspésie, de même que sur l’île d’Anticosti : je ne crois pas au Klondike, mais même si les retombées sont mineures, ce seront quand même des retombées, et nous en avons besoin.

Qu’en est-il des risques liés à l’exploitation des hydrocarbures gaspésiens? Je ne crois pas, compte tenu des normes que les entreprises doivent respecter, que les risques soit aussi grands que ce que les enverdeurs veulent nous faire croire.

Concernant la recherche ou l’exploitation pétrolière et gazière près du Parc de la Gaspésie, qui parmi vous se souvient des Mines Madeleines? Le gisement de ces mines a été découvert en 1964, avec l’ouverture officielle en septembre 1968. La mine a été en exploitation de la fin des années 1960 jusqu’au mois de juin 1982, avec une interruption durant la seconde moitié des années 1970, de janvier 1977 à 1979.

Que ce serait-il passé si des environnementalistes avaient bloqué le projet des Mines Madeleine à l’époque?

J’ose espérer que les élus de notre région ont assez de guts pour ne pas plier face aux enverdeurs, comme ceux qui militent encore cet automne au puits No 4 de Junex, près de Gaspé, parce que malheureusement, de nos jours, l’image à court terme passe trop souvent avant les intérêts de la population à long terme.

Un document intéressant portant sur l’exploitation minière dans la région se trouve ici.

En guise de conclusion, voici un texte de David Descôteaux datant de 2006, « L’or noir de la Gaspésie ». Malgré son âge, l’article ne perd pas sa pertinence. Je remercie d’ailleurs l’auteur qui m’a permis de le recopier ici bas.




Plus de deux milliards de barils de pétrole dorment au fond du golfe du Saint-Laurent. Québec surmontera-t-il les obstacles qui l'empêchent de les exploiter?
Au bord de la baie de Gaspé, d'un puits d'une profondeur de 1000 mètres vient de surgir un gisement qui risque de changer la face de l'économie du Québec. Pétrolia, une entreprise de Rimouski, a prouvé qu'il y a bel et bien des réservoirs d'huile en Gaspésie. En mai dernier, en 15 jours seulement, l'équivalent de 491 barils de pétrole a giclé du puits Haldimand #1, soit plus d'une trentaine par jour. Une première au Québec.
"Haldimand, c'est la découverte de l'année: 34 barils par jour, c'est plus que la capacité moyenne des puits de l'Alberta", souligne Isabelle Proulx, responsable du développement des affaires chez Pétrolia. En Alberta, les puits produisent en moyenne 18 barils par jour. La différence, c'est que cette province en a des milliers. Haldimand deviendra le premier puits commercial québécois. "Mais ce n'est qu'un début", assure Isabelle Proulx. "Nous ne connaissons pas encore la quantité de pétrole que nous pourrions extraire des autres puits", ajoute Jean-Yves Lavoie, président de Junex, qui détient une participation de 45 % dans ce projet, dont Pétrolia détient aussi 45% et la société Gastem 10%. Car il y aura d'autres puits. Le consortium évalue en ce moment la remontée de pression du puits Haldimand, afin de mieux comprendre l'étendue du gisement. "Ensuite, nous allons nous mettre à forer intensivement", poursuit Jean-Yves Lavoie. Compte tenu du prix actuel du pétrole sur les marchés boursiers, les entrepreneurs ont beau jeu. "À 75 dollars le baril, une production de seulement 11 barils par jour devient rentable, dit Jean-Yves Lavoie, et nous visons de 300 à 1000 barils par jour au cours de la prochaine année", ajoute-t-il.
Un premier gros joueur
Forer coûte cher : jusqu'à deux ou trois millions de dollars par trou, selon la profondeur. Pour des petites sociétés comme Pétrolia, Junex et Gastem, cela signifie que l'on doit être constamment à la recherche d'investisseurs prêts à prendre des risques. Maintenant qu'on a découvert du pétrole en quantité suffisante, la donne vient de changer. Les entrepreneurs de la Gaspésie ont confiance que les bailleurs de fonds vont se manifester d'eux-mêmes.
"Pour un investisseur, une entreprise qui peut afficher des revenus de production est beaucoup plus crédible, explique Isabelle Proulx. Je reçois d'ailleurs de plus en plus d'appels de l'Ouest canadien. Là-bas, les gens s'intéressent à ce qui se passe chez nous", ajoute-t-elle.
Récemment, Talisman, le géant canadien de l'énergie, dont la capitalisation boursière s'élève à environ 20 milliards de dollars, a acquis plusieurs permis d'exploration dans les basses terres du Saint-Laurent. Cette entreprise albertaine mènera des travaux d'exploration dans des terres situées près de Bécancour. "Si un géant comme Talisman décide de venir ici parce qu'il y croit et qu'il réussit dans les basses terres, cela aura un gros impact qui nous donnera de la crédibilité sur le plan mondial", affirme Isabelle Proulx.
Un potentiel qui fait rêver
Si on a tardé à découvrir du pétrole, c'est parce que le forage, chez nous, est à un stade précoce. Seulement 100 trous ont été creusés au Québec au cours des 100 dernières années. La découverte du gisement de Leduc, qui a marqué le début de la production pétrolière en Alberta, a exigé pour sa part 133 forages.
"En Gaspésie, on va forer 20 puits, cette année. En Alberta, ils vont en forer 15 000, juste pour le gaz naturel", illustre Jean-Thomas Bernard, titulaire de la Chaire en économique de l'énergie électrique (GREEN) de l'Université Laval. Pourtant, le pétrole ne manque pas, des frontières de l'Ontario jusqu'à Terre-Neuve, et même sous l'eau, dans le golfe et dans l'estuaire du Saint-Laurent. Hydro-Québec Gaz et Pétrole a déjà fait 350 kilomètres de prospection sismique dans les grandes forêts qui couvrent l'île d'Anticosti. Avec son partenaire, Corridor Resources, Hydro a trouvé dans le sous-sol de cette île des structures poreuses gorgées de liquide qui ont un potentiel de 130 millions de barils de pétrole et de plus de 200 millions de pieds cubes de gaz naturel.
Mais c'est à la structure géologique marine Old Harry, située à 80 kilomètres au nord-est des Îles-de-la-Madeleine, que se trouve l'eldorado : deux milliards de barils de pétrole, ou quatre à cinq milliards de pieds cubes de gaz naturel, selon les estimations d'Hydro-Québec. L'équivalent, pour le Québec, de 25 années de consommation.
Des obstacles majeurs
Toutefois, en milieu marin, les investissements requis sont colossaux : de 30 à 50 millions de dollars pour un seul forage, soit dix fois plus que sur la terre ferme. Pour pallier cette difficulté, le gouvernement du Québec, qui a placé l'exploitation des hydrocarbures au centre de sa stratégie énergétique de 2006, cherche à attirer les investisseurs privés. Plusieurs obstacles rendent cependant les investisseurs nerveux. Entre autres, l'exploration marine soulève de délicates questions environnementales. Les levés sismiques, nécessaires pour évaluer le potentiel d'un bassin, pourraient mettre en danger les écosystèmes marins, soulignent certains écologistes.
Lors de ces levés, des bateaux font exploser des bulles d'air comprimé près de la surface de l'eau. Les détonations se répercutent sur le fond marin et sur les structures du sous-sol. Les écologistes craignent que les baleines, qui sont des animaux sensibles aux sons, ne soient blessées par l'intensité de ceux-ci. Des groupes comme l'Union québécoise pour la conservation de la nature avancent, études à l'appui, que ces sons peuvent entraîner des pertes de sensibilité auditive, voire la mort de certains rorquals.
Paul Einarsson, de GSI, une entreprise de Calgary qui a reçu le mandat d'effectuer les premiers levés sismiques dans le Saint-Laurent, n'est pas de cet avis. "Pendant les années 1970 et 1980, nous avons fait des levés sismiques sur une distance de plus de 60 000 kilomètres dans le golfe du Saint-Laurent. Les intensités sonores étaient bien supérieures à celles d'aujourd'hui, et nous ne prenions aucune des précautions actuelles. Malgré cela, nous n'avons jamais constaté de dommages." Lors des audiences publiques tenues en 2004, Québec a affirmé qu'il se plierait aux recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE, voir page 38), notamment en assujettissant chaque levé sismique à l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement, qui exige que tous ceux qui veulent entreprendre des travaux obtiennent au préalable un certificat d'autorisation.
Mais un autre obstacle, plus important encore, freine les investissements. En ce moment, tous les travaux maritimes sont arrêtés en raison d'un moratoire, les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve et le gouvernement fédéral étant incapables de s'entendre sur la propriété des ressources sous-marines du golfe du Saint-Laurent. En l'absence d'une entente à ce sujet, il est impossible d'attirer des investisseurs pour explorer cette partie du golfe - qui comprend notamment la structure Old Harry -, car les bailleurs de fonds veulent être certains de pouvoir jouir du droit d'exploitation de la ressource une fois celle-ci découverte. Le gouvernement du Québec a nommé un mandataire pour négocier, et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune assure qu'il veut régler ce dossier le plus rapidement possible. "Nous voulons simplifier le processus, affirme Jean-Yves Laliberté, de la Direction générale du développement des hydrocarbures au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. L'important n'est pas de savoir à qui les ressources appartiennent, mais d'en permettre l'exploitation. On s'occupera des détails ensuite."
Isabelle Proulx a bon espoir que le moratoire et les questions environnementales seront réglés sous peu: "Le pétrole, ce n'est pas seulement de l'essence, c'est un produit qui entre dans la fabrication des ordinateurs, du plastique, dans presque tout. Et tous les pays en cherchent. Cette pression-là va faire bouger les gouvernements pour lever le moratoire au plus vite."
Et si ça arrivait?
Rêvons un peu : que signifierait une production à grande échelle de pétrole et de gaz pour l'économie du Québec? Actuellement, ces ressources, que nous devons importer, comptent pour la moitié de notre consommation d'énergie et nous ont coûté 10 milliards de dollars en 2005. "Pour le Québec, cela voudrait dire une croissance importante pour de nombreuses années, une capacité de remboursement de la dette à moyen terme et une revitalisation des régions. Les aspects positifs sont nombreux et, sur le plan collectif, un tel boom ne pourrait être qu'une bonne chose", affirme Stéphane Pallage, professeur d'économie à l'UQAM.
"Bien sûr, si la découverte est importante, le dollar canadien s'appréciera, et les exportations manufacturières pourraient en souffrir, rétorque Pierre Fortin, qui enseigne aussi l'économie à l'UQAM, mais ce genre de boom est toujours une bonne chose pour une économie." Selon lui, ce sont les entreprises engagées dans le projet, le gouvernement (qui empocherait les redevances) et les travailleurs de la construction qui en profiteraient le plus.
Y aurait-il un impact pour les consommateurs sur le prix à la pompe ? "Non, car la production ne suffirait pas pour influer sur le prix sur le marché mondial. À moins, bien sûr, que l'on soit assez fou pour subventionner l'essence comme on le fait pour l'électricité", tient à ajouter Pierre Fortin. Jean-Thomas Bernard prévoit aussi des retombées intéressantes pour la province, mais souligne toutefois qu'il faut garder les pieds sur terre. "Si nous voulons changer le visage économique de la Gaspésie ou du Québec, il faut voir plus grand. Le Canada produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour. Or, pour voir une différence, il nous faudrait un puits capable de produire de 20 000 à 50 000 barils par jour. C'est possible, ajoute-t-il, et les prochaines années nous le diront.
Un beau risque
Au Québec, c'est connu, les projets exigent un large consensus qui est parfois difficile à obtenir. Et si l'exploration suscite la controverse, certains voient déjà venir la tempête si des projets d'exploitation d'envergure voyaient le jour.
Les groupes environnementaux rappellent que des accidents peuvent survenir et qu'en mer, il arrive que le pétrole s'échappe des puits et contamine l'eau. D'autres croient que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Même s'il y a du pétrole et du gaz naturel au fond du Saint-Laurent, estiment-ils, on l'épuisera en moins de 40 ans. "Si nous voulons une société prospère, il faut accepter de courir un minimum de risques, rétorque Marcel Boyer, économiste à l'Université de Montréal. En économie, il y a toujours une relation entre le risque et le rendement, ajoute-t-il, et notre société est équipée pour gérer ces risques. Si, en plus, cela crée des emplois en Gaspésie, pourquoi pas?"
Depuis 1997, la province de Terre-Neuve profite abondamment des revenus que génère Hibernia, une station de forage maritime dans laquelle on a investi jusqu'à maintenant plus de 700 millions de dollars. Grâce à cette station, Terre-Neuve est en train de coiffer le Québec au chapitre de la richesse par habitant. À elle seule, la station procure un emploi régulier à près de 200 personnes. "Est-ce qu'Hibernia dérange les baleines tant que ça? Cela reste à voir", souligne Marcel Boyer.
En Gaspésie, ils sont nombreux à rêver de pétrole, et si l'impact d'un boom pétrolier sur l'économie québécoise demeure relatif, les retombées économiques d'une exploration à grande échelle dans cette région où le taux de chômage avoisine 25 % les trois quarts de l'année seraient on ne peut plus claires : en plus de créer des emplois, elles augmenteraient la consommation dans les commerces de la région et les investissements.
Les premiers signes se font déjà sentir. Les sociétés pétrolières déjà présentes s'approvisionnent à Gaspé, et les commerçants ont vu une différence. "En Gaspésie, depuis juillet, les gens posent beaucoup de questions. Avant, ils ne croyaient pas vraiment à ce projet, mais maintenant, ils y croient, dit Isabelle Proulx. Les journaux locaux peuvent parler de "boom pétrolier", car c'est bien de cela qu'il s'agit, et c'est à cela que l'on peut s'attendre." Pétrolia prévoit forer massivement au printemps 2007, et Québec aimerait régler le différend territorial du golfe du Saint-Laurent d'ici les prochaines élections. L'avenir nous dira si, en plus de l'or bleu, nous possédons de l'or noir.

--
David Descôteaux
Auteur, "L'argent des autres" et "D'endetté à millionnaire" (à paraître le 4 octobre 2017)