Affichage des articles dont le libellé est Pétrolia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pétrolia. Afficher tous les articles

lundi 2 octobre 2017

Le 1er octobre 2017

Proverbe/citation du jour
“La vraie richesse est discrète.”-Monique Bosco


Les élus de notre région ont-ils assez de guts pour ne pas plier face aux enverdeurs?
Il y a quelques jours, je lisais dans le journal L’Avantage gaspésien un article de Dominique Fortier intitulé «Le projet Gaspésia de Pétrolia n'enchante pas les élus locaux». La compagnie Pétrolia doit bientôt compléter des travaux entrepris il y a de cela cinq ans sur un territoire adjacent au Parc de la Gaspésie.

Selon l’article, le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, de même que le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, et le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ne semblent pas enthousiastes face à ce projet.

Je tiens à être clair quant aux possibilités de développement liées à l’industrie pétrolière en Gaspésie, de même que sur l’île d’Anticosti : je ne crois pas au Klondike, mais même si les retombées sont mineures, ce seront quand même des retombées, et nous en avons besoin.

Qu’en est-il des risques liés à l’exploitation des hydrocarbures gaspésiens? Je ne crois pas, compte tenu des normes que les entreprises doivent respecter, que les risques soit aussi grands que ce que les enverdeurs veulent nous faire croire.

Concernant la recherche ou l’exploitation pétrolière et gazière près du Parc de la Gaspésie, qui parmi vous se souvient des Mines Madeleines? Le gisement de ces mines a été découvert en 1964, avec l’ouverture officielle en septembre 1968. La mine a été en exploitation de la fin des années 1960 jusqu’au mois de juin 1982, avec une interruption durant la seconde moitié des années 1970, de janvier 1977 à 1979.

Que ce serait-il passé si des environnementalistes avaient bloqué le projet des Mines Madeleine à l’époque?

J’ose espérer que les élus de notre région ont assez de guts pour ne pas plier face aux enverdeurs, comme ceux qui militent encore cet automne au puits No 4 de Junex, près de Gaspé, parce que malheureusement, de nos jours, l’image à court terme passe trop souvent avant les intérêts de la population à long terme.

Un document intéressant portant sur l’exploitation minière dans la région se trouve ici.

En guise de conclusion, voici un texte de David Descôteaux datant de 2006, « L’or noir de la Gaspésie ». Malgré son âge, l’article ne perd pas sa pertinence. Je remercie d’ailleurs l’auteur qui m’a permis de le recopier ici bas.




Plus de deux milliards de barils de pétrole dorment au fond du golfe du Saint-Laurent. Québec surmontera-t-il les obstacles qui l'empêchent de les exploiter?
Au bord de la baie de Gaspé, d'un puits d'une profondeur de 1000 mètres vient de surgir un gisement qui risque de changer la face de l'économie du Québec. Pétrolia, une entreprise de Rimouski, a prouvé qu'il y a bel et bien des réservoirs d'huile en Gaspésie. En mai dernier, en 15 jours seulement, l'équivalent de 491 barils de pétrole a giclé du puits Haldimand #1, soit plus d'une trentaine par jour. Une première au Québec.
"Haldimand, c'est la découverte de l'année: 34 barils par jour, c'est plus que la capacité moyenne des puits de l'Alberta", souligne Isabelle Proulx, responsable du développement des affaires chez Pétrolia. En Alberta, les puits produisent en moyenne 18 barils par jour. La différence, c'est que cette province en a des milliers. Haldimand deviendra le premier puits commercial québécois. "Mais ce n'est qu'un début", assure Isabelle Proulx. "Nous ne connaissons pas encore la quantité de pétrole que nous pourrions extraire des autres puits", ajoute Jean-Yves Lavoie, président de Junex, qui détient une participation de 45 % dans ce projet, dont Pétrolia détient aussi 45% et la société Gastem 10%. Car il y aura d'autres puits. Le consortium évalue en ce moment la remontée de pression du puits Haldimand, afin de mieux comprendre l'étendue du gisement. "Ensuite, nous allons nous mettre à forer intensivement", poursuit Jean-Yves Lavoie. Compte tenu du prix actuel du pétrole sur les marchés boursiers, les entrepreneurs ont beau jeu. "À 75 dollars le baril, une production de seulement 11 barils par jour devient rentable, dit Jean-Yves Lavoie, et nous visons de 300 à 1000 barils par jour au cours de la prochaine année", ajoute-t-il.
Un premier gros joueur
Forer coûte cher : jusqu'à deux ou trois millions de dollars par trou, selon la profondeur. Pour des petites sociétés comme Pétrolia, Junex et Gastem, cela signifie que l'on doit être constamment à la recherche d'investisseurs prêts à prendre des risques. Maintenant qu'on a découvert du pétrole en quantité suffisante, la donne vient de changer. Les entrepreneurs de la Gaspésie ont confiance que les bailleurs de fonds vont se manifester d'eux-mêmes.
"Pour un investisseur, une entreprise qui peut afficher des revenus de production est beaucoup plus crédible, explique Isabelle Proulx. Je reçois d'ailleurs de plus en plus d'appels de l'Ouest canadien. Là-bas, les gens s'intéressent à ce qui se passe chez nous", ajoute-t-elle.
Récemment, Talisman, le géant canadien de l'énergie, dont la capitalisation boursière s'élève à environ 20 milliards de dollars, a acquis plusieurs permis d'exploration dans les basses terres du Saint-Laurent. Cette entreprise albertaine mènera des travaux d'exploration dans des terres situées près de Bécancour. "Si un géant comme Talisman décide de venir ici parce qu'il y croit et qu'il réussit dans les basses terres, cela aura un gros impact qui nous donnera de la crédibilité sur le plan mondial", affirme Isabelle Proulx.
Un potentiel qui fait rêver
Si on a tardé à découvrir du pétrole, c'est parce que le forage, chez nous, est à un stade précoce. Seulement 100 trous ont été creusés au Québec au cours des 100 dernières années. La découverte du gisement de Leduc, qui a marqué le début de la production pétrolière en Alberta, a exigé pour sa part 133 forages.
"En Gaspésie, on va forer 20 puits, cette année. En Alberta, ils vont en forer 15 000, juste pour le gaz naturel", illustre Jean-Thomas Bernard, titulaire de la Chaire en économique de l'énergie électrique (GREEN) de l'Université Laval. Pourtant, le pétrole ne manque pas, des frontières de l'Ontario jusqu'à Terre-Neuve, et même sous l'eau, dans le golfe et dans l'estuaire du Saint-Laurent. Hydro-Québec Gaz et Pétrole a déjà fait 350 kilomètres de prospection sismique dans les grandes forêts qui couvrent l'île d'Anticosti. Avec son partenaire, Corridor Resources, Hydro a trouvé dans le sous-sol de cette île des structures poreuses gorgées de liquide qui ont un potentiel de 130 millions de barils de pétrole et de plus de 200 millions de pieds cubes de gaz naturel.
Mais c'est à la structure géologique marine Old Harry, située à 80 kilomètres au nord-est des Îles-de-la-Madeleine, que se trouve l'eldorado : deux milliards de barils de pétrole, ou quatre à cinq milliards de pieds cubes de gaz naturel, selon les estimations d'Hydro-Québec. L'équivalent, pour le Québec, de 25 années de consommation.
Des obstacles majeurs
Toutefois, en milieu marin, les investissements requis sont colossaux : de 30 à 50 millions de dollars pour un seul forage, soit dix fois plus que sur la terre ferme. Pour pallier cette difficulté, le gouvernement du Québec, qui a placé l'exploitation des hydrocarbures au centre de sa stratégie énergétique de 2006, cherche à attirer les investisseurs privés. Plusieurs obstacles rendent cependant les investisseurs nerveux. Entre autres, l'exploration marine soulève de délicates questions environnementales. Les levés sismiques, nécessaires pour évaluer le potentiel d'un bassin, pourraient mettre en danger les écosystèmes marins, soulignent certains écologistes.
Lors de ces levés, des bateaux font exploser des bulles d'air comprimé près de la surface de l'eau. Les détonations se répercutent sur le fond marin et sur les structures du sous-sol. Les écologistes craignent que les baleines, qui sont des animaux sensibles aux sons, ne soient blessées par l'intensité de ceux-ci. Des groupes comme l'Union québécoise pour la conservation de la nature avancent, études à l'appui, que ces sons peuvent entraîner des pertes de sensibilité auditive, voire la mort de certains rorquals.
Paul Einarsson, de GSI, une entreprise de Calgary qui a reçu le mandat d'effectuer les premiers levés sismiques dans le Saint-Laurent, n'est pas de cet avis. "Pendant les années 1970 et 1980, nous avons fait des levés sismiques sur une distance de plus de 60 000 kilomètres dans le golfe du Saint-Laurent. Les intensités sonores étaient bien supérieures à celles d'aujourd'hui, et nous ne prenions aucune des précautions actuelles. Malgré cela, nous n'avons jamais constaté de dommages." Lors des audiences publiques tenues en 2004, Québec a affirmé qu'il se plierait aux recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE, voir page 38), notamment en assujettissant chaque levé sismique à l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement, qui exige que tous ceux qui veulent entreprendre des travaux obtiennent au préalable un certificat d'autorisation.
Mais un autre obstacle, plus important encore, freine les investissements. En ce moment, tous les travaux maritimes sont arrêtés en raison d'un moratoire, les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve et le gouvernement fédéral étant incapables de s'entendre sur la propriété des ressources sous-marines du golfe du Saint-Laurent. En l'absence d'une entente à ce sujet, il est impossible d'attirer des investisseurs pour explorer cette partie du golfe - qui comprend notamment la structure Old Harry -, car les bailleurs de fonds veulent être certains de pouvoir jouir du droit d'exploitation de la ressource une fois celle-ci découverte. Le gouvernement du Québec a nommé un mandataire pour négocier, et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune assure qu'il veut régler ce dossier le plus rapidement possible. "Nous voulons simplifier le processus, affirme Jean-Yves Laliberté, de la Direction générale du développement des hydrocarbures au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. L'important n'est pas de savoir à qui les ressources appartiennent, mais d'en permettre l'exploitation. On s'occupera des détails ensuite."
Isabelle Proulx a bon espoir que le moratoire et les questions environnementales seront réglés sous peu: "Le pétrole, ce n'est pas seulement de l'essence, c'est un produit qui entre dans la fabrication des ordinateurs, du plastique, dans presque tout. Et tous les pays en cherchent. Cette pression-là va faire bouger les gouvernements pour lever le moratoire au plus vite."
Et si ça arrivait?
Rêvons un peu : que signifierait une production à grande échelle de pétrole et de gaz pour l'économie du Québec? Actuellement, ces ressources, que nous devons importer, comptent pour la moitié de notre consommation d'énergie et nous ont coûté 10 milliards de dollars en 2005. "Pour le Québec, cela voudrait dire une croissance importante pour de nombreuses années, une capacité de remboursement de la dette à moyen terme et une revitalisation des régions. Les aspects positifs sont nombreux et, sur le plan collectif, un tel boom ne pourrait être qu'une bonne chose", affirme Stéphane Pallage, professeur d'économie à l'UQAM.
"Bien sûr, si la découverte est importante, le dollar canadien s'appréciera, et les exportations manufacturières pourraient en souffrir, rétorque Pierre Fortin, qui enseigne aussi l'économie à l'UQAM, mais ce genre de boom est toujours une bonne chose pour une économie." Selon lui, ce sont les entreprises engagées dans le projet, le gouvernement (qui empocherait les redevances) et les travailleurs de la construction qui en profiteraient le plus.
Y aurait-il un impact pour les consommateurs sur le prix à la pompe ? "Non, car la production ne suffirait pas pour influer sur le prix sur le marché mondial. À moins, bien sûr, que l'on soit assez fou pour subventionner l'essence comme on le fait pour l'électricité", tient à ajouter Pierre Fortin. Jean-Thomas Bernard prévoit aussi des retombées intéressantes pour la province, mais souligne toutefois qu'il faut garder les pieds sur terre. "Si nous voulons changer le visage économique de la Gaspésie ou du Québec, il faut voir plus grand. Le Canada produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour. Or, pour voir une différence, il nous faudrait un puits capable de produire de 20 000 à 50 000 barils par jour. C'est possible, ajoute-t-il, et les prochaines années nous le diront.
Un beau risque
Au Québec, c'est connu, les projets exigent un large consensus qui est parfois difficile à obtenir. Et si l'exploration suscite la controverse, certains voient déjà venir la tempête si des projets d'exploitation d'envergure voyaient le jour.
Les groupes environnementaux rappellent que des accidents peuvent survenir et qu'en mer, il arrive que le pétrole s'échappe des puits et contamine l'eau. D'autres croient que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Même s'il y a du pétrole et du gaz naturel au fond du Saint-Laurent, estiment-ils, on l'épuisera en moins de 40 ans. "Si nous voulons une société prospère, il faut accepter de courir un minimum de risques, rétorque Marcel Boyer, économiste à l'Université de Montréal. En économie, il y a toujours une relation entre le risque et le rendement, ajoute-t-il, et notre société est équipée pour gérer ces risques. Si, en plus, cela crée des emplois en Gaspésie, pourquoi pas?"
Depuis 1997, la province de Terre-Neuve profite abondamment des revenus que génère Hibernia, une station de forage maritime dans laquelle on a investi jusqu'à maintenant plus de 700 millions de dollars. Grâce à cette station, Terre-Neuve est en train de coiffer le Québec au chapitre de la richesse par habitant. À elle seule, la station procure un emploi régulier à près de 200 personnes. "Est-ce qu'Hibernia dérange les baleines tant que ça? Cela reste à voir", souligne Marcel Boyer.
En Gaspésie, ils sont nombreux à rêver de pétrole, et si l'impact d'un boom pétrolier sur l'économie québécoise demeure relatif, les retombées économiques d'une exploration à grande échelle dans cette région où le taux de chômage avoisine 25 % les trois quarts de l'année seraient on ne peut plus claires : en plus de créer des emplois, elles augmenteraient la consommation dans les commerces de la région et les investissements.
Les premiers signes se font déjà sentir. Les sociétés pétrolières déjà présentes s'approvisionnent à Gaspé, et les commerçants ont vu une différence. "En Gaspésie, depuis juillet, les gens posent beaucoup de questions. Avant, ils ne croyaient pas vraiment à ce projet, mais maintenant, ils y croient, dit Isabelle Proulx. Les journaux locaux peuvent parler de "boom pétrolier", car c'est bien de cela qu'il s'agit, et c'est à cela que l'on peut s'attendre." Pétrolia prévoit forer massivement au printemps 2007, et Québec aimerait régler le différend territorial du golfe du Saint-Laurent d'ici les prochaines élections. L'avenir nous dira si, en plus de l'or bleu, nous possédons de l'or noir.

--
David Descôteaux
Auteur, "L'argent des autres" et "D'endetté à millionnaire" (à paraître le 4 octobre 2017)

mardi 29 août 2017

Le 29 août 2017

Proverbe/citation du jour
“En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?”-Roger Molinier


«Junexit – Pétrolières ni ici, ni ailleurs»
Il n’y a pas que dans la région de Gaspé que l’on retrouve des militants anti-pétrole. Il y en a aussi sur le territoire de la Haute-Gaspésie, à Cap-au-Renard, pour être plus précis.

Deux banderoles flottent près de la route 132, à l’entrée ouest de la bourgade, sur le flanc d’une colline :








Que des citoyens de la région contestent Junex et les autres pétrolières, soit, c’est un droit fondamental auquel je ne m'oppose pas. Je ne suis pas certain, cependant, que si des pro-pétrole s'affichaient de la sorte, leurs affiches ne seraient pas vite détruite par des vandales.

Est-ce que cette contestation est accomplie dans les limites de la loi? Je me demande si ces banderoles respectent la réglementation du ministère des Transports quant à l’affichage le long des routes.

« Pétrolières ni ici, ni ailleurs », n’est-ce pas? Les écolos de la Haute-Gaspésie viennent-ils faire leur épicerie à Sainte-Anne-des-Monts avec une charrette tirée par un boeuf?

J’aimerais tellement que les granos anti-pétrole nous donnent l’exemple en vivant absolument sans le pétrole, le gaz et tous les dérivés, incluant le plastique. Leur vie ressemblerait pas mal à ceci :



Ce n’est pas la première fois que je vous la montre celle-là, mais il est toujours bon de la rappeler, surtout aux opposants aux méchants « Pétrocupides » comme votre humble blogueur!

mardi 22 novembre 2016

Le 22 novembre 2016

Proverbe/citation du jour
« Avec le mensonge on va loin, mais sans espoir de retour. »-Proverbe juif


Des exagérations des écologistes en lien avec le risque de fuites de pétrole
Les écolos mènent une campagne de peur relativement aux forages pétroliers et aux pipelines en soulevant le risque de fuites qui mettraient en péril l’alimentation en eau potable de la population. Le risque est réel, j’en conviens, mais est-il si grand qu’on veut nous le faire croire?




Le vandale, qui ne semble hélas pas très forte d’esprit, s’est lui-même dénoncé via un vidéo sur Youtube, ce qui a mené des supporteurs à l’assister dans les poursuites judiciaires qui vont certainement en découler via GoFundMe.

Quand le crime est commis « pour la bonne cause », ce n’est jamais grave, surtout quand des gogauches écolos en sont les auteurs.

Les trois militantes qui se sont enchaînées sont-elles conscientes que le financement qui permet à des organisations comme la leur de poser de tels gestes provient de grandes pétrolières qui souhaitent nuire au développement de cette ressource chez-nous, de même que de pays où les droits humains ne sont pas respectés?

Pour ce qui est de l’homme d’Anticosti qui a vandalisé des installations de Pétrolia, s’est-il arrêté une seconde au fait qu’il aurait pu lui-même, en sabotant les infrastructures, provoquer des dégâts environnementaux importants?

Pendant ce temps, « Tâche d’huile » s’inquiète de l’état des puits abandonnés en Gaspésie. Merci aux militants de ce groupe. Grâce à eux j’ai appris l’existence d’une carte interactive répertoriant 960 forages réalisés au Québec entre 1860 et aujourd’hui pour obtenir plus de détails sur les travaux dans le secteur. Celle-ci est disponible via le site du journal Le Devoir.






Le maire de Gaspé d’alors, François Roussy, parle dans le reportage de puits creusés dans les années 1970 dans ce secteur. On oublie de mentionner des travaux beaucoup plus anciens réalisés dans le même secteur.

J’ai donc effectué une recherche sur les sites de forage dans la région. Voici des captures d’écran à diverses échelles, d’abord une carte de la Gaspésie, puis des cartes du secteur de Gaspé, et pour finir, une carte du secteur Haldimand dont on parle dans le reportage ci-haut :



Pour simplifier la présentation des données, j’ai réalisé une capture d’écran du secteur en indiquant la date des forages. Seuls les sites Haldimand No 2 et Haldimand No 4 sont précisés pour plus de clarté. L’année où chaque puits a été creusé est indiquée.



On constate que des puits les plus rapprochés du site de Haldimand No 4 datent de 1890, 1892, 1889 et 1865 (les puits en bleu, de haut en bas sur la carte) tandis que les sites en vert datent de 1985. Le point jaune indique un puits datant de 1945, et celui en rouge, Haldimand No 2, date de 2009.

On n’indique en rien dans le reportage de CHAU la présence de puits datant d’avant l’année 1900 dans le même secteur, des puits bien plus susceptibles d’avoir été mal scellés que ceux de Pétrolia, qui sont soumis à des normes bien plus strictes que celles de l’époque.

Pendant que les écologistes exagèrent les risques liés à l’exploitation pétrolière et gazière dans le but d’empêcher les travaux, les médias, pour leur part, « botchent » leur travail de couverture du sujet.

vendredi 3 juillet 2015

Le 3 juillet 2015

Proverbe/citation du jour
« Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo. »-Christine Lagarde


Oui au gaz et au pétrole de la Gaspésie
Mon plus récent texte pour le journal mensuel Graffici est disponible en ligne. Il y est question de l'exploitation du pétrole et du gaz en Gaspésie, et comme vous vous y attendez probablement tous en majorité, je suis pour, contrairement à mon adversaire de gauche, Pascal Alain, qui est contre.

J'écrivais mon billet avec le sourire aux lèvres, sachant déjà à l'avance à quel genre de réplique de la part des granos je m'exposais, comme celle voulant que le pétrole m'a rendu niais et les allusions au populisme et à la démagogie. Je suis surpris de ne pas avoir lu le mot « sophisme », si courant chez les fumeux de pot et autres granolas écolos si fiers d'avoir passé leur cours de Philo 101…

Mon envie de confronter une équipe de « Granos 101 » à une équipe « pro-pétrole » demeure.

Les granolas gueulent contre les gens de ma tendance mais je demeure fervemment convaincu qu'ils sont moins aptes à survivre dans la technologie moderne que ceux qu'ils dénoncent, les cafés branchés du Plateau Mont-Royal étant plus confortables qu'une swamp gaspésienne située près des puits de pétrole de notre beau coin de pays.

Granolas Québécois… Si on vous donnait le choix de sélectionner une équipe de cinq de vos supporteurs de la Gaspésie, équipés chacun d'un seul outil, à une équipe pro-énergies fossiles gaspésienne équipée de la même manière, durant un mois, afin de savoir qui s'en tirerait le mieux, à la manière de « Naked and Afraid », mais avec des vêtements, vu notre climat, seriez-vous partants?

samedi 31 août 2013

Sujets du 1er septembre 2013

Proverbe/citation du jour
«Il arrive parfois que ce soit en tirant les conséquences des évidences les plus évidentes que l’on découvre les vérités les moins évidentes.» -Denis Guedj


Des résidus de pétrole découverts à Gaspé? Un autre prétexte pour que les environnementalistes fassent parler d'eux!
Dans leur combat pour réduire à néant toute tentative de développement de l'industrie pétrolière en Gaspésie, les militants environnementaux font flèche de tout bois, utilisant le moindre prétexte pour faire peur au peuple en tentant de discréditer quiconque ne pensant pas comme eux.

J'ai aussi l'impression que les médias régionaux, Radio-Canada en tête de liste, courent derrière eux pour leur ouvrir caméras et micros dès qu'ils ont quelque chose à dire, sans pour autant laisser la chance à d'autres d'exprimer leur désaccord.

Deux autres exemples de cette tendance se sont produits à la fin de la semaine dernière.

Radio-Canada rapportait, il y a quelques jours, que du pétrole a été découvert en surface dans la région de Gaspé, dans une zone située près des sites de forage de Pétrolia, où d'autres forages ont par ailleurs été effectués il y a plusieurs années par la SOQUIP (Société québécoise d'initiative pétrolière).

D'abord, le jeudi 29 août, le journaliste Bruno Lelièvre rapportait une « découverte étonnante », à quelques mètres de la rue Forest, près du site du puits Haldimand 4. Il s'agit de pétrole présent en surface, dans de petites mares. Interrogé à se sujet, le maire de Gaspé, François Roussy, a posé la question : « Est-ce que ça vient d'un ancien forage ou d'une faille naturelle? »

Dans un reportage diffusé le lendemain, c'est cette fois le député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre, qui a été questionné sur le sujet. Le politicien croit que « Ça peut-être de façon naturelle dans certains cas et ça peut être dans plusieurs cas reliés à des anciens puits de forage.»

Un politicien apparaît dans chaque reportage, mais on note que dans chacun on interroge une même personne, Cathy Archambault, une citoyenne de Gaspé.


Qui est donc cette Cathy Archambault? Le journaliste de Radio-Canada n'apporte pas de précisions, mais une recherche rapide sur Internet permet d'en apprendre davantage à son sujet.

On découvre que cette dame est originaire de Montréal, qu'elle a travaillé au Nunavik durant plusieurs années, organisant des activités culturelles pour les jeuns Inuits, qu'elle souhaite cultiver bio, et qu'elle milite contre le développement des puits de pétrole en Gaspésie depuis quelques temps déjà. Quelques articles du journal régional Graffici en font mention.

La dame milite avec des enfants (Photo par Nelson Sergerie de Graffici)
C'est elle qui a fait une demande pour une marche du Jour de la Terre, à Gaspé, en 2012. Voici une capture à propos d'une demande de fermeture d'une rue pour l'activité, tirée du procès verbal d'une séance du conseil de ville :

On notre que la demande est faite au nom de l'organisme "Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé", ce qui veut dire que la dame milite pour celui-ci.

Toutes les autres informations à son sujet sont vérifiables et proviennent des liens situés ici bas.

Somme toutes, la « citoyenne » qui a contacté les médias au sujet de ce qui ne pourrait bien être rien d'autre qu'une fuite de pétrole naturelle comme il s'en produit parfois dans la région de Gaspé est d'abord et avant tout une militante anti-pétrole qui ne cherche peut-être rien d'autre qu'un prétexte pour une fois de plus lancer dans les médias de la région des messages pour bloquer le développement de l'industrie pétrolière.

Je crois que les gens comme cette dame ont un droit légitime de manifester et de faire entendre leur voix, je me battrais même à leurs côtés si quiconque tentait de les empêcher de le faire. Toutefois, je trouve déplorable que les médias donnent toujours l'avantage à ces personnes au détriment des autres qui pensent différemment. Notez aussi cette tendance forte au sein de la gauche québécoise a tenter de bâillonner ceux qui ne pensent pas comme eux, mais ça, c'est un autre histoire...

Les personnes comme Cathy Archambault sont-elles aussi nombreuses qu'on voudrait nous le faire croire, où ne sont-elles rien d'autres qu'une bande de marginaux à qui ont accorde trop d'importance?

Aussi, advenant le cas où ces écoulements de pétrole sont bel et bien de sources naturelles, sans la moindre intervention de l'homme, j'aimerais bien savoir ce qu'en pensent les amants de Mère Gaïa qui souhaitent que l'homme réduise au minimum son impact environnemental...

Pour plus de détails :


Documentaire du jour : «Secrets d'histoire : Un homme nommé Jésus»
« Un homme nommé Jésus » est un documentaire d'une durée d'une heure 42 minutes portant sur Jésus de Nazareth. Que l'on soit croyant ou non, il est indéniable que l'itinéraire et les engagements de cet homme ont laissé une empreinte d'une grande importance sur l'humanité.

http://www.youtube.com/watch?v=ETH0r2HU-Uo


L'histoire nous montre un Jésus bien différent du catéchisme traditionnel. De quoi Jésus avait-il vraiment l'air? Etait-il enfant unique? A-t-il vraiment travaillé comme charpentier? Ce documentaire répond à une multitude de questions.

Pour plus de détails :


Photo du jour
Une vue de la rivière aux Sables, à Jonquière, le 26 août 2013.

samedi 23 février 2013

Sujets du 23 février 2013

Proverbe/citation du jour
«L'homme ne progresse pas de l'erreur vers la vérité, mais de vérités en vérités, d'une vérité moindre à une vérité plus grande.» -Swami Vivekananda


Gaétan Lelièvre et les médisances au sujet des Gaspésiens
Dans une lettre ouverte adressée à la presse régionale, le député de Gaspé et ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Gaétan Lelièvre, dit en avoir ras-le-bol d'entendre toutes sortes de médisances sur les Gaspésiens.

Gaétan Leliève (Dominique Fortier - Riverain)
Cela ne semble pas plaire au député que d'entendre des gens d'ailleurs au Québec se plaindre de payer des cotisations d'assurance emploi et de savoir que des gens en Gaspésie profitent du système. Or, n'est-ce pas vrai, justement, que parmi les chômeurs, il y a des gens qui pourraient travailler plus et qui profitent du chômage? N'y a-t-il pas dans la région nommée des B.E.S. Qui aiment mieux vivre au crochet des autres et travailler au noir au lieu d'avoir un job « au blanc »?

Je me mets dans la peau de n'importe lequel contribuable qui travaille à l'année et qui paie des impôts ailleurs au Québec et je comprends au moins en partie son écoeurement face à notre région, qui coûte toujours plus cher qu'elle rapporte depuis des décennies.


Quelqu'un peut me dire pourquoi, malgré des millions enfournés ici depuis toutes ces années, on n'a jamais développé une économie roulant sur une base annuelle dans la région?

Le ministre responsable de la région Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine peut bien se plaindre et blâmer les libéraux de ne pas avoir agi comme il le fallait au cours de leurs neuf années au pouvoir, mais à ce que je sache, depuis 1976, le PQ a détenu le pouvoir au moins 18 ans, et en quoi toutes ses politiques et ses actions ont-elles contribué à renverser la situation et à faire cesser l'état de dépendance de la Gaspésie envers le reste de la province et du pays?


N'a-t-on pas plutôt perpétué cet état des choses parce qu'il était plus facile d'agir ainsi, le courage politique d'agir étant tout aussi absent au PQ qu'au PLQ? Le prix élevé que nous payons aujourd'hui sur le plan économique et social résulte du laxisme des autorités qui a eu cours durant toutes ces décennies.

Pour plus de détails :

jeudi 31 janvier 2013

Sujets du 31 janvier 2013

Proverbe/citation du jour
«Toute censure est stupide par essence puisqu'elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter.» -Jean-Marie Poupart


Désinformation radio-canadienne?
Nombreux sont les supporteurs de la gauche, incluant même des journalistes et autres artisans de la radio et de la télévision de Radio-Canada (ces derniers je le rappelle sont ceux qui auraient le plus intérêt à être objectifs puisque tous les contribuables financent la société visée), à critiquer la droite québécoise pour son manque d'objectivité et sa « désinformation » notamment.

J'ai découvert la nouvelle suivante sur le site Web de Radio-Canada tard hier soir :

"Désinformation"??? "Les Gaspésiens"???

Lisez bien le titre : «Dossier Pétrolia : les Gaspésiens dénoncent la désinformation ». On fait ici référence bien entendu aux gens qui protestent contre l'exploitation pétrolière dans le secteur de Gaspé. Dans ce même article, on peut lire (je note un passage en caractères gras et soulignés) :

Depuis que la société rimouskoise a annoncé qu'elle y mettait en suspens toute activité pétrolifère, animateurs, éditorialistes et blogueurs sont nombreux à accuser la Ville de vouloir freiner le développement pétrolier. Ces derniers estiment que cette ressource est une richesse pour tous les Québécois.
Les Gaspésiens dénoncent aujourd'hui la désinformation qui teinte maintenant le débat. Une citoyenne engagée, Geneviève Giguère, dénonce pour sa part les propos de l'ex-premier ministre Bernard Landry qui demandait mardi aux écologistes de se montrer plus rationnels.


« LES GASPÉSIENS » me dites-vous? Quels Gaspésiens au juste? Se pourrait-il que le journaliste de Radio-Canada qui a rédigé cette nouvelle prenne pour acquis que TOUS LES GASPÉSIENS dénoncent la « désinformation »?

Drôle à dire mais je croise tous les jours des Gaspésiens qui sont pour le développement pétrolier, alors ce titre de nouvelle de notre supposée société d'État objective ne serait-il pas un bel exemple de... désinformation?

Pour plus de détails :


Été indien, été inuit?
On qualifie une période de chaleur se déroulant durant l'automne d'été indien. Faudrait-il qualifier la température qui règne depuis hier au Québec d'été inuit?

J'avais peine à le croire ce midi en regardant mon système donnant la température intérieure et extérieure, car il faisait précisément 13,8 degrés Celsius sur la façade nord de l'immeuble où j'habite ici, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie :

13,8 degrés un 31 janvier à SADM!!!
On annonce déjà un refroidissement de la température pour demain et un facteur de refroidissement éolien avoisinant les -29 sur la région.

La piscine extérieure d'aujourd'hui risque fort de devenir une patinoire demain!

Chose curieuse, je n'ai entendu que très peu de gens se plaindre du fait que ces sautes d'humeur de dame nature soient en lien avec les fameux « changements climatiques »...

mercredi 16 janvier 2013

Sujets du 16 janvier 2013

Proverbe/citation du jour
"Ayez le courage de prendre des risques. Le risque est à la réussite ce que la respiration est à la vie." -Auteur inconnu


Pétrole gaspésien : pourquoi pas un référendum pour trancher sur la question?
Alors que le maire de Gaspé, François Roussy, appuyé unanimement par le conseil municipal, annonce que sa ville s'oppose aux travaux entourant le développement du puit Haldimand 4 de la compagnie Petrolia dans le secteur de Sandy Beach à l'aide d'un règlement municipal limitant davantage les possibilités dans le domaine, je me demande un fois de plus où s'en va la Gaspésie.

François Roussy a aussi déclaré durant l'émission du midi de Éric Duhaime sur les ondes de CHOI Radio X à Montréal que la compagnie ne fournit pas suffisamment de réponses quant aux procédures d'exploitation et aux produits chimiques employés, et que parce que cette exploitation comporte des risques, il s'oppose au projet. J'aimerais bien savoir si François Roussy a visité l'Ouest du pays pour savoir ce que pensent les maires et autres élus de petites villes des Prairies où l'exploitation pétrolière a cours avant de prendre sa décision, ou s'il ne s'est contenté que du point de vue des écologistes de la région.

À attendre parler les écolos qui s'opposent à l'exploitation du puit près de Gaspé, les risques de contamination d'eau potable sont trop grands. Ils nous sortent encore l'histoire de « l'exploitation des ressources naturelles par des riches sans que cela enrichisse la région », etc. etc. Dans leur cas, je crois que nous ne devons nous attendre à aucune révision de position : ces gens sont tellement convaincus de leur point de vue qu'aucune révision de celui-ci n'est possible. Ces écolos représentent-ils vraiment l'opinion de la majorité, ou bien leur poids médiatique a-t-il une importance démesurée???

Pétrolia a mené un sondage dans la région de Gaspé et il semblerait que 55% de la population appuie le développement pétrolier. Idem en ce qui concerne de nombreux gens d'affaires de la région. Peut-on donner un droit de parole équitable à ces gens? Peut-on leur laisser la chance de poser eux aussi des questions aux élus de Gaspé?

Plus encore : compte tenu de l'importance économique que ce dossier représente pour la région, ne serait-ce pas une bonne chose qu'un référendum soit organisé afin que l'on sache ce que pense vraiment la population face à cet enjeux?


Des gentlemans et des salopes
Un de mes contacts sur Facebook a partagé le message Twitter suivant hier. Il provient de « Fill Werrell », probablement un fan du comédien et humoriste américain Will Ferrell qui se permet de jouer avec les mots :


«À toutes les femmes qui disent que les gentlemans n'existent plus de nos jours : ils existent encore mais les gentlemans sont attirés par les dames. Pas les salopes. Désolé. »

N'y a-t-il pas ne serait-ce qu'un tout petit peu de vérité dans ce message? L'avènement du féminisme, qui a porté une multitude de femmes non seulement à croire qu'elles sont égales aux hommes, mais supérieures à ceux-ci, n'a-t-il pas fait en sorte que si ces bonnes manières propres aux gentlemans sont beaucoup moins fréquentes, c'est d'abord l'attitude des femmes face aux hommes qui est à blâmer?