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samedi 19 novembre 2022

Le 19 novembre 2022

Le décès de Jean Lapointe et mes débuts en radio

Jean Lapointe est décédé, hier, à l'âge de 86 ans. Cela me rappelle mes débuts en radio, quand j'étais étudiant et que je patchais le trou du samedi matin, de 7h à midi, pour CJMC 1490, à Sainte-Anne-des-Monts. 

 J'écris "patcher le trou" parce que c'était un bout de l'horaire qui était à peu près toujours comblé par du personnel sur appel. L'histoire est amusante, je crois, raison pour laquelle j'ajoute ici bas des détails.

Dès ma plus tendre enfance, comme Tintin (qui était mon héros de bandes dessinées), je voulais être journaliste. J'ai réussi, mais de manière indirecte, à le devenir, en devenant animateur à temps partiel, à travers plein d'autres projets de vie (notamment comme prof).

C'est une rupture amoureuse, quand une jeune dame dont je m'étais amouraché m'a rejeté, à l'été 1991, parce que j'avais une bedaine et que je n'aimais pas la musique Dance (avec le recul, je trouve ça ridicule, mais bon, on apprend avec le temps, parfois du moins...), qui m'a donné le courage de me présenter par la suite aux studios de CJMC 1490, pour tenter ma chance.

Je voulais impressionner la jeune dame en question et regagner son coeur (ça n'a pas marché, mais au fond, ça n'a rien changé), alors , durant la pause universitaire automnale de cette même année, je me suis rendu à la station pour réaliser un démo, qui a été le point tournant. J'ai réussi, et j'ai été appelé durant la période des fêtes de 1991. J'ai effectué mon premier "vol en solo" le 32 décembre 1991, de 18h à 20h, puis j'ai été en ondes le samedi 4 janvier 1992, de 7h à midi.

Merci à une autre personne qui était employée dans la même station, à cette époque, une personne qui a demandé à plusieurs reprises par la suite que je sois son remplaçant durant ses absences en ondes.

J'étudiais alors à Laval, en éducation. Quand je passais en Gaspésie, pour mes stages en enseignement, les quelques dollars gagnés à animer le samedi matin payaient mon essence et une partie de mes repas du midi à l'école L'Escabelle (merci encore en passant, à titre posthume, à Robert Rioux, mon maître de stage, à  l'automne 1992 et au printemps 1993, un gars extraordinaire dont l'impact en Haute-Gaspésie a été incroyable, ce gars-là mérite d'avoir sa statue à Cap-Chat.)

J'ai fait mon chemin, par la suite. J'ai "patché des trous" encore et encore, quand j'étais de passage en Gaspésie, durant des congés universitaires, mais aussi par la suite, quand mes études ont été terminées, en mai 1993.

J'ai eu des appels d'auditrices qui aimaient entendre "Mon oncle Edmond". Je me souviens plus précisément d'une en particulier qui m'a dit, un samedi matin pluvieux de l'été 1992, que j'amenais du soleil dans sa matinée...



C'est en animant le samedi matin que je me suis le plus fait les dents comme animateur. Les appels de "petites dames" (ne le prenez surtout pas de manière péjorative) qui aimaient entendre du Jean Lapointe ou bien "Petit matin", de Sylvain Lelièvre, que j'ai eu les moments les plus agréables de ma vie, comme animateur "régulier", le style qui fait jouer des tounes sans donner son opinion de manière crue.

 



Depuis, je me suis fait botter hors des ondes, parce que j'ai dérangé des gens importants qui ont suffisamment impressionné mon boss, même si dans les faits, en ce qui me concerne du moins, leur statut de gens "importants" ne change rien au fait que leurs agissements crochent méritent d'être dénoncés. Cela devient malheureusement de plus en plus difficile à faire, de nos jours. La pandémie n'ai pas aidé sur ce plan : les médias ont besoin d'argent pour rouler, et l'avènement d'Internet a érodé les revenus au point où même les radios parlées dérangeantes de Québec se mettent à genoux devant le gouvernement pour avoir des subventions.

Je n'ai clairement plus du tout ma place dans les médias, je refuse tout simplement de me taire, encore plus quand c'est parce qu'une vérité qui mérite d'être diffusée ne l'est pas à cause du cash et/ou de la rectitude politique.

Pour revenir au sujet du début de ce billet, R.I.P. Jean Lapointe!

vendredi 31 décembre 2021

Le 31 décembre 2021

30 ans

Le temps passe vite, très vite. Comme le dit si bien Gonzalo "Coach Red Pill" Lira, les jours sont longs, mais les décennies sont courtes.

Il y a 30 années pile, j'animais en solo pour la première fois, sur les ondes de la radio locale, CJMC 1490, devenue depuis Bleu FM 100,3.

Source
Après deux semaines d'entraînement, avec Guy Lavoie, qui animait aussi à l'époque, je me suis trouvé seul devant la console, le 31 décembre 1991, de 18h à 20h. J'ai par la suite animé pour une matinée du samedi, le 4 janvier 1992, de 7h à midi. 
 
Je n'ai aucune photo de cette époque, mais j'ai encore mon talon de paie pour une durée totale de six heures, à $5.25 l'heure, le salaire minimum de l'époque. Ce talon est encore quelque part, dans un de mes albums photos. Je ne l'ai pas à portée de main pour le présenter dans ce billet par contre.

Je souhaitais tenter ma chance dans le monde médiatique depuis mon temps au secondaire, mais c'est à l'automne 1991 que je me suis décidé à faire le saut. C'est suite à une fréquentation d'une jeune dame qui animait elle aussi à la radio mais qui m'a laissé après trois semaines, à l'été 1991, que je me suis donné comme défi de "faire le move". 

Je n'ai jamais réussi à reconquérir la jeune dame en question, mais j'y ai gagné une chance de réaliser un rêve en obtenant un micro, et en me faisant aussi un peu d'argent de poche pour mes études.

Je profite de l'écriture de ce billet pour inclure des liens vers d'autres que j'ai écrits dans le passé, à propos de la radio et des médias en général.

D'abord, mon billet à propos du "Vendredi noir", qui s'est produit le 30 septembre 1994, quand les réseaux Télémédia et Radiomutuel se sont fusionnés pour devenir Radiomedia.

Dans un billet de 2012, je me demandais si la radio AM a encore sa place au Québec. 10 ans plus tard, je crois encore que oui.

Toujours en 2012, je me demandais si la radio traditionnelle était morte, au Québec. Force est d'avouer, quand je me remémore de mes débuts en 1991 jusqu'à la fin de 2021, que si ce n'est pas le cas, elle s'est zombifiée, et pas à peu près.

lundi 22 novembre 2021

Le 21 novembre 2021

Quand la nostalgie de la radio frappe

Cette photo date de 2009. J'étais encore animateur du matin à CJMC - FM 100,3, quand elle a été prise.



 
J'ai perdu officiellement mon job le 12 novembre 2011, quand le propriétaire de Radio du Golfe est venu me voir à mon appartement, pour me dire qu'il me congédiait, à cause de plaintes de la part de Pascal Bérubé, député de Matane...


J'ai gagné ma cause en cour, à la fin août 2012, mais cela n'a été qu'une nouvelle de bas de page. Le journal de SADM, Le Riverain, n'a même pas mentionné l'histoire. Le principal coupable, Pascal Bérubé, qui a menacé depuis des années des citoyens ordinaires et des représentants des médias, siège encore à l'Assemblée nationale.


Je me suis promis, suite à la mort de ma mère, en juillet 2006, que jamais plus je ne baiserais le cul de qui que ce soit pour avoir un emploi. J'en ai payé le prix à maintes reprises, mais je garde le cap.


Dans le contexte actuel, où être "woke" est une condition essentielle pour animer dans un média de notre coin de pays où ailleurs, je ne suis pas sûr que mon C.V. serait retenu si j'offrais mes services à une radio.


Je persiste et je signe : même si les conditions sont de moins en moins bonnes pour le faire, je vais continuer à dire haut et fort ce que je pense, même si cela heurte les sentiments de certains, parce que la liberté d'expression ne consiste pas uniquement à entendre des points de vue qui font notre affaire.


Assez pour cette fois, allez-y de vos commentaires si ça vous chante. Contrairement aux Pascal Bérubé de ce monde, je ne vous bloquerai pas.

samedi 13 novembre 2021

Le 12 novembre 2021

10 ans

Il y a dix années exactement, aujourd'hui, je faisais mes boîtes, après avoir été animateur au FM 100,3 (CJMC), à Sainte-Anne-des-Monts, durant quatre années et huit mois. Le 11 novembre 2011, mon patron, Jacques Vallée, a demandé à me rencontrer, et c'est le lendemain, le samedi 12 novembre 2011, que j'ai officiellement été mis à la porte de la radio.

La cause de mon renvoi? Essentiellement des menaces, du chantage, de la part du député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, qui cherchait à avoir ma peau depuis 2007, parce que contrairement à tellement d'autres représentants des médias, je ne lui ai jamais mangé dans la main.

Sur le coup, je me suis senti comme un boxeur se ramassant sur le derrière après avoir mangé un bon uppercut dans le ring.

C'est au début de la semaine suivante, le lundi soir, après souper, couché sur mon lit, que j'ai décidé de me battre, parce que j'avais de bonnes raisons de croire que j'étais victime d'une injustice.

J'ai eu ma réponse en arbitrage, au mois d'août 2012. J'ai gagné ma cause contre mon ancien patron.

Cependant, le principal responsable de mon congédiement, Pascal Bérubé, s'en est tiré sans la moindre égratignure.

10 ans plus tard, je ne change pas de cap : le député péquiste concerné dans cette affaire doit payer, non seulement pour ce qu'il m'a fait, mais aussi à d'autres représentants des médias, et des citoyens ordinaires qui l'ont dénoncé. Mon cas n'est pas unique : plusieurs autres représentants des médias ont fait l'objet de chantage, de même que quelques citoyens ordinaires.

Je reviendrai sur le sujet plus tard.

vendredi 15 novembre 2019

Le 12 novembre 2019

Proverbe/citation du jour
« The only thing you sometimes have control over is perspective. You don't have control over your situation. But you have a choice about how you view it. »-Chris Pine

Perspective
Il y a huit ans, jour pour jour, je faisais mes boites et je quittais CJMC- Bleu FM, après y avoir travaillé durant quatre années et demie.



À la console du FM 100,3, en 2009. Je pesais 160 livres à ce moment, suite a un régime sévère.

D’ici quelques jours, je compte revenir sur le sujet. Le temps passé depuis me permet de mieux voir le tout en perspective.

mardi 14 août 2018

Le 12 août 2018

Proverbe/citation du jour
“Je trouve incroyable de ne pas tenir l’archive de son existence, tant on risque de l’abandonner au vice de l’oubli.”-Sylvain Tesson


« Les petits matins du Grand Littoral en Haute-Gaspésie », de 2007 à 2011
Suite à l’apparition dans les suggestions de souvenirs du passé de mon compte Facebook personnel d’une série de photos que j’ai prises et mises en ligne à la mi-juillet 2011, alors qu’un grand party des années 1980 avait lieu à l’aréna de Sainte-Anne-des-Monts, j’ai décidé de remettre en ligne une page inactive depuis novembre 2011, celle de mon émission du matin d’alors, « Les petits matins du Grand Littoral en Haute-Gaspésie ».




Ne vous attendez pas à retrouver du nouveau contenu sur la page. Je compte la laisser tel qu’elle était au moment où j’ai perdu mon emploi au FM 100,3. En fait, j’espère simplement que les archives que vous allez y retrouver vous permettront de vous rappeler de bons souvenirs de cette période.

Entre autres, vous y trouverez des images des travaux de rénovation du cimetière de Tourelle qui ont eu lieu en août 2011 :


Et également des images de la tempête qui a frappé notre région le 10 décembre 2010 :



J’ai mis beaucoup de temps et d’efforts dans cette page, mais comme c’est le cas avec mes entrées de blog étalées de 2009 à 2011, mon ancien employeur a tout effacé suite à ma mise à la porte (soit dit en passant illégale).

J’ai retenu une bonne leçon de cette expérience. Depuis, je publie mon matériel de blog sur une page indépendante à mon nom. J’aurais dû agir ainsi dès 2008, année au cours de laquelle j’ai commencé à écrire des textes liés à mon travail radiophonique.

Qui sait, un jour j’aurai peut-être une fois encore l’occasion de vous offrir une page du genre accompagnant mes prestations radiophoniques!

Bonne visite!

mardi 29 août 2017

Le 28 août 2017

Proverbe/citation du jour
“Do not pray for an easy life, pray for the strength to endure a difficult one.”-Bruce Lee


Croyez-vous que Jaggi Singh et cie pourraient occuper un job dans le secteur privé?
Nous apprenions, la semaine dernière, que l’activiste de gauche Jaggi Singh touche un salaire de $37 000 par année qui est payé avec les cotisations des étudiants de l’université Concordia.

Singh est un « coordonnateur des groupes de travail au centre de ressources GRIP-Concordia », et le mandat de l’organisme est de «favoriser le travail de recherche au sein d'organismes communautaires et d'orienter la prise de décision vers des consensus. » Grosso modo, il s’agit d’un autre emploi typique lié aux sciences molles.


Je mettrais ma main dans le feu que Jaggi Singh, comme à peu près tous les activistes de gauche, n’a jamais occupé un vrai emploi de sa vie, et par « vrai emploi », je fais référence à un job dans le secteur privé, que ce soit un vendeur, un administrateur, un propriétaire, etc.

Les «organisateurs communautaires» du genre ont la vie facile, comparativement à bien d’autres, parce que leur emploi n’implique pas les responsabilités et les risques que courent d’autres travailleurs.

Par exemple, un « coordonnateur » peut se permettre d’aller marcher dans la rue pour un droit à ceci ou un droit à cela sans avoir à s’inquiéter d’en subir une coupe de salaire. Il peut aussi porter un carré rouge, afficher un slogan anti quelque chose, et n’a pas à s’inquiéter des conséquences. Idem aussi au niveau de la protection d’emploi. Si vous portez plainte contre Jaggi Singh, croyez-vous qu’il coure un risque élevé de se faire mettre à la porte?

Et les travailleurs du secteur privé, eux? J’en connais plusieurs qui n’osent pas afficher leurs couleurs sur le plan politique, simplement par peur de représailles s’ils agissent dans ce sens, alors qu’ils ont en principe eux aussi le droit fondamental d’exprimer leur opinion.

Je connais des gens qui ont subi ce genre de menace, du style « si tu places une affiche pour supporter le développement de l’exploitation des hydrocarbures en Gaspésie, nous allons boycotter ton commerce . » J’ai vu la même chose se produire il y a quelques années, quand un militant du PLQ s’est fait servir la même recette, en lien avec une pancarte de support à un candidat dans la circonscription de Matane.

J’ai aussi subi la même merde à maintes reprises, notamment lorsque j’animais à la station de radio CJMC FM 100,3 à Sainte-Anne-des-Monts et que des gens, notamment un député, ont menacé mon patron de boycott à cause de mes prises de positions en ondes. Même des membres de ma famille ont subi des menaces et reçu des lettres anonymes en lien avec mes propos, de la part de gens trop lâches pour se prendre directement à moi, de front.

Tout ça pour dire qu’en gros, parce qu’ils n’ont pas d’emplois que je dirais « sensibles à l’opinion des autres », les Gogauches comme Jaggi Singh peuvent se permettre d’en mener plus large que bien des gens parmi nous. N’est-ce pas là une vraie injustice sociale? Jaggi et cie ne vont certainement pas lutter pour que celle-ci soit éliminée!

Imaginez-vous une seconde si les Jaggi Singh de ce monde se retrouvaient soudain à la tête d’une petite PME, avec des employés qui dépendent d’eux, et des comptes à rendre à des clients et à la banque où ils ont contracté un prêt. La game ne serait plus pantoute la même pour eux!

La meilleure solution à toute la problématique des militants gogauches qui peuvent se permettre de contester le système en recevant un salaire, ce serait de leur couper toute subvention. Y'en a pas mal du lot qui se calmeraient le pompon!

vendredi 11 novembre 2016

Le 11 novembre 2016

Proverbe/citation du jour
« Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. »-George Santayana


Jour du souvenir : où sont les coquelicots en Haute-Gaspésie?
Le 11 novembre est le Jour du Souvenir. Je salue les militaires actuels et les vétérans, en vous invitant à en faire de même.

Bravo aux cadets du Corps 1409 qui ont tenu une activité le 5 novembre dernier, dans les locaux de la Légion canadienne.




D'autres détails sur des activités qui ont eu lieu le 6 novembre, via L'Avantage.

Je porte un coquelicot depuis le début du mois de novembre. J’ai pris le mien dans un restaurant rapide en passant par Mont-Joli. Le même jour, j’ai croisé des vétérans qui en vendaient à l’entrée d’un grand magasin de Rimouski. C’est la raison pour laquelle beaucoup de clients présents sur place lors de mon passage en arboraient aussi un. Je trouve dommage que l’on n’en voit pas autant ici, en Haute-Gaspésie.
 

D’autres informations sur le Jour du Souvenir ici.




« Le 11e jour du 11e mois 2011, à la 11e heure », je ne crois pas à la numérologie mais...
Il y a cinq ans, jour pour jour, je perdais mon poste d’animateur radiophonique, suite à un appel de menaces du député de Matane d’alors, Pascal Bérubé, le 11e jour du 11e mois 2011, à la 11e heure (enfin, presque, c’était aux environs de 10h45, j’étais à enregistrer les avis de décès qui étaient alors diffusées à 11h15.)

Cinq ans plus tard, je persiste et je signe. Traitez-moi de fanatique si le coeur vous en dit, mais c’est ça qui est ça : tant et aussi longtemps que l’élu à l’origine de mon renvoi n’aura pas eu à rendre de comptes relativement à ses magouilles à mon endroit, parce que jamais il n’a eu à le faire, je ne lâcherai pas prise.

Mon histoire démontre à quel point les représentants des médias ont une morale à géométrie variable. Je suis un animateur libertarien ("de droite" diront plusieurs) qui n'a jamais mâché ses mots, qu'on a pointé du doigt à maintes reprises, et pourtant, si vous fouillez dans toutes les archives radiophoniques qui me sont liées, il n'y a jamais eu la moindre mise en demeure envoyée à la station relativement à mes interventions en ondes, ni la moindre poursuite. Il n'y a même pas eu une seule plainte au Conseil de presse.

L'arbitre qui a traité l'histoire de mon congédiement m'a entièrement donné raison dans l'affaire : les motifs pour me congédier étaient insuffisants. J'ai reçu une compensation de $14 700.00, sans possibilité de reprendre mon micro toutefois. Si vous vous demandez ce que j'ai fait de cette somme, dites vous que plus de $5500.00 sont passés en frais d'avocat. J'ai ensuite utilisé $6000.00 pour régler un problème que je traînais depuis trente ans, en me payant une chirurgie pour corriger ma myopie, en juillet 2013. Le reste est allé dans mon REER.

Les médias ont à peine parlé de mon histoire, sinon un ou deux articles perdus dans un coin de journal et une mention aux nouvelles régionales de Radio-Canada, le 4 septembre 2012, le jour des élections. Quelques stations de radio m'ont demandé en entrevue aussi, notamment le FM 93 à Québec, la défunte station de Radio X à Montréal, KYK FM au Saguenay et Radio-Pirate.

L'histoire a vite été enterrée. Si j'avais été "de la bonne gang", et si c'était un député libéral ou conservateur qui avait été à l'origine de mon renvoi, soyez assurés que Radio-Canada aurait accordé pas mal plus de temps à l'affaire.

En ondes au FM 100,3, en juin 2009
Pour ce qui est de CJMC FM 100,3, rien ne change. Il m’arrive de porter oreille au contenu qu’on y propose et à mon avis, ça ne vole pas haut. Remarquez bien que même si je considère les entrevues qu’on peut entendre complaisantes, tout comme les commentaires liés à l’actualité, le personnel en place fait de son mieux avec le peu de ressources dont il dispose.

Depuis 2011, j’ai eu quelques offres pour du travail dans le domaine des médias. Je n’ai pas quitté la région parce que le salaire et les conditions que l’on m’offrait ne justifiaient pas que je quitte mon emploi actuel, bien que les défis radiophoniques offerts étaient intéressants. Il m’arrive quand même de participer à des émissions radiophoniques comme chroniqueur (à En direct de nulle part notamment) ou bien dans d’autres médias, comme ç’a été le cas lorsque le contenu de mon blog (lancé peu après la perte de mon emploi à CJMC) intéresse d’autres médias.

Certains médias me présentent comme « blogueur et ancien animateur radiophonique ». Sachez qu’en ce qui me concerne, je me considère toujours comme animateur radio et un jour viendra où j’aurai un nouveau micro.

En ce qui concerne la photo ci-jointe, elle a été prise dans le studio de mise en ondes du FM 100,3, en juin 2009. Je m’étais à l’époque mis sévèrement au régime, arrêtant même les poids et haltères pour maigrir davantage. Je pesais 160 livres environ. De nos jours, j’en pèse 205. J’aurais intérêt à recommencer le jogging et à surveiller davantage ce que je bouffe! :P

mardi 23 février 2016

Le 23 février 2016

Proverbe/citation du jour
« Le destin est la route qui nous a été donnée. Elle n'est ni statique, ni dynamique. Elle n'a pas de lignes droites, de courbes et de relief prédéfinis. Elle est tout simplement la conséquence de nos gestes et ceux des autres. »-Claude Brunette


Changement de direction à CHRM et à CHOE à Matane : une expansion plus à l'Est encore serait bienvenue. Attraction Radio est-elle intéressée à agir en ce sens?
Le groupe Attraction Radio a annoncé hier l'achat des deux stations privées de Matane, CHRM et CHOE. Cette avancée dans le marché de l'Est du Québec suit celle réalisée récemment avec l'acquisition de deux stations nord-côtières, soit CIPC et CKCN, localisées dans le secteur de Sept-Îles. Attraction Radio est en attente d'approbation par le CRTC

Le communiqué annonçant l'acquisition
La direction d'Attraction Radio affirme qu'elle va donner une orientation régionale à ses stations en préservant les emplois du personnel déjà présent. Les bottines suivront-elles les babines? L'avenir nous le dira bien.

Votre humble blogueur croit qu'une expansion plus à l'Est par Attraction Radio serait souhaitable. Les deux seules stations privées restantes opérant sur le territoire gaspésien sont CJMC à Sainte-Anne-des-Monts et CFMV, à Chandler, deux station du réseau Bleu FM ont depuis longtemps besoin d'une bonne mise à niveau, la qualité de la programmation s'étant dégradée au cours des années et la situation ne semble pas sur le point de s'améliorer. Ce n'est pas sous la gouverne de la direction actuelle que le vent va tourner.

Je parle ici en connaissance de cause : je suis revenu dans la région au début de l'année 2007 et j'ai occupé un poste d'animateur à Sainte-Anne-des-Monts de mars 2007 à novembre 2011. Cela, plusieurs parmi vous le savez déjà.

Est-ce acceptable qu'une station de radio comme CJMC n'offre aucune couverture journalistique régionale autre que de reprendre les articles d'autres médias? Il n'y a personne pour accueillir la clientèle à la réception de la station. En plus, on entend encore les mêmes « jingles » que ceux de l'époque où j'étais à la barre de l'émission du matin, donc il y a de cela cinq ans, et même plus encore, car certains étaient déjà en usage à mon arrivée en 2007.

Bleu FM
Il arrivait que des messages publicitaires payés par la clientèle ne soient même pas programmés adéquatement et que les avis de décès prévus pour 11h15 le matin passent une heure plus tard, toujours à cause de manquements au niveau de la programmation du système informatique. Étant la seule personne présente sur place, j'ai souvent mangé du savon à la place des autres ayant commis ces erreurs.

Je pourrais en ajouter mais je vais me garder une petite gêne, même si cela se justifierait bien en prenant en considération la manière cavalière dont a usé à mon endroit la direction de Bleu FM en me jetant à la porte sans motif valable, en novembre 2011, et ce après que j'aie tenu au bout de mes bras les opérations durant plus de quatre ans, alors que d'autres animateurs ayant engendré des poursuites (ce qui n'est jamais arrivé dans mon cas) ou ayant animé des émissions en étant saouls en ondes ont pu garder leur poste. Au moins, j'ai gagné en arbitrage.

C'est à mon avis parce que le CRTC ne donne pas la possibilité à d'autres stations radiophoniques de s'établir en Haute-Gaspésie que CJMC FM 100,3 subsiste. Si un concurrent le moindrement sérieux comme Attraction Radio était présent, la dynamique changerait et ce serait une bonne chose pour l'auditoire de la région.

Je demeure disposé à reprendre ma place au micro si Attraction Radio achète les deux stations de Bleu FM ou prend de l'expansion en Gaspésie via un autre antenne. La population du nord de la Gaspésie mérite mieux que ce qu'on lui offre actuellement.

samedi 14 février 2015

Sujets du 14 février 2015

Proverbe/citation du jour
«La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre les jours.»-Jacques de Lacretelle



Ce que « Fifty Shades of Grey » nous apprend à propos des femmes et du féminisme
Le fameux film « Fifty Shades of Grey » sort sur les écrans de l'Amérique du Nord en fin de semaine. Ce long métrage, basé sur un roman de E.L James suscite l'intérêt d'un auditoire largement féminin, qui se déplace pour voir le film, après avoir lu le livre (les livres même, il y en a plusieurs.)


Je ne vous apprends probablement rien à propos de l'histoire en mentionnant que la jeune Anastasia Steele choisit VOLONTAIREMENT, en signant un contrat, de devenir esclave sexuelle du richissime Christian Grey. Cette femme choisit DE SON PLEIN GRÉ d'être DOMINÉE.

Des milliers de femmes à travers le monde sortent leur porte-monnaie pour acheter le livre et courent pour aller voir sa version cinématographique. Ces faits ne sont-ils pas paradoxaux, alors que depuis des décennies, le mouvement féministe dénonce le patriarcat, la culture du viol et la misogynie?

Les femmes qui vont voir « Fifty Shades of Grey » paient pour voir leurs fantaisies les plus intimes portées à l'écran. Toute la propagande féministe dont nous sommes bombardés semble donc ne pas changer grand-chose à la biologie féminine.

Le grand coup qui est actuellement porté au féminisme ne l'est pas par des hommes qui affichent un calendrier de poupounes dans leur garage, mais par des femmes qui se massent par milliers pour aller voir le film, et personne ne les menacent pour qu'elles agissent ainsi.

Avec la sortie de ce film, il semble bien que ce soit surtout le féminisme radical qui est attaché, fouetté et étouffé jusqu'à l'inconscience.



Six choses que vous ignorez à propos des animateurs radiophoniques
Simon Forgues a écrit un texte fort amusant à propos des animateurs de radio : « 6 choses que font les animateurs radio et que vous ignorez », je vous invite à le lire.

Si vous avez vous-même de l'expérience radiophonique, vous allez vous reconnaître dans celui-ci. Si vous ne connaissez rien au domaine, vous allez en apprendre des aspects méconnus.

Une photo datant de 2009, je suivais un régime sévère à l'époque.

Ici, je vais vous raconter une expérience bien personnelle liée à chacune, toutes ces situations se sont produites durant mes années en animation à CJMC, à Sainte-Anne-des-Monts. J'y ai travaillé sur appel pendant plusieurs années quand j'étais encore étudiant, mais aussi à temps plein, notamment de mai 2007 à novembre 2011.

Je vais également ajouter par la suite un point qui me semble pertinent à retenir.


  1. Entrer en ondes le matin d’une tempête hivernale : Cela m'est arrivé à quelques reprises. Heureusement, quand on habite à 1,7 kilomètre de la station et qu'on vit près de la 132, la route qui est toujours déneigée en priorité, on peut s'y rendre plus aisément. J'ai déjà envisagé d'y coucher le soir pour avoir la certitude d'être sur place le matin, sans jamais le mettre en pratique toutefois. Parlant de tempêtes, je ne peux passer à côté de l'occasion de mentionner que j'ai reçu des centaines d'appels d'auditeurs trop lâches pour écouter s'il y avait effectivement de l'école ou non, alors que j'annonçais si les établissements étaient ouverts ou fermés aux cinq minutes, et que dire des voix d'ados endormis qui appelaient en disant « Y'a tu d'l'école? » dès que quelques brins de neige tombaient?
  2. Apporter de l’aide psychologique à des personnes esseulées : J'ai reçu plusieurs appels du genre, que ce soit une femme en peine d'amour, un gars sur la brosse en plein jour, ou bien une dame seule une journée de fête, que ce soit à Noël ou au jour de l'An. Je me souviens notamment de cet appel d'une vieille dame qui pleurait alors que je venais de faire tourner un samedi matin une chanson d'André Sylvain intitulée « Les gens âgés ». Que dire aussi des femmes désespérées qui tombent en amour avec nous alors qu'on ne veut absolument rien savoir? Il m'est même arrivé d'avoir à repousser les avances d'un homme qui voulait passer une soirée avec moi. Autant vous dire, s'il croyait avoir sa chance avec moi, il était à une mauvaise adresse!
  3. Faire semblant que tout va bien à tous les jours : Quand ta blonde vient de te balancer, et que depuis quelques jours tout ce dont tu as envie c'est d'envoyer le monde entier se faire foutre, garder le sourire au micro est une chose difficile. Des auditeurs ont même déjà communiqué avec moi pour me dire que par mes prestations en ondes, ils sentaient que quelque chose n'allait pas.
  4. Ils sont en mode “relation publique” 24 heures sur 24 : Même le « petit animateur » d'un radio en région est connu par beaucoup de gens. À combien de reprises me suis-je fait dire « Salut P.A.! » alors que je ne savais même pas qui était la personne qui me saluait? Que dire des fois où une personne qui n'aimait pas la musique en ondes ou bien mes propos m'a chanté des bêtises en public? Cela arrivait plus souvent le samedi ou le dimanche, quand l'alcool coule. Une de mes grandes surprises a été un jour de me faire reconnaître par une dame dans une épicerie de Matane. Je jasais avec la caissière pendant une transaction et une dame dans la file m'a dit « Hey! Juste par tes expressions et des intonations je te reconnais toi, tu es le gars qui anime le matin à CJMC, j'habite à Les Méchins et je t'écoute à tous les matins! »
  5. Donner l’impression d’être intéressés même quand ils ne le sont pas : Imaginez combien cela peut être pénible de devoir lire l'horoscope ou de recevoir en entrevue une « voyante » alors que dans les deux cas on croit que tout cela est un gros paquet de « bullshit », mais qu'on doit garder le sourire. J'ajoute aussi le "lichage" que souhaitent certains politiciens qui veillent plus à soigner leur image que d'améliorer le sort du peuple!
  6. Travailler parfois gratuitement les jours de congé : Cela est très amusant de se faire appeler à la dernière minute un samedi matin pour aller lire un avis de décès ou de devoir retourner à la station relancer le système qui a planté. Pour vous donner une bonne idée du salaire que je gagnais comme animateur à Sainte-Anne-des-Monts, j'étais payé 30 heures par semaine, à 15$ l'heure, et mon salaire n'a jamais été augmenté au cours des cinq années que j'ai passé à la station. J'ai souvent mis beaucoup plus d'heures sans obtenir la moindre compensation, ayant même à rebâtir un ordinateur pour assurer la continuité en ondes parce que personne d'autre n'était là pour le faire. C'est parce que j'aimais mon travail que j'agissais ainsi, certainement pas pour la reconnaissance par mon boss!


J'ajoute ici un autre aspect lié à l'animation radiophonique que Simon Forgues n'a pas relevé : l'animateur est un bouc-émissaire parfait quand quelque chose va mal. 

Une autre photo d'époque, prise en 2007.

Une personne qui a des problèmes dans sa vie personnelle et qui entend en onde des propos qui ne font pas son affaire peut se défouler sur lui en l’abîmant de bêtises. Aussi, quand un pépin se produit en ondes, même si cela ne dépend en rien de lui, l'animateur est malgré lui identifié comme responsable. Il m'est arrivé de me faire planter de la sorte pour des messages publicitaires erronés qui passaient en ondes alors qu'ils ne le devaient pas, une erreur de la personne responsable de la mise en ondes.

Le pire du pire m'est arrivé lors des avis de décès, comme par exemple lorsque le salon s'est trompé en inscrivant le nom de l'épouse du défunt, que je l'ai lu en ondes et que la famille éplorée a cru que c'était mon erreur propre, ou bien lorsqu'un avis de décès que j'avais enregistré à l'avance à mon départ pour la fin de semaine n'a pas été diffusé parce que la dame responsable de la mise en ondes n'a pas fait son travail. Qui a mangé le char de matière brune le samedi matin vers 11h30 selon vous?

mardi 11 novembre 2014

Sujets du 11 novembre 2014

Proverbe/citation du jour
«La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées.»-Victor Hugo

En ce jour du Souvenir


Peu de chansons rock portent sur le jour du Souvenir. Vous l'ignorez peut-être, mais Bryan Adams en chante, voici, tirée de son album « Into The Fire », datant de 1987, « Remembrance Day » :



Une autre raison de me souvenir, personnelle, celle-là
Le jour du Souvenir a aussi une autre signification pour moi, plus personnelle, celle-là : le 11 novembre 2011, je me faisais mettre à la porte de CJMC, FM 100,3, à Sainte-Anne-des-Monts.

Source : Radio-Canada
Mon patron ayant cédé aux menaces du député de Matane, Pascal Bérubé, qui menaçait de poursuivre la station pour mes propos en ondes et de porter plainte au CRTC, arguant avoir un dossier de 25 preuves et l'appui d'organismes communautaires. Le propriétaire de Radio du Golfe a préféré me jeter dehors, alors qu'il était clair que ce n'était là que des menaces basées sur des motifs nettement insuffisants pour justifier mon renvoi. La décision d'un arbitre, neuf mois plus tard, l'a démontré. Vous trouverez d'autres détails en suivant ce lien, puis un autre. J'ai un conseil à vous donner en lien avec cette histoire : si, lors d'un renvoi, vous pouvez sincèrement dire que vous avez été mis dehors injustement, BATTEZ-VOUS.

Trois ans plus tard, je n'ai toujours pas de nouveau micro. N'allez pas croire pour autant que j'ai complètement abandonné l'idée d'animer à nouveau un jour.

Quelques possibilités se sont présentées, mais en considérant le salaire offert en lien avec ce que je perdais en me déplaçant, le jeu n'en valait pas la chandelle. Mon style radiophonique dérange, ce qui limite d'autant plus les possibilités que je sois engagé, surtout en région, car ces petites stations évoluent dans des milieux frileux où il suffit de peu pour déranger, et les revenus publicitaires étant limités par la petitesse du marché, les propriétaires souhaitent ne pas courir de risques. Je les comprends.

Le très gaugauche directeur de la programmation d'une station gaspésienne m'a lancé sur Internet l'été dernier que ma carrière avait commencé et se terminerait à CJMC. Autant vous le dire, s'il doit en être ainsi, je vais vivre avec : j'aime autant ne plus du tout avoir de micro que de jouer à la pute devant des individus de son genre ou de me contenter de lire la météo et l'horoscope en abordant seulement des sujets kétaines pour éviter de déplaire à de vieilles bonnefemmes ou à des politiciens qui ne veulent que l'on les flatte dans le bon sens du poils. Pour reprendre une expression de ma défunte mère : j'aime mieux manger du baloney sur le plancher que d'occuper un emploi m'obligeant à jouer à la guidoune.

Pendant ce temps, ce blog, que j'ai créé suite à la perte de mon emploi, me permet de demeurer en contact avec vous. Quelque 308 000 visites plus tard, compte tenu de mes moyens et de la visibilité limitée de celui-ci, je crois qu'il est une réussite.

Les coupures qui se produisent actuellement dans le monde des médias ne laissent présager rien de bon dans le domaine médiatique, que l'on pense à la disparition de journaux régionaux et la coupure de correspondants par des joueurs majeurs de l'industrie. Cependant, la convergence de diverses technologies laisse présager d'autres possibilités. J'estime être assez polyvalent pour éventuellement trouver une niche médiatique me convenant. D'ici ce temps, je vous donne rendez-vous ici, avec le Blog de P.A. Beaulieu.

dimanche 11 novembre 2012

Sujets du 11 novembre 2012

Proverbe/citation du jour
"Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets." -Anonyme


En ce jour du souvenir
En ce 11 novembre, jour du Souvenir, souvenons-nous non seulement des gens qui se sont battus et qui sont aussi morts dans les guerres du passé, mais qui le font dans les guerres présentes, notamment en Afghanistan.

Je reprends ici un texte que j'ai trouvé durant l'après-midi sur la page Facebook de Laurent Proulx. Il s'agit de paroles prononcées par un homme qui a sauté en parachute en France en 1944  :

« Tu sais mon gars, ne t'en fais pas trop avec ce que les gens disent. Avant que l'on parte pour l'Europe, les gens disaient la même chose qu'ils vous disent à vous pour l'Afghanistan. Que c'est pas notre guerre, qu'on a pas d'affaire là etc. Imagine toi si on y était pas allé... L'histoire saura vous rendre justice comme elle nous a rendu justice... »



Liberté d'expression au Québec
Je souhaite aujourd'hui vous faire part de mes impressions personnelles relativement à la liberté d'expression au Québec, en lien avec un événement marquant de ma vie personnelle qui a eu lieu il y a précisément un an.

Le 11 novembre 2011, je perdais mon emploi d'animateur radiophonique du matin à la station de radio FM 100,3 à Sainte-Anne-des-Monts. Je ne suis pas superstitieux mais j'ai l'impression que le chiffre 11 me porte malheur, car j'ai perdu mon emploi suite à un appel de mon patron que j'ai reçu à 11h, le 11e jour sur 11e mois de l'année 2011!!!

Perdre son emploi est une situation difficile, et ce l'est plus encore lorsqu'on se fait indiquer la porte cavalièrement. Je ne vous cacherai pas qu'en plus, lorsque l'on occupe un poste qui fait en sorte que nous sommes connus du grand public, c'est encore plus difficile, humiliant même, d'autant plus que j'habite une petite ville où tout le monde se connaît. Je suis heureux que justice ait été rendue, je ne garde aucune rancune envers qui que ce soit et je considère que tout cela est du passé, préférant me tourner vers l'avenir, en espérant finir par me trouver un autre micro. Par contre, cela impliquerait un départ de la Haute-Gaspésie, car les emplois en animation radiophonique sont rares dans mon coin de pays!

Je suppose que si les médias avaient couvert la nouvelle concernant la décision de l'arbitre Jean-Paul Boily, qui a conclu que j'ai été injustement congédié, avait paru un autre jour que le 4 septembre 2012, qui était une journée d'élections, on en aurait probablement entendu parler beaucoup plus. N'empêche que le Journal de Québec en a fait mention, tout comme Radio-Canada, et que j'ai réalisé quatre entrevues sur le sujet durant cette journée, une sur les ondes d'une radio de Montréal, deux dans la région de Québec et une autre au Saguenay. Curieusement, mis à part un article sur le site Web du journal local, je n'ai pas connaissance que la nouvelle a été publiée ailleurs et n'a pas figuré dans la version imprimée de l'hebdomadaire local.

Jean-Paul Boily a été clair dans sa décision, on peut y lire que n'eut été des pressions et des menaces de poursuite de la part du député de Matane d'alors, Pascal Bérubé, je n'aurais pas perdu mon emploi ce jour de novembre 2011. Ce sont des menaces de poursuite qui ont poussé mon ancien employeur à m'indiquer la porte. Il aurait été question dans une conversation téléphonique entre mon ancien patron et du député d'un dossier de 25 preuves qui auraient été accumulées comme étant des attaques que je lançais à l'endroit du député, qui aurait aussi allégué qu'il voulait porter plainte au CRTC et qu'il avait l'appui de six organismes communautaires pour le faire.

Oui j'ai brassé les ondes radiophoniques en Haute-Gaspésie, oui j'ai dit des choses qui ont dérangé des gens, mais je lance le défi à quiconque de prouver que j'ai diffamé qui que ce soit ou propagé des mensonges en ondes ou via mon blog qui figurait sur le site de la station de radio. Je souhaite bonne chance à ceux et celles qui seraient tentés de vouloir le prouver!

C'est pour cela que je m'arrête ici à la liberté d'expression au Québec. Si vous croyez qu'elle existe vraiment, vous vous trompez, et royalement à part ça.

La liberté d'expression au Québec est comparable à celle qui règne dans un pays du tiers monde mesdames et messieurs, aussi simple que cela. Elle est totale cette liberté pour ceux et celles qui pensent comme les autres.

On a le droit de dire ce que les autres pensent, mais on n'a pas le droit de parler contre. On nous laisse la possibilité de s'exprimer au Québec, oui, mais dès que ce que l'on dit commence à avoir de l'effet, si cela ne va pas dans le sens du courant de pensée imposé, on fera en sorte de te faire taire. Croyez-moi si je vous dit que je sais très bien ici de quoi je parle. Pensez à des gens comme le Doc Mailloux, André Arthur, Éric Duhaime ou Richard Martineau par exemple. Ces gens ont fait l'objet de nombreuses critiques et de poursuites et ont été salis alors qu'ils ne faisaient que dire tout haut ce que tellement de gens pensent tout bas...

Le Québec est bien plus fermé et étroit que vous ne le pensez, parce qu'il y a une multitude de vérités qui ne doivent pas être dites, et gare à ceux qui osent en parler! Je crois que nous avons un droit de parole mais à géométrie variable, en ce sens que l'on peut être très critique face à un sujet ou une personne et cela passe très bien, mais si l'on applique la même recette à un autre sujet ou à une autre personne, on commet un « crime grave ».

Vous en voulez des exemples? Vous pouvez dire que l'Islam est une religion de paix et de tolérance et personne ne vous critiquera. Dites le contraire et préparez-vous à subir une tempête! Par contre, vous pouvez déblatérer contre la religion catholique autant que vous le voulez et personne ne s'en prendra à vous. Idem sur des sujets comme la condition féminine, les abuseurs du système qui profitent du BES ou du chômage ou bien des homosexuels. Alors qu'il est très facile pour certaines personnes d'avoir une tribune ou des moyens de poursuivre en justice, d'autres n'ont pratiquement aucun support et le seul droit qu'on leur accorde est de fermer leur gueule!!!

Vous n'en entendrez probablement jamais parler, mais je peux vous donner l'assurance qu'au niveau médiatique, certains élus et d'autres personnalités publiques utilisent amplement la menace de poursuites judiciaires pour faire taire les gens qui ne sont prononcent pas dans un sens similaire à celui désiré.

Vous remarquerez également que des gens se disant ouverts et tolérants sont "rapides sur le piton" quand par exemple ce qui se dit sur les ondes de radios qu'ils décrivent comme étant "poubelles" leur déplaît. D'une part on se dit tolérant, de l'autre on cherche à faire fermer la gueule de ceux qui ne pensent pas comme nous!

Pour en revenir à mon congédiement il y a un an, autant vous le dire, si vous en venez un jour à défendre vos droits en cas de situation similaire, il vous faudra faire preuve de patience. La saga entourant mon congédiement ne s'est terminée que tout récemment. J'ai porté plainte pour congédiement injuste à la mi-décembre 2011, la conciliation s'est déroulée jusqu'à la mi-mars 2012, mais n'a pas donné de résultats. Conséquemment, j'ai fait une demande d'arbitrage, et c'est le 6 août 212 dernier, à Sainte-Anne-des-Monts que la séance a eu lieu. La décision de l'arbitre m'est finalement parvenue le 31 août et le dossier a été fermé officiellement la semaine dernière.

Si vous désirez en apprendre davantage sur l'histoire me concernant, voici divers liens sur le sujet, dont une entrevue en deux parties que j'ai accordé à Sylvain Bouchard, du FM 93 de Québec, le matin du 4 septembre dernier.

Couverture de la nouvelle par Radio-Canada :

Article dans le Journal de Québec (réservé aux membres toutefois) :

Article paru sur le site Web du journal Le Riverain :

Entrevue avec Sylvain Bouchard :


Ai-je selon vous passé les bornes? À vous d'en juger! Et parlant de liberté d'expression, vous avez la possibilité d'émettre vos commentaires dans la section destinée à cette fin!