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vendredi 11 novembre 2016

Le 11 novembre 2016

Proverbe/citation du jour
« Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. »-George Santayana


Jour du souvenir : où sont les coquelicots en Haute-Gaspésie?
Le 11 novembre est le Jour du Souvenir. Je salue les militaires actuels et les vétérans, en vous invitant à en faire de même.

Bravo aux cadets du Corps 1409 qui ont tenu une activité le 5 novembre dernier, dans les locaux de la Légion canadienne.




D'autres détails sur des activités qui ont eu lieu le 6 novembre, via L'Avantage.

Je porte un coquelicot depuis le début du mois de novembre. J’ai pris le mien dans un restaurant rapide en passant par Mont-Joli. Le même jour, j’ai croisé des vétérans qui en vendaient à l’entrée d’un grand magasin de Rimouski. C’est la raison pour laquelle beaucoup de clients présents sur place lors de mon passage en arboraient aussi un. Je trouve dommage que l’on n’en voit pas autant ici, en Haute-Gaspésie.
 

D’autres informations sur le Jour du Souvenir ici.




« Le 11e jour du 11e mois 2011, à la 11e heure », je ne crois pas à la numérologie mais...
Il y a cinq ans, jour pour jour, je perdais mon poste d’animateur radiophonique, suite à un appel de menaces du député de Matane d’alors, Pascal Bérubé, le 11e jour du 11e mois 2011, à la 11e heure (enfin, presque, c’était aux environs de 10h45, j’étais à enregistrer les avis de décès qui étaient alors diffusées à 11h15.)

Cinq ans plus tard, je persiste et je signe. Traitez-moi de fanatique si le coeur vous en dit, mais c’est ça qui est ça : tant et aussi longtemps que l’élu à l’origine de mon renvoi n’aura pas eu à rendre de comptes relativement à ses magouilles à mon endroit, parce que jamais il n’a eu à le faire, je ne lâcherai pas prise.

Mon histoire démontre à quel point les représentants des médias ont une morale à géométrie variable. Je suis un animateur libertarien ("de droite" diront plusieurs) qui n'a jamais mâché ses mots, qu'on a pointé du doigt à maintes reprises, et pourtant, si vous fouillez dans toutes les archives radiophoniques qui me sont liées, il n'y a jamais eu la moindre mise en demeure envoyée à la station relativement à mes interventions en ondes, ni la moindre poursuite. Il n'y a même pas eu une seule plainte au Conseil de presse.

L'arbitre qui a traité l'histoire de mon congédiement m'a entièrement donné raison dans l'affaire : les motifs pour me congédier étaient insuffisants. J'ai reçu une compensation de $14 700.00, sans possibilité de reprendre mon micro toutefois. Si vous vous demandez ce que j'ai fait de cette somme, dites vous que plus de $5500.00 sont passés en frais d'avocat. J'ai ensuite utilisé $6000.00 pour régler un problème que je traînais depuis trente ans, en me payant une chirurgie pour corriger ma myopie, en juillet 2013. Le reste est allé dans mon REER.

Les médias ont à peine parlé de mon histoire, sinon un ou deux articles perdus dans un coin de journal et une mention aux nouvelles régionales de Radio-Canada, le 4 septembre 2012, le jour des élections. Quelques stations de radio m'ont demandé en entrevue aussi, notamment le FM 93 à Québec, la défunte station de Radio X à Montréal, KYK FM au Saguenay et Radio-Pirate.

L'histoire a vite été enterrée. Si j'avais été "de la bonne gang", et si c'était un député libéral ou conservateur qui avait été à l'origine de mon renvoi, soyez assurés que Radio-Canada aurait accordé pas mal plus de temps à l'affaire.

En ondes au FM 100,3, en juin 2009
Pour ce qui est de CJMC FM 100,3, rien ne change. Il m’arrive de porter oreille au contenu qu’on y propose et à mon avis, ça ne vole pas haut. Remarquez bien que même si je considère les entrevues qu’on peut entendre complaisantes, tout comme les commentaires liés à l’actualité, le personnel en place fait de son mieux avec le peu de ressources dont il dispose.

Depuis 2011, j’ai eu quelques offres pour du travail dans le domaine des médias. Je n’ai pas quitté la région parce que le salaire et les conditions que l’on m’offrait ne justifiaient pas que je quitte mon emploi actuel, bien que les défis radiophoniques offerts étaient intéressants. Il m’arrive quand même de participer à des émissions radiophoniques comme chroniqueur (à En direct de nulle part notamment) ou bien dans d’autres médias, comme ç’a été le cas lorsque le contenu de mon blog (lancé peu après la perte de mon emploi à CJMC) intéresse d’autres médias.

Certains médias me présentent comme « blogueur et ancien animateur radiophonique ». Sachez qu’en ce qui me concerne, je me considère toujours comme animateur radio et un jour viendra où j’aurai un nouveau micro.

En ce qui concerne la photo ci-jointe, elle a été prise dans le studio de mise en ondes du FM 100,3, en juin 2009. Je m’étais à l’époque mis sévèrement au régime, arrêtant même les poids et haltères pour maigrir davantage. Je pesais 160 livres environ. De nos jours, j’en pèse 205. J’aurais intérêt à recommencer le jogging et à surveiller davantage ce que je bouffe! :P

mardi 11 novembre 2014

Sujets du 11 novembre 2014

Proverbe/citation du jour
«La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées.»-Victor Hugo

En ce jour du Souvenir


Peu de chansons rock portent sur le jour du Souvenir. Vous l'ignorez peut-être, mais Bryan Adams en chante, voici, tirée de son album « Into The Fire », datant de 1987, « Remembrance Day » :



Une autre raison de me souvenir, personnelle, celle-là
Le jour du Souvenir a aussi une autre signification pour moi, plus personnelle, celle-là : le 11 novembre 2011, je me faisais mettre à la porte de CJMC, FM 100,3, à Sainte-Anne-des-Monts.

Source : Radio-Canada
Mon patron ayant cédé aux menaces du député de Matane, Pascal Bérubé, qui menaçait de poursuivre la station pour mes propos en ondes et de porter plainte au CRTC, arguant avoir un dossier de 25 preuves et l'appui d'organismes communautaires. Le propriétaire de Radio du Golfe a préféré me jeter dehors, alors qu'il était clair que ce n'était là que des menaces basées sur des motifs nettement insuffisants pour justifier mon renvoi. La décision d'un arbitre, neuf mois plus tard, l'a démontré. Vous trouverez d'autres détails en suivant ce lien, puis un autre. J'ai un conseil à vous donner en lien avec cette histoire : si, lors d'un renvoi, vous pouvez sincèrement dire que vous avez été mis dehors injustement, BATTEZ-VOUS.

Trois ans plus tard, je n'ai toujours pas de nouveau micro. N'allez pas croire pour autant que j'ai complètement abandonné l'idée d'animer à nouveau un jour.

Quelques possibilités se sont présentées, mais en considérant le salaire offert en lien avec ce que je perdais en me déplaçant, le jeu n'en valait pas la chandelle. Mon style radiophonique dérange, ce qui limite d'autant plus les possibilités que je sois engagé, surtout en région, car ces petites stations évoluent dans des milieux frileux où il suffit de peu pour déranger, et les revenus publicitaires étant limités par la petitesse du marché, les propriétaires souhaitent ne pas courir de risques. Je les comprends.

Le très gaugauche directeur de la programmation d'une station gaspésienne m'a lancé sur Internet l'été dernier que ma carrière avait commencé et se terminerait à CJMC. Autant vous le dire, s'il doit en être ainsi, je vais vivre avec : j'aime autant ne plus du tout avoir de micro que de jouer à la pute devant des individus de son genre ou de me contenter de lire la météo et l'horoscope en abordant seulement des sujets kétaines pour éviter de déplaire à de vieilles bonnefemmes ou à des politiciens qui ne veulent que l'on les flatte dans le bon sens du poils. Pour reprendre une expression de ma défunte mère : j'aime mieux manger du baloney sur le plancher que d'occuper un emploi m'obligeant à jouer à la guidoune.

Pendant ce temps, ce blog, que j'ai créé suite à la perte de mon emploi, me permet de demeurer en contact avec vous. Quelque 308 000 visites plus tard, compte tenu de mes moyens et de la visibilité limitée de celui-ci, je crois qu'il est une réussite.

Les coupures qui se produisent actuellement dans le monde des médias ne laissent présager rien de bon dans le domaine médiatique, que l'on pense à la disparition de journaux régionaux et la coupure de correspondants par des joueurs majeurs de l'industrie. Cependant, la convergence de diverses technologies laisse présager d'autres possibilités. J'estime être assez polyvalent pour éventuellement trouver une niche médiatique me convenant. D'ici ce temps, je vous donne rendez-vous ici, avec le Blog de P.A. Beaulieu.

dimanche 11 novembre 2012

Sujets du 11 novembre 2012

Proverbe/citation du jour
"Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets." -Anonyme


En ce jour du souvenir
En ce 11 novembre, jour du Souvenir, souvenons-nous non seulement des gens qui se sont battus et qui sont aussi morts dans les guerres du passé, mais qui le font dans les guerres présentes, notamment en Afghanistan.

Je reprends ici un texte que j'ai trouvé durant l'après-midi sur la page Facebook de Laurent Proulx. Il s'agit de paroles prononcées par un homme qui a sauté en parachute en France en 1944  :

« Tu sais mon gars, ne t'en fais pas trop avec ce que les gens disent. Avant que l'on parte pour l'Europe, les gens disaient la même chose qu'ils vous disent à vous pour l'Afghanistan. Que c'est pas notre guerre, qu'on a pas d'affaire là etc. Imagine toi si on y était pas allé... L'histoire saura vous rendre justice comme elle nous a rendu justice... »



Liberté d'expression au Québec
Je souhaite aujourd'hui vous faire part de mes impressions personnelles relativement à la liberté d'expression au Québec, en lien avec un événement marquant de ma vie personnelle qui a eu lieu il y a précisément un an.

Le 11 novembre 2011, je perdais mon emploi d'animateur radiophonique du matin à la station de radio FM 100,3 à Sainte-Anne-des-Monts. Je ne suis pas superstitieux mais j'ai l'impression que le chiffre 11 me porte malheur, car j'ai perdu mon emploi suite à un appel de mon patron que j'ai reçu à 11h, le 11e jour sur 11e mois de l'année 2011!!!

Perdre son emploi est une situation difficile, et ce l'est plus encore lorsqu'on se fait indiquer la porte cavalièrement. Je ne vous cacherai pas qu'en plus, lorsque l'on occupe un poste qui fait en sorte que nous sommes connus du grand public, c'est encore plus difficile, humiliant même, d'autant plus que j'habite une petite ville où tout le monde se connaît. Je suis heureux que justice ait été rendue, je ne garde aucune rancune envers qui que ce soit et je considère que tout cela est du passé, préférant me tourner vers l'avenir, en espérant finir par me trouver un autre micro. Par contre, cela impliquerait un départ de la Haute-Gaspésie, car les emplois en animation radiophonique sont rares dans mon coin de pays!

Je suppose que si les médias avaient couvert la nouvelle concernant la décision de l'arbitre Jean-Paul Boily, qui a conclu que j'ai été injustement congédié, avait paru un autre jour que le 4 septembre 2012, qui était une journée d'élections, on en aurait probablement entendu parler beaucoup plus. N'empêche que le Journal de Québec en a fait mention, tout comme Radio-Canada, et que j'ai réalisé quatre entrevues sur le sujet durant cette journée, une sur les ondes d'une radio de Montréal, deux dans la région de Québec et une autre au Saguenay. Curieusement, mis à part un article sur le site Web du journal local, je n'ai pas connaissance que la nouvelle a été publiée ailleurs et n'a pas figuré dans la version imprimée de l'hebdomadaire local.

Jean-Paul Boily a été clair dans sa décision, on peut y lire que n'eut été des pressions et des menaces de poursuite de la part du député de Matane d'alors, Pascal Bérubé, je n'aurais pas perdu mon emploi ce jour de novembre 2011. Ce sont des menaces de poursuite qui ont poussé mon ancien employeur à m'indiquer la porte. Il aurait été question dans une conversation téléphonique entre mon ancien patron et du député d'un dossier de 25 preuves qui auraient été accumulées comme étant des attaques que je lançais à l'endroit du député, qui aurait aussi allégué qu'il voulait porter plainte au CRTC et qu'il avait l'appui de six organismes communautaires pour le faire.

Oui j'ai brassé les ondes radiophoniques en Haute-Gaspésie, oui j'ai dit des choses qui ont dérangé des gens, mais je lance le défi à quiconque de prouver que j'ai diffamé qui que ce soit ou propagé des mensonges en ondes ou via mon blog qui figurait sur le site de la station de radio. Je souhaite bonne chance à ceux et celles qui seraient tentés de vouloir le prouver!

C'est pour cela que je m'arrête ici à la liberté d'expression au Québec. Si vous croyez qu'elle existe vraiment, vous vous trompez, et royalement à part ça.

La liberté d'expression au Québec est comparable à celle qui règne dans un pays du tiers monde mesdames et messieurs, aussi simple que cela. Elle est totale cette liberté pour ceux et celles qui pensent comme les autres.

On a le droit de dire ce que les autres pensent, mais on n'a pas le droit de parler contre. On nous laisse la possibilité de s'exprimer au Québec, oui, mais dès que ce que l'on dit commence à avoir de l'effet, si cela ne va pas dans le sens du courant de pensée imposé, on fera en sorte de te faire taire. Croyez-moi si je vous dit que je sais très bien ici de quoi je parle. Pensez à des gens comme le Doc Mailloux, André Arthur, Éric Duhaime ou Richard Martineau par exemple. Ces gens ont fait l'objet de nombreuses critiques et de poursuites et ont été salis alors qu'ils ne faisaient que dire tout haut ce que tellement de gens pensent tout bas...

Le Québec est bien plus fermé et étroit que vous ne le pensez, parce qu'il y a une multitude de vérités qui ne doivent pas être dites, et gare à ceux qui osent en parler! Je crois que nous avons un droit de parole mais à géométrie variable, en ce sens que l'on peut être très critique face à un sujet ou une personne et cela passe très bien, mais si l'on applique la même recette à un autre sujet ou à une autre personne, on commet un « crime grave ».

Vous en voulez des exemples? Vous pouvez dire que l'Islam est une religion de paix et de tolérance et personne ne vous critiquera. Dites le contraire et préparez-vous à subir une tempête! Par contre, vous pouvez déblatérer contre la religion catholique autant que vous le voulez et personne ne s'en prendra à vous. Idem sur des sujets comme la condition féminine, les abuseurs du système qui profitent du BES ou du chômage ou bien des homosexuels. Alors qu'il est très facile pour certaines personnes d'avoir une tribune ou des moyens de poursuivre en justice, d'autres n'ont pratiquement aucun support et le seul droit qu'on leur accorde est de fermer leur gueule!!!

Vous n'en entendrez probablement jamais parler, mais je peux vous donner l'assurance qu'au niveau médiatique, certains élus et d'autres personnalités publiques utilisent amplement la menace de poursuites judiciaires pour faire taire les gens qui ne sont prononcent pas dans un sens similaire à celui désiré.

Vous remarquerez également que des gens se disant ouverts et tolérants sont "rapides sur le piton" quand par exemple ce qui se dit sur les ondes de radios qu'ils décrivent comme étant "poubelles" leur déplaît. D'une part on se dit tolérant, de l'autre on cherche à faire fermer la gueule de ceux qui ne pensent pas comme nous!

Pour en revenir à mon congédiement il y a un an, autant vous le dire, si vous en venez un jour à défendre vos droits en cas de situation similaire, il vous faudra faire preuve de patience. La saga entourant mon congédiement ne s'est terminée que tout récemment. J'ai porté plainte pour congédiement injuste à la mi-décembre 2011, la conciliation s'est déroulée jusqu'à la mi-mars 2012, mais n'a pas donné de résultats. Conséquemment, j'ai fait une demande d'arbitrage, et c'est le 6 août 212 dernier, à Sainte-Anne-des-Monts que la séance a eu lieu. La décision de l'arbitre m'est finalement parvenue le 31 août et le dossier a été fermé officiellement la semaine dernière.

Si vous désirez en apprendre davantage sur l'histoire me concernant, voici divers liens sur le sujet, dont une entrevue en deux parties que j'ai accordé à Sylvain Bouchard, du FM 93 de Québec, le matin du 4 septembre dernier.

Couverture de la nouvelle par Radio-Canada :

Article dans le Journal de Québec (réservé aux membres toutefois) :

Article paru sur le site Web du journal Le Riverain :

Entrevue avec Sylvain Bouchard :


Ai-je selon vous passé les bornes? À vous d'en juger! Et parlant de liberté d'expression, vous avez la possibilité d'émettre vos commentaires dans la section destinée à cette fin!