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vendredi 31 décembre 2021

Le 31 décembre 2021

30 ans

Le temps passe vite, très vite. Comme le dit si bien Gonzalo "Coach Red Pill" Lira, les jours sont longs, mais les décennies sont courtes.

Il y a 30 années pile, j'animais en solo pour la première fois, sur les ondes de la radio locale, CJMC 1490, devenue depuis Bleu FM 100,3.

Source
Après deux semaines d'entraînement, avec Guy Lavoie, qui animait aussi à l'époque, je me suis trouvé seul devant la console, le 31 décembre 1991, de 18h à 20h. J'ai par la suite animé pour une matinée du samedi, le 4 janvier 1992, de 7h à midi. 
 
Je n'ai aucune photo de cette époque, mais j'ai encore mon talon de paie pour une durée totale de six heures, à $5.25 l'heure, le salaire minimum de l'époque. Ce talon est encore quelque part, dans un de mes albums photos. Je ne l'ai pas à portée de main pour le présenter dans ce billet par contre.

Je souhaitais tenter ma chance dans le monde médiatique depuis mon temps au secondaire, mais c'est à l'automne 1991 que je me suis décidé à faire le saut. C'est suite à une fréquentation d'une jeune dame qui animait elle aussi à la radio mais qui m'a laissé après trois semaines, à l'été 1991, que je me suis donné comme défi de "faire le move". 

Je n'ai jamais réussi à reconquérir la jeune dame en question, mais j'y ai gagné une chance de réaliser un rêve en obtenant un micro, et en me faisant aussi un peu d'argent de poche pour mes études.

Je profite de l'écriture de ce billet pour inclure des liens vers d'autres que j'ai écrits dans le passé, à propos de la radio et des médias en général.

D'abord, mon billet à propos du "Vendredi noir", qui s'est produit le 30 septembre 1994, quand les réseaux Télémédia et Radiomutuel se sont fusionnés pour devenir Radiomedia.

Dans un billet de 2012, je me demandais si la radio AM a encore sa place au Québec. 10 ans plus tard, je crois encore que oui.

Toujours en 2012, je me demandais si la radio traditionnelle était morte, au Québec. Force est d'avouer, quand je me remémore de mes débuts en 1991 jusqu'à la fin de 2021, que si ce n'est pas le cas, elle s'est zombifiée, et pas à peu près.

samedi 13 novembre 2021

Le 12 novembre 2021

10 ans

Il y a dix années exactement, aujourd'hui, je faisais mes boîtes, après avoir été animateur au FM 100,3 (CJMC), à Sainte-Anne-des-Monts, durant quatre années et huit mois. Le 11 novembre 2011, mon patron, Jacques Vallée, a demandé à me rencontrer, et c'est le lendemain, le samedi 12 novembre 2011, que j'ai officiellement été mis à la porte de la radio.

La cause de mon renvoi? Essentiellement des menaces, du chantage, de la part du député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, qui cherchait à avoir ma peau depuis 2007, parce que contrairement à tellement d'autres représentants des médias, je ne lui ai jamais mangé dans la main.

Sur le coup, je me suis senti comme un boxeur se ramassant sur le derrière après avoir mangé un bon uppercut dans le ring.

C'est au début de la semaine suivante, le lundi soir, après souper, couché sur mon lit, que j'ai décidé de me battre, parce que j'avais de bonnes raisons de croire que j'étais victime d'une injustice.

J'ai eu ma réponse en arbitrage, au mois d'août 2012. J'ai gagné ma cause contre mon ancien patron.

Cependant, le principal responsable de mon congédiement, Pascal Bérubé, s'en est tiré sans la moindre égratignure.

10 ans plus tard, je ne change pas de cap : le député péquiste concerné dans cette affaire doit payer, non seulement pour ce qu'il m'a fait, mais aussi à d'autres représentants des médias, et des citoyens ordinaires qui l'ont dénoncé. Mon cas n'est pas unique : plusieurs autres représentants des médias ont fait l'objet de chantage, de même que quelques citoyens ordinaires.

Je reviendrai sur le sujet plus tard.

mardi 11 juin 2013

Sujets du 11 juin 2013

Proverbe/citation du jour
«Le plus important n'est pas l'argent mais la manière dont on le dépense.» -Moses Isegawa


Un serment d'allégeance pour faire tourner un manège
Des jeunes étudiants devant travailler au parc d'amusement de la Ronde, à Montréal, ont du faire un segment d'allégeance au syndicat des cols bleus de la FTQ, ce qui met des parents en furie, et ceux-ci ont communiqué avec divers médias pour le faire savoir.



Le fait de prêter serment quand on est un employé de l'État, que ce soit au fédéral ou au provincial, ou bien quand on est un élu, je comprends, mais pour faire tourner un manège, ben là...

Avez-vous remarqué l'emploi du mot "camarade" dans ce serment?

Ces mêmes syndicats viennent ensuite faire la morale à d'autres organisations en les accusant d'endoctriner et de soumettre le peuple?



6 millions pour une salle de spectacle par-ci, 3,5 millions pour un aéroport par là...
Je me demande bien franchement si nos élus et les directions de diverses villes et municipalités vivent dans la même dimension que la population régionale parfois!

Six millions de financement par-ci pour un projet de rénovation de la salle de spectacle de Gaspé, 3,5 millions par-là pour un projet d'allongement de la piste d'atterrissage de l'aéroport de Sainte-Anne-des-Monts, le gouvernement du Québec « investit » l'argent des contribuables afin d'assurer le développement de la Gaspésie, mais va-t-il dans la bonne direction? Le gouvernement provincial, de même que les gouvernements municipaux collaborant à ces projets, voient-ils vraiment au mieux de l'intérêt des citoyens ou ces sommes ne pourraient-elles pas servir à d'autres fins plus importantes?

On a annoncé lundi matin à Gaspé qu'une somme totale de six millions de dollars, sur un projet total de 10,5 millions (1,2 millions sont fournis par Ottawa, 1,4 millions par Gaspé, et le reste doit être obtenu via la MRC Côte-de-Gaspé, la commission scolaire et une campagne de financement) servira afin de rénover la salle de spectacle de l'école polyvalente C.E. Pouliot de l'endroit.

Vendredi dernier, à Sainte-Anne-des-Monts, c'est une somme totale de 3,5 millions de dollars qui a été annoncée comme dépenses afin de mettre à niveau la piste de l'aéroport local, en l'élargissant à 100 pieds et en l'allongeant de 500 autres, ce qui permettra la circulation d'un avion ambulance gouvernemental.

Alors que nombre de nos infrastructures tombent en morceau, que l'on pense aux routes de la région, aux réseaux d'égouts et d'aqueduc, cette somme totale de 9,5 millions n'aurait-elle pas pu être mieux dépensée?

Pourquoi ne lance-t-on pas l'invitation au privé à investir davantage, et que dire de la possibilité que des redevances pétrolières financent cette salle par exemple?

Si vous consultez le reportage de Radio-Canada portant sur Sainte-Anne-des-Monts, vous constaterez que la mairesse de l'endroit, Micheline Pelletier, de même que le directeur général de la ville, Martin Richard, se réjouissent de la possibilité qu'un avion-ambulance puisse atterrir. Soit, c'est là une bonne chose, mais en ajoutant leur souhait qu'une liaison aérienne avec Gaspé et Québec soit concrétisée et que cela serait bénéfique pour le trafic vers Anticosti et le Parc de la Gaspésie...

Est-ce que les représentants de la ville de Sainte-Anne-des-Monts sont conscients que le pourcentage de clientèle du parc arrivant par la voie des airs sera toujours minime comparativement au volume de touristes arrivant par la route? Mis à part pour une clientèle très sélect comme des fonctionnaires voyageant en avion, dont les déplacements sont payés par le peuple, ou bien quelques cas médicaux urgents, à qui servira l'aéroport?

Que pensent ces mêmes personnes de l'état du quai local? Une somme de 3,5 millions investie dans la restauration du quai ne serait-elle pas un investissement bien plus rentable, non seulement pour les usagers locaux, mais pour les plaisanciers qui pourraient accoster pour se rendre au parc, une clientèle offrant un potentiel bien plus grand que la clientèle « aérienne »?

Pour plus de détails :

mardi 31 janvier 2012

Sujets du 31 janvier 2012

Proverbe/citation du jour

« L'âme vile est enflée d'orgueil dans la prospérité et abattue dans l'adversité. » -Epicure


La contre-productivité liée aux courriels

Les courriels sont une cause majeure de perte de productivité au travail. En effet, il faut au travailleur plus d'une minute pour se remettre au travail après avoir répondu à un courrier électronique.

Selon des données sur le sujet, un travailleur doit répondre en moyenne à un total de 120 courriels et messages textes durant une journée de travail. Ajoutez à cela les coûts du « multitâches » et cela peut équivaloir à une perte de productivité d'une durée de 2,1 heures de travail par jour!!!

Selon Basex, un firme de consultants en technologies de l'information, vous avez intérêt à désactiver les fonctions d'alerte de votre compte de courriel et de votre service de messagerie instantanée et organiser votre travail de manière à consulter vos courriels aux 30 ou aux 60 minutes par exemple, où bien durant deux tâches distinctes.


La santé comme priorité à la ville de SADM

Jeudi de la semaine dernière, la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, a été interviewée par mon successeur sur les ondes du FM 100,3, Stéphane Cyr, au sujet des dossiers prioritaires à la ville de Sainte-Anne-des-Monts. Madame Pelletier a alors fait mention de la santé et de l'éducation. Par « santé », elle croit surtout en l'obstétrique, et par « éducation », en terme de formation professionnelle (DEP). Je vais aujourd'hui m'attarder au dossier « santé ». Je me promets de vous revenir bientôt au sujet de la formation professionnelle.

La mairesse dit vouloir un retour de l'obstétrique, car elle croit qu'ainsi, les jeunes familles d'ici et celles d'ailleurs intéressées à venir s'établir seront plus susceptibles de demeurer sur le territoire et d'assurer la présence d'une nouvelle génération de Gaspésiens. En ce sens, la mairesse a raison. Pour ma part, je me questionne à savoir si cela est vraiment une condition sine qua non pour attirer des familles dans notre région. Il est vrai que nous devons offrir les meilleurs services possibles aux familles en terme d'obstétrique, mais est-ce que ce facteur est vraiment si important pour les gens qui veulent venir vivre ici?

Je crois que l'orientation que veut prendre la mairesse Pelletier n'est pas celle qui devrait passer en priorité. En fait, à mon humble avis personnel, le premier facteur que nous devons prendre en considération dans le dossier de la santé en Haute-Gaspésie, c'est les personnes âgées.

Selon vous, dans quelle tranche de la population risquons nous de voir le plus les besoins augmenter au cours des décennies à venir : chez les personnes âgées ou bien chez les jeunes enfants? La population vieillissante va bien évidemment croître plus rapidement. Conséquemment, la ville de Sainte-Anne-des-Monts, si elle veut servir au mieux les intérêts du plus grand nombre, devrait plutôt consacrer ses énergies à s'assurer que notre milieu de vie offre non seulement un accès efficace au niveau de la santé, mais aussi à offrir des conditions de vie intéressantes pour ces personnes. La ville devrait donc orienter ses services pour que nous disposions de davantage d'infrastructures destinées à ces gens, que ce soit des sentiers pédestres, un club d'ornithologie, de petits parcs, etc.

Aussi, en terme de démarches pour attirer des investisseurs, au lieu de consacrer des énergies à des éléphants blancs comme Xunlight, nos élus municipaux devraient plutôt axer leurs efforts sur des projets plus modestes et plus viables, comme des maisons pour retraités. Il n'y aura certainement pas à Sainte-Anne-des-Monts un projet de tours comme celui de Rimouski, mais rien n'empêche la construction de foyers pour personnes âgées et une promotion de celles-ci auprès par exemple de gens retraités ou pré-retraités habitant Montréal ou Québec en leur promettant un milieu de vie sain et sécuritaire. Ces maisons de retraite offriraient des possibilités d'emplois pour une population plus jeune (préposés aux bénéficiaires, infirmières, etc.) et à partir de ce moment la population plus jeune aurait des emplois, et avec les emplois, un salaire pour bâtir une famille. Vous me suivez dans mon délire???

Et l'obstétrique dans tout ça? Si le nombre de naissances n'est pour le moment pas assez grand pour justifier un tel service localement et que la fourniture de ces services est difficile, alors que les autorités de la santé s'assurent que les moyens pour aider les mères enceintes à obtenir un minimum de services locaux soient en place, tout en facilitant leur transport et leur hébergement à Gaspé, Matane ou Rimouski si nécessaire. Je suis conscient que cela n'est pas l'idéal pour les personnes visées, mais peut-être est-ce de voir les choses de manière réaliste, pragmatique.

Pour conclure, en ce qui a trait à l'entrevue de la mairesse Pelletier, j'ai remarqué qu'à la toute fin, cette dernière se disait heureuse du retour de Stéphane Cyr sur les ondes du FM 100,3. Doit-on en conclure qu'elle était malheureuse de la situation qui prévalait avant???

Je n'ai eu en entrevue la mairesse Pelletier qu'une seule fois, en octobre 2008, lorsqu'elle a annoncé durant mon émission «La Haute-Gaspésie ce matin » qu'une usine de panneaux solaires de 200 emplois verrait le jour à Sainte-Anne-des-Monts. J'ai le matin même, en cinq arguments, exprimé mon incrédulité face à cette annonce, ce qui m'a valu de voir mon « scepticisme » dénoncé, notamment lors de la conférence de presse à l'ancienne usine Spielo plus tard ce même jour. J'ai d'ailleurs dans mes archives personnelles des extraits audio sur le sujet où, même si je ne suis pas directement nommé, je suis clairement visé.

Un peu plus de trois années plus tard, on peut se poser la question : qui a eu raison pour Xunlight? Est-ce que ma prise de position dans ce dossier (et dans d'autres comme Ex-Voto), aurait indisposé certaines personnes? Les élus de notre région sont-ils intolérants face à des individus qui questionnent, dans les limites de l'acceptable selon mon humble avis, leurs prises de position et leur gestion du bien commun?