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jeudi 3 janvier 2019

Le 2 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
« Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats. »-Philippe Bloch


Plus de DEP… PLUS DE DEP!!!
Ce n’est pas la première fois que je partage un meme du genre, et certainement pas la dernière :




Les personnes qui s’offusquent face à une image dans ce style sont en général celles qui ont complété (ou sont en voie de la faire) un diplôme qui ne mène à pas grand-chose, sinon rien.

Retenez bien qu’ici, je ne vise pas des techniques ou des baccalauréats dans le domaine médical ou scientifique (mis à part la biologie par exemple, qui est un refuge pour les « granules » plus souvent qu’autrement), mais plutôt des formations comme l’anthropologie ou l’histoire de l’art. Je ne crois pas avoir besoin de vous donner une liste ici, vous savez déjà.

La Haute-Gaspésie a besoin de plus de programmes de DEP (diplômes d’études professionnelles), je le répète en mettant de l’emphase, PLUS DE DEP, et je ne pense pas ici à des formations « moutte-moutte » mais à d’autres dans des domaines qui ont un avenir, dans la construction, les sciences et la technologie.

Non seulement l’ajout de programmes pertinent peut aider économiquement la région en amenant des jeunes d’ailleurs ici, avec ce que ça implique (logement, bouffe, loisirs) mais la population locale peut aussi en profiter, parce que rien n’empêche nos jeunes d’ici de compléter une formation qui mène à un emploi payant.

Pour une énième fois encore, je le répète aussi : la pire connerie qui a frappé la Haute-Gaspésie au cours des cinquante dernières années a été la fermeture quasi totale des programmes de formation professionnelle dans ce qui était alors non pas l’école Gabriel-Le Courtois, mais bien L’école POLYVALENTE Gabriel-Le Courtois.

jeudi 29 novembre 2018

Le 29 novembre 2018

Proverbe/citation du jour
“I did then what I knew how to do. Now that I know better, I do better.”-Maya Angelou


Qui des deux agit le plus intelligemment?
À mon avis, la pire connerie qui a frappé le Nord de la Gaspésie, au cours des 50 dernières années, a été l'abandon du secteur professionnel à Gabriel-Le Courtois. Remarquez qu'il n'y a pas qu'ici que le phénomène s'est produit, mais je m'attarde surtout à l'impact qu'il y a eu dans notre milieu.

Qui des deux ici bas fait le plus preuve d’intelligence, selon vous? La comparaison beurre un peu épais, je l'avoue, mais elle reflète quand même la réalité :




Cela ne veut pas dire que je découragerais complètement les jeunes d’aller au cégep ou à l’université, mais je ne me gênerais pas de leur donner mon point de vue, que je considère réaliste, sur le sujet, si j'étais à nouveau prof.

De nos jours, qui agit le plus brillamment, entre un étudiant qui va à l'UQAM pour obtenir une maîtrise en sociologie, ou bien un jeune qui étudie en plomberie et chauffage? Lequel des deux est le plus en mesure de contribuer au développement économique et social du Québec?

Somme toute, si je retournais enseigner dans une école secondaire, en 2018, soyez assurés que je dresserais une image positive du secteur professionnel et que j'encouragerais les jeunes à compléter un DEP dans un secteur significatif avant de les encourager à aller vers les études supérieures, surtout s'ils veulent aller étudier dans un domaine aux débouchés douteux... Je ne pense bien sûr pas ici à des formations dans le domaine des sciences et de la santé, mais à certains domaines des sciences humaines et sociales qui sont plus des écoles d'endoctrinement qu'autre chose.

Il est dommage que les grands penseurs qui ont scrappé le secteur professionnel, en Haute-Gaspésie et ailleurs, de même que les « lologues » qui brainwashent la jeunesse et qui l’encourage à obtenir des diplômes qui ne mènent nulle part uniquement pour sauver leur propre job, n’aient pas à rendre des comptes pour tous les dommages économiques et sociaux qui découlent de leurs actions.

Il doit sûrement y en avoir parmi vous qui se souviennent de cette époque, dans le courant des années 1980, où plusieurs jeunes d'ici et d'ailleurs se sont fait dire "T'es trop bon pour un DEP, va au cégep et à l'université."

Remarquez bien qu'il n'y a pas que notre coin de pays qui est passé par là, mais le tort qui a été causé par des "lologues" qui utilisaient le secteur des DEP comme voie de garage pour des cas de discipline et qui forçaient des étudiants à aller vers les études supérieures n'a pas aidé le développement économique et social, et ce à la grandeur du Québec.

Heureusement, depuis, l'ajout de programmes comme celui de monteurs de lignes, de plomberie et chauffage, et bientôt, de véhicules lourds, pousse le balancier dans l'autre direction.

Il faut plus encore. La possibilité qu'un DEP spécialisé en déneigement soit également offert à Sainte-Anne-des-Monts, ce qui serait une première au Québec.

Qu'en pensez-vous?

mardi 14 août 2018

Le 11 août 2018

Proverbe/citation du jour
« La formation est l’essence de tout succès. »-Arnaud Boti


Si je devenais à nouveau enseignant
Si je devenais à nouveau enseignant (ce qui est encore possible puisque j’ai toujours un permis d’enseigner valide pour deux provinces, soit le Québec, et Terre-Neuve-et-Labrador), je me ferais un devoir d’encourager les étudiants à se diriger dans des champs de formation qui mènent à autre chose que ceci :


Je ne peux oublier la destruction du secteur professionnel en Haute-Gaspésie, durant la seconde moitié des années 1980, alors que des grands penseurs de l’administration scolaire ont préféré orienter la formation vers les niveaux supérieurs tout en faisant fermer les programmes de DEP qui étaient offerts ici.

Combien de jeunes talentueux ont été encouragés à se diriger dans des domaines qui n’offrent aucun débouché valable, et combien d’autres se sont découragé et ont abandonné l’école au lieu de compléter un DEP?

C’est là, à mon avis, la pire connerie qui s’est produite dans notre coin de pays au cours des 50 dernières années.

jeudi 31 août 2017

Le 30 août 2017

Proverbe/citation du jour
“La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile.”-Jean Giono


Des diplômes dispendieux qui ne rapportent rien
Bien des diplômes ne valent rien. L’illustration qui suit est un bel exemple :




On parle ici de Megan, qui a étudié durant quatre ans dans un domaine stupide, qui se retrouve avec $100 000 de dettes, qui ne réussit pas à trouver un emploi et qui traite Mark comme étant une personne stupide parce qu’il n’a pas poursuivi des études au collège.

Et Mark lui? Il a fréquenté un collège technique durant une année (obtenant ainsi un DEP professionnel ou un équivalent), il a remboursé ses frais de scolarités en trois ans, il gagne $70 000 par année, et il se fout de Megan.

À quoi bon perdre deux années (et même plus) au cégep pour obtenir un DEC en sciences humaines, pour ensuite en perdre trois autre à l’université pour obtenir un dipôme qui ne nous mène nulle part? Le plus pathétique dans tout ça est que ces mêmes étudiants qui se font enguirlander par des profs qui ne cherchent qu’à protéger leur emploi critiquent ensuite le système ou la droite, au lieu de s’attaquer aux véritables coupables, en reconnaissant qu’ils se sont fait « fourrer d’aplomb » en choisissant un parcours académique sans le moindre débouché valable.

Le Québec compte encore trop de gens comme Megan et pas assez d’autres comme Mark.

lundi 15 mai 2017

Le 12 mai 2017

Proverbe/citation du jour
“Un bon arbre peut loger dix mille oiseaux.”-Proverbe birman


Si vous vous demandez comment P.A. gagne sa croûte...
La question m’est posée régulièrement : « P.A., quel est ton emploi? » La réponse? Agent de location! En fait, peu après mon retour à Sainte-Anne-des-Monts, en janvier 2007, j’ai repris le travail d’agent de location qu’occupait ma mère jusqu’à son décès, en juillet précédent, et ce tout en animant à la radio locale, cet autre emploi ayant duré jusqu’à la perte de mon micro, en novembre 2011.

J’œuvre à temps dans le domaine immobilier depuis l’automne 2012, travaillant à la fois pour l’entreprise familiale, qui compte trois immeubles, pour un total de 20 logements, de même que pour les Immeubles Dutoy, une compagnie qui possède dix immeubles, totalisant 77 logements, ici, à Sainte-Anne-des-Monts. C’est un travail à temps plein, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, 365 jours par année, mais je n’ai pas d’horaire du style « neuf à cinq ». Je dois cependant être prêt quand il y a une urgence, ou lorsqu’un client potentiel à la recherche d’un logement se présente.

Je travaille également comme surveillant d’immeubles pour trois autres entreprises.

Il m’arrive de temps à autres de faire de la pige pour divers médias, le présent blog et mon canal Youtube générant environ un centaine de dollars par année.

Cet horaire atypique me permet de consacrer une bonne partie de mes temps libres à la lecture, au visionnement de vidéos (j’écoute beaucoup de documentaires) et à l’entraînement physique (j’essaie d’aller au gymnase pratiquer la musculation au moins deux fois par semaine.)

Je gagne à peine la moitié de ce que j’avais comme salaire à l’époque où j’étais enseignant depuis 2006. Ma qualité de vie s’est cependant améliorée. Vous pouvez ne pas me croire, mais je réussis en ce moment à mettre plus d’argent de côté pour ma retraite via mon REER personnel que lorsque j’étais enseignant, en plus de pratiquer divers loisirs, comme la moto, le radioamateur ou le tir à la cible.


Appartements pour étudiants à Sainte-Anne-des-Monts
Tandis que j’y suis, j’en profite pour vous présenter des détails sur les logements spécialement destinés aux étudiants qui sont offerts par les Immeubles Dutoy :

Une affiche promotionnelle destinée aux étudiants en formation professionnelle


Les gens intéressés à en apprendre davantage à ce sujet peuvent me rejoindre aux coordonnées indiquées sur l’affiche ci-haut.

dimanche 11 décembre 2016

Le 10 décembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Le malheur commence quand les mots ne se suffisent pas à eux-mêmes.”-Alain Veinstein


Si j’avais à recommencer mon parcours académique...
« Si j’avais à recommencer mon parcours académique... »

Il est facile de parler ainsi, avec le recul. N’empêche que oui, justement, si j’avais à recommencer, ou si j’avais à faire la moindre suggestion à des gens plus jeunes que moi, quant à une formation à suivre, elle irait dans le sens qui suit :





Remarquez bien, la personne qui écrit le texte présentement sous vos yeux a complété un baccalauréat en enseignement du français au secondaire qui lui a permis d’obtenir une autorisation permanente d’enseigner non seulement au Québec, mais également à Terre-Neuve-et-Labrador, mais aussi 27 des 30 crédits nécessaires pour un certificat en administration de niveau universitaire, en plus d’une AEC en programmation, sans oublier un D.E.S., et un D.E.C. en sciences humaines. J’ai enseigné dans diverses écoles, autant au niveau primaire qu’au niveau secondaire, à titre d’enseignant généraliste, de 1994 à 2006. Ce cumul de formation me permettait d'avoir un meilleur salaire quand j'étais prof, mais je n'ai jamais eu une cenne noire de l'heure en plus à cause de ma scolarité comme animateur radio ou dans les autres emplois que j'ai occupés.

Ce qui me fait le plus rire, c'est quand j'entends un étudiant qui a une maîtrise en sciences molles se lamenter de ne pas trouver d'emploi autre que comme commis dans un restaurant. La réalité te saute en pleine face bonhomme, mais tu ne veux pas la reconnaître : ton diplôme qui t'as coûté des milliers de dollars ne vaut RIEN, et si tu souhaites exprimer ta colère, au lieu de gueuler contre les grandes compagnies ou contre un gouvernement qui veut augmenter les frais de scolarité ou couper des programmes, tu devrais plutôt confronter les profs gogauches qui t'ont endormi durant des années en te faisant croire que ton diplôme te permettrait de décrocher la Lune!

Je ne crois pas que des études supérieures rendent une personne plus intelligente. Au contraire, dans une multitude de situations, elles ne font que renforcer sa stupidité, surtout si la personne concernée étudie en sciences molles (ou dans un domaine lié à la biologie, si elle évolue dans le domaine des sciences.)

Dans le courant des années 1980, le secteur professionnel a été détruit, chez nous en Haute-Gaspésie comme ailleurs, parce qu’on s’en servait comme une voie de garage pour des cas disciplinaires, en forçant des étudiants talentueux qui auraient pu y réussir à aller à des niveaux supérieurs. Nous en payons encore le prix et nous le paierons longtemps encore.

Durant les dernières années où j’ai enseigné, je me suis fait un devoir de suggérer fortement aux jeunes d’envisager des études dans un D.E.P., un niveau qui était démonisé au moment où j’étais moi-même étudiant au secondaire. Compléter un D.E.P. n’exige qu’une année de plus au secondaire. Ajouter une technique et cela ne veut dire qu’une année de plus qu’un D.E.C. qui ne vaut rien en tant que tel comparativement à une technique. Cela ne veut dire en tout que deux années d’études en plus pour une personne qui compléterait finalement un B.A.C., une maîtrise ou un doctorat.

Cela n’est rien en lien avec la durée d’une vie, mais un gars qui a complété un cours de sept mois comme monteur de lignes peut gagner bien plus dans sa vie qu’un diplômé en sciences molles de niveau universitaire, que cela plaise aux grands penseurs de notre société ou non.

À vous de juger ce que nous devrions placer en priorité en terme de formations professionnelles en Haute-Gaspésie!

lundi 30 novembre 2015

Le 30 novembre 2015

Proverbe/citation du jour
“Education. Ce qui révèle aux sages et dissimule aux sots leur manque de compréhension.”-Ambrose Pierce


C'est bien beau obtenir un diplôme, mais qu'en est-il de sa valeur réelle?
Alors qu'on annonce qu'après avoir traîné de la patte pendant plusieurs années, le Bas-Saint-Laurent atteint le meilleur taux de diplomation au secondaire au Québec, ce qui est une bonne nouvelle il faut le reconnaître, je me questionne quand même relativement à la pertinence des diplômes obtenus. Aussi, je ne suis pas certain qu'un DES actuel valent autant qu'une sixième année d'antan, au nombre de jeunes illettrés diplômés que notre système produit, mais cela, c'est une autre histoire...

Remarquez, ici, je ne m'arrête pas qu'au niveau secondaire. Je pense aussi aux collèges et aux universités : que valent concrètement les diplômes obtenus? Qu'amènent-ils comme de plus au potentiel économique de notre région?

Supposons que 50 nouveaux diplômés reviennent en Gaspésie, séparés en deux groupes de 25, qui se répartissent comme suit :

Groupe 1

  • Cinq diplômes du DES général au secondaire
  • Cinq diplômés en sciences humaines au collégial
  • Cinq diplômés du collégial en récréologie
  • Cinq diplômés universitaires en sociologie
  • Cinq diplômés universitaires en philosophie


Groupe 2

  • Cinq diplômes du DEP en soudure
  • Cinq diplômés du DEP de montage de lignes
  • Cinq diplômés du DEP en camionnage
  • Cinq diplômés du collégial en soins infirmiers
  • Cinq diplômés universitaires en enseignement des mathématiques et des sciences


Au sein de lequel de ces deux groupes les jeunes ont le plus de chances de décrocher un emploi et de bien gagner leur vie dans leur champs d'études?

Qui est le plus susceptible d'occuper un emploi du style « niveau d'entrée sur le marché du travail », au salaire minimum sans pouvoir mettre son diplôme en valeur?

Poser ces questions, c'est y répondre!



Les diplômés de programmes aux débouchés limités, issus en très grande majorité du secteur des sciences humaines et sociales, qui se retrouvent avec des milliers de dollars de dettes, devraient plutôt, au lieu de beugler contre le système capitaliste au nom de « l'éducation gratuite », gueuler contre les représentants du système scolaire qui leur ont « fait des à croire »  pour protéger leur emploi de prof ou de cadre en éducation en endettant les générations futures.

La pire gaffe des 30 dernières années, sur le plan socio-économique, en Haute-Gaspésie, a été le démantèlement du secteur professionnel au secondaire. J'étais moi-même étudiant au secondaire à l'époque où on a fermé des programmes à l'école polyvalente Gabriel-Le Courtois (au milieu des années 1980). Le secteur professionnel était plus qu'autre chose une voie de garage où on expédiait les jeunes éprouvant des problèmes de discipline, alors qu'on en décourageait d'autres qui voulaient y étudier en leur disant qu'ils étaient trop doués pour un DEP et qu'ils devaient aller au collège ou à l'université.

De grands penseurs de la région, au lieu de faire la promotion de ces programmes, les ont donc fait fermer, pour que nos écoles forment les jeunes pour des « métiers supérieurs ». Nous en payons le prix, des décennies plus tard, et nous le paierons encore longtemps.

La mise en place du programme de formation pour les monteurs de ligne, de même que le programme en plomberie et chauffage, tout comme le programme de conduite de véhicules lourds, sont d'excellentes initiatives pour rétablir la situation.


Un truc photographique extraordinaire
Il suffit d'y penser... La photographie suivante a été obtenue en demandant au jeune couple de demeurer immobile pour une photo à longue exposition. Une troisième personne a couru autour du jeune homme et de la jeune femme avec un de ces trucs produisant des étincelles quand on l'allume. L'effet est magique!



jeudi 2 février 2012

Sujets du 2 février 2012

Proverbe/citation du jour

«La plus importante et la plus négligée de toutes les conversations, c'est l'entretien avec soi-même.» -Chancelier Oxenstiern



La perte des DEP : la pire catastrophe ayant touché la Haute-Gaspésie à ce jour

Quelle est, à votre avis, la pire catastrophe ayant touché la Haute-Gaspésie à ce jour? Nous pouvons penser à divers drames humains qui ont provoqué des décès, comme la tragédie de la Pharmacie Uniprix qui a brûlé durant les années 80 notamment.

Pour ma part, en terme de drame humain, et ce sans minimiser d'autres incidents ayant provoqué la mort de gens de chez nous, j'ai comme opinion que le démantèlement du secteur professionnel à l'école Gabriel-Le Courtois, qu'on pouvait encore appeler « polyvalente » à l'époque, est l'erreur ayant provoqué le plus de conséquences au niveau social.

Les gens qui ont complété leurs études à cette époque doivent certainement se souvenir du discours qu'on tenait dans le monde éducatif de la région, un discours, remarquez bien, qui était aussi tenu ailleurs : « Voyons, t'as trop de talent pour uniquement te contenter d'une formation professionnelle, alors complète ta formation générale, va au cégep, et plus tard tu seras un avocat ou un médecin... »

Les DEP étaient en quelque sorte une voie de garage dans laquelle certains bien-pensants orientaient notamment les cas problèmes. Des décideurs dans le monde de l'éducation voulaient à l'époque laisser tomber des formations comme celles offertes en mécanique, en soudure, en électricité, en cuisine, etc. pour se concentrer sur la formation supérieure. Je me souviens même avoir lu dans le Riverain jadis un article dans lequel le directeur général de la C.S. La Tourelle disait vouloir donner aux jeunes une orientation en fonction de « la culture ». On a donc carrément abandonné à peu près toutes les formations professionnelles offertes en Haute-Gaspésie et laissé d'autres écoles du territoire en donner certaines, que ce soit à Gaspé, Carleton ou Chandler.

Il est vrai qu'à l'époque on avait de la difficulté à remplir les classes de ces DEP avec des jeunes de la région immédiate. Pourquoi alors ne pas avoir négocié de manière plus serrée avec les autres commissions scolaires pour mieux « répartir la galette », en permettant au moins la survie de quelques-uns de ces programmes qu'auraient pu venir suivre des jeunes d'ailleurs pour remplir les classes?

Je lisais plus tôt cette semaine, dans le Bilan des perspectives du marché du travail de Jobboom, que 70% des emplois créés d'ici 2020 nécessiteront une formation professionnelle, collégiale ou universitaire. Aussi, les finissants de plusieurs domaines vont avoir l'embarras du choix de leur employeur car leur taux de chômage est de 0%!!!

Il est vrai qu'on parle dans certains cas de formations de niveau supérieur, mais avec quelques DEP en demande offerts dans la région, ne pourrions nous pas tirer notre épingle du jeu? Des gens formés ici, avec leur famille ici, pourraient profiter des perspectives de travail au Nord et réinjecteraient l'argent dans notre économie régionale. Or, à cause de grands penseurs qui ne voyaient qu'à court terme, nous sommes aujourd'hui collectivement hypothéqués sur ce plan!

Jobboom indique aussi qu'un déclin de la population en âge de travailler s'amorce à partir de 2013, ce qui veut dire qu'à long terme, la situation de l'emploi est extrêmement favorable. Les entreprises vont devoir continuer à produire avec moins de main d'oeuvre. Cela veut dire qu'on n'aura pas le choix de passer par une plus grande productivité, donc par un personnel mieux qualifié.

Au lieu de perdre leur temps dans des projets irréalistes, au lieu de perdre du temps à promouvoir « l'art et la culture » nos élus devraient faire passer en priorité le retour de DEP sur notre territoire. Il est vrai que nous devrons repartir à zéro et que la route est longue, mais ce serait là un investissement valable pour notre région sur le long terme, qu'en pensez-vous?


Pour plus de détails :

http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2012/01/20120131-103742.html



Le pourquoi de la basse criminalité en Suisse

Qu'il soit question d'infractions contre la personne ou bien contre la propriété, la Suisse est un des pays dans le monde où le taux de criminalité est des plus bas.

Par exemple, en Suisse, les vols de voitures sont presque inexistants. 90% des vols sont des vols... de bicyclettes! En guise de comparaison, le risque de cambriolage en Angleterre est d'environ 5,7%. Il est de 1,5% en Suisse.

Pour ce qui est du taux d'homicide, la Suisse a l'un des taux les plus bas dans le monde : 1,2 meurtre pour 100 000 habitants annuellement, et les statistiques indiquent que les meurtres impliquent presque uniquement des crimes passionnels ou bien des meurtres commis entre des réfugiés, donc des gens qui ne sont pas de souche. Aux États-Unis, ce taux est de 7,4 meurtres par 100 000 habitants!

Quels sont les facteurs qui peuvent le mieux expliquer un si bas taux de criminalité? La réponse se retrouve peut-être, en partie du moins, dans le nombre d'armes en circulation dans la confédération helvétique : pour une population de six millions d'individus, la Suisse compte environ deux millions d'armes en circulation. De ce nombre 600 000 sont des fusils automatiques et 500 000 des armes de poing. De plus, tous les hommes valides entre 21 et 32 ans doivent servir dans l'armée régulière ou comme réservistes et gardent à la maison leur arme fournie par l'armée et une provision de chargeurs. Les réservistes plus âgés peuvent aussi garder une arme à la maison.

Entendez-vous souvent parler de tueries en Suisse malgré cet accès aisé à des armes à feu?

Est-ce qu'un si bas taux de criminalité peut s'expliquer par le fait qu'un voleur sait que les chances de se retrouver face à une victime armée sont grandes?

Comme le dit un homme interviewé dans le vidéo que vous pouvez visionner en suivant le lien ici bas :

The key to freedom is to be able to have the ability to defend yourself, if you dont have the tools to do that, then youre going to be at the mercy of whomever wants to put you away.

(La clé de la Liberté est d'avoir la capacité de se défendre soi-même, si on n'a pas les outils pour le faire, alors on est à la merci de quiconque voulant disposer de nous.)

Ce qui est bon en Suisse est aussi bon ici en Amérique du Nord si vous voulez mon avis!


Pour plus de détails :

http://www.live-in-switzerland.com/f/faq/insecurite.html

http://www.youtube.com/watch?v=6nf1OgV449g&feature=youtu.be