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jeudi 3 janvier 2019

Le 2 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
« Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats. »-Philippe Bloch


Plus de DEP… PLUS DE DEP!!!
Ce n’est pas la première fois que je partage un meme du genre, et certainement pas la dernière :




Les personnes qui s’offusquent face à une image dans ce style sont en général celles qui ont complété (ou sont en voie de la faire) un diplôme qui ne mène à pas grand-chose, sinon rien.

Retenez bien qu’ici, je ne vise pas des techniques ou des baccalauréats dans le domaine médical ou scientifique (mis à part la biologie par exemple, qui est un refuge pour les « granules » plus souvent qu’autrement), mais plutôt des formations comme l’anthropologie ou l’histoire de l’art. Je ne crois pas avoir besoin de vous donner une liste ici, vous savez déjà.

La Haute-Gaspésie a besoin de plus de programmes de DEP (diplômes d’études professionnelles), je le répète en mettant de l’emphase, PLUS DE DEP, et je ne pense pas ici à des formations « moutte-moutte » mais à d’autres dans des domaines qui ont un avenir, dans la construction, les sciences et la technologie.

Non seulement l’ajout de programmes pertinent peut aider économiquement la région en amenant des jeunes d’ailleurs ici, avec ce que ça implique (logement, bouffe, loisirs) mais la population locale peut aussi en profiter, parce que rien n’empêche nos jeunes d’ici de compléter une formation qui mène à un emploi payant.

Pour une énième fois encore, je le répète aussi : la pire connerie qui a frappé la Haute-Gaspésie au cours des cinquante dernières années a été la fermeture quasi totale des programmes de formation professionnelle dans ce qui était alors non pas l’école Gabriel-Le Courtois, mais bien L’école POLYVALENTE Gabriel-Le Courtois.

mardi 14 août 2018

Le 11 août 2018

Proverbe/citation du jour
« La formation est l’essence de tout succès. »-Arnaud Boti


Si je devenais à nouveau enseignant
Si je devenais à nouveau enseignant (ce qui est encore possible puisque j’ai toujours un permis d’enseigner valide pour deux provinces, soit le Québec, et Terre-Neuve-et-Labrador), je me ferais un devoir d’encourager les étudiants à se diriger dans des champs de formation qui mènent à autre chose que ceci :


Je ne peux oublier la destruction du secteur professionnel en Haute-Gaspésie, durant la seconde moitié des années 1980, alors que des grands penseurs de l’administration scolaire ont préféré orienter la formation vers les niveaux supérieurs tout en faisant fermer les programmes de DEP qui étaient offerts ici.

Combien de jeunes talentueux ont été encouragés à se diriger dans des domaines qui n’offrent aucun débouché valable, et combien d’autres se sont découragé et ont abandonné l’école au lieu de compléter un DEP?

C’est là, à mon avis, la pire connerie qui s’est produite dans notre coin de pays au cours des 50 dernières années.

dimanche 11 décembre 2016

Le 10 décembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Le malheur commence quand les mots ne se suffisent pas à eux-mêmes.”-Alain Veinstein


Si j’avais à recommencer mon parcours académique...
« Si j’avais à recommencer mon parcours académique... »

Il est facile de parler ainsi, avec le recul. N’empêche que oui, justement, si j’avais à recommencer, ou si j’avais à faire la moindre suggestion à des gens plus jeunes que moi, quant à une formation à suivre, elle irait dans le sens qui suit :





Remarquez bien, la personne qui écrit le texte présentement sous vos yeux a complété un baccalauréat en enseignement du français au secondaire qui lui a permis d’obtenir une autorisation permanente d’enseigner non seulement au Québec, mais également à Terre-Neuve-et-Labrador, mais aussi 27 des 30 crédits nécessaires pour un certificat en administration de niveau universitaire, en plus d’une AEC en programmation, sans oublier un D.E.S., et un D.E.C. en sciences humaines. J’ai enseigné dans diverses écoles, autant au niveau primaire qu’au niveau secondaire, à titre d’enseignant généraliste, de 1994 à 2006. Ce cumul de formation me permettait d'avoir un meilleur salaire quand j'étais prof, mais je n'ai jamais eu une cenne noire de l'heure en plus à cause de ma scolarité comme animateur radio ou dans les autres emplois que j'ai occupés.

Ce qui me fait le plus rire, c'est quand j'entends un étudiant qui a une maîtrise en sciences molles se lamenter de ne pas trouver d'emploi autre que comme commis dans un restaurant. La réalité te saute en pleine face bonhomme, mais tu ne veux pas la reconnaître : ton diplôme qui t'as coûté des milliers de dollars ne vaut RIEN, et si tu souhaites exprimer ta colère, au lieu de gueuler contre les grandes compagnies ou contre un gouvernement qui veut augmenter les frais de scolarité ou couper des programmes, tu devrais plutôt confronter les profs gogauches qui t'ont endormi durant des années en te faisant croire que ton diplôme te permettrait de décrocher la Lune!

Je ne crois pas que des études supérieures rendent une personne plus intelligente. Au contraire, dans une multitude de situations, elles ne font que renforcer sa stupidité, surtout si la personne concernée étudie en sciences molles (ou dans un domaine lié à la biologie, si elle évolue dans le domaine des sciences.)

Dans le courant des années 1980, le secteur professionnel a été détruit, chez nous en Haute-Gaspésie comme ailleurs, parce qu’on s’en servait comme une voie de garage pour des cas disciplinaires, en forçant des étudiants talentueux qui auraient pu y réussir à aller à des niveaux supérieurs. Nous en payons encore le prix et nous le paierons longtemps encore.

Durant les dernières années où j’ai enseigné, je me suis fait un devoir de suggérer fortement aux jeunes d’envisager des études dans un D.E.P., un niveau qui était démonisé au moment où j’étais moi-même étudiant au secondaire. Compléter un D.E.P. n’exige qu’une année de plus au secondaire. Ajouter une technique et cela ne veut dire qu’une année de plus qu’un D.E.C. qui ne vaut rien en tant que tel comparativement à une technique. Cela ne veut dire en tout que deux années d’études en plus pour une personne qui compléterait finalement un B.A.C., une maîtrise ou un doctorat.

Cela n’est rien en lien avec la durée d’une vie, mais un gars qui a complété un cours de sept mois comme monteur de lignes peut gagner bien plus dans sa vie qu’un diplômé en sciences molles de niveau universitaire, que cela plaise aux grands penseurs de notre société ou non.

À vous de juger ce que nous devrions placer en priorité en terme de formations professionnelles en Haute-Gaspésie!

lundi 30 novembre 2015

Le 30 novembre 2015

Proverbe/citation du jour
“Education. Ce qui révèle aux sages et dissimule aux sots leur manque de compréhension.”-Ambrose Pierce


C'est bien beau obtenir un diplôme, mais qu'en est-il de sa valeur réelle?
Alors qu'on annonce qu'après avoir traîné de la patte pendant plusieurs années, le Bas-Saint-Laurent atteint le meilleur taux de diplomation au secondaire au Québec, ce qui est une bonne nouvelle il faut le reconnaître, je me questionne quand même relativement à la pertinence des diplômes obtenus. Aussi, je ne suis pas certain qu'un DES actuel valent autant qu'une sixième année d'antan, au nombre de jeunes illettrés diplômés que notre système produit, mais cela, c'est une autre histoire...

Remarquez, ici, je ne m'arrête pas qu'au niveau secondaire. Je pense aussi aux collèges et aux universités : que valent concrètement les diplômes obtenus? Qu'amènent-ils comme de plus au potentiel économique de notre région?

Supposons que 50 nouveaux diplômés reviennent en Gaspésie, séparés en deux groupes de 25, qui se répartissent comme suit :

Groupe 1

  • Cinq diplômes du DES général au secondaire
  • Cinq diplômés en sciences humaines au collégial
  • Cinq diplômés du collégial en récréologie
  • Cinq diplômés universitaires en sociologie
  • Cinq diplômés universitaires en philosophie


Groupe 2

  • Cinq diplômes du DEP en soudure
  • Cinq diplômés du DEP de montage de lignes
  • Cinq diplômés du DEP en camionnage
  • Cinq diplômés du collégial en soins infirmiers
  • Cinq diplômés universitaires en enseignement des mathématiques et des sciences


Au sein de lequel de ces deux groupes les jeunes ont le plus de chances de décrocher un emploi et de bien gagner leur vie dans leur champs d'études?

Qui est le plus susceptible d'occuper un emploi du style « niveau d'entrée sur le marché du travail », au salaire minimum sans pouvoir mettre son diplôme en valeur?

Poser ces questions, c'est y répondre!



Les diplômés de programmes aux débouchés limités, issus en très grande majorité du secteur des sciences humaines et sociales, qui se retrouvent avec des milliers de dollars de dettes, devraient plutôt, au lieu de beugler contre le système capitaliste au nom de « l'éducation gratuite », gueuler contre les représentants du système scolaire qui leur ont « fait des à croire »  pour protéger leur emploi de prof ou de cadre en éducation en endettant les générations futures.

La pire gaffe des 30 dernières années, sur le plan socio-économique, en Haute-Gaspésie, a été le démantèlement du secteur professionnel au secondaire. J'étais moi-même étudiant au secondaire à l'époque où on a fermé des programmes à l'école polyvalente Gabriel-Le Courtois (au milieu des années 1980). Le secteur professionnel était plus qu'autre chose une voie de garage où on expédiait les jeunes éprouvant des problèmes de discipline, alors qu'on en décourageait d'autres qui voulaient y étudier en leur disant qu'ils étaient trop doués pour un DEP et qu'ils devaient aller au collège ou à l'université.

De grands penseurs de la région, au lieu de faire la promotion de ces programmes, les ont donc fait fermer, pour que nos écoles forment les jeunes pour des « métiers supérieurs ». Nous en payons le prix, des décennies plus tard, et nous le paierons encore longtemps.

La mise en place du programme de formation pour les monteurs de ligne, de même que le programme en plomberie et chauffage, tout comme le programme de conduite de véhicules lourds, sont d'excellentes initiatives pour rétablir la situation.


Un truc photographique extraordinaire
Il suffit d'y penser... La photographie suivante a été obtenue en demandant au jeune couple de demeurer immobile pour une photo à longue exposition. Une troisième personne a couru autour du jeune homme et de la jeune femme avec un de ces trucs produisant des étincelles quand on l'allume. L'effet est magique!



dimanche 15 septembre 2013

Sujets du 16 septembre 2013

Proverbe/citation du jour
«L’éducation est un progrès social... L’éducation est non pas une préparation à la vie, l’éducation est la vie même.» -John Dewey


La formation professionnelle : un plus pour la Haute-Gaspésie
À mon humble avis personnel, il s'agit là d'une des meilleures nouvelles touchant la Haute-Gaspésie au cours de la dernière décennie, si ce n'est pas plus encore. C'est aujourd'hui que débutent les cours des deux formations professionnelles nouvellement offertes dans la région, soit un DEP pour les monteurs de lignes et un autre pour la plomberie et le chauffage.

Ce qui importe maintenant, c'est que les autorités scolaires offrent une formation de qualité qui va attirer dans la région des gens d'ailleurs. Il faudra probablement quelques années encore avant que l'impact positif de l'implantation de ces programmes se fasse sentir, mais le grand pas à faire est déjà accompli.

N'ayant pas en main de statistiques précises sur le sujet, je peux quand même vous indiquer qu'une quarantaine d'étudiants sont inscrits au premier DEP et une trentaine au second. Ces jeunes ne sont pas tous originaires de la région immédiate de Sainte-Anne-des-Monts. Il y a entre autres des étudiants originaires de la Côte-Nord, du Saguenay, de la région de Québec et de l'Estrie.

« Ouais, mais ces jeunes ne sont pas d'ici et ne travailleront pas ici » diront certains. Vrai, mais ces programmes attirent des étudiants à Sainte-Anne-des-Monts pour une formation qui dure sept mois, ce qui veut dire des logements loués, des paniers d'épicerie en plus, de l'essence dans des voitures, sans oublier qu'il y a aussi des enseignants qui viennent vivre ici pour une période plus prolongée.

Rien n'empêche non plus des jeunes de notre région de suivre ces formations, et à l'instar de gens plus âgés qui ont travaillé à la baie James ou ailleurs et qui ont élevé leurs familles ici, faisant tourner notre économie locale, rien n'empêche notre jeunesse de faire la même chose en 2013, d'autant plus que les compagnies qui développent le Nord favorisent de plus en plus la formule « Fly In, Fly Out » auprès de leurs employés.

Je persiste à croire que le plus grand malheur, le plus grand « crime » commis en Haute-Gaspésie, au cours des 30 dernières années, a été le démantèlement de la formation professionnelle à Gabriel-Le Courtois au milieu des années 1980. Les autorités scolaires de l'époque, au lieu de soutenir le maintien de quelques programmes, les ont carrément laissé tomber tous et nous nous sommes ramassés collectivement dans un « trou éducatif » dont les effets néfastes se sont encore sentir.

Au lieu de pousser pour l'ajout de formations collégiales à Sainte-Anne-des-Monts, je crois que nos autorités, à la fois scolaires et municipales, devraient au contraire concentrer leurs efforts sur l'ajout d'autres DEP, car ces derniers sont bien plus susceptibles de susciter l'intérêt des jeunes (et même d'adultes) à persévérer au niveau scolaire, au lieu d'axer les efforts sur des formations collégiales qui touchent un nombre moindre d'intéressés.

Une fois encore, bravo à ceux et celles qui ont oeuvré pour que ces programmes voient le jour, et bonne chance à ceux et celles qui débutent ceux-ci aujourd'hui!



Quand les kippas et les voiles se retrouvent côte à côte
Ceci est une photo de la manifestation qui a eu lieu samedi, à Montréal, en lien avec la fameuse Charte du PQ :


On voit rarement des musulmans et des juifs se côtoyer de la sorte. Je crois qu'il s'agit là d'une image qui en dit long sur ce qui est en train de se passer au Québec : d'une part il y a des minorités, de l'autre, une majorité blanche francophone « de souche ».

N'allez pas penser que le fait que je ne supporte pas cette charte signifie que l'on doit à mon avis donner carte blanche à des minorités ethniques qui viennent ici et qui veulent imposer dans notre société des us et coutumes que je considère préhistoriques et barbares. Il y a des gens qui, à mon avis, ne méritent pas de vivre ici, et je suis pleinement conscient qu'il y a des individus dangereux parmi ces manifestants.

Cette charte risque de causer beaucoup plus de mal que de bien. Je suis d'avis qu'il s'agit là d'un coup de dés du PQ qui souhaite exacerber le nationalisme québécois afin d'atteindre un maximum de personnes susceptibles de voter pour le PQ lors d'élections qui risquent fort d'être déclenchées avant la fin de l'année 2013.

Je suis peut-être totalement dans le champ, mais chose sûre, l'avenir nous permettra de savoir si j'ai tort ou non!


Documentaire du jour : «10 Countries That Don't Officially Exist»
«10 Countries That Don't Officially Exist » (10 pays qui n'existent pas officiellement) est une liste d'états du globe qui sont plus ou moins reconnus par d'autres pays.

http://www.youtube.com/watch?v=zipWx3KSYmw

La Palestine est reconnue par 132 des 193 membres (68%) de l'ONU sauf, notamment, vous vous en doutez, les USA et Israël, alors que d'autres ne sont reconnus officiellement par aucun autre pays, certains l'étant par d'autres pays qui ne sont eux-mêmes pas reconnus!

Produit par All Time 10s, ce court vidéo de 2 minutes 30 à peine est un plus pour votre culture personnelle!

Pour plus de détails :


Photo du jour
La dernière rose de l'été. Une des dernières fleurs apparaissant sur le rosier sauvage présent dans la cour chez un ami, une photo prise le dimanche 15 septembre 2013. La fin de l'été aura lieu dans moins d'une semaine!

samedi 31 mars 2012

Sujets du 31 mars 2012

Proverbe/citation du jour

« Le hasard gouverne un peu plus de la moitié de nos actions, et nous dirigeons le reste. » -Machiavel

Un manque d'emplois en Gaspésie? C'est faux!

À entendre parler certains politiciens et des représentants d'organismes communautaires, les Gaspésiens sont pauvres, ne peuvent se trouver un emploi chez eux et doivent s'expatrier pour travailler. Est-ce vraiment le cas?

Yvon Gasse, un chercheur en administration de l'Université Laval, a réalisé un étude dont les résultats vont vous surprendre : 68% des employeurs de notre territoire manquent de main d'oeuvre malgré un taux de chômage qui s'élevait à 12,4% en 2011!

Comment peut-on expliquer ce paradoxe? Yvon Gasse croit que le problème repose en partie sur le manque de formation des travailleurs irréguliers ou inactifs. En effet, 65% d'entre eux ont tout au plus un diplôme d'études secondaires, alors que beaucoup d'emplois dans la région sont créés dans des domaines comme les mines et l'éolien, qui nécessitent des travailleurs qualifiés.

Le manque d'expérience des travailleurs cause aussi des problèmes. On prévoit devoir combler 9000 emplois dans la région d'ici 2014, en grande partie suite à des départs à la retraite, mais beaucoup des ces emplois, en plus de qualifications, demandent de l'expérience de travail.

Quelles sont les solutions potentielles au problème? La formation en entreprise et des programmes d'alternance travail-études sont des possibilités.

Il faudrait aussi encourager davantage de nos citoyens à aller compléter une formation supérieure dans les grands centres et les inciter à revenir travailler ici par la suite.

Nous pouvons encore une fois nous demander pourquoi nos élus ne consacrent pas plus d'efforts à la mise en place de davantage de programmes de formation en Haute-Gaspésie et ailleurs sur le territoire. Je le répète une fois encore : à mon avis, la gaffe la plus monumentale ayant affecté notre région au cours des quelque 30 dernières années a été le démantèlement du secteur de formation professionnelle à Gabriel-Le-Courtois.

Renverser la vapeur sera difficile, mais cela n'est pas impossible. Au lieu de demander aux gouvernement d'investir des millions dans des éléphants blancs comme Xunlight, nos élus devraient demander que ces mêmes sommes servent à l'implantation de cours professionnels comme la conduite de véhicules lourds, la plomberie ou l'électricité par exemple.