jeudi 8 août 2013

Sujets du 9 août 2013


Proverbe/citation du jour
«Le plus honnête des hommes est celui qui pense et qui agit le mieux, mais le plus puissant est celui qui sait le mieux écrire et parler.» -George Sand


Pascal Bérubé dicte-t-il aux médias ce qu'ils peuvent publier ou non à son sujet?
Le député de Matane-Matapédia me semble avoir le bras long quand vient le temps de déterminer ce qui est publié ou non à son sujet. J'en ai encore eu la preuve hier après-midi.

Pascal Bérubé (Agence QMI)
Je persiste à croire que des représentants de la presse font l'objet de pressions du ministre pour qu'ils s'abstiennent de le critiquer, tout en publiant sans lui poser de questions embêtantes les nombreux communiqués et les photos qu'il leur fait parvenir pour mousser son image.

Vous vous souvenez peut-être qu'il y a de cela deux semaines, un article de Roger Boudeau portant sur Pascal Bérubé, paru dans le journal L'Avantage, annonçait que le député de Matane-Matapédia allait se rendre à Metis Beach pour y prononcer un discours en anglais. Cet article, mis en ligne le dimanche soir, n'était plus disponible le lundi matin suivant.

Le contenu de ce texte avait déjà été repris par Rimouski Web, ce qui m'a permis d'en reproduire le contenu et de vous proposer des captures d'écran de celui-ci. Un lien vers mon billet datant du 25 juillet apparaît ici, vous pourrez y suivre les détails : http://pabeaulieu.blogspot.ca/2013/07/sujets-du-25-juillet-2013.html

J'ai appris hier pourquoi le texte de Roger Boudreau est disparu du site de L'Avantage en juillet, par le biais d'une réponse à un mon interrogation sur le sujet sur la page Facebook du journal :

"Ce texte a été supprimé suite à la demande de Monsieur Bérubé."

À la demande de Pascal Bérubé, le texte a été retiré du site Web du journal. C'est donc dire que lorsqu'un texte ne plaît pas au député, il se donne le droit de communiquer avec les médias le diffusant pour le faire disparaître. Les médias sont-ils d'abord au service de la population ou bien de celui du ministre?

Pascal Bérubé ne tolère pas la critique, mais ne se gêne pas d'en émettre à propos des autres, leur reprochant des faits qu'il ne supporterait pas qu'on soulève à son propre endroit ou même de celui de ses proches.

Le 8 juillet 2012, sur sa page Facebook, le député Bérubé s'est plaint d'attaques calomnieuses de la part de Réal-Jean Couture à son endroit, mentionnant au passage le passé de candidat libéral du journaliste lors d'une élection dans les années 1980 :



Depuis, le ton du journaliste Réal-Jean Couture s'est adouci de beaucoup, une pure coïncidence me direz-vous? Se pourrait-il que le député ait communiqué avec la direction de L'Avantage pour faire part de son mécontentement et, peut-être, pour menacer le journal de poursuites judiciaires si les journalistes ne cessaient pas leurs critiques à son endroit? Je n'en ai aucune preuve, mais je serais porté à croire que oui, car Bérubé a déjà agi ainsi à l'endroit d'un autre représentant des médias : votre humble blogueur!

Le cas de Réal-Jean Couture n'est pas unique. Comme je l'ai déjà mentionné, dans sa décision, dans la cause m'opposant à mon ancien employeur, CJMC Radio à Sainte-Anne-des-Monts, l'arbitre Jean-Paul Boily note le témoignage de mon ancien patron, Jacques Vallée, qui a déclaré que sans les pressions de Pascal Bérubé, jamais il ne m'aurait congédié, car rien dans mon travail ne justifiait mon renvoi.

Je me demande si Pascal Bérubé «pousse égal pour tous les journalistes » quand il dénonce un supposé favoritisme de leur part à l'endroit d'un candidat au détriment des autres, ou bien s'il ne cherche pas qu'à faire perdre leur poste à des représentants des médias qui ne supportent pas sa propre cause. Si un média est critique à l'endroit d'un adversaire, Bérubé est heureux et ne fait rien, mais si ce même média est critique à son propre endroit, respecte-t-il le fait qu'on puisse être en désaccord par rapport à lui? La réponse me semble être un "NON" catégorique...

Si, pour Bérubé, Réal-Jean Couture fait mal son travail parce qu'il a un passé de candidat libéral, que pense-t-il de cas où des journalistes sont renvoyés ou démissionnent parce qu'ils ont un penchant péquiste trop évident? Il serait intéressant d'entendre l'avis de Pascal Bérubé sur le congédiement et la démission d'un autre journaliste, dans deux causes distinctes, l'une datant de 2006, et l'autre de 2012.

J'ai en effet récemment découvert qu'un journaliste de l'Estrie a perdu son emploi en 2006 suite à la production d'un article dénigrant Jean Charest, et que ce même journaliste a démissionné de son poste dans un autre journal durant la période des élections provinciales de 2012, parce qu'en plus de couvrir la campagne politique, ce dernier a aussi signé le bulletin de candidature du représentant péquiste de Brome-Missisquoi :

Le nom de ce journaliste? Alain Bérubé, et ce monsieur est le frère du député de Matane-Matapédia...





Film du jour : « Fatherland»
Aujourd'hui, je ne vous suggère pas de visionner un documentaire, mais un film : « Fatherland » (1994), un film basé sur un roman de Thomas Harris paru deux années auparavant.

Fatherland (1994)
Fatherland nous transporte en 1964, lors des célébrations entourant le 75e anniversaire d'Adolf Hitler, dans un univers parallèle où les Nazis ont remporté la Seconde Guerre mondiale.

Les États-Unis, battus en Europe, ont quand même remporté la guerre contre le Japon avec la bombe atomique en août 1945. La Guerre froide de cet univers les opposant à Germania, une guerre entre Germania et l'U.R.S.S., toujours contrôlée par Staline, perdure.

Le climat se détend toutefois, et le président des États-Unis, Joseph Kennedy père, a été invité aux célébrations de l'anniversaire du Fuhrer.

L'histoire débute une semaine avant le début des célébrations, alors qu'un officier de police SS, Xavier March, enquête sur la mort d'un haut dignitaire nazi, en faisant aussi connaissance au même moment avec « Charlie » Maguire, une journaliste américaine venue couvrir l'anniversaire d'Hitler. L'enquête policière mène March sur une piste qui pourrait faire éclater au grand jour un scandale relatif à un génocide atroce qui aurait eu lieu durant la guerre...

Le film comporte quelques différences par rapport à la nouvelle, mais il faut un coup d'oeil.

Pour plus de détails :


Photo du jour
La fin du jour sur Sainte-Anne-des-Monts, le 7 août 2013.

2 commentaires:

  1. T'as l'air d'aimer ça râler de la marde sur les journalistes et de spéculer sur des trucs que tu sait même pas! Qu'est-ce qui te dit que Pascal Bérubé a fait des pressions sur Réal-Jean Couture? Pascal a fait une demande, pas une obligation ou des menaces, tout simplement une demande pour retirer l'article. Quand on te demande quelque chose, t'es pas obligé de la faire, tu le prends en considération et tu vois si c'est bien ou non de donner suite à cette demande. Bordel, on dirait que tu te fait du fun à rabaisser le monde.

    Reste à voir si maintenant tu vas supprimer ce commentaire et ainsi prouver que tu vaut pas mieux que ceux que tu rabaisses.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel courage que vous avez là que d'envoyer chier de la sorte en vous cachant dans l'anonymat! Rien ne m'oblige à publier votre commentaire. Je le fais tout de même, malgré le fait qu'il est évident que vous êtes un couillon...

      Je le publie tout de même, contrairement à un individu comme Bérubé (vous l'appelez affectueusement "Pascal", un indice de l'appui que vous lui donnez), une personnalité publique qui m'empêche de le faire sur ses comptes Facebook et Twitter.

      Les captures d'écran, tirées du compte Facebook de Pascal Bérubé, laissent planer un doute que je considère valable quant aux actions qui ont pu se dérouler en coulisses, afin que Réal-Jean Couture (et Roger Boudreau aussi) cessent d'exprimer leur opinion librement parce qu'ils dressaient un portrait du député qui ne lui plaisait pas.

      Pascal Bérubé a fait une "demande" pour faire disparaître de L'Avantage une lettre d'un citoyen de Matane mécontent à son endroit, Pierre Longpré, à la fin du mois de novembre 2011? La direction n'a jamais voulu donner la raison de ce retrait à monsieur Longpré.

      Pascal Bérubé a aussi fait selon vous une "demande", quand il a évoqué une poursuite pour que mon patron à CJMC me mette dehors le 11 novembre 2011? Une décision arbitrale en fait mention et Jacques Vallée a parlé de menaces de la part du député alors qu'il était sous serment, le 6 août 2012, ayant même menacé auparavant, en 2008, de ne plus acheter de publicité ni de collaborer tant que je serais en ondes..

      Ou bien vous vous bouchez les yeux volontairement, ou bien vous faites preuve d'une naïveté déconcertante face à un politicien qui vit d'abord et avant tout pour son image et qui n'hésite pas à passer par la porte d'en arrière pour étouffer toute tentative d'un citoyen d'exprimer de manière démocratique sa désapprobation à son endroit.

      Si vous ne déclinez pas votre identité, vos réponses ne seront pas publiées.

      Supprimer