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jeudi 18 avril 2024

Le 18 avril 2024

Mes débuts en enseignement

Un signe du temps qui passe. Cela fait trente ans aujourd'hui que j'ai obtenu ma première tâche réelle à titre d'enseignant. J'ai été appelé pour remplacer Gilda Lebeau en français de troisième secondaire, à la polyvalente Gabriel-Le Courtois, le 18 avril 1994. Je suis demeuré à ce poste jusqu'à la fin de l'année scolaire, le 22 juin de la même année (j'ai une bonne mémoire des dates, n'est-ce pas?)

J'ai travaillé comme prof dans diverses écoles d'avril 1994 à juin 2006. Un total de dix années en classe (j'ai pris une pause en 2000-2001 pour compléter une AEC en informatique à Montréal et pendant six mois, en 1999-2000, je suis retourné à la radio.)

Je suis devenu enseignant suite à une déviation de parcours. En effet, quand j'ai appliqué dans divers programmes universitaires, à la fin de ma formation collégiale, en 1989-1990, j'ai été accepté à Moncton en psychologie, et dans mon choix secondaire (B.E.S. en enseignement du français au secondaire) à l'UQAM et à l'Université Laval. 

Pourquoi le français? Pour une simple question de versatilité. En fait, je ne visais pas l'enseignement de cette matière précise. Je comptais plutôt enseignement comme généraliste dans de petites écoles en région éloignée, et j'avais aussi comme but de devenir au moins durant une année enseignant de français langue seconde, dans un milieu anglophone, pour parfaire mon anglais.

En plus de cela, je prévoyais déjà, en 1993, de retourner étudier en informatique, après cinq années en enseignement, afin d'acquérir des compétences en éducation à distance.

Avec le recul, je me souviens à quel point j'étais stressé, parce qu'en plus de travailler le jour, à l'école, de 9h à 16h, j'avais aussi mon poste d'animateur de fin d'après-midi à CJMC, de 16h à 19h du lundi au mercredi, et de 16h à 18h, les jeudis et vendredi, en plus du samedi matin de 7h à midi, sans oublier que je devais aussi combler des vides pour l'émission country du samedi soir, de 18h à 21h, et celle du rétro, le dimanche matin, de 9h à 13h. Ajoutez à cela des cours du soir en administration, pour un certificat offert par l'UQAR à Sainte-Anne-des-Monts. J'ai complété cinq cours, de septembre 1993 à juin 1994. Il y a eu des moments où j'étais brûlé pas à peu près, quand la journée se terminait.

Pour en revenir à l'enseignement, dès mes débuts, je connaissais mes forces et mes faiblesses. J'ai toujours eu de la difficulté à gérer une classe. Par contre, en matière de versatilité, ma culture générale et diverses habiletés m'ont servi pour monter des cours avec des moyens assez souvent limités merci.

Par exemple, il m'est arrivé de ramasser tout ce qui trainait comme ordinateurs "kaputs" dans une école et d'en retaper plusieurs pour créer un réseau dans ma classe. J'étais prof en informatique pour le Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve et Labrador, en 2001-2002. J'ai alors utilisé de vieilles machines pour offrir un nombre d'ordinateur plus grand dans ma classe, en plus de mettre en ligne un cours de mathématiques de 10e année, selon les directives du gouvernement de la province qui souhaitait offrir un éventail élargi de cours accessibles à distance.

En 2002-2003, via le programme "Ordinateurs pour les écoles", j'ai monté un réseau de 20 ordinateurs pour la classe d'informatique (j'ai pu obtenir alors 20 Pentium I 200 Mhz, cela semble risible, mais à mon arrivée, il n'y avait dans la classe qu'une dizaine d'ordinateurs 486!!!)

Ensuite, en 2005, à Sept-Iles, j'ai monté un petit réseau de cinq machines avec un serveur Linux dans ma classe en cannibalisant une dizaine de vieux Pentium I qui accumulaient la poussière dans un entrepôt. J'ai fait la même chose à l'école secondaire Uashkaikan, à Betsiamites, l'année suivante.

À travers tout cela, j'ai organisé des activités pour les étudiants (notamment des lancements de fusées miniatures, des atelier en informatique, un album de finissants, etc.)

Comme je le mentionnais plus haut, j'ai toujours eu de la difficulté à gérer des cas disciplinaires, en classe, Cela a toujours été ma grande faiblesse, et enseignement, c'est bien plus faire de la discipline que donner de la matière.

En plus de cela, je suis souvent entré en conflit avec d'autres enseignants et des directions d'école, parce que ma vision de l'école et mon approche différaient de celle des autres. Dans le contexte actuel, en éducation, il est clair que je suis encore moins à ma place que je ne l'étais, en 1994.

J'ai travaillé brièvement à nouveau comme suppléant, de janvier à juin 2019. J'ai vite constaté que la situation en milieu scolaire s'était encore dégradé, depuis mon départ, en 2006.  Je crois que les cellulaires y sont pour beaucoup, mais il y a aussi beaucoup d'autres facteurs à prendre en considération.

Les raisons pour lesquelles je considère que le modèle éducatif québécois actuel est en échec vous seront peut-être présentées un jour, dans ce blog.

mercredi 12 avril 2017

Le 12 avril 2017

Proverbe/citation du jour
« I never learned from a man who agreed with me. »-Robert Heinlein


The Puppet Masters

« The Puppet Masters » n’est pas le plus grand film de science-fiction de l’histoire. N’empêche qu’il figure parmi mes préférés. Le long métrage a été réalisé en 1994 et mets en vedette Donald Sutherland. Il s’agit d’une adaptation d’une nouvelle écrite en 1951 de Robert Heinlein, l’auteur à l’origine de Starship Troopers, qui a également été porté à l’écran (et fortement modifié, comme le film dont il est question ici, mais bon…)

J’ai vu « The Puppet Masters » pour la première fois en 1995, alors que j’étais prof à Wemindji, à la baie James. J’avais l’habitude de me faire faire une pizza au restaurant local, et j’allais à l’école pour regarder un film loué au magasin Northern local sur une télévision à grand écran dans la salle du personnel, tard le vendredi soir. Je n’avais ni magnétoscope ni télé à la maison, c’était donc pour moi la seule manière de regarder un film.

J’ai aussi vu le film en français sur les ondes de Radio-Canada à l’automne 2001, cette fois durant mon passage comme prof dans la péninsule de Port-au-Port, à Terre-Neuve. Je l’ai même enregistré. Il se trouve sur une cassette VHS quelque part dans mes archives.

J’ai découvert le film sur Youtube la fin de semaine dernière. Il se peut qu’il ne soit pas disponible pour longtemps, droits d’auteur obligent :



Lorsque je visionne un film portant sur une invasion du genre, je ne peux m’empêcher de penser à ce qui s’est produit en Occident à cause des communistes.

Le parasite qui nous touche encore aujourd’hui est le marxisme culturel, dont nous aurons aurons encore beaucoup de difficulté à nous débarrasser.

vendredi 6 juin 2014

Sujets du 6 juin 2014

Proverbe/citation du jour
«La mémoire est la sentinelle de l'esprit.»-William Shakespeare


Le débarquement de Normandie, 70 ans plus tard
Il y a 70 ans, les Alliés débarquaient sur des plages de Normandie, creusant une brèche dans le Mur de l'Atlantique, précipitant ainsi la chute du IIIe Reich.

Reuters a réalisé un montage photographique présentant diverses scènes de cette époque, en les juxtaposants à des images modernes :











La série complète peut être vue ici. Il y a aussi plus de détails sur chacune des images et plus encore.


Photo du jour : « Un film que je vais regarder ce soir »
Une capture d'image à partir de mon portable, c'est le film que je vais regarder ce soir!

http://www.imdb.com/title/tt0056197/?ref_=nv_sr_1

Plus de détails ici :


vendredi 25 avril 2014

Sujets du 25 avril 2014

Proverbe/citation du jour
«Il y a un temps pour tout : un temps pour naître et un temps pour mourir.»-Proverbe biblique


Un mélange à bulles increvables qui plaira à vos enfants
La neige tombe aujourd'hui encore sur la Haute-Gaspésie. Le printemps n'en est pas un, mais il finira bien par se pointer le nez "pour de vrai".

Il suffit de peu pour amuser un enfant. Pourquoi alors ne pas lui suggérer d'aller faire des bulles à l'extérieur? Voici une excellente suggestion à ce sujet :


Selon ce qui est indiqué ci-haut, un mélange de six tasses d'eau, d'une tasse de sirop de maïs et de deux tasses de savon à vaisselle régulier (on suggère ici du "Joy") vous permettra de créer des bulles de qualité industrielle, increvables.

Est-ce véridique? À vous de le tester avec votre progéniture et n'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires et, pourquoi pas, des photos de votre expérience!



Imaginez si vous subissiez un bond de 25 ans dans le temps...
Plus tôt cette semaine, j'ai acheté le coffret de la première saison de la série de science-fiction «Defiance», qui nous présente la Terre dans une trentaine d'années, suite à une guerre opposant des races extraterrestres venues pour coloniser notre planète et les humains.

Gordon McClintock, dans "Defiance"
Dans un des épisodes que j'ai visionnés jeudi soir, Gordon McClintock, un astronaute de la NASA revient sur Terre en 2046, après être demeuré en hibernation en orbite pendant 33 ans. Le monde qu'il a connu a été profondément transformé entre temps.

Après voir regardé « I Just Wasn't Made for These Times », l'épisode en question, je me suis demandé ce que cela pourrait bien être de vivre une situation similaire. On n'a même pas besoin d'aller dans l'espace ou de nous déplacer vers le futur pour cela.

Mettez-vous pour quelques instants dans la peau d'un prisonnier qui sort de prison aujourd'hui, en 2014, après avoir purgé une peine de 25 ans. Ce prisonnier n'a pas connu la liberté depuis 1989. Pensez à tous les développements qui ont eu cours depuis la fin des années 1980. À cette époque :
  • Les ordinateurs fonctionnaient encore en DOS, sans souris, dans beaucoup de cas, avec une fraction du potentiel actuel.
  • Internet n'était accessible qu'à un nombre très limité d'individus, pas de journaux en ligne, pas de nouvelles accessibles rapidement, pas de courriels.
  • Les téléphones cellulaires étaient primitifs, rares et chers, sans la couverture réseau dont nous disposons actuellement. On ne pouvait les utiliser pour prendre des photos, écouter de la musique ou chatter.
  • La musique que nous écoutions alors était sur cassette et sur des vinyles, les lecteurs CD n'étaient pas si courants.
  • La liste pourrait être longue encore...
Si on vous demandait de retourner vivre en 1989, en laissant derrière tous les avantages du monde actuel, seriez-vous partant?

jeudi 8 août 2013

Sujets du 9 août 2013


Proverbe/citation du jour
«Le plus honnête des hommes est celui qui pense et qui agit le mieux, mais le plus puissant est celui qui sait le mieux écrire et parler.» -George Sand


Pascal Bérubé dicte-t-il aux médias ce qu'ils peuvent publier ou non à son sujet?
Le député de Matane-Matapédia me semble avoir le bras long quand vient le temps de déterminer ce qui est publié ou non à son sujet. J'en ai encore eu la preuve hier après-midi.

Pascal Bérubé (Agence QMI)
Je persiste à croire que des représentants de la presse font l'objet de pressions du ministre pour qu'ils s'abstiennent de le critiquer, tout en publiant sans lui poser de questions embêtantes les nombreux communiqués et les photos qu'il leur fait parvenir pour mousser son image.

Vous vous souvenez peut-être qu'il y a de cela deux semaines, un article de Roger Boudeau portant sur Pascal Bérubé, paru dans le journal L'Avantage, annonçait que le député de Matane-Matapédia allait se rendre à Metis Beach pour y prononcer un discours en anglais. Cet article, mis en ligne le dimanche soir, n'était plus disponible le lundi matin suivant.

Le contenu de ce texte avait déjà été repris par Rimouski Web, ce qui m'a permis d'en reproduire le contenu et de vous proposer des captures d'écran de celui-ci. Un lien vers mon billet datant du 25 juillet apparaît ici, vous pourrez y suivre les détails : http://pabeaulieu.blogspot.ca/2013/07/sujets-du-25-juillet-2013.html

J'ai appris hier pourquoi le texte de Roger Boudreau est disparu du site de L'Avantage en juillet, par le biais d'une réponse à un mon interrogation sur le sujet sur la page Facebook du journal :

"Ce texte a été supprimé suite à la demande de Monsieur Bérubé."

À la demande de Pascal Bérubé, le texte a été retiré du site Web du journal. C'est donc dire que lorsqu'un texte ne plaît pas au député, il se donne le droit de communiquer avec les médias le diffusant pour le faire disparaître. Les médias sont-ils d'abord au service de la population ou bien de celui du ministre?

Pascal Bérubé ne tolère pas la critique, mais ne se gêne pas d'en émettre à propos des autres, leur reprochant des faits qu'il ne supporterait pas qu'on soulève à son propre endroit ou même de celui de ses proches.

Le 8 juillet 2012, sur sa page Facebook, le député Bérubé s'est plaint d'attaques calomnieuses de la part de Réal-Jean Couture à son endroit, mentionnant au passage le passé de candidat libéral du journaliste lors d'une élection dans les années 1980 :



Depuis, le ton du journaliste Réal-Jean Couture s'est adouci de beaucoup, une pure coïncidence me direz-vous? Se pourrait-il que le député ait communiqué avec la direction de L'Avantage pour faire part de son mécontentement et, peut-être, pour menacer le journal de poursuites judiciaires si les journalistes ne cessaient pas leurs critiques à son endroit? Je n'en ai aucune preuve, mais je serais porté à croire que oui, car Bérubé a déjà agi ainsi à l'endroit d'un autre représentant des médias : votre humble blogueur!

Le cas de Réal-Jean Couture n'est pas unique. Comme je l'ai déjà mentionné, dans sa décision, dans la cause m'opposant à mon ancien employeur, CJMC Radio à Sainte-Anne-des-Monts, l'arbitre Jean-Paul Boily note le témoignage de mon ancien patron, Jacques Vallée, qui a déclaré que sans les pressions de Pascal Bérubé, jamais il ne m'aurait congédié, car rien dans mon travail ne justifiait mon renvoi.

Je me demande si Pascal Bérubé «pousse égal pour tous les journalistes » quand il dénonce un supposé favoritisme de leur part à l'endroit d'un candidat au détriment des autres, ou bien s'il ne cherche pas qu'à faire perdre leur poste à des représentants des médias qui ne supportent pas sa propre cause. Si un média est critique à l'endroit d'un adversaire, Bérubé est heureux et ne fait rien, mais si ce même média est critique à son propre endroit, respecte-t-il le fait qu'on puisse être en désaccord par rapport à lui? La réponse me semble être un "NON" catégorique...

Si, pour Bérubé, Réal-Jean Couture fait mal son travail parce qu'il a un passé de candidat libéral, que pense-t-il de cas où des journalistes sont renvoyés ou démissionnent parce qu'ils ont un penchant péquiste trop évident? Il serait intéressant d'entendre l'avis de Pascal Bérubé sur le congédiement et la démission d'un autre journaliste, dans deux causes distinctes, l'une datant de 2006, et l'autre de 2012.

J'ai en effet récemment découvert qu'un journaliste de l'Estrie a perdu son emploi en 2006 suite à la production d'un article dénigrant Jean Charest, et que ce même journaliste a démissionné de son poste dans un autre journal durant la période des élections provinciales de 2012, parce qu'en plus de couvrir la campagne politique, ce dernier a aussi signé le bulletin de candidature du représentant péquiste de Brome-Missisquoi :

Le nom de ce journaliste? Alain Bérubé, et ce monsieur est le frère du député de Matane-Matapédia...





Film du jour : « Fatherland»
Aujourd'hui, je ne vous suggère pas de visionner un documentaire, mais un film : « Fatherland » (1994), un film basé sur un roman de Thomas Harris paru deux années auparavant.

Fatherland (1994)
Fatherland nous transporte en 1964, lors des célébrations entourant le 75e anniversaire d'Adolf Hitler, dans un univers parallèle où les Nazis ont remporté la Seconde Guerre mondiale.

Les États-Unis, battus en Europe, ont quand même remporté la guerre contre le Japon avec la bombe atomique en août 1945. La Guerre froide de cet univers les opposant à Germania, une guerre entre Germania et l'U.R.S.S., toujours contrôlée par Staline, perdure.

Le climat se détend toutefois, et le président des États-Unis, Joseph Kennedy père, a été invité aux célébrations de l'anniversaire du Fuhrer.

L'histoire débute une semaine avant le début des célébrations, alors qu'un officier de police SS, Xavier March, enquête sur la mort d'un haut dignitaire nazi, en faisant aussi connaissance au même moment avec « Charlie » Maguire, une journaliste américaine venue couvrir l'anniversaire d'Hitler. L'enquête policière mène March sur une piste qui pourrait faire éclater au grand jour un scandale relatif à un génocide atroce qui aurait eu lieu durant la guerre...

Le film comporte quelques différences par rapport à la nouvelle, mais il faut un coup d'oeil.

Pour plus de détails :


Photo du jour
La fin du jour sur Sainte-Anne-des-Monts, le 7 août 2013.