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mardi 1 novembre 2016

Le 1er novembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Si vous souriez à la presse, la presse vous sourit, et quand elle est de votre côté, le monde vous appartient.”-Daphné du Maurier


Si au lieu de Patrick Lagacé, Jeff Fillion avait été espionné par la police, en parlerait-on autant?
Nous avons appris hier que le journaliste Patrick Lagacé a fait l’objet de 24 mandats de surveillance, dans une affaire impliquant un policier du SPVM. Les patrons des grands médias s’indignent, en publiant une lettre cosignée par tous les patrons des grandes salles de nouvelles du Québec.

Voici la lettre en question :


Nous, dirigeants des principales salles de rédaction du Québec, tenons à exprimer notre indignation et notre inquiétude face à l'espionnage électronique du journaliste Patrick Lagacé par la police de Montréal.
Il est inacceptable que des enquêteurs aient pu obtenir accès aux données téléphoniques et à la géolocalisation d'un journaliste sans autre motif que d'identifier des sources journalistiques à l'intérieur du corps de police.
Ce n'est pas le seul cas d'intrusion injustifiée des autorités policières dans le travail des journalistes.
En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait qualifié d'« inacceptable » la filature par la GRC des journalistes Joël-Denis Bellavance et Gilles Toupin, de La Presse. Puis en septembre, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion pour « rappeler l'importance du principe de protection des sources journalistiques » après que la Sûreté du Québec eut perquisitionné l'ordinateur du journaliste Michaël Nguyen, du Journal de Montréal.
Dans les trois cas, les élus ont soit dénoncé l'intervention policière, soit s'en sont dits fortement préoccupés.
Des actions concrètes sont nécessaires pour protéger les sources journalistiques.
C'est essentiel pour la liberté de la presse, un droit fondamental consacré par la Charte canadienne des droits et libertés et reconnu par la Cour suprême du Canada.
Parmi ces actions :
      • La procédure pour obtenir un mandat de surveillance contre un journaliste doit être plus contraignante pour les corps policiers.
      • Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, doit répondre à la question que tous les professionnels des médias se posent aujourd'hui: quels journalistes ont été espionnés, lesquels le sont encore?
Maintenant, les élus doivent passer de la parole aux actes en réaffirmant et en garantissant la liberté de presse et la protection des sources journalistiques.
 


Sans source, ni le scandale des commandites ni les révélations ayant mené à la Commission Charbonneau ni aucun journalisme d'enquête n'est possible.
Signataires :
Lucinda Chodan
Rédactrice en chef,
The Gazette
Michel Cormier
Directeur général de l'information, Radio-Canada
Dany Doucet
Vice-président Information, Journaux média QMI (
Journal de Montréal, Journal de Québec, 24 Heures)
Serge Fortin
Vice-président TVA Nouvelles-Agence QMI
Claude Gagnon
Président-directeur général, Groupe Capitales Médias, Président et éditeur 
Le Soleil
Michel Lorrain
Vice-président information, Cogeco
Brian Myles
Directeur,
Le Devoir
Jean-Philippe Pineault
Directeur de l'information des services français de La Presse canadienne
Éric Trottier
Éditeur adjoint et vice-président à l'information, 
La Presse
Jed Kahane
Directeur de l'information, CTV News
Yannick Pinel
Rédacteur en chef du Journal
Métro
Patrick White
Rédacteur en chef du Huffington Post Québec


Si au lieu de Patrick Lagacé, ou d’un quelconque autre représentant des médias avec la tête penchant à gauche, c’était Jeff Fillion ou André Arthur, pour ne nommer que ces deux-là, qui avait été mis sous surveillance de la sorte par la police, les médias s’offusqueraient-ils autant?

Patrick Lagacé (source)

Mon petit doigt me dit que peut-être, désormais, Patrick Lagacé va mieux comprendre le point de vue des libertariens et d’autres gens de droite qui s’insurgent contre l’ingérence de l’État dans la vie privée des citoyens.

Quand j’ai moi-même fait l’objet d’une surveillance policière, lors du passage de PKP à Cap-Chat, en janvier 2015, personne dans le milieu des médias ne s’est levé pour me supporter. Je n’ai eu droit qu’à un article sale de la part de la journaliste Johanne Fournier, du Soleil. Lorsque j’ai contesté cet article au Conseil de presse, le comité qui a traité ma plainte l’a rejetée à majorité.

Au cas où vous l'ignorez encore, je souhaitais remettre à Pierre Karl Péladeau un copie d'une décision d'un arbitre qui a jugé que les motifs de mon renvoi à titre d'animateur radio étaient insuffisants et que Pascal Bérubé, un député péquiste, avait exercé des pressions à cette fin sur mon patron. Encore là, aucun représentant de ces mêmes médias ne m'a appuyé.

Faut-il être de gauche, de la "bonne gang", pour que les entreprises de presse s'offusquent quand la police surveille un de leurs représentants?

mercredi 2 septembre 2015

Le 2 septembre 2015

Proverbe/citation du jour
« L’important, c’est d’être humble. Si tu es humble, tu es une éponge, tu absorbes le monde et tu le laisses te remplir. Si tu es orgueilleux et arrogant, tu restes sec. Tu n’apprends rien. Tu imagines tout savoir, alors que ce n’est pas humainement possible. »-Shane Kuhn


Patrick Lagacé n'est pas bien placé pour faire la morale aux représentants des médias en région
Une prise de bec a eu lieu hier matin, sur les ondes du 106,9 FM deTrois-Rivières, entre l'animateur Jean Sasseville et Patrick Lagacé de la Presse au sujet des propos de Guy Julien, un ex-député péquiste, à l'endroit d'une journaliste de Radio-Canada et des réaction d'un autre ancien politicien présent, Yvon Picotte, qui lui est un ancien libéral. Ces réactions font suite à la découverte par la journaliste radio-canadienne Marie-Claude Julien du fait que les deux anciens politiciens auraient été rémunérés pour siéger sur le conseil d'administration d'un organisme sans but lucratif. L'audio peut être entendu ici, sur Radio Ego.

 
Guy Julien et Yvon Picotte (source : Radio-Canada)

En ce qui concerne cette affaire impliquant messieurs Julien et Picotte, je suis d'accord avec le fait que Guy Julien s'est comporté en « gros mononcle colon », comme le rapporte Patrick Lagacé dans un texte sur le sujet, et que des excuses s'imposent.

Patrick Lagacé
Pour ce qui est de la réaction d'Yvon Picotte, il est difficile de juger, mais il est vrai que par ses réactions, l'ancien ministre peut ne pas avoir compris les paroles de Guy Julien, comme le suppose Jean Sasseville.

Ce que je trouve dérangeant, ce sont les commentaires de Patrick Lagacé relatifs aux animateurs et aux journalistes en région, qui dit que « vous êtes tellement proches des newsmakers que vous avez de la misère à faire ces calls-là comme j'ai (Lagacé) fait ce matin. » (à 3min35 dans l'audio).

Patrick Lagacé lance également à Jean Sasseville : « Prends ta grosse voix et va faire des pubs de chars» (4min40).

Je note également que dans son texte de La Presse, Lagacé lance également une autre pointe de mépris à l'endroit des gens des régions en décrivant le comportement de Julien et Picotte : « Et les deux septuagénaires rient, ils rient comme deux mononcles qui sont encore assis à la taverne d’Amqui qui accueillait le festival de l’humour local, circa 1962… »

Le très fendant Patrick Lagacé peut bien adopter une attitude condescendante à l'endroit des représentants des médias en région parce qu'ils vivent à proximité des « newmakers », mais il est mal placé pour le faire. 

Je lui souhaite de venir vivre la réalité d'un journaliste d'une petite ville de la Gaspésie pendant un an, avec un salaire qui représente une fraction de ce qu'il gagne actuellement, sans la moindre protection légale, en ayant à croiser ceux dont il parle en ondes en achetant son bœuf haché. Serait-il aussi critique? Je n'en suis pas certain...

Si Patrick Lagacé avait à faire face aux "newsmakers" comme les gens des médias en régions sur lesquels il se permet de cracher, il « chierait dans ses bas » plus vite que plusieurs parmi ceux qu'il dénigre. Il est bien plus facile pour lui de demeurer sur le Plateau Mont-Royal, bien loin de tout cela, et de flatter dans le bon sens du poil ses amis tout aussi gogauches et condescendants que lui...



Photo du jour : « Un goéland qui n'est pas peureux »
Durant une session photographique près du littoral, hier, un goéland moins peureux que les autres m'a laissé l'approcher et le protographier. Merci Jonathan Livingstone!:D



lundi 18 novembre 2013

Sujets du 19 novembre 2013

Proverbe/citation du jour
«Un bonheur aplanit cent malheurs.» -Proverbe chinois


19 novembre : Journée mondiale des toilettes!
Le 19 novembre est la "Journée mondiale des toilettes"!


Or, c'est aussi la date de la Journée internationale de l'homme...

Croyez-vous qu'on tolérerait que cette même Journée des toilettes se tienne le 8 mars?

Pour plus de détails :
http://www.journee-mondiale.com/255/journee-mondiale-des-toilettes.htm


Réflexion en cette Journée internationale de l'homme
Le 19 novembre est reconnu mondialement comme étant la "Journée internationale de l'homme". Combien d'entre vous n'étiez même pas au courant?

Si c'était plutôt le 8 mars, les médias seraient inondés de nouvelles relatives aux femmes... Pourquoi un tel déséquilibre?

Quoi qu'en disent les féministes radicales qui dénoncent le "patriarcat", de même que les médias qui les supportent, dans une société où la rectitude politique permet à certains de cracher en obligeant certaines autres personnes de se taire, on oublie rapidement qu'en 2013 :
  • Le taux de suicide est nettement plus élevé chez les hommes.
  • Les pères sont de grands négligés de la justice en cas de divorce ou de séparation.
  • Le taux de décrochage est plus élevé chez étudiants de sexe masculin.


La Journée internationale de l'homme a vu le jour en 1999, à Trinité-et-Tobago. Selon ses créateurs, cette journée a pour but de mettre en évidence la discrimination à l'endroit des hommes dans les domaines comme la santé, le droit de la famille, l'éducation, les médias ou d'autres domaines. On souhaite aussi qu'elle serve à célébrer leurs contributions positives et leurs réalisations.

Voici les objectifs de la Journée internationale de l'homme :
  • pour promouvoir les modèles masculins positifs ; pas uniquement les stars de cinéma et les vedettes du sport, mais les ordinaires comme les hommes de classe ouvrière qui vivent leurs vies de façons décentes et honnêtes.
  • pour célébrer les contributions positives des hommes à la société, à la communauté, à la famille, au mariage, aux soins des enfants et à l'environnement.
  • à se concentrer sur la santé et le bien-être des hommes ; socialement, émotivement, physiquement, sexuellement et spirituellement.
  • pour dévoiler la discrimination contre les hommes ; dans les secteurs des services sociaux, des attitudes sociales, des attentes et de la loi.
  • pour améliorer les relations entre les sexes et pour promouvoir l’égalité. 
  • pour créer un monde plus certain et meilleur ; là où les gens peuvent vivre en pleine sécurité et grandir en vivant leur plein potentiel.

J'en profite maintenant pour m'arrête sur de beaux exemples de double-standards qui prévalent dans la société quand au traitement accordé aux voix discordantes.

Vous souvenez-vous de ce fameux site "Toutes des folles", qui a vu le jour au Québec mais qui a été fermé suite à des plaintes de mouvements féministes? J'en ai fait mention ici :

J'ai trouvé ce matin sur Internet un site féminin nommé "I Hate Men",   dont les créatrices affirment qu'il compte un quart de million de membres, qui dégrade les hommes, et pourtant, un site du genre "passe mieux". Pourquoi donc?

En mars dernier, j'ai mené une expérience, en publiant "42 points négatifs à propos des femmes nord-américaines". Le résultat? 8000 visites en une seule journée (plus que dans un mois entier "normal" pour le présent blog) et des dizaines de messages de bêtises, Patrick Lagacé et Paul Houde se permettant de me traiter d'idiot sur les ondes d'une radio montréalaise, le chroniqueur Joël Martel écrivant un article négatif à mon endroit, et un écrivain de bas niveau qui se surnomme "Ed H. Hardcore" créant une liste de 42 points encore plus dégradante à mon endroit.

Le lendemain de la publication de ma fameuse liste, tel que je le prévoyais d'avance, j'ai mis en ligne une liste de 42 points similaire à celle du jour d'avant, mais visant cette fois les hommes. Le résultat? Une centaine de visites et aucun commentaire...

Un site féministe pourrait présenter une avalanche d'insanité à l'endroit des hommes et cela ne ferait pas la moindre petite ride à la surface de l'eau, et la moindre personne dénonçant ledit site se ferait tourner au ridicule, encore plus si c'est un homme!

Pourquoi un tel déséquilibre donc? On va nous dire ensuite que le traitement des hommes et des femmes est égalitaire dans notre société?

Pour plus de détails :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_de_l%27homme




La femme la plus laide du monde a choisi d'être heureuse
Lizzie Velasquez le dit elle-même dans le vidéo qui figure ici bas : elle est la femme la plus laide du monde, mais elle a choisi d'être heureuse.


La jeune femme, née en 1989, souffre d'une rare maladie qui ne touche que trois personnes dans le monde entier : son corps et incapable d'accumuler du gras, ce qui la force à manger des dizaines de petits repas par jour. Elle consomme quotidiennement 5000 calories, comparativement à 3770 pour l'américain moyen, mais n'a jamais pesé plus que 60 livres.

Lizzie Velasquez
À sa naissance, elle était si petite que les médecins ont estimé qu'elle ne pourrait jamais rien faire de sa vie, mais ses parents l'ont ramenée chez elle, leur disant qu'ils allaient faire de leur mieux, l'aimer, et prendre soin d'elle. Ils ont même dû acheter des vêtements de poupées dans un magasin de jouets pour l'habiller.

C'est lorsqu'elle a commencé à fréquenter l'école que l'intimidation a commencé, de nombreux jeunes étant effrayés par son apparence. Elle a été victime à maintes reprises d'intimidation verbale. Heureusement, avec le temps, elle s'est fait des amis qui l'ont protégée et aidée à se faire accepter.

Un jour, elle a découvert sur Internet un vidéo portant sur « la femme la plus laide du monde » et a découvert qu'un pur inconnu avait mis ce vidéo à son propos en ligne. Certaines personnes commentant le vidéo sont même allée jusqu'à lui suggérer de se suicider.

Lizzie Velasquez a alors estimé qu'elle avait un choix à deux options : choisir le bonheur, ou bien abandonner. Elle a bien entendu choisi le bonheur.

Elle a depuis complété des étude en communications, a écrit trois livres, et donne des conférences de motivation depuis huit années déjà.

Quand on prend connaisance d'une histoire comme celle de Lizzie Velasquez, nos tracas quotidiens qui nous semblent être des montagnes deviennent soudainement légers comme des plumes n'est-ce pas?


Pour plus de détails :
http://www.aboutlizzie.com/


Un joueur de quilles réalise tout un abat
Tout un abat!

samedi 30 mars 2013

Sujet du 30 mars 2013

Proverbe/citation du jour
«Il y a des gens qui ont la susceptibilité de l'huître. On ne peut y toucher sans qu'ils se contractent.» -Paul-Jean Toulet


Les femmes ont-elles la gâchette plus facile que les hommes?
Au moment même où j'appuyais sur le bouton pour la mise en ligne de mon billet, intitulé « 42 points négatifs à propos des femmes nord-américaines », peu avant minuit, le 23 mars dernier, j'étais pleinement conscient de l'éruption qui allait se produire, mais je ne pouvais en estimer l'ampleur.

Une semaine plus tard, la tempête semble se calmer. En ce samedi, le temps d'un billet, j'effectue un retour sur cette histoire qui, à mon avis, en dit long sur une problématique de notre société qui va bien au-delà de la perception qu'ont des centaines de nouveaux lecteurs de mon blog pour qui je ne suis qu'un imbécile qui mérite de se faire fermer la gueule.

Mon blog a, au cours de la semaine qui se termine, reçu un nombre de visites record, tout comme ma boîte de courriel, qui s'est vite remplie de commentaires, en grande majorité peu élogieux à mon endroit, la plupart étant anonyme. Il est toujours plus facile de cracher sur une personne quand elle a le dos tourné n'est-ce pas? Par exemple, une dame m'a invité à aller baiser une chèvre, un « écrivain » a créé une liste en 42 points fort dégradante à mon endroit, et un animateur de radio montréalais s'est permis de me traiter d'idiot en ondes, pendant que son collègue faisait un lien entre mon billet et l'idéologie libertarienne. En consultant diverses pages personnelles du réseau social Facebook ouvertes à tous, j'ai également lu des dizaines de commentaires, quelques personnes me donnant leur appui, d'autres, plus nombreuses, se permettant d'émettre des commentaires « sales » qu'elles n'émettraient probablement pas si la personne à laquelle elles les destinent était dans la même pièce qu'elles.

Bien des attaques à mon endroit donc, résultant pour la plupart de « grimpage dans les rideaux », fort émotives, bien plus dégradantes que mes propres commentaires, gratuites et surtout vides de sens. Ces commentateurs, alors qu'ils ont si vivement dénoncé mes propos, sont demeurés silencieux quant à la nature carrément haineuse de dizaines d'autres s'adressant à moi. Une liste en 42 points au sujet des hommes, produite par une de mes lectrices, a été publiée le lendemain et pratiquement aucun homme ne s'en est plaint. Les quelques commentaires que j'ai reçus sur le sujet étaient ceux de gens qui trouvaient cette liste drôle.

Paul Houde peut bien me traiter d'idiot sur les ondes du 98,5 FM à Montréal (a-t-il lu mes dizaines d'autres billets pour se faire une idée avant d'y aller de ce commentaire?), Patrick Lagacé peut bien s'attaquer aux libertariens en pointant le fait que j'en suis un (y a-t-il un lien direct à faire entre cette idéologie et mon billet qui a selon lui « mis le feu »?), le commentateur Joël Martel peut bien se réjouir que je ne sois plus enseignant (dénonce-t-il avec autant de vigueur les gauchistes extrêmes qui s'agitent dans les écoles?) mais n'y a-t-il pas place à une réflexion plus approfondie sur le sujet, une réflexion allant plus loin que le « bashing » à l'endroit du blogueur au centre de la controverse?

Se pourrait-il que tous ces représentants des médias sont conscients de tabous touchant la société québécoise, mais qu'il soit plus facile de taper sur une personne qui secoue la vase dans l'étang au lieu d'ouvrir le débat sur ce qu'elle dégage et qu'on aperçoit au fond?

Pratiquement aucune personnalité des médias ne s'est questionnée sur un aspect fondamental sous-jacent qui mérite amplement d'être exploré en lien avec mon intervention :

Pourquoi des commentaires le moindrement critiques envers les femmes entraînent un raz-de-marée alors que des actions de nature similaire envers les hommes ne provoquent même pas une ride à la surface de l'eau? Pourquoi y a-t-il une telle disproportion dans les réactions tout dépendant si « l'attaque » touche les hommes ou bien si elle touche les femmes?

À mon avis, le commentaire le plus pertinent sur toute cette histoire a été émis par Cindy Cinnamon, propriétaire de boutiques érotiques et chroniqueuse dans la région de Québec :

C'est intéressant de voir à quel point le droit de critique des hommes vis-à-vis les femmes est assez minime... Nous avons (nous les femmes) un plus grand pouvoir de critique publique présentement sur les hommes. J'ai été aussi très attentive durant cet exercice sur l'aspect des répliques et commentaires, c'était très intéressant de voir les réactions diverses. Aussi je me questionne sur comment on pourraient éventuellement s'ouvrir un peu plus à la critique, je vois qu'on a encore la gâchette assez facile nous les femmes.

Comme le dit Cindy Cinnamon, les femmes n'ont-elles pas la gâchette assez facile? Les femmes ne sont-elles pas fermée face à la critique? Ce sont là des questions qui mériteraient des réponses qui, je l'espère, auront plus de pertinence que celles que j'ai reçues suite à la parution de mon billet!

Je conclue aujourd'hui en remerciant Dominique Fortier, qui travaille comme journaliste au Riverain, le journal hebdomadaire local en Haute-Gaspésie. En exposants des points de vue des deux côtés de la clôture sans tomber dans le « garrochage de bouette » et les interprétations personnelles, ce représentant de la presse a fait ce que des confrères d'autres médias, tous gauchistes à ce que je peux constater, ont été incapables de faire, soit d'exposer les faits de manière objective tout en laissant aux lecteurs la possibilité de se faire leur propre idée sur la question. Son article est disponible ici : http://www.journalleriverain.ca/2013/03/27/controverse-autour-dun-blogue

mardi 21 février 2012

Sujets du 21 février 2012

Proverbe/citation du jour

«Sans le savoir, le monde est privé de culture. C'est pourquoi nous devons à la fois être l'enseignant et l'élève.» -Roberta Bondar, astronaute

Une capsule spatiale Dragon avec ses panneaux solaires déployés (image de Space X)


Le futur de l'exploration spatiale passe par le privé

Hier, le lundi 20 février 2012, marquait le 50e anniversaire du vol historique de John Glenn, qui est devenu en cette même date en 1962 le premier Américain en orbite autour de la Terre, effectuant un total de trois orbites en un peu moins de cinq heures.

Les États-Unis ont réussi cet exploit près d'un an après que Yuri Gagarine soit devenu le premier homme en orbite. Les Communistes ont dépassé le Monde libre dans cette course vers l'espace, mais ce n'était qu'un début, et avant la fin même de cette décennie, suite à une promesse du président John F. Kennedy, Neil Armstrong marchait sur la Lune.

Avec la fin de la Guerre froide, la course spatiale est devenue moins importante, ce qui a amené le gouvernement des États-Unis à réduire ses dépenses dans l'exploration spatiale. La mise au rancart de la navette spatiale fait en sorte qu'aujourd'hui, les astronautes américains doivent monter à bord des mêmes véhicules Soyouz que les cosmonautes russes pour aller dans l'espace. Qui aurait cru cela possible à l'époque héroïque du programme Mercury?

En 2012, où se situe l'avenir de l'exploration de l'espace? Il semble évident que le secteur privé va jouer un rôle de plus en plus grand dans ce secteur. Diverses entreprises ont vu le jour et certaines ont déjà réussi à atteindre l'orbite terrestre.

Parmi celles-ci il y a Space X, une entreprise fondée en 2002 par Elon Musk, devenu millionnaire suite à la vente de PayPal. Musk a décidé d'investir une partie de sa fortune dans la création de lanceurs à bas coûts pour permettre au secteur civil de prendre plus de place dans l'exploration spatiale. Ayant déjà mis en orbite plusieurs satellites, Space X est l'une des deux entreprises sélectionnées par la NASA pour amener des astronautes en orbite. Le SpaceX Dragon sera utilisé à cette fin.

Bigelow Aerospace est un autre exemple. Fondée à la fin des années 1990 par Robert Bigelow, qui a fait fortune dans une chaîne hôtelière, cette entreprise a repris des brevets afin de créer un habitat spatial gonflable. Deux premiers essais ont été réalisés avec les prototypes Genesis I (2006) et Genesis II (2007). L'entreprise basée à Las Vegas compte créer le premier hôtel en orbite terrestre.

La liste pourrait encore être longue, alors je me contente de vous dresser une liste de divers acteurs privés dans le domaine spatial et grâce à un moteur de recherche, vous pourrez en apprendre plus au sujet d'autres entreprises comme :

  • Blue Origin

  • Armadillo Aerospace

  • Virgin Galactic

  • Xcor

  • Copenhagen Suborbital

  • Starchaser Industries

Vous aimez prendre vos vacances à Cuba ou au Mexique? Tant mieux pour vous! En grattant ses cennes pendant quelques années, peut-être que P.A. Pourra se payer un vol en orbite plus vite que vous ne pourriez le penser et pourra vous observer avec un télescope en orbite terrestre basse! Je me ferai aussi une joie de vous écrire un billet en apesanteur en devenant peut-être le premier John Glenn gaspésien!


Pour plus de détails :

http://www.spacex.com/

http://www.bigelowaerospace.com/

http://www.blueorigin.com/

http://www.armadilloaerospace.com/n.x/Armadillo/Home

http://www.virgingalactic.com/

http://www.xcor.com/

http://www.copenhagensuborbitals.com/

http://www.starchaser.co.uk/


Pour Patrick Lagacé, les auditeurs de Sun News sont des babouins

Il y a quelques jours, sur les ondes du 98,5 FM à Montréal, le chroniqueur Patrick Lagacé, faisant référence au financement public (2,5 millionrs de dollars) du film Monsieur Lazhare, a traité les animateurs de Sun News de bozos et les auditeurs du réseau de rednecks, de babouins qui écoutent une télé qui leur donne des bananes, en ajoutant que ces gens aiment le gouvernement conservateur.

Imaginez maintenant la réaction à laquelle nous aurions droit ici au Québec si un intervenant de droite comme Éric Duhaime, ou bien même votre humble serviteur écrivant ce blog traitait les gens de gauche de bozos et les animateurs et chroniqueurs de hippies gauchistes puants, tout en griffant au passage les gens qui ont voté orange lors des dernières élections fédérales. Imaginez le SCANDALE!

Quand la gauche émet des commentaires de la sorte, ça doit être beau et bon, mais quand la droite dit la même chose, c'est de la radio-poubelle et la gauche parle d'intolérance et de violence...

Le droit de parole est-il égal pour tout le monde au Québec?


Pour plus de détails :

http://www.radioego.com/ego/listen/10118