Affichage des articles dont le libellé est régions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est régions. Afficher tous les articles

samedi 18 novembre 2017

Le 17 novembre 2017

Proverbe/citation du jour
« We have the tendency to run away from suffering and to look for happiness. But, in fact, if you have not suffered, you have no chance to experience real happiness. »-Nhat Hanh


Sept tendances qui vont marquer l’avenir
André du Pôle (probablement un pseudonyme, mais cela importe peu) est un Français qui écrit des textes en anglais publiés sur le site « Return of Kings ».




Son billet le plus récent pourrait bien stimuler votre intérêt autant que le mien. Il y est question de sept tendances qui vont marquer l’avenir. Les voici, dans l’ordre, en français :


  1. La déchéance
  2. L’effondrement
  3. Les tribus
  4. Les moyens alternatifs d’échanges
  5. Les compétences générales et la versatilité
  6. Le survivalisme
  7. Les unités locales


Le texte original se trouve ici.

Le déclin économique et social des grandes villes comme Montréal provoquera peut-être l’essor de régions comme la Gaspésie dans un avenir plus rapproché que nous ne pourrions l’imaginer, les citoyens désertant les grands centres pour vivre dans un milieu plus sain et plus sécuritaire.

Bonne lecture!

mercredi 16 décembre 2015

Le 16 décembre 2015

Proverbe/citation du jour
“J’ai des tas d’idées brillantes et nouvelles, mais les brillantes ne sont pas nouvelles, et les nouvelles ne sont pas brillantes.”-Marcel Achard


La disparition des régions de la carte médiatique du Québec
Les régions disparaissent de la carte médiatique du Québec. C'est le constat qui ressort du bilan de la nouvelle 2015 d'Influence Communication.

Le président de l'entreprise, Jean-François Dumas, rapporte que « 91 % des nouvelles au Québec viennent de trois régions : Montréal, Québec et Saguenay. Toutes les autres régions se partagent 9 %. C'est très peu. »

Qu'est-ce qui peut bien expliquer le phénomène? J'ai ma théorie sur le sujet, mais d'abord, un retour en arrière...

Je me souviens encore de mes premiers moments radio, je devais avoir huit ou neuf ans, tout au plus, et je m'endormais avec un petit radio transistor AM orange que je glissais sous mon oreiller. Il m'arrivait d'entendre les monologues d'Yvon Deschamps que l'animateur de nuit faisait tourner, et à cette époque, la station locale, CJMC 1490, avait une équipe de nouvelle locale, un vendeur publicitaire, un directeur de programmation, etc. Les développements technologiques ont graduellement modifié le paysage médiatique régional, notamment lorsque sont apparues deux coupoles dans la cour de la station, un grande pour la programmation réseau, et une petite pour un téléscripteur Telbec qui était installé dans la salle de nouvelles, au sous-sol.

C'est quand de grands réseaux médiatiques ont commencé à absorber les stations et les petits réseaux des régions que le tout s'est mis en branle, avec par exemple l'obligation pour les stations affiliées à Radiomutuel et à Télémédia de transmettre des bulletins de nouvelles et des émissions réseau. La situation est allée en s'empirant, quand par la suite, ces deux réseaux ont été fusionnés pour créer Radiomédia.

J'ai moi-même travaillé comme animateur à CJMC, à partir de la fin du mois de décembre 1991, étant sur appel jusqu'en novembre 1993, moment à partir duquel j'ai eu un emploi régulier en fin d'après-midi, car mes études étaient terminées et j'étais revenu en région. J'ai donc été témoins de profonds changements. Les heures de programmation locale se sont graduellement rétrécies. La programmation locale qui se terminait à 22h quand j'étais encore en secondaire III arrivait à son terme à 20h en 1993, puis à 18h.

De nos jours, CJMC n'a même plus un animateur en studio. Tout se fait à distance, par ordinateur. J'ai été le dernier animateur « live » local, animant en direct à partir du studio, jusqu'à mon congédiement, qui a par la suite été considéré comme injuste par un arbitre, le 12 novembre 2011.

Dès le moment où de grandes compagnies ont absorbé les stations régionales dans les années 70-80, on a assisté à une "urbanisation" de l'information, comme si le trafic sur le pont Jacques-Cartier intéresse les gens de la Gaspésie lors des émissions réseau en soirée…

Je ne sais plus quel réseau voulait forcer CJMC à diffuser "Bonsoir les sportifs" et le baseball des Expos sur les ondes locales mais le fait est là : les gens de mon coin ne voulaient voulait rien savoir des lignes ouvertes sportives à l'heure du souper, et le baseball, contrairement au hockey, ne « pognait pas ». Par contre, les lignes ouvertes de nuit avec Jacques Fabi et André Pelletier, oui!

Qui plus est, la réduction des revenus publicitaires a entraîné des coupures et les ressources de nouvelles locales ont aussi été affectées.

Les développements technologiques ont donc entraîné la disparition graduelle de la présence humaine locale dans les stations. Il est normal qu'on entende moins parler des régions : il n'y a plus personne pour y couvrir l'actualité! Seules les régions ayant une population assez importante ont encore des bulletins de nouvelles plus élaborés, d'où la raison pourquoi Montréal, Québec et le Saguenay ont du poids médiatiquement.

Le fait qu'Internet facile le travail ne mènera jamais à une amélioration de la situation. Au contraire, elle va encore se dégrader. Ce qui donnait de la valeur au travail d'un journaliste, c'était ses liens privilégiés avec les gens l'alimentant en nouvelles, et parce que tout va encore plus vite, il devient difficile, voire même impossible, de produire du matériel de qualité.

Que dire de la relève formée dans les écoles de radio, par l'ATM de Jonquière ou par les écoles de journalisme universitaires? Il suffit de lire ou d'écouter ce que produisent les artisans des médias sortis plus récemment des écoles de formation pour constater à quel point ça va mal. Aussi, de nos jours, avec Facebook et les autres sites du genre, n'importe qui peut devenir « journaliste ».

Voilà à quoi ressemble ma vision du phénomène.


mercredi 2 septembre 2015

Le 2 septembre 2015

Proverbe/citation du jour
« L’important, c’est d’être humble. Si tu es humble, tu es une éponge, tu absorbes le monde et tu le laisses te remplir. Si tu es orgueilleux et arrogant, tu restes sec. Tu n’apprends rien. Tu imagines tout savoir, alors que ce n’est pas humainement possible. »-Shane Kuhn


Patrick Lagacé n'est pas bien placé pour faire la morale aux représentants des médias en région
Une prise de bec a eu lieu hier matin, sur les ondes du 106,9 FM deTrois-Rivières, entre l'animateur Jean Sasseville et Patrick Lagacé de la Presse au sujet des propos de Guy Julien, un ex-député péquiste, à l'endroit d'une journaliste de Radio-Canada et des réaction d'un autre ancien politicien présent, Yvon Picotte, qui lui est un ancien libéral. Ces réactions font suite à la découverte par la journaliste radio-canadienne Marie-Claude Julien du fait que les deux anciens politiciens auraient été rémunérés pour siéger sur le conseil d'administration d'un organisme sans but lucratif. L'audio peut être entendu ici, sur Radio Ego.

 
Guy Julien et Yvon Picotte (source : Radio-Canada)

En ce qui concerne cette affaire impliquant messieurs Julien et Picotte, je suis d'accord avec le fait que Guy Julien s'est comporté en « gros mononcle colon », comme le rapporte Patrick Lagacé dans un texte sur le sujet, et que des excuses s'imposent.

Patrick Lagacé
Pour ce qui est de la réaction d'Yvon Picotte, il est difficile de juger, mais il est vrai que par ses réactions, l'ancien ministre peut ne pas avoir compris les paroles de Guy Julien, comme le suppose Jean Sasseville.

Ce que je trouve dérangeant, ce sont les commentaires de Patrick Lagacé relatifs aux animateurs et aux journalistes en région, qui dit que « vous êtes tellement proches des newsmakers que vous avez de la misère à faire ces calls-là comme j'ai (Lagacé) fait ce matin. » (à 3min35 dans l'audio).

Patrick Lagacé lance également à Jean Sasseville : « Prends ta grosse voix et va faire des pubs de chars» (4min40).

Je note également que dans son texte de La Presse, Lagacé lance également une autre pointe de mépris à l'endroit des gens des régions en décrivant le comportement de Julien et Picotte : « Et les deux septuagénaires rient, ils rient comme deux mononcles qui sont encore assis à la taverne d’Amqui qui accueillait le festival de l’humour local, circa 1962… »

Le très fendant Patrick Lagacé peut bien adopter une attitude condescendante à l'endroit des représentants des médias en région parce qu'ils vivent à proximité des « newmakers », mais il est mal placé pour le faire. 

Je lui souhaite de venir vivre la réalité d'un journaliste d'une petite ville de la Gaspésie pendant un an, avec un salaire qui représente une fraction de ce qu'il gagne actuellement, sans la moindre protection légale, en ayant à croiser ceux dont il parle en ondes en achetant son bœuf haché. Serait-il aussi critique? Je n'en suis pas certain...

Si Patrick Lagacé avait à faire face aux "newsmakers" comme les gens des médias en régions sur lesquels il se permet de cracher, il « chierait dans ses bas » plus vite que plusieurs parmi ceux qu'il dénigre. Il est bien plus facile pour lui de demeurer sur le Plateau Mont-Royal, bien loin de tout cela, et de flatter dans le bon sens du poil ses amis tout aussi gogauches et condescendants que lui...



Photo du jour : « Un goéland qui n'est pas peureux »
Durant une session photographique près du littoral, hier, un goéland moins peureux que les autres m'a laissé l'approcher et le protographier. Merci Jonathan Livingstone!:D



dimanche 26 janvier 2014

Sujets du 26 janvier 2014

Proverbe/citation du jour
«Supprimer la distance, c’est augmenter la durée du temps. Désormais, on ne vivra pas plus longtemps ; seulement, on vivra plus vite.» -Alexandre Dumas


Un «meme» qui en dit long sur la perception des citadins en lien avec le Québec des régions
Demandez à une personne originaire de la Gaspésie si elle s'est fait déjà poser une question du genre et la possibilité d'une réponse affirmative est élevée :


Une distance équivalente à deux heures et demie de route environ sépare Chandler de Sainte-Anne-des-Monts!

Et si maintenant on demandait à un habitant de Québec s'il connaît une telle madame à Trois-Rivières, ou si on demandait à une Montréalaise si elle connaît un tel monsieur à Québec?

Ce «meme» porte sur la Gaspésie, mais vous pourriez poser la même question à un habitant de Sept-Îles, à savoir s'il connaît un résident de Havre-Sainte-Pierre, ou à un autre de Sherbrooke si pour sa part il a des liens avec une personne de Saint-Georges, en Beauce.

Ledit «meme» est représentatif d'une réalité plus large encore : celle de la méconnaissance qu'on les habitants des centres urbains par rapport aux réalités des habitants des régions.

Combien « d'urbains » n'ont aucune idée des distances que doivent couvrir nombre de Gaspésiens, d'Abitibiens, de Nords-Côtiers, de Saguenéens, etc. dans leurs déplacements, que ce soit pour aller à l'épicerie ou pour une visite à l'hôpital?

Demandons-nous aussi à quel point cela peut avoir un impact quand un politicien ou un fonctionnaire doit prendre une décision administrative pour le Québec des régions, alors que sa vie s'est déroulée essentiellement dans un grand centre urbain...

Vous trouverez d'autres «memes» gaspésiens sur la page « Gaspesie Memes »


"15 Life Hacks"
15 trucs pour vous faciliter la vie.