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mardi 1 novembre 2016

Le 1er novembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Si vous souriez à la presse, la presse vous sourit, et quand elle est de votre côté, le monde vous appartient.”-Daphné du Maurier


Si au lieu de Patrick Lagacé, Jeff Fillion avait été espionné par la police, en parlerait-on autant?
Nous avons appris hier que le journaliste Patrick Lagacé a fait l’objet de 24 mandats de surveillance, dans une affaire impliquant un policier du SPVM. Les patrons des grands médias s’indignent, en publiant une lettre cosignée par tous les patrons des grandes salles de nouvelles du Québec.

Voici la lettre en question :


Nous, dirigeants des principales salles de rédaction du Québec, tenons à exprimer notre indignation et notre inquiétude face à l'espionnage électronique du journaliste Patrick Lagacé par la police de Montréal.
Il est inacceptable que des enquêteurs aient pu obtenir accès aux données téléphoniques et à la géolocalisation d'un journaliste sans autre motif que d'identifier des sources journalistiques à l'intérieur du corps de police.
Ce n'est pas le seul cas d'intrusion injustifiée des autorités policières dans le travail des journalistes.
En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait qualifié d'« inacceptable » la filature par la GRC des journalistes Joël-Denis Bellavance et Gilles Toupin, de La Presse. Puis en septembre, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion pour « rappeler l'importance du principe de protection des sources journalistiques » après que la Sûreté du Québec eut perquisitionné l'ordinateur du journaliste Michaël Nguyen, du Journal de Montréal.
Dans les trois cas, les élus ont soit dénoncé l'intervention policière, soit s'en sont dits fortement préoccupés.
Des actions concrètes sont nécessaires pour protéger les sources journalistiques.
C'est essentiel pour la liberté de la presse, un droit fondamental consacré par la Charte canadienne des droits et libertés et reconnu par la Cour suprême du Canada.
Parmi ces actions :
      • La procédure pour obtenir un mandat de surveillance contre un journaliste doit être plus contraignante pour les corps policiers.
      • Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, doit répondre à la question que tous les professionnels des médias se posent aujourd'hui: quels journalistes ont été espionnés, lesquels le sont encore?
Maintenant, les élus doivent passer de la parole aux actes en réaffirmant et en garantissant la liberté de presse et la protection des sources journalistiques.
 


Sans source, ni le scandale des commandites ni les révélations ayant mené à la Commission Charbonneau ni aucun journalisme d'enquête n'est possible.
Signataires :
Lucinda Chodan
Rédactrice en chef,
The Gazette
Michel Cormier
Directeur général de l'information, Radio-Canada
Dany Doucet
Vice-président Information, Journaux média QMI (
Journal de Montréal, Journal de Québec, 24 Heures)
Serge Fortin
Vice-président TVA Nouvelles-Agence QMI
Claude Gagnon
Président-directeur général, Groupe Capitales Médias, Président et éditeur 
Le Soleil
Michel Lorrain
Vice-président information, Cogeco
Brian Myles
Directeur,
Le Devoir
Jean-Philippe Pineault
Directeur de l'information des services français de La Presse canadienne
Éric Trottier
Éditeur adjoint et vice-président à l'information, 
La Presse
Jed Kahane
Directeur de l'information, CTV News
Yannick Pinel
Rédacteur en chef du Journal
Métro
Patrick White
Rédacteur en chef du Huffington Post Québec


Si au lieu de Patrick Lagacé, ou d’un quelconque autre représentant des médias avec la tête penchant à gauche, c’était Jeff Fillion ou André Arthur, pour ne nommer que ces deux-là, qui avait été mis sous surveillance de la sorte par la police, les médias s’offusqueraient-ils autant?

Patrick Lagacé (source)

Mon petit doigt me dit que peut-être, désormais, Patrick Lagacé va mieux comprendre le point de vue des libertariens et d’autres gens de droite qui s’insurgent contre l’ingérence de l’État dans la vie privée des citoyens.

Quand j’ai moi-même fait l’objet d’une surveillance policière, lors du passage de PKP à Cap-Chat, en janvier 2015, personne dans le milieu des médias ne s’est levé pour me supporter. Je n’ai eu droit qu’à un article sale de la part de la journaliste Johanne Fournier, du Soleil. Lorsque j’ai contesté cet article au Conseil de presse, le comité qui a traité ma plainte l’a rejetée à majorité.

Au cas où vous l'ignorez encore, je souhaitais remettre à Pierre Karl Péladeau un copie d'une décision d'un arbitre qui a jugé que les motifs de mon renvoi à titre d'animateur radio étaient insuffisants et que Pascal Bérubé, un député péquiste, avait exercé des pressions à cette fin sur mon patron. Encore là, aucun représentant de ces mêmes médias ne m'a appuyé.

Faut-il être de gauche, de la "bonne gang", pour que les entreprises de presse s'offusquent quand la police surveille un de leurs représentants?

dimanche 1 novembre 2015

Le 1er novembre 2015


Proverbe/citation du jour
"Le plus difficile au monde est de dire en y pensant ce que le monde dit sans y penser."-Alain-Fournier


Le policier, l'itinérant et le caméraman gauchiste
Vous souvenez-vous de cette intervention policière qui a eu lieu le 2 janvier 2014, à Montréal, une intervention au cours de laquelle un agent du SPVM, Pierre-Luc Gauthier, a menacé un itinérant de l'attacher à un poteau s'il ne quittait pas les lieux? L'événement a été filmé par un militant gauchiste, Adis Simidzija, puis le vidéo a été rendu accessible au grand public via Youtube :



Bien entendu, Radio-Canada et d'autres médias ont repris l'histoire et le policier concerné s'est fait traîner dans la bouette dans les médias sociaux. L'agent Gauthier a fait l'objet d'une plainte au Commissaire à la déontologie policière.

La cause a été entendue une première fois en juillet dernier. Le 19 octobre 2015 dernier, la décision dans ce dossier a été rendue. Elle est disponible ici. L'agent Gauthier fait donc l'objet d'une suspension de deux jours dans cette histoire. Les gaugauches et autres bien pensants ont gagné, mais ne doutons pas un instant du fait que cela n'est pas suffisant pour eux. Il aurait certainement fallu que l'agent Gauthier soit renvoyé...

Claude Aubin, un policier à la retraite qui est également blogueur et auteur, a écrit un billet à ce sujet hier, dans le Huffington Post. Fort de son expérience de 14 ans à titre de policier au centre-ville de Montréal, monsieur Aubin donne un son de cloche fort différent sur l'histoire, en soulignant que lorsque l'on a affaire maintes et maintes fois au même individu et que la détention préventive ne suffit plus, il faut parfois en venir aux menaces. C'est triste, mais c'est comme ça : dans des cas extrêmes, il faut parfois hélas user de moyens extrêmes.

J'ai effectué une recherche sur le caméraman, Adis Simidzija. Les résultats sont disponibles ici, dans ce billet de mon blog daté du 3 janvier 2014. J'ai même jasé à ce sujet avec Éric Duhaime sur les ondes de ce qui était alors Radio X Montréal, lors de cette entrevue.

Source
 Simidzija est un militant de gauche, un diplômé en sociologie de l'UQAM. Il a aussi fait parler de lui en avril 2015, lorsque des étudiants gauchistes ont occupé des locaux de l'université. Il en est question ici.

Adis Simidzija lors de son arrestation en avril 2015

Je me demande si les bien-pensants qui font la morale dans une situation du genre seraient disposés à accueillir chez eux un quêteux comme celui qu'on aperçoit dans le vidéo. Je suis plutôt porté à croire qu'ils préfèrent qu'on siphonne de l'argent des contribuables pour que l'on ouvre des refuges subventionnés pour « aider les pauvres », en aidant aussi des gogauches à se créer un emploi aux frais du peuple qui est forcé de le faire bien malgré lui par la force de la loi.

J'aimerais voir comment réagiraient les Adis Simidzija de ce monde s'ils étaient soudainement obligés de prendre la place d'un de ces agents sur lesquels ils se font tant plaisir de cracher, ou s'ils étaient victimes d'un crime et que leur vie dépendait de l'intervention d'un policier comme l'agent Gauthier.

vendredi 4 juillet 2014

Sujets du 4 juillet 2014

Proverbe/citation du jour
«Les seules choses qui sont sûres en ce monde ce sont les coïncidences.»-Leonardo Sciascia


Un lien commun entre l'arrestation d'un concierge d'école par le SPVM, une manifestation de Carrés rouges, l'ASSÉ, Québec solidaire et Amir Kadhir
Un de mes contacts Facebook m'a lancé jeudi soir sur une piste intéressante, liant l'arrestation d'un concierge et d'une enseignante d'une école montréalaise et une manifestation de Carrés rouges datant de février 2013. Même Amir Kadhir fait partie de l'histoire!

Vous vous souvenez peut-être de cette manifestation de l'ASSÉ, qui a eu lieu en février 2013, une manifestation qui suivait un Sommet sur l'enseignement supérieur. Au cours de ladite manifestation, des enfants fréquentant un CPE ont affiché dans les fenêtres de l'établissement des carrés rouges. Amir Kadhir avait alors pris la parole devant l'édifice et des photos ont circulé dans les réseaux sociaux. Nous pouvions voir durant l'intervention de Kadhir des militants de gauche, de même que des enfants. Voici des captures d'écran, tirées de mon billet sur le sujet présenté à cette époque  :




Vous souvenez-vous aussi que lorsque l'on a demandé aux responsables l'école concernée à savoir pourquoi les enfants ont brandi des Carrés rouges, on nous a raconté qu'ils avaient « spontanément » pris par à la manifestation? Comme si des enfants d'un si bas âge comprennent les enjeux des grands...

Alors qu'on crie si fort au scandale dans certaines situations qui ne mériteraient peut-être pas un tel battage, dans d'autre cas, on se tait. À l'époque, Frédéric Boiteau, via son blog, avait signalé son intention de porter plainte à la CSDM à ce sujet, ajoutant dans un billet une capture d'écran de la réponse de la commission scolaire, via Facebook, suite à cette histoire, une entrée rapidement disparue, selon ce qu'il rapporte :


Mario Dumont a aussi alors couvert le sujet durant une émission télévisée. Il y a donné des détails sur l'établissement concerné, des détails qui me permettent par ailleurs de corriger une erreur que j'ai alors faite, en indiquant que le CPE en question était situé sur la rue De Lorimier, alors qu'en réalité, il se situe sur la rue des Pins :

Dumont signale que le CPE est situé dans une école, nommée « Jean-Jacques-Olier ». Il fait erreur, comme moi, dans les détails qu'il donne sur les lieux, car il s'agit en fait de l'école Au-Pied-de-la-Montagne, située dans le pavillon Jean-Jacques-Olier.


On y retrouve aussi un CPE :


Le lien avec l'arrestation d'un concierge et d'une enseignante d'une école primaire avec l'histoire décrite ci-haut? IL S'AGIT DU MÊME ÉTABLISSEMENT!

Étant en Gaspésie, je ne peux aller comparer les lieux de visu. Heureusement, il y a Google Earth. Voici d'abord une capture d'écran d'une entrevue du Journal de Montréal avec Carl Cadieux, le concierge arrêté, de même qu'avec Nadia Lessard, l'enseignante de sixième année arrêtée au même moment, devant l'école :


Via Google Earth, j'ai réalisé des captures d'écran des environs de l'école. On peut y constater que la façade est la même que celle que l'on aperçoit sur les photos avec Amir Kadhir, plus haut dans le présent texte :

La façade de l'école, où Amir Kadhir a été interviewé.

Une autre vue de la façade.

Une vue d'une rue avoisinante, notez le lien avec les photos qui suivent.


Il serait à mon avis bon que les médias creusent davantage sur ces deux histoires qui ont un lieu commun les reliant.

D'abord, que s'est-il passé suite à cette histoire de manifestation de Carrés rouges et d'enfants portant des carrés rouges? Y a-t-il eu enquête de la part de la CSDM? Est-ce normal que des enfants d'âge scolaire soient manipulés par des membres du personnel à des fins politiques sans qu'aucune sanction ne soit appliquée à leur endroit?

Maintenant, concernant cette histoire du concierge et d'une enseignante du même établissement, arrêtés quelque 16 mois plus tard par le SPVM, pourrions-nous avoir plus de détails sur des affiliations potentielles entre ces membres du personnel de l'école et des groupes de gauche, des groupes que l'on connaît très bien pour leur opposition systématique aux forces de l'ordre, des groupes qui pourraient un fois encore utiliser un tel incident pour faire avancer leur agenda?

J'ai envoyé jeudi soir un courriel à Nadia Lessard, l'enseignante impliquée dans l'incident de juin dernier, à ce sujet. Je lui ai demandé des détails au sujet de l'histoire des enfants de la maternelle et des carrés rouges. J'attends toujours une réponse de sa part.

J'aimerais bien que les médias fouillent d'une part par rapport à l'histoire plus ancienne dont je fais mention ci-haut, et que de l'autre ceux-ci approfondissent leurs recherches au sujet de Carl Cadieux et de Nadia Lessard, concernant des liens que ceux-ci (et d'autres membres du personnel de l'école) pourraient avoir avec la manifestation de février 2013, de même qu'avec des groupes de gauche, relativement à cette plainte récente en déontologie policière, suite à l'arrestation de ces deux individus, en juin dernier.

mercredi 2 juillet 2014

Sujets du 3 juillet 2014


Proverbe/citation du jour
«La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.»-Bertolt Brecht


Un concierge d'école baveux et un flic à la peau sensible

Dimitry Harris
Cadieux aurait fait savoir sa façon de penser au policier alors que celui venait de brûler un feu rouge près de l'établissement scolaire. Les gyrophares du véhicule de patrouille n'étant pas en fonction, rien n'indiquait une situation d'urgence et un besoin pressant pour le policier d'agir ainsi.

Le concierge et l'enseignante ont été maîtrisés, poivrés, arrêtés et amenés dans un poste de police. On les a détenus durant quatre heures. L'enseignante, mère de quatre enfants, fait face à des accusations d'entrave au travail des policiers.

Le SPVM considérant que le policier impliqué, Dimitry Harris, n'a pas posé de gestes répréhensibles, Carl Cadieux a décidé de publier sur Internet un vidéo qu'il a réalisé avec ton téléphone lors de l'événement, tout en portant plainte, comme l'enseignante Nadia Lessard, en déontologie policière. Voici le vidéo en question :




Notez les points suivants :
  • Carl Cadieux dit au policier à la 13e seconde de fermer sa gueule;
  • Au même moment, l'agent lui demandé « d'ôter son doigt devant sa face »;
  • Le concierge dit à la 20e seconde « C'est pas parce que t'es un flic que tu me fait peur mon chum .»

L'agent Dimitry Harris, qui a déjà fait l'objet d'une plainte en déontologie policière, pour un événement qui s'est déroulé le 7 septembre 2011, y a été fort dans cette histoire, j'en conviens. On peut considérer le fait que le policier n'y a pas été avec le dos de la cuillère.

Carl Cadieux et Nadia Lessard ( Photo d'Isabelle Bergeron)

Par contre, dans le vidéo, on peut noter que Carl Cadieux était très BAVEUX et très ARROGANT.  Il a joué pour beaucoup dans l'escalade qui s'est alors produit. Si je me faisais aborder de la sorte, personnellement, je vous avoue que l'envie d'étamper mon poing sur la gueule du gars devant moi serait forte. Notez aussi combien ce dernier se met à chigner comme une fillette lorsque le policier le maîtrise. Cela rappelle les arrestations de Carrés rouges lors du Printemps érable.

Les deux "victimes" dans cette histoire se plaignent de la peur provoqué chez des enfants qui assistaient à une fête à l'école située tout près, lorsque la police les a arrêtés. Qu'en est-il maintenant de l'exemple que ces deux personnes donnent à ces mêmes enfants quant au respect et à la manière d'interagir avec la police ou une toute autre forme d'autorité?

Si le concierge était demeuré calme pour signaler son désaccord au policier, s'il avait été plus poli, et qu'il s'était simplement contenté de noter l'événement, et d'en faire part aux autorités policières, et même aux médias, afin que le comportement de Dimitry Harris, qui a brûlé un feu rouge sans raison valable, soit dénoncé, ni lui, ni l'enseignante, n'auraient été arrêtés. Carl Cadieux est le premier responsable de son malheur, tout comme l'enseignante impliquée.

jeudi 9 janvier 2014

Sujets du 9 janvier 2014

Proverbe/citation du jour
«La vérité, c’est de chercher toujours la vérité.» -Romain Rolland


Le policier impliqué dans l'histoire de l'itinérant n'est pas blanc comme neige
Mon billet sur Adis Simidzija, le vidéaste qui a filmé un policier menaçant un itinérant de l'attacher à un poteau, a incité Éric Duhaime à m'inviter à son émission du midi hier. J'ai ainsi pu faire part de mes découvertes en simultané sur les ondes de Radio X à Montréa, où Éric anime, mais également à Québec, car Dupont le midi fait relâche pour la semaine. Cela fait du bien de retrouver un micro mesdames et messieurs, j'ose espérer en avoir un à nouveau en 2014. L'entrevue peut être écoutée ici.

Bien que je ne crois pas que le policier en question mérite d'être renvoyé, contrairement à nombre de gauchistes qui crient au scandale, je ne crois pas que celui-ci soit blanc comme neige. Observez le vidéo d'Adis Simidzija et vous remarquerez que je policier ne porte pas de badge et on n'a aucune idée de son numéro de matricule :



Un enquête interne est en cour et on a déjà annoncé dans divers médias que le policier impliqué serait rétrogradé. La sanction durera combien de temps? Est-elle suffisante?

Je suis convaincu que les policiers agissent adéquatement dans la majeure partie de leurs interventions, mais je pense tout de même que de demander à la police d'enquêter sur la police, c'est un peu comme confier à un renard le soin de compter les poules.

À quand donc une véritable police des polices, disposant des pouvoirs nécessaires pour mener enquête lorsqu'une bavure policière se produit?

Curieusement, je n'ai pas entendu beaucoup de manifestants contre la brutalité policière évoquer l'idée...


Une soupe anti-cancer?
Une saine alimentation réduit les risques de souffrir de maladies. Cela ne veut pas dire pour autant que de bien manger élimine la possibilité de tomber malade ou de guérir la personne affectée d'une grave maladie, mais çela ne peut certainement pas nuire.

La soupe du docteur Béliveau


Merci à Julie « Texane » Lesage qui m'a fait découvrir une recette de soupe anti-cancer du docteur Béliveau :

Cuire légèrement 100 g de chacun des légumes et fruits suivants :
  • Ail
  • Choux de Bruxelles
  • Betterave
  • Airelles
  • Oignon vert
  • Brocolis
  • Épinard
  • Fèves vertes
Ajouter à la soupe obtenue :
  • Pamplemousse (100g.)
  • Curcuma mélangé dans l'huile de lin (2 c. à café de curcuma pour 10 ml d'huile de lin)
  • 6 tasses de thé vert (2 g de feuilles de thé vert pour 6 tasses d'eau)
  • Poivre noir (2 c. à café)

On retrouve dans la fameuse soupe bon nombre d'ingrédients que j'aime consommer individuellement, mais de là à les consommer ensemble, du thé vert avec du curcuma et du pamplemousse??? Euh...

Julie compte essayer la recette, nous en saurons peut-être plus bientôt. Je lui souhaite de ne pas se retrouver comme le goûteur dans le film « Astérix et Cléopâtre »!

vendredi 3 janvier 2014

Sujets du 3 janvier 2014

Proverbe/citation du jour
«La justice sans force, et la force sans justice : malheurs affreux.» -Joseph Joubert


Encore un « pauvre sans-abris » menacé par la police???
Un vidéo dans lequel on peut apercevoir un officier de police du SPVM menacer un sans-abris de « l'attacher à un poteau », circulant présentement sur Internet, suscite beaucoup de passions, il vous faudra cliquer sur le lien en bas de l'image pour le visionner :

http://www.youtube.com/watch?v=QZQTvkI-bCs

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a dénoncé le comportement du policier impliqué comme étant inacceptable. On a ici une fois encore un politicien qui préfère taper sur la police pour faire plaisir au public au lieu de s'attaquer au problème réel : l'itinérance!  Une fois encore aussi, les militants contre la brutalité policière s'enflamment, parmi eux Adis Simidzija, l'auteur dudit vidéo. 

L'agent de la paix aurait-il vraiment attaché l'itinérant? Probablement que non! Cela n'excuse quand même pas son comportement, mais de là à demander son renvoi ou un blâme sévère...

Dans un bref échange via Facebook, j'ai appris via une dame, qui souhaite garder l'anonymat, que l'itinérant en question harassait les usagers à l'intérieur de la station de métro Jean-Talon. Il a demandé de l'argent à la dame en question et quand elle a refusé, elle a eu droit à un « Va chier sale conne » et à un doigt d'honneur. Semble-t-il que ce n'était pas la première fois que le clochard (Oui! J'écris bien « CLOCHARD », non pas « itinérant » ou « sans-abris » comme tant d'adeptes de la rectitude politique) agressait des personnes de la sorte. Ça, le vidéaste impliqué n'en parle pas, Radio-Canada non plus d'ailleurs!

Avant de crier haut et fort contre la police, nous devrions d'abord nous demander ce qui est arrivé durant l'ensemble de l'incident, pas seulement à ce qu'a filmé Adis Simidzija.

Adis Simidzija (Facebook)

Qui est au juste Adis Simidzija? Quelles peuvent bien être ses motivations à dénoncer le comportement du policier en question?

Radio-Canada présente le vidéaste comme étant un étudiant en sociologie. Déjà, ça sonne pas mal « gaugauche », mais creusons davantage pour en apprendre plus à son sujet. Voici quelques captures d'écran tirées de la page Facebook de monsieur Simidzija, de même que d'autres captures prises ailleurs sur le Web :

La page Facebook d'Adis Simidzija


 Ses lectures et champs d'intérêts :



 Des images de sa page :

Le drapeau noir anarchiste

Manifestations

Anarchie!

Anarchie et communisme

Une manifestation de Carrés rouges de 2012.


Simidzija milite dans un syndicat
Il écrit aussi des papiers pour des journaux universitaires :


Simidzija est donc clairement de gauche, un militant qui cherche assurément à donner de la visibilité à sa cause d'abord et avant tout. Comme beaucoup de militants de gauche, il doit être constamment à l’affût et prêt à filmer le moindre incident qui lui permettra de discréditer la loi et l'ordre. Voici une autre affiche tirée de la page Facebook du militant :


"Keep Resisting and Fuck The System"?

OK, mais pour remplacer ce système par quoi? Un état communiste qui brime encore plus les droits individuels?

On estime que beaucoup de « robineux » qui arpentent les rues des grandes villes souffrent de problèmes mentaux, la moitié d'entre eux selon certains spécialistes de la question. Avant de blâmer les policiers lors d'interventions comme celle-ci, nous pouvons nous demander s'il ne serait pas mieux de placer ces personnes dans une institution spécialisée, au lieu de les laisser dans la rue.

Tiens tiens, ça me donne une idée! Monsieur Simidzija, épris de justice sociale comme il l'est, pourrait peut-être héberger la pauvre victime des menaces des policiers chez lui quelques temps, pourquoi pas?


Buzz Bonin se prononce sur l'incident impliquant l'itinérant
Matthieu "Buzz" Bonin se prononce aussi sur l'incident impliquant l'itinérant :


Ce que j'en pense? Encore un autre "humoriste" qui joue dans le registre des "Attention Whores" pour bien paraître...

Mon cher Matthieu, par ton comportement, tu as l'air aussi malade mental que celui que tu veux défendre.

J'aimerais bien voir ta réaction si c'était toi qui t'étais fait aborder et envoyer chier par le clochard en question dans le métro ce matin-là...

Toi aussi tu pourrais l'héberger et, pourquoi pas, le faire participer à un de tes vidéos?

jeudi 11 octobre 2012

Sujets du 11 octobre 2012

Proverbe/citation du jour
"Celui qui craint la mort, perd la vie." -Anonyme


Matricule 728 - 2 octobre 2012
 
Matricule 728? Dehors!!!
La policière matricule 728 du Service de police de la Ville de Montréal fait encore parler d'elle. Déjà connue pour avoir été généreuse dans sa distribution d'OC (communément appelé « poivre de cayenne ») lors des manifestations étudiantes du printemps dernier, la constable Stéphanie Trudeau fait une fois de plus l'objet de l'attention suite à une intervention musclée qui s'est déroulée le 2 mai dernier.

Agente Trudeau, mai 2012
Ce soir là, la policière Trudeau a interpellé un citoyen du Plateau Mont-Royal qu'elle venait d'apercevoir une bière à main, sur la rue Papineau. Semble-t-il que le citoyen visé était à l'extérieur pour aider un ami musicien à transporter des instruments de musique à l'intérieur. La représentant des forces de l'ordre lui a alors demandé des papiers pour s'identifier, fort probablement parce qu'elle voulait lui remettre une contravention pour consommation d'alcool en public, mais la situation a dégénéré, au point où la police a pénétré l'immeuble et mis en état d'arrestation quatre citoyens.

Si l'affaire est aujourd'hui connue, c'est que par mégarde, après avoir saisi des téléphones cellulaires au cours de l'intervention, la policière a déclenché un système qui a fait en sorte qu'une conversation qu'elle tenait en privé avec d'autres policiers a été enregistrée, une conversation pas très élogieuse dans laquelle on l'entend parler en termes «gras » de « carrés rouges », de « gratteux de guitares » et de « mangeux de marde ».

Au total, une vingtaine de véhicules policiers ont participé à l'intervention et quatre personnes feront faire face à la justice pour entraves à un agent de la paix, voies de fait et intimidation, tout ça... pour une bouteille de bière. Depuis, le SPVM a retiré la policière des opérations et a débuté une enquête interne.

Que penser de tout cela?

Je crois que nous devons voir les deux côtés de la médaille et rien ne dit que les personnes arrêtés et leurs amis n'ont pas poussé le bouchon trop loin également, comme le font régulièrement des citoyens qui poussent les policiers à bout en les provoquant jusqu'à ce que la « steam » sorte, pour ensuite se plaindre de brutalité policière, ce que les Carrés rouges ont fait à maintes reprises, mais il est clair que la matricule 728 a fait preuve d'un abus de pouvoir.

Combien en coûtera-t-il aux contribuables de Montréal en frais divers, que ce soit les frais de l'intervention policière en tant que telle, les frais en lien avec la poursuite contre les individus et l'enquête mais surtout, à mon avis, les frais qu'on ne peut comptabiliser en lien avec la perte de crédibilité que le SPVM subit dans cette histoire?

Matricule728 -Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
Stéphanie Trudeau a déjà été retirée des opérations de la sorte avec son plein salaire lors des manifestations étudiantes. Cela se produit encore quelques mois plus tard.

La dame visée a déjà fait l'objet de plaintes en déontologie policière, notamment en 2000, suite à une arrestion : http://canlii.ca/t/1v4qc puis en 2004 : http://canlii.ca/t/1v5tp Dans les deux cas, on fait mention de manque de respect et de politesse de la part de la policière.


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Également, la présente partie est un ajout réalisé en après-midi le 11 octobre, je viens de découvrir un autre jugement concernant l'agente, car son nom est parfois écrit "Stéfanie Trudeau", comme c'est le cas dans une plainte à son endroit relative à une enquête sur une agression sexuelle pour laquelle elle a fait l'objet d'une suspension durant six jours : http://canlii.ca/fr/qc/qccq/doc/2003/2003canlii5844/2003canlii5844.html

La même agente a intenté une poursuite de 7000$ contre un citoyen qui l'a poursuivie en déontologie policière en 2007, mais sa plainte a été rejetée : http://www.jugements.qc.ca/php/decision.php?liste=63699962&doc=C30BB93B6B1B16B3C847F526AEE4E2546EF0DF12CBE4031DE923B2DE39A0E832&page=1

**********

Nous pouvons ajouter à cela les incidents de mai et d'octobre 2012.

Est-ce que son comportement est acceptable? Pouvons-nous accepter la possibilité qu'elle retourne au travail comme si de rien n'était, advenant le cas où l'enquête policière interne lui donne une sanction lui permettant de le faire?

NON!

Cette histoire nous rappelle qu'il est temps que le Québec se dote d'un bureau indépendant de surveillance de la police, un organisme formé d'experts civils n'ayant aucun lien avec celle-ci, comme c'est le cas présentement en Ontario.


Pour plus de détails :


Le courage de Malala Yousufzai
Malala Yousufzai, une jeune fille de 14 ans, a été gravement blessée à la tête et au cou par des tirs d'armes à feu mardi dernier au nord ouest d'Islamabab, au Pakistan. Pourquoi? Parce que l'adolescente, contrairement au gouvernement de son pays, exprime ouvertement son opposition aux Talibans et au fait que ces derniers ont eu droit à un cesser le feu des autorité en 2009 et multiplie les attaques à l'endroit des citoyens qui s'opposent à eux, tout en procédant à la fermeture d'écoles destinées aux femmes.

Malala Yousufzai- M. REHMAN-AFP-Getty Images
La jeune fille, qui a déjà exprimé son souhait de devenir un médecin, est aussi récipiendaire de la plus haute récompense civile de son pays pour son activisme et est aussi reconnue sur ce plan au niveau internationale. Elle a déjà dans le passé fait l'objet de menaces de la part des Talibans, mais ne s'est jamais tue.
Le courage de Malala Yousufzai mérite amplement d'être souligné. Il est clair que les Talibans ont plus peur de gens comme elles qu'ils n'ont peur des balles et des bombes de toutes les armées qui sont lancées contre eux.
On peut tuer des gens, mais on ne peut tuer des idées. Ce sont des gens comme Malala qui peuvent changer les choses et faire la différence dans des pays comme le Pakistan, où les Talibans font régler la terreur.
En Égypte, en Lybie et en Tunisie par exemple, c'est lorsque des citoyens se sont levés que des tyrans ont été renversés. Ce que l'on a appelé le Printemps arabe semble hélas en voie de devenir un Hiver islamiste, mais l'espoir demeure et ce sont des gens comme Malala Yousufzai qui peuvent véritablement retourner la situation.