jeudi 30 novembre 2017

Le 30 novembre 2017

Proverbe/citation du jour
« La langue est à l'état social des nations ce que la musique est à leurs mœurs ; l'une et l'autre s'enrichissent dans la proportion que les mœurs se dépravent. »-Chauvot de Beauchêne



Je devrais me réjouir du « Bonjour! Hi! » du PQ mais...
Du beau niaisage en ce jour à l’Assemblée nationale : Les élus ont envoyé un message aux commerçants de Montréal, en leur demandant d’accueillir leurs clients en français, avec le mot «Bonjour». Le PQ demandait à l'Assemblée nationale de reconnaître que le «Bonjour ! Hi !» est un «irritant» qui ne reflète pas le statut de la langue de la majorité, au Québec.

Personnellement, je devrais me réjouir des sparages du PQ et d’autres groupes souverainistes, qui tentent de forcer tout le monde à parler français. Dès le secondaire, parce que ma capacité à m’exprimer dans la langue de Shakespeare était meilleure que celle de la moyenne des Québécois francophones, encore plus dans mon milieu, ici, en Gaspésie, j’ai eu beaucoup de facilité à me trouver un emploi dans le domaine touristique, durant les vacances estivales. 

Par la suite, j’ai pu aller enseigner dans des milieux anglophones ou autochtones, et j’ai pu enseigner l’anglais comme langue seconde à mon retour au Québec. 

Le fait d'être bilingue était un avantage, les Québécois francophones qui parlent anglais, tout comme d'ailleurs les allophones qui parlent ces deux langues et une ou plusieurs autres (ceux-là sont plus avantagés encore) pourraient se réjouir du fait que la majorité soit plongée dans l'ignorance linguistique.

La meilleure manière de préserver le français, c’est d’abord en apprenant à le parler et à l’écrire correctement, ce qui n’est malheureusement pas le cas de la majorité des Québécois.

Aussi, la force du consommateur face au commerçant fait en sorte que si l'acheteur veut être servi en français et le demande, il est en mesure d'inciter le vendeur à s'adresser à lui dans la langue désirée bien plus que des élus voulant forcer la chose par le biais d'une loi.

Fait à noter, l’article original de Caroline Plante sur le sujet publié en matinée, qui se présentait ainsi :






a été remplacé en fin d’après midi par cette autre version (dont je ne présente que l'en-tête, la version complète modifiée pouvant être consultée en ligne) :





Se pourrait-il que le député de Matane-Matapédia soit intervenu pour le faire modifier?

Soit dit en passant, Pascal Bérubé, ce grand défenseur du français qui est diplômé en éducation, a un français écrit douteux. Demandez à quiconque ayant lu des textes écrits par le principal intéressé et vous en aurez la confirmation.

Le texte original de l’article suit ici bas :

Le PQ veut que Québec déclare le «Bonjour! Hi!» un «irritant»

Caroline Plante
La Presse Canadienne
Québec


La populaire formule d'accueil « Bonjour! Hi! », utilisée dans plusieurs commerces du centre-ville de Montréal, est un « irritant » et ne reflète pas le statut du français, selon le Parti québécois (PQ), qui présentera jeudi une motion à l'Assemblée nationale.

Le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, a dit en mêlée de presse souhaiter que le parlement réaffirme clairement à tous les Québécois que le français est la langue officielle et commune du Québec.

Selon la motion qui sera déposée devant les élus, l'Assemblée nationale doit prendre « acte que 94 % des résidants du Québec comprennent le français ; (...), qu'elle rappelle que le mot "Bonjour" est un des mots de la langue française les plus connus chez les non-francophones du monde, et qu'elle rappelle que ce mot exprime magnifiquement la convivialité québécoise ».

En conséquence, « elle invite tous les commerçants et tous les salariés qui sont en contact avec la clientèle locale et internationale de les accueillir chaleureusement avec le mot Bonjour ».

Mercredi en Chambre, le premier ministre Philippe Couillard avait qualifié de « ridicule » le débat autour du « Bonjour! Hi! ».

Selon lui, le PQ fait de la vieille politique de « peur », de « crainte » et de « repli » en parlant de la langue française comme d'une langue menacée.

Le premier ministre s'est dit cependant irrité par les francophones qui ne parlent pas le français correctement, qui ne l'enseignent pas correctement, et qui ne veillent pas à assurer une qualité constante dans la langue française.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, s'est inquiété, mercredi, de la « généralisation du bilinguisme à Montréal et au Québec », à la suite de la publication par Statistique Canada de nouvelles données du recensement sur la langue au travail.

Bien que l'usage régulier du français en milieu de travail soit demeuré stable depuis 2006, d'autres langues sont davantage utilisées.

La prépondérance de la langue française a donc diminué de 2,3 % en dix ans, la proportion de travailleurs qui l'utilisent le plus souvent passant de 82 % en 2006 à 79,7 % en 2016.

En contrepartie, le nombre de milieux de travail bilingues où le français et l'anglais sont utilisés équitablement ont augmenté de 2,6 % durant la même période. La proportion de travailleurs utilisant ces deux langues est passée de 4,6 % en 2006 à 7,2 % en 2016. Chez les francophones, l'augmentation est de 1,4 %.

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