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mercredi 26 septembre 2012

Sujets du 26 septembre 2012


Proverbe/citation du jour
"Ce ne sont pas les hommes qui gouvernent les sociétés, ce sont les principes; à défaut de principes, ce sont les situations." -Proudhon (Pierre Joseph)


«Stationnement réservé»
Est-ce que l'attitude face à la clientèle diffère, tout dépendant si on travaille pour l'État ou si on travaille dans l'entreprise privée? Dans certains cas, peut-être que oui et dans d'autres, non. En prenant une marche jeudi soir, je suis passé devant le palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, puis devant divers autres commerces de la localité, notamment, une tabagie, deux épiceries, le restaurant Tim Horton's, la Banque nationale, la caisse populaire et quelques autres commerces. Qu'ai-je donc remarqué qui m'amène en ce mercredi matin à me questionner quand au service à la clientèle?

Dans la totalité des stationnements des commerces privés visités, s'il y avait des espaces de stationnement réservés au personnels, ils étaient situés à une certaine distance du bâtiment, et ce afin de facilité l'accès des clients aux établissements. Devant le palais de justice par exemple, j'ai noté que parmi les espaces situés tout près de l'immeuble, certains sont destinés à la clientèle d'une tabagie privée, alors que dans le cas des services publics, les espaces rapprochés sont marqués de panneaux indiquant qu'ils sont réservés aux employés de l'État, que ce soit celui destiné au député ou à d'autres fonctionnaires.

Dans certains cas, devant un hôpital par exemple, il est normal que l'on réserve une place près de l'entrée aux médecins qui doivent arriver lors d'urgences, mais dans la plupart autres situations, ne serait-ce pas normal que les employés de l'État stationnent leur véhicule de manière à faciliter l'accès des clients comme on le fait dans le secteur privé?

Je me rappelle ici les paroles du vieux Eddie Janigan, un vétéran de l'Armée américaine et ancien musicien qui venait passer ses vacances estivales en Gaspésie et qui m'a dit un jour au sujet de la manière d'attirer les gens, incluant la clientèle : « Feed the birds and the birds will come to you.» Certains fonctionnaires et autres décideurs au sein de la fonction publique devraient peut-être mettre la sagesse du vieux Janigan en application!


Dernière chronique – par Nicolas Poulin-Gagné
Bonjour tout le monde!

Ceci est malheureusement ma dernière chronique dans ce blog. Ceux qui me suivent depuis le début de l’été savent que je suis actuellement président d’une association étudiante, que j’étudie à temps plein en psychologie à l’Université Laval, et qu’en plus, je fais parti du «show» étudiant de cette même Université. Pour vous donner une idée, j’ai passé un gros 44 heures sur le campus durant les cinq derniers jours... Et ça, c’est sans mon emploi à temps partiel, mes repas et mon sommeil! Pas hâte de voir

Nicolas Poulin-Gagné
Écrire une chronique sur la psychologie, c’est vraiment plaisant. Ça me permettait de me replonger dans mes nombreux ouvrages sur les pathologies de l’humain (et croyez-moi, des troubles... Il y en a en tabar*****!), et s’en était une drogue. Quand on commence à comprendre des troubles bizarres, ainsi que ceux moins bizarres, on commence à analyser les gens autour de nous. À travers les 13 dernières semaines, j’ai tenté de mon mieux de vous apprendre les bases de ce que les étudiants en psychologie apprennent actuellement, en 2012. Grâce à ces bases, sans même de formation professionnelle supplémentaires, vous seriez en mesure d’analyser les gens autour de vous, d’éviter de tomber dans les stéréotypes nord-américains, et surtout, de vous auto-évaluer.

Car, oui, la plus grande force de tout intervenant, c’est d’abord de se connaître soi-même. D’être capable d’afficher ses limites, et d’exploiter au maximum ses forces. Mettre à l’épreuve nos peurs, et d’utiliser ses compétences à notre meilleur. De cette façon, vous ne serez jamais confronté à un mur quand vous allez aider quelqu’un. En vous considérant psychologiquement équilibré, ou encore mieux, de savoir pourquoi vous ne l’êtes pas, vous serez en mesure d’évaluer l’environnement qui vous entoure. Que ce soit la culture, le mode de vie, les valeurs et les normes de la société, mais également les traits qui caractérisent votre famille, vos collègues de travail, vos connaissances.

Laissez moi terminer ce dernier article par un petit commentaire sur la société actuelle. Sur une constatation personnelle de mon entourage. Comme introduction, je vous conseille d’écouter une scène du merveilleux film «La société des poètes disparus», mettant en vedette Robin Williams, qui raconte l’histoire d’un professeur de littérature unique en son genre dans un collège aux normes très strictes. Il y a une scène où le professeur (M. Williams) amène ses étudiants à l’extérieur, et les obligent à marcher en rang, en cercle. Au bout de quelques tours, les étudiants commencent à marcher au même rythme. Le son des nombreuses enjambées ne font qu’un. C’est ce qu’on appelle le conformisme.

Le conformisme est dans la nature humaine. On ne veut pas faire cavalier seul. On ne veut pas ressortir du lot. On a peur d’avoir l’air fou, d’avoir l’air niaiseux. Mon conseil : Faites ce que vous voulez. Les gens ne vous trouveront pas fous; ils vous trouveront innovateurs. Big Difference.

On peut comparé le conformisme à l’obéissance face à une autorité. L’obéissance à l’autorité est nécessaire au bon fonctionnement de notre société. Si personne ne respectait la police, les lois... Comment ferions-nous pour survivre? Imaginez un monde où personne ne respecterait les feux rouges sur la route, où il n’y aurait aucun contrôle dans les aéroports, où il n’y aurait aucune hiérarchie dans une entreprise... Ce serait l’anarchie, rien de moins.

En guise d’au revoir, en lien avec l’obéissance à l’autorité et le conformisme, je vous suggère d’aller consulter certains sites internet qui parlent de «L’Expérience de Milgram», qui date de 1963. Il s’agit de montrer à quel point l’être humain est «construit» pour obéir. C’est une des expérience les plus populaires de tous les temps, sinon la plus populaire. Et surtout, une des plus intéressante. Elle a non seulement révolutionné le monde de la psychologie, mais elle a révolutionné toutes les théories sur l’être humain dans les sciences sociales.

Si, pour ceux qui ne sont pas très «branchés» sur les expériences qui datent de 50 ans, vous pouvez voir une expérience française, très similaire, qui date d’à peine trois ans. Elle explique le pouvoir de la télévision sur les gens. Ce documentaire de 90 minutes est une vraie anthologie si vous vous intéressez de près ou de loin à la psychologie. De plus, vous pouvez regarder ce documentaire en intégrale à cette adresse, et ce, gratuitement : http://www.youtube.com/watch?v=pau7aDYrxFw

Finalement, je voudrais remercier P.A. de m’avoir laissé la chance de m’exprimer sur son blogue d’un sujet que j’adore, qui me passionne. Notre rencontre date bientôt d’un an, et jamais (mais au grand jamais) je n’aurais cru me retrouver sur ton blogue après autant de temps. Dire que notre première conversation était à propos d’une activité que j’avais organisée sur le campus de l’Université Laval, et que nous nous étions parlé sur les ondes de la radio du Grand Littoral FM 100,3! Really good memories!

Sur ce, je vous souhaite un bel automne! En espérant que vous avez apprécié mes chroniques hebdomadaires depuis les trois derniers mois!! Si vous avez des questions, cherchez l’adresse courriel d’une association étudiante de psychologie à l’Université Laval... Vous devriez être capable de me rejoindre assez facilement ;)

Au plaisir!
Nicolas Poulin-Gagné


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Note : À moi de te dire merci Nicolas, ta collaboration dans ce blog a été très appréciée et des lecteurs et lectrices m'en ont fait part!

P.A.

jeudi 30 août 2012

Sujets du 30 août 2012


Proverbe/citation du jour
«On examine avec soin les objets dans les boutiques, mais quand il s'agit des gens, on les juge sur l'apparence.» -Aristippe de Cyrène


Pot et QI
Mes remarques faites à l'endroit des « carrés rouges », chez qui je crois observer un usage plus marqué de « pot », parce que cela en dit long sur leur capacité d'analyse du monde qui les entoure et leur mode de vie, m'a attiré les foudres non seulement des porteurs du fameux carré, mais aussi chez des personnes proches, même des « carrés verts », qui grillent un joint de temps en temps.

Aussi, je me demande à quel point un personnage coloré et controversé ici au Québec, le doc Mailloux, a raison lorsqu'il affirme que la consommation régulière de cannabis a un impact sur la capacité de jugement de la personne concernée.

Y aurait-il ne serait-ce qu'une part de vérité dans mon raisonnement? En lisant ce matin un article tiré du site Web de Radio-Canada portant sur la consommation de «pot», j'ai déniché une piste de réponse pouvant également susciter votre intérêt.

Selon une étude présenté à l'Académie américaine des sciences, la consommation régulière de cannabis à l'adolescence peut avoir comme conséquence une baisse des capacités intellectuelles à l'âge adulte. Cette perte pourrait même atteindre un total de huit points de quotient intellectuel (QI) et elle serait irréversible. L'arrêt de la consommation à l'âge adulte n'a pas provoqué de meilleurs résultats, tandis que lorsqu'une personne débute sa consommation à l'âge adulte, l'écart intellectuel avec les non-fumeurs n'est pas remarqué.

Madeleine Meier, une psychologue à l'université Duke, en Caroline du Nord, donne comme explications qu'en usant de substances ayant un effet direct sur le mental, les jeunes peuvent ainsi voir le processus cérébral normal perturbé.

Pour en arriver à ces conclusions, l'étude a suivi durant 25 ans 1000 jeunes de la Nouvelle-Zélande. On a comparé leur QI à 13 ans et à 38 ans, en comparant des consommateurs réguliers de « pot » à d'autres personnes.

Le résultat est que le QI des gens ne faisant pas usage de marijuana a progressé de manière légère, tandis que chez les fumeurs, celui-ci a chuté de huit points, alors qu'en principe, le QI doit demeurer stable lorsqu'une personne vieillit.

Toutefois, cette étude ne donne pas de précisions quant aux quantités consommées, ni sur les effets d'un arrêt ou d'un ralentissement de consommation plus tôt dans la vie.

Conséquemment, devrait-on augmenter les efforts consacrés à la lutte contre les drogues? Personnellement, même si je ne fume pas de « pot » du tout, je crois que l'usage du cannabis, comme celui d'alcool, doit être toléré si l'usage est modéré. Cela fait partie des libertés individuelles fondamentales que l'on doit laisser aux citoyens.

Nous devons par contre faire en sorte que les gens puissent faire un choix éclairé en mettant à leur disposition les moyens pour agir avec discernement en mettant l'emphase sur les jeunes, advenant le cas où on peut prouver de manière indiscutable que l'effet de cette consommation a sur le cerveau des adolescents.

Pour plus de détails :



Sadisme et masochisme – par Nicolas Poulin-Gagné
Pas mal tout le monde connaît le terme «sado». Il est employé quand on parle d’une personne qui apprécie la douleur. Mais... est-ce que vous saviez que ce plaisir n’est pas même pas du sadisme? Il s’agit de masochisme.

Nicolas Poulin-Gagné
On parle de masochisme quand on recherche des comportements qui entraînent l’humiliation et la douleur; or, le sadisme, c’est quand on recherche des comportements qui entraînent de l’humiliation et la douleur chez l’autre! Big difference.

Ces deux troubles ne sont pas exclusifs. On les retrouvent dans des problèmes reliés à l’humeur (ex: se mutiler pour éprouver une sensation de soulagement), des problèmes reliés à la sexualité (ex: faire mal à son partenaire sexuel pour être excité), et j’en passe.

Et là, vous vous demandez : comment il va faire pour écrire une chronique sur un trouble aussi non-spécifique, et aussi simple à expliquer? Lisez la suite.
Vous ne pourrez retrouver toutes les informations sur Google, car il s’agit des conclusions d’un travail scolaire dans le cadre d’un cours universitaire sur les psychopathologies.

Saviez-vous que le 72% des américains, en 2008, ont mentionnés avoir eu du plaisir au moins une fois dans leur vie en voyant l’autre souffrir? Et 48% en souffrant eux-même?

Saviez-vous qu’il y a autant de contenu pornographique à caractère «sado et/ou maso» que de contenu pornographique «normal»?

Saviez-vous que de nombreuses personnes connues, tant artistiques, politiques ou sportives, ont déjà avoué eu recourt à la mutilation? Probablement le plus connu, qui n’est dans aucune des trois catégories que j’ai nommé précédemment, est le général Roméo Dallaire [chef des casques bleus de l’ONU lors du génocide du Rwanda en 1995].

Il y a une forte accélération du nombre de contenu à caractère sexuel sado-maso. Le plus connu? S&M, de Rihanna. Vous pouvez consultez le vidéoclip officiel (banni dans plusieurs pays de l’Europe de l’est et en Asie) à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=KdS6HFQ_LUc

Que faut-il en penser? Rien qui va changer le monde. Rien qui va changer votre quotidien. Mais laissez moi vous parler d’un autre concept assez simple que vous connaissez surement : les messages subliminaux.

Ces messages subliminaux, qui sont sensés influencés notre perception des choses sans que nous en ayons conscience, sont encore controversés. On sait qu’ils ont une influence sur nos choix/comportements, mais reste que leur portée reste encore à être prouvée scientifiquement.

Il faut faire attention. Notre société est de plus en plus... spéciale.

Ma plus petite chronique jusqu’à date, j’en convient. Mais je suis pas mal dans le jus avec la rentrée scolaire, ma présidence d’association étudiante et la dernière semaine de travail. Je me reprendrai la semaine prochaine!

On reconnecte donc la semaine prochaine!

mercredi 8 août 2012

Sujets du 8 août 2012


Proverbe/citation du jour
«Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne.» -Proverbe Berbère

Les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord
Un article de Stéphanie Grammond paru le 4 août dernier dans le quotidien La Presse le souligne une fois de plus : les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord. Est-ce que cela doit nous surprendre?

Jean Charest n'a tenu que partiellement sa promesse faite en 2007 de baisser les impôts des contribuables. Le Québec demeure encore bon 60e sur 60 états en Amérique du Nord quant au fardeau des taxes et impôts. Le fardeau fiscal imposé aux Québécois a diminué de 2003 à 2009, selon l'Institut économique de Montréal, qui se fonde sur une composante de l'indice de «liberté économique» de l'Institut Fraser. Sur une échelle de 1 à 10, l'indice en question mesure la proportion du produit intérieur brut (PIB) prise par les gouvernements. Plus cet indice est élevé, plus la liberté économique est grande. Plus cet indice est faible, plus le fardeau fiscal supporté par les contribuables est élevé.

Qu'en est-il du Québec en rapport avec cet indice? Il a grimpé de 1,3 en 2003 à 3,2 en 2009. Cela signifie que les contribuables paient moins d'impôts. Néanmoins, le Québec demeure la province la plus taxée en Amérique du Nord.
Et les autres provinces canadiennes elles? L'indice y varie entre 5 en Ontario et 9 en Alberta. On peut en conclure que les gens habitant les autres provinces sont moins taxés parce que les gouvernements imposent un fardeau moins grand..
Quel parti dans la présente campagne électorale au Québec nous offre le plus de possibilités que notre fardeau soit encore amoindri? À entendre les promesses qui nous sont faites par le PLQ, le PQ et la CAQ, il est évident qu'on nous taxera davantage pour financer lesdites promesses, si elles se réalisent bien sûr.

Pour qui voter le 4 septembre prochain? Je reviendrai sur la question dans un billet à venir.

Pour plus de détails :


La personnalité histrionique – par Nicolas Poulin-Gagné
Trouble de la personnalité histrionique. Oui, histrionique. Je sais que c’est un mot qui peut ne pas être plaisant à prononcer. Ce mot veut dire «maniérisme théâtral», en passant. D’ailleurs, c’est un trouble qui va «disparaître» du tableau diagnostic moderne d’ici quelques années. Donc, aujourd’hui, je vous apprend à reconnaître un trouble de la personnalité qui ne sera même plus diagnostiqué en 2013! C’est fou, hein?

Nicolas Poulin-Gagné
Personnellement, je l’ai toujours trouvé extraordinaire. Il s’agit d’un de mes troubles fétiches. Pourquoi? Parce que, sans que tout le monde en soit atteint, il est très facile de les reconnaître autour de soi. Les gens histrioniques sont ceux qui ont des comportements exagérés, et qui semblent se produire sur une scène.

Les histrioniques sont des personnes qui se sentent mal à l’aise si elles ne sont pas au centre de l’attention. Elles utilisent souvent leur apparence physique pour séduire; d’ailleurs, l’interaction avec les gens autour d’eux est généralement teintés de séduction sexuelle, ou d’attitudes provocantes. Bref, tout est un drame, tout est théâtral, tout est exagéré, et tout est émotionnel!

Maintenant, laissez-moi vous présenter un cas flagrant de tendance histrionique. Donc, pas de trouble, mais bien une tendance. C’est probablement le cas de quelques personnes dans votre entourage également. J’ai participé l’année dernière au spectacle étudiant de mon programme. Dans l’équipe, il y a Mathieu (nom fictif). Le show étudiant se résume à des numéros humoristiques sous forme de sketchs; naturellement, nous devons nous pratiquer. Ensemble, nous nous donnons des suggestions pour améliorer notre «acting», nous nous félicitions, etc. Mathieu, même lorsqu’il avait un rôle de figurant, prenait toute la place; il riait plus fort que les autres, donnait des idées de position de figurants comme si elles étaient les idées du siècle, etc. Mathieu, malgré sa présence sur scène de 10 secondes dans un sketch, drainait l’énergie du groupe comme s’il était l’acteur principal.

Naturellement, notre comité étudiant est très lié. Nous sommes tous proches les uns des autres. C’est le résultats de soirées en groupe très souvent alcoolisées. Ça rapproche son monde, ça! Mais Mathieu, lui, a demandé à toutes les filles du comité si elles étaient en couple, si elles avaient déjà trompé leur chum, ou leurs demandait même si des plans à plusieurs était acceptable selon elles. Séduction : 0 / 10. Charme : 1 / 10. Sex-appeal : -3 / 10. Malgré sa belle apparence physique, il a tout gâché.

Vous croyez que c’est un personnage inventé? Pas du tout. C’est une histoire vraie. Je l’avoue, elle est un peu intense. Toutefois, regardez votre entourage. Il y a certainement quelqu’un qui rit plus fort, parle plus fort, et ramène toutes les discussions à lui-même... non? Il y a certainement quelqu’un qui est «cruiseur», mais que vous le voyez, il est pourri... non? Il y a certainement quelqu’un qui est connu de tout le monde, et qui se plaît à dire qu’il n’a pas le temps de tous les voir, car il est trop occupé, et que c’est tellement difficile d’être aimé par autant de gens... non?
Je suis sur que oui.

Je ne le dirai jamais assez, mais ce n’est pas parce que vous vous reconnaissez une fois dans un de mes texte que vous êtes nécessairement atteint d’un trouble. Vous avez peut-être des tendances; vous n’avez pas le trouble de la personnalité, mais des traits de personnalité.

Sincèrement, amusez-vous à regarder les gens alentour de vous. Vous remarquerez à quel point tout le monde est, un peu du moins, histrionique. Et puisque c’est un mot très peu connu, vous pouvez même le leur dire!
«Mais t’es dont ben histrionique!» Si la personne a des tendances d’histrionisme fortes, il va probablement répondre par l’affirmative très fort, pour que tout le monde autour de vous l’entende, sans même savoir ce que cela veut dire!

True Story ;)

Sur ce, on reconnecte la semaine prochaine!

mercredi 25 juillet 2012

Sujets du 25 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"La prospérité découvre nos vices et l'adversité nos vertus." -Francis Bacon


Démocratie directe et GND
Gabriel Nadeau-Dubois se promène à travers le Québec cet été! En plus de tenir une conférence-qui-devait-porter-sur-la-désobéissance-civile-mais-fouillez-moi-pourquoi-qui-portera-finalement-sur-l'environnement (en quoi est-il qualifié pour parler du sujet celui-là hein???), le jeune leader des carrés rouges doit aussi se rendre aux Grandes fêtes du Saint-Laurent en fin de semaine à Rimouski.

GND déclare depuis le début du conflit étudiant qu'il agit en fonction du mandat que lui donnent ses membres et comme ses camarades de combat dit agir en «démocratie directe». Des gens de la région de Rimouski ne souhaitent pas sa présence et lui font savoir, via les réseaux sociaux, qu'ils ne veulent pas le voir sur place.

Voici enfin une occasion rêvée pour les gens de la région qui ne partagent pas la vision gauchiste, socialiste, étatiste et environnementaliste de Gabriel Nadeau-Dubois de lui faire savoir en face à face leur manière de penser et de lui dire qu'il peut se trouver d'autres endroits qu'une fête populaire du genre pour véhiculer sa propagande.

Peut-être serait-ce le temps pour les citoyens du Bas-Saint-Laurent de donner un exemple à la province dans son ensemble en termes de démocratie directe. Si les carrés rouges contestent la légitimité de nos institutions démocratiques tout en empêchant des « carrés verts » d'assister à leurs cours malgré des décisions en ce sens prises à la Cour de justice, les citoyens présents à Rimouski pourraient tenir un vote, créer une ligne de piquetage et bloquer l'accès au site à Gabriel Nadeau-Dubois pourquoi pas?

Ne serait-ce pas un bon moment pour démontrer clairement à quelques enfants gâtés qui font la crise du bacon chaque fois qu'ils n'ont pas leur nananne que la démocratie directe qu'ils chérissent tant est valable pour tous?


TDAH – par Nicolas Poulin-Gagné
Non, ce n’est pas la Tendance Des Albinos Homonymes. Ni le Territoire Démographique Africain des Hommes. C’est le trouble d’attention — hyperactivité. Un trouble qui atteint plusieurs enfants au Québec.

Pour ceux qui ne le savaient pas, je suis cet été moniteur dans un camp d’été. J’ai également travaillé comme accompagnateur dans une Maison des Jeunes, ainsi que travailleur de rue pour la ville de Québec. Donc, des gens atteints de ce genre de trouble… j’en ai vu. Et j’en ai vu. Et j’en ai encore vu.

Toutefois, la classification et le diagnostic de ce genre de trouble sont complexes. Ce sont plusieurs dizaines de caractéristiques, où certaines doivent être remplies, d’autres non… Même moi j’ai de la misère à identifier un TDAH selon le DSM-IV. Mais, je peux en reconnaître un. Et c’est ça que je vais expliquer aujourd’hui.

Premièrement, expliquons qu’il existe trois sortes de « TDAH » : Inattention, Hyperactivité, et Impulsivité. Du côté de l’inattention, il s’agit d’un enfant qui ne semble pas nous écouter, même quand on lui parle personnellement. Il ne se conforme pas souvent aux consignes, est souvent distrait par l’environnement ambiant, et oublie très souvent ses objets (dans un camp de jour, on peut penser à un enfant qui oublie toujours sa serviette de bain dans les vestiaires, ou même ses bobettes).

Du côté de l’hyperactivité, le signe le plus « visible » est quand un enfant sent le besoin de se lever dans une situation où on doit rester assis. Il grimpe, il court, il parle. Il ne peut rester en place. L’expression « Coudonc, t’as-tu pris ton Ritalin ! » vient de cette composante du TDAH.
Finalement, l’impulsivité. Dans un jeu d’équipe par exemple, l’enfant ne pourra attendre son tour, interrompt les autres pour pouvoir jouer tout de suite. Également, quand on lui pose une question, il a souvent tendance à nous couper pour nous dire la réponse tout de suite.

Mais, maintenant, quoi faire avec des enfants atteints du TDAH? Eh bien… C’est un mélange de deux choses : Comportement, et… Comportement. Il faut bien savoir gérer les crises, savoir comment gérer ces déficits d’attention. Il ne faut pas crier, ni les ramener à l’ordre constamment. Il faut les laisser faire. Pour vous illustrer la chose, je vais vous expliquer une situation qui s’est produite dans mon groupe de jeunes pas plus tard que lundi dernier :

Je suis moniteur d’un groupe de 7 ans. Avec ma collègue, nous avons 21 jeunes dans notre groupe. Nous sommes à l’extérieur, et en attendant notre plage horaire de piscine, nous décidons de jouer à un petit jeu en cercle qui s’appelle « le choc électrique ». Grosso modo, il faut se tenir la main, et une personne choisie au départ serre la main de son ami à sa droite, qui à son tour, va serrer la main de son ami à sa droite. Et ainsi de suite. Une personne au centre du cercle doit déterminer où est rendu le choc électrique. Bon. Mon petit Grégoire (nom fictif) ne veut pas jouer. Il est TDAH. Il se lève et va jouer dans le sable pas très loin. Je l’invite à rester avec nous ; pas de réponse. Ma collègue lui dit de revenir dans le cercle ; toujours pas de réponse. Il continue de jouer dans le sable, et ne nous regarde même pas. J’ai décidé de changer de place dans le cercle pour avoir un contact visuel constant sur lui. Je l’ai laissé jouer dans le sable, et me suis assuré qu’il ne faisait pas de bêtises. Je lui ai dit une fois de ne pas tirer du sable, ce qu’il a fait. Quand notre tour de piscine est arrivé, nous nous sommes levés, et j’ai invité Grégoire à nous rejoindre pour aller à la piscine. Il est tout de suite venu, et s’est baigné comme tout le monde.

Pas grand-chose, vous me direz. Mais c’est une situation qui peut arriver couramment. Avoir crié après Grégoire et m’être levé pour le forcer à venir dans le cercle auraient probablement causé une crise de larmes/d’hyperactivité. J’aurais également perdu sa confiance, ce qui ne me permettrait pas de garder un certain contrôle sur lui. Le laisser-faire ses choses, tout en l’encadrant un petit peu, lui permet de vivre normalement. Et ce, sans déranger les autres camarades qui étaient en cercle.

Grégoire et moi, on s’entend bien. Je le laisse faire ses trucs, et on connaît les limites de chacun. Ça nous permet d’avoir du plaisir tant en groupe qu’individuellement.


On reconnecte la semaine prochaine !

mercredi 11 juillet 2012

Sujets du 11 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"L'esclave n'a qu'un maître; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune." -Jean de la Bruyère


Une réflexion au sujet des enfants
Je vous invite aujourd'hui à vous replonger dans vos souvenirs d'enfance. Vous devez certainement vous rappeler d'au moins une occasion où vous avez réalisé quelque chose qui était hyper important pour vous, comme enfant, que ce soit un «gâteau» en terre ou un château dans le carré de sable, un dessin dans lequel vous avez mis tout votre amour pour montrer votre appréciation à une personne proche, etc. Vous retenez surtout de ce moment la réaction de l'adulte, qui n'a porté que très peu d'attention envers ce que vous avez alors réalisé. Encore aujourd'hui, vous pouvez même ressentir de l'amertume ou de la tristesse qui a résulté de cette ignorance adulte face à ce moment de votre jeune vie.

Prenons-nous vraiment conscience à titre d'adultes de l'importance qu'ont à leurs yeux toutes les petits choses que que nous disent les enfants et de l'influence que cela peut avoir sur toute la suite de leur développement et de leurs relations avec nous, les adultes? Une réflexion de Catherine M. Wallace portant sur le sujet retient mon attention.


C'est via une page Facebook destinée aux survivalistes que je l'ai retrouvée, plus tôt cette semaine. Elle est en anglais alors je vais tenter de la traduire en gardant autant que possible le sens du texte original. Si vous croyez pouvoir l'améliorer, n'hésitez pas à me le faire savoir :

«Listen earnestly to anything your children want to tell you, no matter what. If you don't listen eagerly to the little stuff when they are little, they won't tell you the big stuff when they are big. Because to them all of it has always been big stuff. » -Catherine M. Wallace www.spirituallythinking.blogspot.com

«Écoutez avec sérieux ce que vos enfants souhaitent vous dire, peu importe de quoi il s'agit. Si vous n'écoutez pas avec empressement les petites choses choses qu'ils vous disent quand ils sont tout petits, ils ne vous parleront pas des choses importantes quand ils seront plus grands. Et ce parce que pour eux, tout cela aura toujours été des choses importantes.» -Catherine M. Wallace

Lisez, relisez, mémorisez et surtout, METTEZ EN APPLICATION la prochaine fois qu'un tout petit vous fera part de sa vision du monde qui l'entoure.




Les phobies – Par Nicolas Poulin-Gagné
Si je vous dis la nanopabulophobie ? Ou même l’ailurophobie ? Et peut-être même la triskaïdékaphobie ? Ce sont toutes des phobies qui existent réellement, croyez-le ou non. Je vous dirai à la fin de mon texte que veulent dire ces phobies. 

Mais qu’est-ce qu’une phobie ? C’est la peur persistante et intense, à caractère irraisonné, que déclenche quelque chose. La phobie provoque une réaction d’anxiété démesurée, de la panique, de l’évitement, etc. Et, souvent, la personne phobique sait qu’elle est phobique ; personne n’a de surprise quand on les diagnostique phobiques !

Il existe plusieurs types de phobies. Il existe celles de type sang-injection-accident (peur du sang, peur de se couper avec un couteau), celles de type situationnel (la fameuse claustrophobie, c’est-à-dire la peur des lieux clos, la peur des avions), celles de type environnement naturel (peur des orages, peur de l’eau), celles de type animal (besoin d’une explication quelqu’un ?). Et j’en passe !

Toutefois, la plus connue est la phobie sociale. C’est la peur d’être exposé à des gens, ou situations sociales, qui ne sont pas familiers. La fameuse « crise de panique » peut survenir, alors que l’anxiété dans un contexte qui demande des contacts sociaux est beaucoup trop grande. C’est pas moins de 13,3 % de la population en Amérique du Nord qui est touchée ! 

Il existe un moyen très simple d’enrayer des phobies. C’est une technique apprise dans un cours d’introduction aux psychopathologies, et elle est, selon moi, la plus facile à faire. Il s’agit de viser ce qu’on appelle « l’habituation » versus « l’évitement ». On expose graduellement le patient au stimulus dérangeant. À chaque présentation du stimulus, tout d’abord à très faible intensité, le patient vit une certaine anxiété, mais contrôlable. Puis, quand elle est jugée comme étant normale, on augmente l’intensité, et la durée. Petit à petit, l’individu pourra s’habituer à de plus en plus grandes intensités, sur une plus grande durée. Jusqu’à pouvoir contrôler sa phobie, c’est-à-dire y être habitué, d’où vient le terme « habituation ». L’évitement, lui, ne fait qu’intensifier la phobie. L’individu aura non seulement peur en présence de sa phobie, mais anticipera son anxiété. Il anticipera les probables crises de paniques, les probables hontes sociales, et autres sentiments négatifs. Puis, s’il y a encore évitement, l’individu pourra même aller jusqu’à développer des problèmes de santé mentale graves, puisqu’il pourrait avoir peur alors que la stimulation n’est même pas près d’arriver.

Bref, il faut retenir une chose : si vous avez une peur bleue de quelque chose, exposez-vous à cette chose graduellement. Il ne faut pas y aller trop fort dès le premier coup ! Et, après plusieurs fois, vous pourrez contrôler votre peur. Ou, du moins, être pas mal plus en contrôle qu’avant. 

Ah oui, j’oubliais. Pour les trois phobies mentionnées au début. Saviez-vous que l’ailurophobie est la peur intense des chats ? Que la triskaïdékaphobie est la peur du chiffre 13, et tout ce qui s’y rattache ? Et, finalement, ma préférée, la nanopabulophobie, c’est-à-dire la peur des nains de jardins à brouette ? 

Oui, ce sont toutes des phobies diagnostiquées, et traitées actuellement en quelque part dans le monde ! 

On reconnecte la semaine prochaine !

mercredi 20 juin 2012

Sujets du 20 juin 2012

Proverbe/citation du jour
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«On s'étonne trop de ce qu'on voit rarement et pas assez de ce qu'on voit tous les jours.» -Madame de Genlis

Freak Shows des années 2000
Un «Freak Show» était à l'origine l'exposition publique d'êtres humains aux traits physiques particuliers (nains, géants, personnes affectées de diverses maladies leur donnant une apparence hideuse, etc.) destiné à choquer les spectateurs. On y présentait aussi parfois des animaux difformes.

Ce genre d'exhibition, souvent associé aux foires, a connu son apogée aux États-Unis durant le 19e siècle et le 20e siècle. Le développement de la science, qui a pu expliquer les raisons de ces difformités, de même que la mise en place de législations pour empêcher de telles présentations, a mené au déclin de ce genre de spectacle, quoiqu'il subsiste encore mais sous une forme différente, présentant surtout des gens aux talents particuliers, comme c'est le cas avec le Jim Rose Circus :

Le Freak Show a-t-il vraiment disparu ou existe-t-il toujours, mais sous une forme différente? Mon travail dans les médias m'amène à croire que l'attrait de l'interdit existe toujours, mais contrairement aux gens du passé qui devaient se rendre à une foire pour voir une femme à barbe ou un veau à deux têtes et cinq pattes, les gens n'ont plus qu'à ouvrir le téléviseur ou encore plus simplement aller sur Internet pour voir l'interdit, et ce en toute quiétude. On n'a qu'à penser au meurtre sordide commis par Luka Rocco Magnotta et au vidéo visionné par des milliers de personnes!

Je peux aussi vous dire que depuis le début de ses activités, mon blog a accueilli beaucoup de visiteurs lorsque des sujets controversés étaient abordés. Idem en ce qui concerne des entrevues que j'ai tenues dans le passé sur les ondes de la radio locale. J'ai la drôle d'impression que malgré les plaintes d'une poignée de gens qui crient au scandale quand j'aborde un sujet lié à la porno (comme lorsque j'ai interviewé Samantha Ardente) cachent des centaines de visites de la part d'autres personnes (et aussi même celles qui se plaignent mais elles en l'avoueront jamais) et qui veulent en savoir plus sur le phénomène.

Alors «qu'officiellement» les gens crient au scandale, «officieusement», ils se régalent de tels phénomènes? Pourquoi donc? C'est là un aspect de la nature humaine qui mériterait bien d'être exploré davantage!


Octomom Goes Porn
Parlant de freak shows, il y en a aujourd'hui un qui attire l'attention médiatique. «Octomom» est le surnom donné par les Américains à Nadya Suleman, une dame de 36 qui a donné naissance à huit bébés en janvier 2009. Des photos de sa grossesse ont fait le tour du monde, notamment celle-ci :

Huit bébés ça prend de l'espace!

Les octuplés Suleman font partie du second groupe de bébés du genre nés vivants aux États-Unis. Une semaine après leur naissance, ils ont surpassé un record mondial datant de 1998 dans le domaine. Leur naissance a fait naître une controverse quant à la fécondation in vitro. Suleman a en effet demandé qu'on lui implante six embryon alors qu'on dépasse rarement le nombre de trois. Des six, deux ont donné des jumeaux, pour un total de huit bébés à la naissance.



Le public a découvert suite à cet événement que Nadya Suleman avait déjà six enfants, pour un total de 14, quatre filles et dix garçons. La taille de sa famille force évidemment la mère à demeurer à la maison. Elle a donc besoin de l'assistance publique pour faire vivre sa maisonnée, quoi que sa popularité médiatique lui a permis d'être la vedette d'un «Reality Show».

Ces lèvres ne contiennent pas de collagène???

Bien qu'elle eu déclaré en 2010 à Oprah Winfrey qu'elle n'a pas subi de chirurgies plastiques et qu'elle n'avait pas l'intention de jouer dans un film pornographique lorsque l'offre lui a été faite, Octomom semble avoir changé d'idée depuis. En 2012, elle a posé à demi-nue dans un magazine britannique, puis elle a dû à nouveau avoir recours à l'aide sociale et a déclaré faillite en avril dernier. Elle a également annulé une tournée au cours de laquelle elle aurait dévoilé ses charmes dans divers clubs en juillet.



Par contre, Nadya Suleman est la vedette d'un film de la compagnie Wicked Pictures intitulé «Octomom Uncovered» qui est présenté au grand public aujourd'hui même, en voici des photos promotionnelles :

Pas d'implants mammaires? Pas de liposuccion?

Remarquez les vêtements de bébés à l'arrière... Pas fort!

Et on va venir nous dire que la dame n'a pas subi de chirurgies plastiques pour paraître ainsi après avoir donné naissance à un total de 14 enfants? Ouf!

Finalement, une fois encore, il y aura bien des gens pour crier au scandale, mais combien de millions vont regarder en privé?




La marijuana – le tabac du XXIe siècle – Par Nicolas Poulin-Gagné
Marijuana. Un gros mot. Ça fait peur. Mais, si je vous dis Marijuana, Cannabis, et Haschisch, êtes-vous capable de dire la distinction entre chaque? Pas si certain.

Le cannabis est la grande famille qui réunis la marijuana (le « pot ») et le haschisch. La marijuana et le haschisch se distinguent par leur teneur en THC, c’est-à-dire à leur concentration de la fameuse substance illicite. Respectivement, leur concentration va de 1% à 3%, et de 3% à 6%.

Mais pourquoi la marijuana fait-elle si peur? En fait, plusieurs parents (dont les miens) ont toujours trouvés que de fumer cette drogue était bien pire que de fumer du cannabis. Peut-être parce que c’est l’une est légale, et l’autre est illégale… Reste que la dépendance à la marijuana est bien moins pire que la dépendance au tabac. Et voici pourquoi :

Ce qui caractérise principalement une dépendance, c’est la tolérance, l’habituation et le sevrage qu’elle amène. Et ceci, peu importe la sorte de dépendance; une dépendance à une substance, à la nourriture, à la sexualité (masturbation compulsive, ça vous dit quelque chose?), au jeu de hasard, etc. La nicotine, c’est-à-dire la substance illicite qu’on retrouve dans le tabac, entraîne une tolérance psychologique incomparable. Sa dépendance psychologique est comparable à l’héroïne! La tolérance physique est moindre, quant à elle. Elle n’entraîne aucun sevrage, mais, amène une habituation hors du commun. On peut parler d’une dépendance « gestuelle ». Fumer une cigarette devient un rituel. Un rituel inclus dans toutes les sphères de la vie. Après un avant-midi de travail, après une dispute, après une relation sexuelle, après les repas, et tous les autres évènements de la vie quotidienne. Les gens fument par habitude, et non pas par besoin.

La marijuana, elle. Le pot n’entraîne aucune dépendance physique (tolérance physique) et aucun sevrage. La tolérance psychologique est quasi-inexistante, et entraîne une habituation modérée. En fait, il y a présence de tolérance psychologique et sevrage avec une consommation extrême; pour vous donner une idée, une personne doit fumer plus d’une dizaine de joints de marijuana concentrée (qu’on peut retrouver à Amsterdam, par exemple. Le pot vendu en Amérique du Nord est très loin d’être pure) en moins de trois heures, et cela, sur plusieurs semaines, à chaque jour. Overdose et dépendance si facile, vous dites?

Certes, la consommation de marijuana n’est pas pour autant recommandée. Et il n’est pas plus suggéré de remplacer le tabac par du pot. Oui, le cannabis entraîne une détérioration des poumons plus rapide que les cigarettes, et leur effets de « buzz » peut entraîner des conséquences connexes liés à la consommation (conduite en état d’ébriété, plus de prises de risques, etc.). Une dépendance n’est pas meilleures qu’une autre… Une dépendance reste une dépendance, point. Et chaque dépendance est mauvaise, peu importe leur niveau de tolérance, habituation et sevrage.

Maintenant, ceux qui pensent que JE pourrais défendre le cannabis parce que j’en consomme régulièrement, vous vous trompez. Oui, j’en ai prit à de nombreuses reprises durant mon adolescence, mais cette période est maintenant terminée. Ça fait plus de 5 ans que je n’ai pas rien consommé de tel. Ce texte sert plutôt à montrer à quel point les mots « drogues illicites » peuvent faire peur. Et parfois, à tort.

Si votre fils venait vous voir, et qu’il vous annonçait qu’il fumait maintenant un demi-paquet de cigarettes par jour, comment réagiriez-vous? Et, dans un monde parallèle, si votre fils vous annonçait qu’il fumait un joint de pot à chaque 3-4 jours, comment réagiriez-vous?

mardi 12 juin 2012

Sujets du 12 juin 2012


Proverbe/citation du jour
«Je n'ai pas aimé d'être admiré mais d'en être digne.» -Marcel Jouhandeau


Liberté 55? Oubliez ça! Pensez plutôt à Liberté 80!!!
Vous souvenez-vous de ce message publicitaire d'une compagnie de placement qui faisait miroiter la possibilité pour les investisseurs de partir à la retraite à 55 ans? Est-il réaliste de croire, à moins bien entendu de gagner le «Jack Pot», qu'un individu puisse travailler de l'âge de 25 à 55 ans pour ensuite avoir droit une pleine pension de 55 ans à 80 ans et même plus, alors que l'espérance de vie va en s'accroissant, tout comme la moyenne d'âge de la population?


En 2011, au Québec, l'âge moyen de la retraite était de 60,9 ans seulement. Il est clair qu'une proportion non négligeable de travailleurs va devoir repousser l'âge de leur retraite, n'ayant pas épargné en prévision de celle-ci en ayant en plus des dettes au moment de quitter le marché du travail.


En entrevue à Bloomberg, Robert Bermosche, le président de la compagnie d'assurances American International Group (AIG) a émis une proposition choc à ce sujet. Benmosche a proposé de porter à 70 ans voire même à 80 ans l'âge de la retraite dans les pays industrialisés pour suivre l'évolution de l'espérance de vie. Il croit qu'ainsi, on pourrait rendre les régimes de retraite et les services médicaux plus abordables pour l'ensemble de la population, et qu'en travaillant plus longtemps, les aînés aideraient à réduire le fardeau financier des travailleurs plus jeunes. 


Liberté 80 au lieu de Liberté 55? C'est peut-être exagérer un peu, mais chose sûre, le Liberté 70 risque de plus en plus de devenir la norme. Il est clair aussi que ce ne sont pas tous les métiers qui peuvent être encore pratiqués à un âge plus avancé, ce qui veut dire que vous risquez de voir de plus en plus de têtes grises occuper des emplois d'entrée sur le marché du travail (pompiste, caissière, etc.) dans votre environnement.


Cela me rappelle un texte qui était à l'étude alors que j'étais encore étudiant au secondaire, tiré d'un livre d'Ermanno Libenzi intitulé «La planète des fous».

La planète des fous- Ermanno Libenzi 

«Qui a peur du professeur CE Gamma 421?» raconte l'histoire d'un élève du secondaire qui doit devenir géologue lunaire et qui croise dans son école des étudiants dans la trentaine et même la quarantaine. L'espérance de vie étant allée en s'accroissant, passant même le cap des 120 ans, les humains se voient désormais obligés de travailler jusqu'à un âge plus avancé. J'y vais de mémoire ici, n'ayant pas sous la main le livre en question, mais je me souviens y avoir lu que les humains croyaient que la technologie leur faciliterait la vie mais se retrouvaient désormais à étudier et travailler encore plus longtemps pour avoir droit à la retraite. Se pourrait-il que Libenzi ait vu juste en écrivant son court récit de science-fiction en 1971?


Pour plus de détails :



Un cadavre de femme obèse provoque un incendie
Sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, on peut dire que l'obésité pèse de plus en plus sur la société par ses conséquences au niveau économique et social. L'augmentation de la proportion de personnes obèses entraîne des coûts supplémentaires dans le système de santé et oblige même les architectes à revoir les plans d'auditoriums, car on doit concevoir des sièges plus larges pour accommoder des personnes de taille forte. Pensez également au fait qu'on doit adapter l'équipement médical et même les cercueils et fours dans les fours crématoires pour disposer des corps de personnes obèses décédées.


Imaginez-vous que le cadavre d'une femme obèse a récemment causé un incendie important dans un crématorium situé en Autriche. La quantité de graisse à brûler du cadavre, estimée à 440 livres, était tellement importante qu'elle a entrainé une surchauffe du système de filtration et déclenché un incendie.


Les pompiers de la localité ont réussi malgré tout à circonscrire l'élément destructeur, qui a toutefois provoqué des dommages considérables. Le chef des pompiers locaux a déclaré aux médias qu'il est grandement temps de concevoir des fours crématoires adaptées aux personnes ayant un surpoids afin d'éviter de tels incidents dans le futur.


Alors que diverses associations comme la Fédération des femmes du Québec passent leur temps à nous lancer le message que l'hypersexualisation est le pire danger touchant la jeunesse québécoise, nous devons nous demander si ce n'est pas plutôt le taux d'obésité et ses impacts négatifs à court et à long termes qui devraient nous faire peur.


Pour plus de détails :


Bienvenue à mon nouveau collaborateur : Nicolas Poulin-Gagné
Bienvenue à Nicolas Poulin-Gagné, un étudiant en psychologie à l'Université Laval, qui se joint aujourd'hui au Blog de P.A. Comme collaborateur occasionnel. Nicolas vous proposera divers textes en lien avec la psychologie par le biais de mon blog.


J'ai fait connaissance avec Nicolas lorsqu'il a organisé, en collaboration avec un confrère étudiant, une activité de «Free Hugs» (calins gratuits) à l'Université Laval l'an dernier. Vous pouvez entendre ici une entrevue à ce sujet réalisée sur les ondes de CJMC FM 100,3 :

Nicolas Poulin-Gagné dans le cadre de son "Free Hugs"


Un vidéo de l'activité «Free Hugs» peut aussi être visionné ici : http://www.youtube.com/watch?v=sXXHYhBfYWs



Le trouble de la personnalité narcissique – par Nicolas Poulin-Gagné
Premièrement, avant de définir ce genre de personnalité, il faut rappeler ce qu’est un trouble de la personnalité en tant que tel : il s’agit d’un trouble mental dans lequel l’individu se sent à l’aise. Bref, l’individu sait peut-être qu’il n’est pas comme les autres, mais il vit très bien avec ses symptômes.


Alors, quelqu’un de narcissique, qu’est-ce que c’est? Eh bien, ici n’est pas le but de réciter tous les critères médicaux diagnostics, mais plutôt les vulgariser. En général, c’est quelqu’un qui se croit au-dessus des règles; il se croit être quelqu’un de grandiose, de spécial, d’unique. Et, par conséquent, les gens aux alentours de lui doivent agir en conséquent, c’est-à-dire en lui réservant un traitement digne de la reine d’Angleterre. Il n’est pas rare de voir la personne narcissique manipuler les gens, ne pas avoir d’empathie envers les autres, et avoir un comportement hautain et arrogant.


Pour tout ce qui est dit plus haut, pas mal tout le monde le sait. Ou, du moins, aurait pu le deviner. Par contre, il ne faut pas oublier quelque chose concernant la personne atteinte du trouble de la personnalité narcissique : elle envie les autres. Le terme anglais « acting » s’applique totalement au narcissique. Il s’agit d’une personne qui vit dans le paraître et dans le sensationnel. En plus d’envier les autres, il est persuadé que les autres l’envient.


Comment reconnaître une personne narcissique dans son entourage? C’est bien simple. Cherchez quelqu’un qui a le menton relevé, et qui regarde les gens avec un air arrogant et méprisant. Il s’agira souvent d’une personne qui ramène tout à lui, et ce, peu importe la situation. Il racontera des anecdotes dignes des grands films américains. Cherchez quelqu’un qui peut devenir frustré rapidement s’il n’a pas ce qu’il désire immédiatement, et qui sera « bitch » avec les autres alentour de lui.


Mon critère personnel additionnel : Cherchez quelqu’un qui n’aura pas peur de relever des défis, mais qui ne les fera jamais. « Grand parleur, petit faiseur », ça vous dit quelque chose? La personne narcissique aura tout fait, tout vu, et l’aura même mieux fait et mieux vu que les autres.


Et là, il y a une chose à laquelle vous penser surement : « Mais là… ça m’arrive de me penser plus intelligent et plus fort que les autres. Merde, j’ai un trouble narcissique! » Ne vous inquiétez pas. Tout le monde, sans exception, remplit des critères diagnostics de différents troubles. Vous pouvez remplir 2-3 critères diagnostics sur 9 dans une dizaine de troubles psychologiques, et être en parfaite santé mentale. En fait, vous en êtes probablement en ce niveau; comme moi, comme le voisin, comme tout le monde.


Alors, selon vous, qui connaissez-vous de narcissique?


On reconnecte la semaine prochaine!


Nicolas Poulin-Gagné

mardi 14 février 2012

Sujets du 14 février 2012

Proverbe/citation du jour

«La nature nous a donné deux oreilles et seulement une langue afin de pouvoir écouter d'avantage et parler moins.» -Zénon d'Elée

Une loi contre l'intimidation ne changera rien

Le gouvernement Charest a annoncé dimanche des mesures supplémentaires afin de contrer l'intimidation en milieu scolaire. Ces mesures s'adressent aux jeunes, à leurs parents et aux intervenants dans le domaine de l'éducation. Le gouvernement, par cette annonce, reconduit et bonifie le Plan d'action pour prévenir et traiter la violence à l'école, qui a été lancé en 2008.

Jean Charest a déclaré que son gouvernement veut envoyer un message clair à ce sujet : « La stratégie se décline en quatre actions : mobiliser, communiquer, légiférer et agir. Elle s'articule autour du thème L'intimidation, c'est fini. Moi, j'agis. et fait appel non seulement à la mobilisation des élèves, de leurs parents et du personnel scolaire, mais aussi à celle de tous les Québécoises et Québécois. L'intimidation nous concerne toutes et tous. »

Un projet de loi, impliquant l'obligation d'intervenir en cas d'intimidation ou de violence, sera déposé à l'Assemblée nationale. On prévoit aussi une campagne nationale d'information, échelonnée sur une durée de trois ans, qui visera les jeunes et abordera les thèmes de la cyberintimidation et de la violence. Des messages publicitaires sur le sujet seront diffusées à la télévision et sur Internet.

Est-ce que l'injection de sommes supplémentaires et la création de nouvelles lois peut vraiment amener la résolution d'un tel problème? À quoi bon obliger les gens à intervenir en cas d'intimidation ou de violence alors que les mesures en place pour sévir contre les agresseurs sont d'une efficacité douteuse?

J'ai l'impression que tout cela est comparable au fait de donner de l'alcool à un alcoolique en espérant qu'il va cesser de boire : nous alimentons un système qui a déjà prouvé son inefficacité et nous venons compliquer davantage la situation en déresponsabilisant davantage les premières personnes concernées : LES PARENTS!

L'éducation commence à la maison, vous ne l'apprenez certainement pas en lisant ce billet. Vous voulez savoir pourquoi ça va mal dans nos écoles? Les enseignants, la direction et les autres intervenants n'ont que des pouvoir très limités pour agir, et en plus de cela, ils n'ont même pas le support des parents dans une multitude de cas. C'est à la maison, avant même d'aller à l'école, que les enfants doivent apprendre ce qu'est le respect et la politesse!

Il faut aussi se dire que de l'intimidation, il y en a toujours eu et il y en aura toujours, et pas seulement à l'école. Dans un billet antérieur (http://pabeaulieu.blogspot.com/2012/01/sujets-du-17-janvier-2012.html) je vous ai d'ailleurs présenté des statistiques sur le sujet. Je ne crois pas que nous devons demeurer les bras croisés face à la problématique, mais il faut être réaliste et se dire qu'il y en aura toujours, quelles que soient nos actions.

Il n'y a pas si longtemps que ça au Québec, quand un jeune faisait un mauvais coup à l'école, il se retrouvait avec ses parents et le personnel de l'école sur le dos. De nos jours, beaucoup trop de parents, au lieu de tenir leurs culottes, prennent le parti de leur jeune et s'attaquent aux autorités de l'école pour montrer à leur enfants qu'ils sont de son bord! Pendant ce temps, la sanction suprême dont peut user l'école est une suspension de cinq jours...

Je suis d'avis que nous consacrons trop de temps et d'énergie à des cas problèmes dans nos écoles, et ce au détriment de la grande majorité de jeunes qui fonctionnent bien dans le système. Nous ne sommes pas assez prompts et nous devrions carrément jeter dehors de nos écoles les jeunes qui causent le plus de problèmes. Peut-être faisons nous fausse route en considérant implicitement que le droit à l'éducation en place dans notre société nous oblige à supporter dans notre système scolaire des jeunes qui n'y ont pas leur place. Cela ne veut pas dire que nous devons abandonner les jeunes qui ont des problèmes. Nous devons leur offrir du support, mais dans la mesure où ils ont une volonté sincère de réussir. Je reviendrai plus en détail sur ce sujet dans un autre billet ultérieurement.


«Je te tiens par la barbichette...» pour une bonne cause

En octobre dernier, durant mon émission du matin sur les ondes du FM 100,3, j'ai reçu en entrevue deux étudiants en psychologie de l'Université Laval, Nicolas Poulin-Gagné et Michel Kingma-Lord, qui ont offert des « Free Hugs » (câlins gratuits) sutr le campus : http://www.radioego.com/ego/listen/9060

Nicolas et Michel frappent encore : les 9 et 11 février derniers, ils ont joué à « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » pour recueillir des fonds pour un organisme de charité. Avec un total de quelque 120 dollars en dons, ils ont acheté des pommes qui ont été remises à la Maison Lauberivière, qui organise des soupes populaires : http://www.youtube.com/watch?v=48pp0mQQw5g

Bravo à vous les gars!

Vous pourrez en apprendre plus à leur sujet via une page Facebook : http://www.facebook.com/alorspourquoipas