Affichage des articles dont le libellé est Lise Ravary. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lise Ravary. Afficher tous les articles

mardi 29 janvier 2019

Le 28 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
“The only difference between a saint and a pervert is Hypocrisy.”-Amine The I


Joël Legendre, la pointe d’un iceberg?
Je suis loin d’être systématiquement en accord avec la chroniqueuse Lise Ravary. Or, je le suis entièrement avec elle quant à son texte récent portant sur Joël Legendre.



Le gars se donne en exemple comme père de famille et conjoint exemplaire, mais il se fait prendre en train de se crosser dans un parc public, est mis à l’amende, et se plaint ensuite parce que l’information est diffusée dans les médias, pour quelques années plus tard raconter l’histoire dans un livre en disant qu’il n’a rien fait de mal et qu’il a été victime de circonstances hors de son contrôle.

Joël Legendre n'est peut-être rien d'autre que la pointe visible d'un iceberg : combien d'autres artistes aussi tordus, sinon encore plus que lui, se cachent dans le milieu artistique et sont protégés par ce même milieu? Éric Salvail, Guy Cloutier, Gilbert Rozon sont également désormais des noms connus, mais combien d’autres persistent dans leurs activités dans l’ombre?

J'ai malheureusement l'impression que quand une histoire d'inconduite sexuelle est mise à jour, surtout chez les personnalités publiques, la personne accusée a toujours de meilleures chances de s'en tirer avec de moindres conséquences quand elle est gay.

Je le répète encore, parce que les accusations d’homophobie, de sexisme, de racisme ou d’islamophobie pleuvent vite, dès qu’on lance une critique à l’endroit de certains groupes. Comme je le dis souvent donc, je crois à la liberté d’expression, et à mon avis, celle-ci signifie d’abord le fait que l’on doit entendre des opinions qui ne font pas notre affaire, et ça vaut autant pour moi que pour n’importe qui d’autre, et en ce qui concerne les comportements de nature sexuelle, ni l’État, ni d’autres individus n’ont à intervenir tant et aussi longtemps que ce sont des personnes d’âge adulte, suffisamment éclairés et consentantes qui sont impliquées.

mercredi 17 juin 2015

Le 17 juin 2015

Proverbe/citation du jour
"Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre."-George Orwell.


Traitez-moi de mongol si ça vous tente
Divers médias font un scandale à propos d'un coanimateur de l'émission « La soirée est encore jeune », qui est diffusée la fin de semaine, sur les ondes de Radio-Canada. Jean-Sébastien Girard y a récemment dit :

«Donc c’est une très belle scène où on voit la ville de Québec, donc à cause de cette scène-là on a longtemps pensé que Québec était pas une ville de mongols».




Régis Labaume crie au scandale, comme plusieurs animateurs de la radio de Québec, même Sophie Durocher s'en mêle.

J'écoute parfois l'émission La soirée est encore jeune. C'est surtout lorsque je me déplace sur la route entre Sainte-Anne-des-Monts et Matane, ou bien Rimouski, lorsque j'y ai affaire. À bien franchement parler, je trouve Olivier Niquette et compagnie PLATTES. Il y a pas mal de masturbation intellectuelle dans cette émission, du genre à plaire à la clique de prétentieux branchés se disant intellos dans la région de Montréal, un public assez limité, somme toute. Toutefois, comme je le mentionne plus haut, ils ont le droit autant que moi, Jeff Fillion, Éric Duhaime ou Régis Labaume de s'exprimer.

Fred Savard, Jean-Sébastien Girard, Olivier Niquet et Jean-Philippe Wauthier, de l'émission «La soirée est encore jeune» (Radio-Canada)


J'ai déjà donné dans le passé dans un billet mon point de vue sur les insignifiances d'Olivier Niquette dans cette émission, en des occasions comme cette fois où lui et l'équipe ont traité Lise Ravary de dinde.

Ce que j'aimerais bien savoir à propos de « La soirée est encore jeune », c'est :
  1. Combien coûte la production de cette émission (salaire des animateurs, etc.)?
  2. Quelles sont ses cotes d'écoute?
Mon petit doigt de "drettiste" me dit que ça doit coûter très cher et que c'est pas écouté par grand monde.… C'est uniquement parce que Radio-Canada est une chaîne publique que l'émission demeure à l'antenne, sinon n'importe lequel réseau privé tirerait vite la plogue et cette équipe se trouverait au chômage, ou bien bénévole dans une radio communautaire pour continuer le show.


La liberté d'expression, ce n'est pas seulement pouvoir dire ce qu'on pense, c'est aussi la possibilité pour les autres, même ceux qu'on n'aime pas, de dire à propos de nous des choses qui ne font pas notre affaire.

mercredi 24 juillet 2013

Sujets du 25 juillet 2013

Proverbe/citation du jour
«La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes.» -Juvénal


Censure journalistique résultant de pressions d'un député péquiste?
Soucieux de son image comme il l'est, et vraisemblablement incapable de supporter qu'un représentant des médias ou un citoyen émette publiquement une critique négative à son endroit, se pourrait-il que le député de Matane-Matapédia exerce des pressions sur les médias afin de faire disparaître tout texte à son propos ne donnant pas un point de vue qui lui soit favorable?

Dimanche soir dernier, le journal L'Avantage a publié un texte du journaliste Roger Boudreau portant sur un discours que le député devait prononcer à Metis Beach le 23 juillet. Voici une copie du texte en question :

Pascal Bérubé will speak english at Metis Beach!!!


21 Juillet 2013


Le ministre délégué au Tourisme, ministre responsable du Bas-Saint-Laurent et député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé prononcera un discours dans la langue de Shakespeare, le mardi 23 juillet à 16 h, lors d’un « garden party » à la résidence d'Irish Osler and Warren Crawford à Metis Beach. C’est le ministre lui-même qui a confirmé à l’Avantage qu’il avait été invité à cette activité dont les profits seront versés à des églises de Métis-sur-Mer. « Et je prononcerai un discours en anglais » a ajouté monsieur le ministre. Avec traduction simultanée? Monsieur Bérubé a été silencieux sur le sujet. On peut présumer qu’il alternera anglais-français ou l’inverse. Douteux serait-il qu’il ne parle qu’anglais dans une circonscription qui ne compte que quelques centaines d’anglophones. Mais, avec un politique aussi talentueux que surprenant, il faut s’attendre à tout…! L’invitation a, toutefois, été rédigée dans les deux langues officielles. Welcome to Metis Beach sir!



Le texte pouvait être lu via l'adresse Web suivant sur le site du journal :

Le lien était fonctionnel dimanche soir, mais lundi, ce même lien menait à la page suivante :



J'ai pu retrouver une copie du texte sur le site Rimouski Web. J'ai donc pu prendre deux captures d'écran et recopier le texte tel qu'il apparaissait sur le site de L'Avantage :




Pourquoi l'article original est-il disparu de l'édition en ligne du journal? Se pourrait-il que le texte aurait déplu au député et qu'on aurait demandé au journal de le retirer?

Dites-vous par ailleurs que ce n'est certainement pas la première fois qu'un texte disparaît de la sorte! Vous en voulez une preuve?
 
En novembre 2011, un texte critique à l'endroit du député, écrit par un citoyen de Matane, Pierre Longpré, a été publié par ce même journal mais est ensuite disparu de son édition en ligne durant la même journée. J'en ai à cette époque discuté avec l'auteur, qui m'a alors dit que le journal n'a pas daigné lui donner une quelconque explication sur ce retrait.

Selon vous, qui a fait retirer le texte de monsieur Longpré, et pourquoi? Poser la question n'est peut-être rien d'autre que de lui répondre, n'est-ce pas?

À L'Avantage, les journalistes Roger Boudreau et Réal-Jean Couture ont été critiques à l'endroit du député de Matane-Matapédia, mais il y a quelques mois, suite à un échange où il a relativement été question du fait que monsieur Couture a déjà été candidat libéral au provincial dans Duplessis, un silence total des deux hommes quant à leurs critiques à l'endroit du politicien. Pourquoi donc une fois encore?

J'ai personnellement eu affaire au député de Matane, en mai 2008, alors que j'ai émis une critique à son endroit sur un site disparu depuis, « Le Cartable », de Cap-Chat. Le député a personnellement communiqué via courriel avec mon employeur d'alors, Radio du Golfe, pour communiquer son mécontentement à mon patron, alors que cette intervention de ma part était totalement indépendante de mon travail radiophonique, le blog concerné n'étant aucunement lié à la station de radio où j'animais alors. Dans mes commentaires sur le site de Marc-André Saint-Pierre, je déclarais ceci :


"Pascal Bérubé agit par opportunisme politique. Toutes ses interventions ne servent qu'un but ultime : affermir sa position pour sa réélection lors du prochain scrutin. S'il était un vrai homme politique d'envergure, il serait capable de s'attaquer aux vrais problèmes vécus en Haute-Gaspésie. Mis à part que de critiquer et de remettre des prix avec de belles photos dans les médias, qu'apporte-t-il de concert? RIEN."

Y a-t-il là les moindres propos diffamatoires? Un homme politique comme Pascal Bérubé est-il capable d'accepter qu'un citoyen émette un commentaire du genre à son endroit dans un blog accessible au public?

Quoi qu'il en soit, le député a envoyé un courriel à mon employeur le 14 mai au matin, à partir de son compte de l'Assemblée nationale  :


"Je vous avise qu'à partir de maintenant, mon bureau ne collaboreras plus avec CJMC-FM tant que cet individu sera en ondes." 


J'ai heureusement conservé précieusement une copie de ce courriel, de même que des captures d'écran de la page concernée sur le site du Cartable, afin de le prouver si nécessaire. Je suppose que les archives informatiques de l'Assemblée nationale doivent garder des traces de ce courriel du député.

Je rappelle que l'arbitre Jean-Paul Boily a conclu, dans sa décision dans une cause liée à mon congédiement de CJMC FM 100,3, le 11 novembre 2011, que sans l'intervention de Pascal Bérubé, qui a contacté mon employeur, arguant qu'il avait un dossier à mon sujet (mon employeur m'a alors parlé de "25 preuves que j'attaquais le député, toutefois sans le nommer directement") et qu'il envisageait de porter plainte au CRTC à cause de mes propos et actions en ondes, en plus d'affirmer qu'il avait l'appui d'organismes communautaires pour porter plainte, je n'aurais pas perdu mon emploi d'animateur.

L'arbitre mentionne dans sa décision que c'est ladite intervention du député qui a poussé mon employeur à mon congédier, alors qu'aucun motif suffisant n'existait pour le faire, raison pour laquelle j'ai reçu une compensation financière, sans pouvoir réintégrer mon poste toutefois...

D'ailleurs, si vous faites une recherche auprès du Conseil de presse, du CRTC ou d'autres bases de données, vous constaterez que jamais je n'ai fait l'objet de la moindre plainte officielle, ni de la moindre poursuite en diffamation, et mes propos en ondes ne dépassaient pas les bornes, mais monsieur Bérubé a la mèche courte à ce qu'on peut voir...

Est-ce que ces allusions à des poursuites judiciaires dont j'ai fait l'objet, de la part du député de Matane, ne sont que la pointe visible d'un iceberg, et que d'autres représentants de la presse subissent eux aussi des pressions du genre? Tout me laisse croire que oui, et j'ose espérer, si cela s'avère être effectivement le cas, que les gens lésés fassent entendre leur voix pour que l'heure juste soit donnée à ce sujet.

Une société démocratique peut-elle tolérer que des politiciens se servent de la menace judiciaire pour faire taire des gens dont l'opinion ne leur plaît pas? Je conclue en vous proposant un lien vers le Blogue de Lise Ravary qui, le 28 mai dernier, a écrit un billet intitulé "Intimider pour faire taire."


Pour plus de détails :




Photo du jour
Soleil couchant sur un quai abandonné, avril 2013.