«A chaque enfant qui naît, Le monde recommence.» -Gilbert Bécaud
Les garderies
d'État, une bonne chose?
Au moment où le gouvernement péquiste de Pauline Marois annonce la
création de centaines de nouvelles places en garderie, divers
souvenirs me reviennent à l'esprit. Je me souviens notamment de
Laszlo, un enseignant avec qui j'ai eu le privilège de travailler
dans le Nord du Québec; du film « Le cercle des intimes »,
avec Tom Hulce jouant le rôle du projectionniste de Staline; de
David Descôteaux, un chroniqueur économique avec lequel j'échange
sur Internet, de même que du Doc Mailloux, qui n'a pas besoin de
présentation.
Durant la seconde moitié des années 1990, quand le gouvernement
péquiste d'alors a annoncé l'allocation de nouvelles ressources
afin de créer des classes de pré-maternelle de même que des
fameuses «garderies à 5$ », Laszlo, un ami enseignant
originaire de Hongrie qui a vécu le joug communiste, m'a mentionné
que lors de la prise de pouvoir par ceux-ci, on a mis en place un
système scolaire étatique dont le but non avoué était d'abord de
faire en sorte que les enfants hongrois deviennent de « bons
communistes ».
Je me suis alors souvenu d'un film de 1992 dont le titre est «Le
cercle des intimes », que j'ai visionné au cinéma Le Clap
alors que j'étais encore étudiant universitaire. Ce film romancé
raconte l'histoire d'Ivan Sanshin, qui est devenu bien malgré lui le
projectionniste attitré de Staline durant les années 1930, ce qui
lui a permis d'accéder aux coulisses du pouvoir soviétique d'alors.
Dans le film, la petite fille de voisins arrêtés parce qu'ils sont
considérés dangereux pour le régime est envoyée dans un
orphelinat d'état, dans lequel on la conditionne à devenir une
« bonne communiste » et où, dans une scène, on peut
apercevoir un enfant être félicité par les gardiennes et les
autres enfants pour avoir dénoncé ses parents, des « ennemis
de l'État ».
Le système actuellement mis en place au Québec ne va jamais aussi
loin que celui des régimes communistes d'antan, mais oui, je crois
que nous pouvons nous poser de sérieuses questions quant aux buts
directs et indirects qu'on souhaite atteindre avec celui-ci et aux
conséquences qui peuvent en résulter. J'en conviens, il y a des
enfants pour lesquels une place en garderie est un bien, car on leur
permet ainsi de se développer mieux qu'ils ne le feraient dans un
milieu familial inadéquat. Il est vrai aussi qu'il y a des parents
qui ont besoin de travailler et pour qui ces mêmes garderies sont un
moyen de le faire.
Il y a des dames impliquées dans le système de garderie qui vont un
travail extraordinaire envers les enfants. J'en connais quelques-uns
à qui je confierais mes enfants sans aucune crainte. Ce n'est pas le
cas de toutes par contre. Il y a parmi les techniciennes de garde des
« fuckeuses d'enfants professionnelles », des femmes plus
intéressées à imposer aux enfants leur agenda personnel (qui peut
être pro féministe radical ou pro syndical) que je ne voudrais
vraiment pas voir approcher ma progéniture. Quitte à faire des
sacrifices supplémentaires sur le plan du travail afin de m'assurer
que ma famille ne manque de rien, je souhaiterais que ma femme soit
d'accord avec moi pour demeurer à la maison et s'occuper de nos
enfants jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge scolaire au lieu de les
envoyer dans une garderie. Je partage le point de vue du Doc Mailloux
quant aux garderies d'État de Pauline, où il est selon lui
« criminel » de placer des enfants en bas âge, parce
qu'une mère ou une figure maternante aimante en milieu familial peut
aider un enfant à s'épanouir bien plus qu'une technicienne de garde
syndiquée du « système de Pauline ».
Et que dire maintenant des coûts de tout ce système? Les garderies
à 5$ sont devenues des garderies à 7$ pour les parents, mais qu'en
est-il des coûts cachés de ce système? J'en ai discuté un jour
durant une entrevue radiophonique avec David Descôteaux. Le système
avait au départ des buts louables, mais ses coûts ont augmenté
plus rapidement que le nombre de places disponibles, le coût du
programme s’est multiplié entre sept et huit fois depuis ses
débuts et le nombre de places, lui, n’a même pas triplé. Les
garderies à 7 $ coûtent aujourd’hui près de 2,4 milliards $
aux contribuables. Si notre système de garderie est si efficace,
pourquoi les autres provinces canadiennes, dont l'Alberta, plus riche
que le Québec, ne le copient pas? Pourtant, le taux de natalité
dans ses provinces est meilleur que celui au Québec. David a écrit
quelques textes sur le sujet. En voici deux si vous voulez plus de
détails :
Ce même gouvernement qui utilise l'argent des contribuables pour
financer les garderies devrait donner aux parents d'autres
alternatives, en leur permettant notamment de demeurer à la maison
ou de toucher directement l'argent qui serait dépensé pour leur
enfant en garderie.
Je retiens un dernier détail, une photo de Pauline Marois prise par
Jacques Nadeau que l'on retrouve dans Le Devoir :
On devrait interdire aux élus les photos avec des enfants |
Rien ne me pue plus au nez que de voir un politicien ou une
politicienne se pavaner dans les médias en se faisant photographie
en compagnie d'un enfant. Nos chers politiciens, si prompts à faire
passer des lois pour protéger les faibles et les enfants de
personnes aux intentions criminelles, devraient donner l'exemple en
s'interdisant d'utiliser ces mêmes personnes pour dorer leur image
et acheter des votes.
Pour plus de détails :
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de faire parvenir votre commentaire. Il apparaîtra sur la page suite à son approbation.