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mardi 24 août 2021

Le 23 août 2021

75 ans

Ma mère aurait eu 75 ans, aujourd'hui, si elle n'était pas morte d'une crise cardiaque fulgurante, à 59 ans et 11 mois, le 23 juillet 2006. Selon ce que j'ai appris par la suite, via le rapport d'autopsie, la cause de son décès est une artère bouchée qui aurait pu être traitée, si le problème avait été détecté en temps. On ne peut réécrire l'histoire... 

Ma mère et Peggy-Loue (décembre 2002)
Quand elle m'a demandé de l'aide, parce qu'elle se sentait mal,  et qu'elle est tombée sur le plancher, j'ai passé une bonne vingtaine de minutes à accomplir la RCR, en attendant qu'une ambulance venant d'Amqui arrive sur place.  Je savais déjà qu'elle était morte, parce que je ne constatais aucune réaction dans la pupille de ses yeux, mais j'ai continué quand même, par principe, pour aller jusqu’au bout de ce que je pouvais accomplir.
 

J'ai vécu pas mal de frustrations dans ma vie, j'assume la plupart d'entre elles, mais même si je sais que la première personne concernée, à savoir, ma mère, n'en ferait vraiment pas un cas, ça me fait suer en calvaire, même après tout ce temps, de ne pas avoir pu la gâter, de son vivant, à juste mesure, pour tout ce qu'elle a pu accomplir pour ma famille.
 

Je vous demande à tous et à toutes de retenir et de mettre en application une seule chose de tout ce que j'ai mentionné plus haut :
 

"La meilleure manière de rendre hommage aux personnes disparues, c'est de vivre votre vie au meilleur de vos capacités, en pensant à ces personnes."
 

Voilà.

mardi 27 juillet 2021

Le 23 juillet 2021

15 années

Le temps passe vite. Quinze années se sont déjà écoulées, depuis le décès de ma mère, le 23 juillet 2006.

 

Source

Ma mère aurait célébré son 75e anniversaire le 23 août 2021.

Certaines personnes mériteraient plus que d'autres d'avoir une longue vie. Je crois que cela aurait dû être le cas pour ma mère.



lundi 7 janvier 2019

Le 6 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
“The best way out is always through.”-Robert Frost


Le temps des Fêtes n’est plus ce qu’il a déjà été, mais la flamme subsiste
Le temps des Fêtes de 2018-2019 est déjà terminé.

Je crois que ce temps de l’année, autant à Noël qu’au cours du reste, n’est vraiment rempli que lorsqu’il y a des enfants dans le décor. Sinon, il y a encore la possibilité de se réunir en famille, de voir des amis, etc., mais à mon avis, sans des enfants, il manque de saveur, et les familles ne sont plus aussi imposantes.

Observez autour de vous, dans votre famille. Il se peut fort bien que vous puissiez identifier un « pivot », autrement dit, une personne autour de laquelle toutes les activités familiales gravitent. Sans elle, plus rien n’est pareil.

Je me souviens encore très bien des rencontres de famille, à Causapscal, au cours des années 1970 et au début des années 1980. Mes grands-parents Lepage n’ont eu que deux filles, alors les seuls enfants présents étaient mes deux cousines, ma sœur et moi. Néanmoins il y avait du plaisir, autant en glissades dans la cour du garage qu’en randonnées en traîneau avec Peter ou John, les deux poneys du grand-père, ou bien avec le st-bernard, Ricky.

Quand ma mère est décédée, le 23 juillet 2006, tout a changé, non seulement durant le temps des Fêtes, mais aussi à d’autres moments de l’année, notamment lors de Fort Causap, un moment fort dans notre famille, du côté maternel des Lepage.

J’ai quand même pu croiser cette année une cousine et sa famille, et donner aux enfants des imitations des « Crazy Carpets » que nous avions jadis, quoi que glisser avec un vieux « hood de char » dans la pente de la cour à scrap du grand-père Paul était encore plus amusant.

Au cours des deux dernières semaines, je me suis donné un bon coup de pied au derrière et j’ai enfin réalisé un projet qui traînait depuis longtemps, en sortant des boules à mites un vieux Revox et en numérisant enfin de vieilles bobines audio de la famille, notamment la messe de Noël de 1961, à Causapscal.



La tradition vit encore, et même si la flamme n’est plus aussi vive, comptez sur moi pour la garder vivante, autant durant le temps des Fêtes que lors des célébrations de Fort Causap, et si un jour Fort Causap disparaît, la famille ira encore passer quelques jours de l’été à Causapscal, comme elle l’a fait durant toutes ces années, depuis le centenaire de 1996.

En guise de conclusion à ce temps des Fêtes de 2018-2019, je vous propose un dernier vidéo de famille, avant de replacer le vieil équipement dans mon locker d’ici celui de 2019-2020.

Voici un extrait filmé d’un audio de ma mère au piano, réalisé dans la maison familiale de Causapscal, au début des années 1960. Il se peut que vous notiez les tic-tac et même des ding-dong en trame de fond. Ils sont émis par une vieille horloge Mauthe de la famille, acquise par ma grand-mère Florentine chez le bijoutier Bergeron, de Causapscal, en 1952.




Le vieux piano Nordheimer que vous entendez dans l’extrait se trouve depuis le 33e anniversaire de ma mère, en 1979, dans le salon de la maison des Beaulieu, à Sainte-Anne-des-Monts. Le ruban est endommagé, vous allez entendre des fausses notes, mais le coeur y est.

J’ai encore ici chez moi dans des boîtes des vieux audios de la famille qui n’ont pas encore été transférés, de même que des vieux films 8mm. J’ai donc encore du gras sur l’os à vous proposer au cours des temps des Fêtes à venir.

samedi 23 juillet 2016

Le 23 juillet 2016

Proverbe/citation du jour
“Le souvenir commence avec la cicatrice.”-Alain


10 ans déjà
Ce 23 juillet 2016 marque le dixième anniversaire du décès de ma mère, Agathe Lepage Beaulieu, à l'âge de 59 ans et 11 mois. Il est incroyable à quel point le temps passe vite. J'effectue aujourd'hui un retour en arrière portant sur elle et sur notre famille.

Agathe Lepage Beaulieu (1946-2006)
Ma mère a été frappée par d'une crise cardiaque massive, dans la maison de mes grands-parents, à Causapscal, et ce durant la fin de semaine des célébrations de Fort Causap. J'ai procédé à des manœuvres de réanimation, en étant assisté d'une tante (qui est aussi la sœur de ma mère) durant une bonne vingtaine de minutes, jusqu'à l'arrivée d'une ambulance, mais je savais qu'il était déjà trop tard. Elle était déjà morte à 4h30 bien avant l'arrivée des services d'urgence, mais j'ai persisté, probablement parce que je voulais quand même aller jusqu'au bout de ce que je pouvais donner pour elle.

Ce qui me révolte le plus dans sa disparition est que je commençais à peine à lui rendre tout ce qu'elle a fait pour moi et les miens au cours de sa vie. J'avais déjà commencé à lui payer quelques cadeaux (comme par exemple un coffret de la série « Le Parrain » et un lecteur DVD, en plus de plusieurs films classiques qu'elle aimait, comme « La tour infernale »), et je projetais de lui payer un voyage sur la Côte-Nord, pour lui faire visiter divers endroits où j'ai travaillé, à l'époque de son décès. Sa mort soudaine ne m'a pas permis de le faire comme je souhaitais.

Ma mère a complété une formation en secrétariat et en bibliothéconomie au début des années 1960. Elle était aussi avant-gardiste, ayant également suivi une formation en informatique au « Control Data Institute » à Québec, au milieu de la décennie. Elle était qualifiée à titre d'opératrice de « Keypunch », ces cartes perforées utilisées alors sur les ordinateurs.

Ma mère et Peggy-Lou (décembre 2002)
Elle a cessé le travail en se mariant avec mon père, en juin 1968 et n'a recommencé qu'au moment où ma sœur et moi étions suffisamment vieux pour prendre soin de nous-mêmes au retour de l'école. J'étais alors en sixième année du primaire, en 1982-1983. Son but était alors de gagner de l'argent supplémentaire pour payer mes études et celles de ma sœur. J'ai habité en appartement à Québec de 1988 à 1993, ma sœur venant me rejoindre en 1992-1993.

C'est ma mère qui s'occupait du paiement du loyer et du téléphone, mon père payant de son côté nos frais de scolarité. J'ai vécu durant toute cette période avec un montant de $150.00 qui était déposé dans mon compte deux fois par mois, une somme qui était consacré à ma bouffe, ma passe pour l'autobus et mes petites dépenses. Ma mère prenait financièrement le relais quand l'argent que j'avais gagné durant la période estivale était épuisé, ce qui se produisait habituellement en octobre.

Mon argent gagné durant l'été disparaissait en général assez vite, comme par exemple, en 1990, quand je me suis acheté un appareil de traitement de texte Smith Corona (un modèle hybride dactylo-traitement de texte) qui m'a coûté $750.00, ce qui était déjà bien moins cher qu'un ordinateur, qui pouvait coûter dans les $2000.00 à cette époque. En septembre 1992, j'ai payé moi-même mes frais de scolarité pour six cours et je me souviens que la somme jouait dans les environs de $1125.00. Ajoutez à cela environ $200.00 en livres et ça déboule vite. C'est à la mi-octobre que j'ai appelé à la maison pour dire qu'il ne me restait plus une maudite cenne. Je me souviens que ma mère m'a alors dit « Pas grave P.A., t'as fait ton effort et c'est correct comme ça. »

Je ne travaillais pas durant l'année scolaire lorsque j'étais à Québec. Je souhaitais néanmoins réduire la pression économique que j'exerçais sur elle, en lien avec ce que coûtait mes études. Ma maîtrise de l'anglais (j'étais loin d'être parfait mais déjà bien meilleur que la plupart des gens de Sainte-Anne-des-Monts) m'a permis de trouver un emploi au Parc de la Gaspésie, à titre de commis au camping, de 1990 à 1993. J'ai même été rappelé par la direction en 1994, alors que je n'étais plus étudiant, parce qu'on y manquait de personnel. Un travail supplémentaire s'est ajouté à partir de décembre 1991, quand j'ai fait mes débuts comme animateur surnuméraire à la radio locale.

Ma mère était aussi une militante libérale de longue date. Elle s'est impliquée plus à fond lors du retour en politique de Robert Bourassa dans la première moitié de la décennie des années 1980, devenant même secrétaire à l'exécutif du PLQ.

Contrairement à ce que tellement de langues sales disent, il n'y a peut-être pas autant d'enveloppes brunes qui circulent au PLQ que vous ne pourriez le croire. Je lance le défi à quiconque de prouver qu'Agathe Lepage Beaulieu ou n'importe lequel autre membre de notre famille a reçu de l'argent ou bien obtenu un emploi au gouvernement via une « plug » en lien avec son implication politique. Dites-vous au contraire que son implication politique a coûté bien plus cher en coûts directs et indirects (en étant notamment ignorée pour des emplois par des cadres d'allégeance péquiste) qu'autre chose.

Ma mère disait que l'indépendance n'a pas de prix et qu'elle ne se laisserait pas acheter par qui que ce soit (des gens ont tenté de le faire au niveau politique dans son cas.)  Je compte bien continuer à utiliser sa "recette", croyez-moi.

J'ai chez moi quelques vieilles archives familiales, entre autres, des bobines contenant des enregistrements réalisés par mon grand-père à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Parmi celles-ci, il y a un enregistrement de la messe de minuit de Noël 1962, où ma mère jouait de l'orgue. J'ai chez moi un appareil qui peut lire ces bobines. Il en vaudrait la peine d'en convertir le contenu en mp3.

Je vous confie ici ce qui a été jusqu'à maintenant un secret : lorsque je fais face à une situation difficile, je garde sur ma personne une photo de ma mère. Ç'a été le cas lors de la séance d'arbitrage d'août 2012 contre mon ancien employeur, CJMC, et pas plus tard qu'hier, lorsque j'ai passé mon test pour obtenir mon permis de moto 6A à Gaspé.

Je ne crois pas aux anges, ni aux porte-bonheur, et je ne crois pas non plus que notre âme subsiste suite à notre mort. Je crois plutôt que le souvenir des gens qui nous ont précédés est une excellente source de motivation pour nous aider à trouver l'énergie nécessaire pour réussir un projet.

En guise de conclusion, je me permets de répéter ici ce que j'ai déjà mentionné à quelques reprises, concernant des personnes chères disparues : il ne faut pas consacrer nos vies à les honorer, au contraire, c'est en vivant au meilleur de nos capacités que nous leur rendons hommage. C'est à travers nos actions que ces personnes subsistent, tout comme elles subsistent à travers l'ADN que nous communiquons aux générations à venir.

Vous pourrez trouver d'autres détails sur notre famille via Find A Grave, de même qu'ici et .

dimanche 8 mai 2016

Le 8 mai 2016

Proverbe/citation du jour
“Une maman, c’est celle qui gronde mais qui pardonne tout.”-Jean Gastaldi


Fête des mères 2016
Bonne fête des mères à toutes les mamans qui visitent ce blog. Pas de célébration chez les Beaulieu aujourd'hui, la mienne, Agathe Lepage Beaulieu, étant décédée il y a 10 ans, le 23 juillet 2006. 

Agathe Lepage Beaulieu
La vôtre est encore vivante? Consacrez-lui un peu de temps en ce jour.

Pour ma part, le travail me retient à Sainte-Anne-des-Monts en fin de semaine. J'ai donc agi à l'avance, pour cette célébration 2016. C'est pour moi une tradition de visiter la mienne à chaque printemps, dès que la neige a suffisamment fondu.

D'abord, il y a de cela plusieurs années déjà, nous avons installé une mangeoire pour les oiseaux sur le lot familial, au cimetière de Causapscal. Ainsi, les visiteurs peuvent voir entre autres des mésanges qui sont attirées par cette source de nourriture.

Aussi, si vous passez sur la route 132 près de ce cimetière, de nuit, vous allez aisément apercevoir des lumières qui scintillent, au centre de celui-ci. Ce sont les lampes solaires que j'y ai installées qui produisent cet effet. Je n'ai pas de photographies récentes, mais cette année, il y en a quatre, au lieu des deux que je plaçais habituellement par les années passées.

Ma mère et Peggy Lou - décembre 2002

Vous pourrez aussi voir deux lots illuminés chacun par une paire de lampes à Sainte-Florence, celui de la famille d'Elzéar Lepage, mon arrière-grand-père mort des suites d'un incendie au début des années 1930, et celui de la famille d'Adélard Thibault, un autre arrière-grand-père, hôtelier de l'endroit, mort lui aussi à cette même époque.

Une photo du lot familial datant de l'été 2012
Cela n'est pas encore chose faite, mais je vais profiter de mon prochain passage à Mont-Joli pour visiter le lot familial des Beaulieu pour faire la même chose.

Bon dimanche à toutes d'abord, mais aussi à tous.