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vendredi 19 juillet 2019

Le 16 juillet 2019

Proverbe/citation du jour
« Il ne faut pas jouer à l’autruche. Ce n’est qu’une question de temps.»-Pierre Bernier


Municipalités en danger de fermeture

Voici la liste des villes et villages menacés, dans la région Gaspésie-Île-de-la-Madeleine :

  • Chandler
  • Percé
  • Cloridorme
  • Port-Daniel-Gascons
  • Cap-Chat
  • Grande-Rivière
  • Grande-Vallée
  • Petite-Vallée
  • Murdochville
  • New Carlisle
  • Matapédia

Le déclin de la population est au coeur du problème. Moins d’habitants signifie moins de contribuables pour financer les infrastructures, alors que les entreprises de la région pourraient fermer à cause du manque de personnel.

De prime abord, 2025 me semble être une date trop rapprochée, mais la fin pourrait venir plus vite qu’on ne peut le penser pour plusieurs villages. Chose sûre, quoi qu’en pense les vierges offensées, la situation est inévitable.

lundi 10 octobre 2016

Le 10 octobre 2016

Proverbe/citation du jour
“Chacun porte au fond de lui comme un petit cimetière de ceux qu’il a aimés.”-Romain Rolland


Une visite du cimetière de Saint-Bernard-des-Lacs
Le dimanche 9 octobre, en après-midi, je me suis rendu sur le site de l’ancienne colonie de Saint-Bernard-des-Lacs pour réaliser une série de photos. Le site est situé à une distance d’à peine trois kilomètres de la route 299, en passant par Cap-Seize.

Saint-Bernard-des-Lacs est une colonie qui a été ouverte en 1932, durant la Crise, et qui a été fermé en 1970, suite à la décision du Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec de fermer plusieurs villages dans l’arrière-pays. Tous les bâtiments du secteur semblent avoir été démolis. Seul le cimetière subsiste. Je n’ai pas en main de photos d’époque du village. Je suppose que l’église locale devait se trouver devant le cimetière, dont voici des images, en plus de deux vidéos. Vous remarquerez que les pierres tombales sont peu nombreuses. Je suppose que plusieurs croix sont disparues avec le temps. Les noms des personnes inhumées en cet endroit figurent sur une plaque située au centre du cimetière.

Le cimetière tel que vu à partir de la route.
L'entrée du cimetière.


Il faut marcher une certaine distance pour accéder aux lieux. Je suppose que l'église se dressait devant la butte où reposent les défunts.

En direction de l'escalier.

L'escalier.

La croix située au centre, on y trouve une plaque, on y revient plus tard.

Une autre vue du centre du cimetière.

Bernard 1928-1956 - Fils de M. Mme Thomas Lafontaine

Jean Truchon 1884-1948

Henriette Pelletier 1918-1943  Épouse d'Alfred Kenney

Alfred Collin 5 avril 1889-13 janvier 1955  Marie Poulin 26 juin 1891- 23 septembre 1965

Maurice Lessard Époux de Cécile Lévesque 1927-1965

Un croix dédiée à l'abbé Roland Provost.

Roland Provost Prêtre Ordonné le 24-09-1939 1914-2008

Les noms des défunts présents dans le cimetière. La liste est longue et on compte plusieurs "Anonymes".

Une autre vue de la croix où se trouve la plaque.

Ernest Lévesque ????-1948 Husband of Yvonne Lemieux (Notez la partie en anglais)

Sylvain Pelletier 04/06/53-22/09/53

Joseph P.   Fils Marcel Anita 1951


Voici finalement les deux vidéos :




Vous aurez d’autres détails sur le cimetière ici, incluant les coordonnées géographiques. Un liste des personnes inhumées en cet endroit se trouve , avec un lien vers la pierre tombale associée.


jeudi 17 décembre 2015

Le 17 décembre 2015


Proverbe/citation du jour
« La condamnation que le temps prononce contre nous me fascine. Chaque jour est inexorable et sans retour, et nous perdons chaque jour. »-Laurence Plazenet


Pointe-Sapin aujourd'hui, des villages de la Haute-Gaspésie demain
Dans un photoreportage sur Pointe-Sapin, un village acadien du Nouveau-Brunswick en train de se vider de ses habitants, Ginette Lamarche, une journaliste de Radio-Canada, laisse la parole aux personnes qui y résident encore.

L'église de Pointe-Sapin (Ginette Lamarche)

Les 450 habitants de la municipalité, dont la moyenne d'âge dépasse 65 ans, envisagent de faire démolir l'église, parce qu'ils ne sont plus capables de l'entretenir. Le presbytère et le couvent des sœurs seront bientôt détruits. L'école secondaire a fermé ses portes, puis l'école primaire, ensuite la caisse populaire, de même que le bureau de Pêches et Océans. Seule subsiste une petit coopérative locale, où on peut acheter son pain ou faire le plein d'essence, mais pour combien de temps encore?

Le couvent de Pointe-Sapin (Ginette Lamarche)

Pointe-Sapin n'est pas un cas unique. 121 localités vivent une décroissance du genre dans les Maritimes. On retrouve dans tous ces endroits bien des maisons à vendre, mais peu d'acheteurs ou de personnes intéressées à créer ou relancer une entreprise.

Le tour de la Haute-Gaspésie s'en vient. Qu'on le veuille ou non, il faut accepter cette réalité. En sommes-nous conscients?

jeudi 5 février 2015

Sujets du 5 février 2015

Proverbe/citation du jour
«L'initiative est chose individuelle.»-Marcelin Berthelot


Fierté gaspésienne? 47,9% des revenus des Gaspésiens proviennent de chèques gouvernementaux!
Un lecteur de ce blog m'a fait parvenir hier un lien menant vers le site Antagoniste.net. Il s'agit d'un billet portant sur « l'occupation du territoire », qui est si chère aux Québécois.

En se basant sur des statistiques gouvernementales, Antagoniste présente un « rapport de dépendance économique » (RDÉ) des neuf autres provinces canadiennes et des 17 régions administratives du Québec.

Le RDÉ représente, pour une région donnée, le pourcentage des revenus totaux qui viennent d’un chèque du gouvernement (chômage, assistance sociale, Prestations fiscales pour enfants, crédits pour TPS/TVQ, etc.).

Attachez vos tuques avec de la broche!


Dans la province de Québec, 22,3% des revenus de la population viennent d’un chèque du gouvernement. C’est largement au-dessus de la moyenne canadienne qui se trouve à 17,1%.

La Gaspésie est la pire région du Québec.  Dans cette région, presque 50% des revenus de la population vient d’un chèque du gouvernement.  À titre indicatif l’Île-du-Prince-Édouard est la pire province canadienne avec un score de 27,2%.

Le Bas-Saint-Laurent pour sa part s'en tire à un taux de 33,4%, ce qui n'est pas très reluisant non plus, et toujours au-dessus de la moyenne canadienne.

Une seule région du Québec, l'Outaouais, est en bas de la moyenne canadienne, 17,1%, et encore, c'est par la peau des dents (17,0%).

Ici encore, je pose la question : « En quoi la Gaspésie mérite-t-elle d'être sauvée? »

Nul besoin de préciser que je me fais accuser de « traîtrise à ma région », que je ne suis pas un « vrai Gaspésien » et que lorsque j'aborde ce sujet, je le fais toujours en sachant dès le départ que je me bats à dix contre un. Peu importe ce que les gens en pensent, cette question mérite sérieusement d'être posée et elle mérite encore plus sérieusement aussi une réponse, pas une réponse émotive, mais une réponse logique, pragmatique, même si celle-ci va déplaire à plusieurs.

Si vous vous imaginez que je crois que l'on doit fermer la Gaspésie, vous vous trompez. Je crois que la Gaspésie peut s'en tirer, très bien même, à condition qu'un sérieux coup de barre soit donné , il est clair que nous ne pourrons pas continuer longtemps encore à vivre un cycle de « quatre mois de travail-huit mois de chômage ». Des pistes de solutions? Je répète ici bas celles que je mentionne le plus souvent, en en ajoutant d'autres :

  • Nous devons stimuler la formation professionnelle pour avoir une population qualifiée et surtout bilingue, ce qui sera utilie autant au niveau touristique que pour d'autres industries
  • Nous devons favoriser l'immigration, en invitant ici des étrangers qualifiés et « travaillants »
  • Des villages non-viables doivent être fermés et leur population déplacée pour réduire les dépenses gouvernementales
  • Notre population en âge de travailler doit… travailler, quitte à le faire à l'extérieur de la région et à avoir une famille ici, comme les travailleurs qui vont au Nord
  • L'entrepreneuriat doit être stimulé, nous devons mettre un terme à notre dépendance à des industries subventionnées comme les éoliennes
  • Nous devons avoir l'esprit ouvert au développement pétrolier, gazier et minier.

Nous ne sommes pas pires que n'importe laquelle autre région du pays : les technologies actuelles nous permettent d'avoir en région des centres d'appels, ceux de la RQAP à Sainte-Anne-des-Monts et celui de la SAAQ à Murdochville en sont de bons exemples.

Dites-vous que les pires ennemis de notre région ne sont pas le Conseil du patronat ou les gouvernements. Nos pires ennemis, ce sont ceux parmi nous, ici, en Gaspésie, qui aiment vivre aux dépens des autres via des subventions et qui ont intérêt à ce que notre pauvreté se perpétue pour assurer leur propre position, plus enviable que celle de la majorité de la populace.

Ce ne sont certainement pas les « joueux de tam-tams » qui disent qu'un dollar en culture en rapporte 11 en retombées ou les spécialistes du lancement d'entreprises subventionnées, les verdoyants qui veulent nous imposer leur mode de vie ou les souverainistes convaincus que l'indépendance est la solution à tous nos maux qui vont sauver la Gaspésie.

dimanche 1 février 2015

Sujets du 1er février 2015

Proverbe/citation du jour
«Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure.»-Otto Rank


Que ça nous plaise ou non, le Conseil du patronat a raison
Tollé de protestations dans l'Est-du-Québec! Le Conseil du patronat, par la voix de Yves Thomas Dorval, a déclaré ce qui suit, jeudi dernier durant une commission parlementaire :


« Lorsqu'on a tout fait et exploré et qu'on doit regarder ce qui nous reste entre les mains, est-ce qu'on doit continuer à faire survivre des endroits par des subsides pour lesquels il n'y a aucune possibilité de développement économique, au terme d'un processus où on a tout tenté? »


Les réactions négatives à l'endroit du Conseil du patronat sont nombreuses dans l'Est-du-Québec, à commencer par celles de citoyens de Grosses-Roches, incluant son maire, André Morin.

Il existe 152 municipalités jugées dévitalisées par le gouvernement du Québec. Plusieurs d'entre elles sont sur la Côte-Nord, tandis qu'on en retrouve 70 au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. 

Une maison abandonné dans le parc Forillon (source)

La logique du cœur parle, mais il y a aussi la logique économique : combien en coûte-t-il pour maintenir en vie ces villages qui sont sur le respirateur artificiel, pour ne pas dire en phase terminale?

Quel type de personne, selon vous, est le plus enclin à décrier la déclaration du Conseil du patronat? Je vois pour ma part des artistes, des politiciens qui veulent acheter des votes et garder leur poste, des fonctionnaires et des retraités ou des chômeurs ou assistés sociaux, somme toutes, des personnes dont la subsistance dépend en tout ou en grande partie de subsides de l'État.

Que ça nous plaise ou non, le Conseil du patronat a raison. Même si ses suggestions ne seront fort probablement pas mises en application, par la force des choses, dans un avenir qui vient bien plus vite que vous ne pouvez le penser, des villages vont être fermés « naturellement » s'ils ne le sont pas officiellement.

À ceux et celles qui sont tentés de croire que je supporte la fermeture de la Gaspésie, je dis : « Vous êtes dans le champ! »

Je crois à l'avenir de la Gaspésie, oui, mais certainement pas en perpétuant le cycle de dépendance dans laquelle celle-ci tourne depuis des décennies. Concentrer les efforts là où il y a encore des possibilités est un début. Nous avons aussi besoin de citoyens qualifiés, formés dans des domaines en demande, tout comme nous avons besoin de sang neuf et d'idées nouvelles, ce qui me porte à croire que nous avons intérêt à accueillir plus d'immigrants pour changer la dynamique régionale, or, sommes-nous assez ouverts d'esprit pour cela?