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dimanche 19 mars 2017

Le 19 mars 2017

Proverbe/citation du jour
« Première Loi : Un robot ne peut blesser un être humain ni, par son inaction, permettre qu'un humain soit blessé. Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. »-Isaac Asimov


L’inteligence artificielle : la solution à la pénurie de médecins en Gaspésie
La Haute-Gaspésie, comme plusieurs autres régions éloignées (une expression omise par nos élites par rectitude politique mais qui représente parfaitement la réalité), manque de personnel médical. Les causes sont multiples, mais le manque d’intérêt qu’on des médecins à venir vivre en région compte pour beaucoup, et je ne les blâme pas sur ce point : la vie dans les grands centres est plus intéressante, tout comme la proximité d’autres services médicaux, la possibilité de suivre des formations supplémentaires dans les centres de médecine universitaires, etc.

Watson
Les intervenants du domaine de la santé parlent, des politiciens comme Pascal Bérubé organisent des colloques qui sont pour eux payants politiquement mais qui ne produisent en bout de ligne rien d'autre que des recommandations qui vont finir sous la poussière sur des tablettes, mais tout ce blah blah ne change rien au fait qu’en bout de ligne, la situation se détériore, encore et encore.

Avec le vieillissement de la population, le stress sur les services médicaux ne peut que s’accroître, et en voulant garder un système public mur à mur, je ne crois pas que les choses vont changer. Un système de santé privé parallèle serait à mon avis le bienvenu.

Une autre solution s’offre à nous : une place plus grande pour l’intelligence artificielle dans le domaine médical.

Un robot médical
Lorsque l’on pense « ordinateurs » et « robots », nous sommes sous l’impression que seuls les emplois à bas niveau de qualifications sont menacés. Or, ce n’est pas le cas. En voici un bel exemple, cité ici : l’Université de la Caroline du Nord, en utilisant un ordinateur IBM appelé Watson, a créé un médecin oncologue virtuel, en lui donnant comme travail d’analyser le dossier de 1000 patients souffrant d’un cancer. Les résultats? Watson a recommandé le même traitement que des oncologues hautement qualifiés dans 99% des cas!!!

De plus, parce qu’il a la capacité de lire et de digérer des milliers de documents en quelques minutes et a également accès aux recherches et tests cliniques les plus récents, Watson a découvert des options de traitements dans 30% des cas qui ont été manqués par des docteurs humains!!!

Qui plus est, Watson peut travailler 24 heures sur 24, 365 jours par année, et ne souffre pas de stress, ni de surcharge de travail...

On parle ici de cet essai et l’article date de 2015. Imaginez les progrès depuis, et tentez de vous faire une idée sur ceux à venir...

Dans un avenir pas si lointain, vous serez peut-être anesthésié et opéré par des robots ici même, au centre hospitalier de la Haute-Gaspésie. Les personnes souffrant d’un cancer n’auront même pas à se déplacer, avec des prélèvement réalisées sur place, mais aussi avec une analyse réalisée ailleurs, et des traitements donnés localement. Les dames pourront même accoucher sur place avec un androïde comme médecin!

Tout ça pour dire qu’au lieu de regarder en arrière, nous aurions intérêt à poiter nos yeux vers l’avant, pour trouver des solutions efficaces et durables à nos manques dans le domaine médical en région.

Je prédis à l'avance que les plus grands opposants à la présence d'une telle technologie seront les membres du personnel hospitalier qui verront leur gagne-pain menacé.

Un autre article sur le sujet se trouve ici.

mardi 5 avril 2016

Le 5 avril 2016

Proverbe/citation du jour
«L'automatisation : système simplifiant tellement le travail qu'on finira par avoir besoin d'un cerveau électronique pour se tourner les pouces. »-Noctuel


L'automatisation et l'avenir des emplois au salaire minimum
Avec le développement de la robotique et de l'informatique, il ne faudrait pas nous surprendre que dans un avenir rapproché, de nombreux employés au salaire minimum soient remplacés par des machines. Le processus est déjà en branle ailleurs dans le monde. En voici un exemple :


À trop vouloir faire augmenter le salaire minimum, les plus socialistes parmi nous se rendent-ils comptent qu'ils poussent ainsi les prix à la hausse et que cela incite les entreprises à trouver des solutions plus économiques qui vont tuer des emplois?


Ne nous étonnons pas si dans un horizon plus rapprochés que nous ne pourrions le croire, le phénomène nous touche également ici, en Gaspésie. Il est déjà possible par exemple de faire le plein, en pleine nuit, grâce à une carte de crédit ou de débit, sans même avoir à interagir avec un commis.

Je ne serais donc pas étonné que d'ici cinq ans, des établissements de restauration rapide comme Tim Horton ou McDonald's nous offrent la possibilité d'agir de la même manière en commandant un café ou un trio. Il sera peut-être même possible de le faire dans une épicerie, à une caisse automatisé.

En étirant cet horizon sur cinq années, je suis déjà très généreux. Une de mes sources m'a mentionné mardi midi que des bornes du genre pourraient apparaitre dans les restaurants McDonald's dès juin prochain.

Sommes-nous prêts à faire face à cette réalité?

lundi 29 février 2016

Le 29 février 2016

Proverbe/citation du jour
« La différence entre l'être humain et le robot n'est peut-être pas aussi significative que celle qui oppose l'intelligence et la bêtise. »-Isaac Asimov


Des syndicats et des robots
En lisant une nouvelle sur un lock-out au centre de distribution de Brault et Martineau à Montréal, un lock-out motivé par le refus du syndicat à effectuer des modifications au régime de retraite des employés, une fois de plus, je pense à ce qui suit en images :


À toujours vouloir non seulement le beurre et l'argent du beurre, mais aussi le lait, le seau, le cul de la fermière et l'étable, les syndicats tuent bien plus de jobs qu'ils n'aident à en préserver.

La robotisation fait des avancées incroyables. Le jour où vous serez servis par une machine au fastfood du coin arrive. Le même phénomène va affecter une multitude d'autres emplois bien plus vite que vous ne pouvez le croire.




















Ce jour-là arrivé, les syndicats pourront toujours pleurer une fois encore que c'est la faute des patrons…

mercredi 3 juin 2015

Le 3 juin 2015

Proverbe/citation du jour
« Un robot n'est pas tout à fait une machine. Un robot est une machine fabriquée pour imiter de son mieux l'être humain. »-Isaac Asimov


Les souverainistes outrés des propos dégradants à l'endroit de Jacques Parizeau se souviennent-ils de ceci?
Des souverainistes sont outrés par des propos dégradants émis à l'endroit de Jacques Parizeau dans divers médias. Même si je n'ai moi-même que très peu d'estime, politiquement parlant, à l'endroit du défunt, je trouve qu'il y en a qui poussent trop loin, beaucoup trop loin. Un minimum de respect est de mise, mesdames et messieurs.

Jacques Parizeau

Je me demande néanmoins si ces souverainistes choqués se souviennent de ce que Pierre Falardeau a écrit, suite au décès de Claude Ryan, il y a de cela une décennie. Permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire à ce sujet :

Pierre Falardeau


Voilà enfin une bonne chose de faite! Claude Ryan vient de mourir. Ne reste plus qu’à l’embaumer et à fermer le couvercle. Avec sa belle tête de sous-diacre empaillée et mangée par les mites, il n’aura fait, en mourant, qu’officialiser une situation de fait qui perdurait depuis longtemps.

Les journalistes de service, qu’on a plutôt tendance à confondre avec des amuseurs publics, racontent que Ryan avait sombré dans le coma six jours avant de rendre l’âme. Ces chiens de garde du pouvoir, qui se prennent parfois pour le quatrième pouvoir, sont sûrement les seuls au Québec à ne pas s’être aperçus que le pape du journalisme était déjà dans un coma profond depuis au moins quarante ans. Faut avoir soi-même un encéphalogramme à plat pour participer à une telle campagne médiatique de béatification. Faut pas craindre de se salir les mains pour oser transformer en immense penseur ce politicien encore plus ridicule dans la vraie vie que le meilleur de ses imitateurs.

À écouter le choeur unanime des pleureuses professionnelles, on a l’impression de nager en plein carnaval. Quoi? Un grand intellectuel ce préfet de discipline de couvent, ce père-économe de communauté de bonnes soeurs, ce petit aumônier des Dames de Sainte-Anne? On se croirait à « Juste pour rire ». Faut les voir pour le croire, ces spécialistes-maison de l’éloge funèbre pompeux. Comme chez tous les mauvais comédiens, leur voix étranglée par l’émotion sonne faux quand ils nous parlent de la « rigueur intellectuelle » et de « l’esprit de synthèse » du petit frère-directeur du journal « Le Devoir ». Ils confondent rigueur et rigorisme, synthèse, bricolage et liste d’épicerie. Faut les voir avec leurs fausses gueules d’enterrement, empreintes d’une tristesse étudiée, nous présenter ce petit gérant d’estrade pontifiant sous les traits d’un intellectuel incontournable. À grands coups d’enflures verbales et de boursouflures stylistiques, ils nous le dépeignent le plus sérieusement du monde comme un des plus brillants penseurs du Québec. C’est vrai que dans ce milieu journalistique où règne une majorité de deux-de-pique et de sous-doués congénitaux, on passe facilement pour un génie quand on peut aligner deux idées, l’une à la suite de l’autre, dans un style aussi ennuyant que le bottin de téléphone, surtout si ce sont des idées reçues ou des idées archi-convenues.

Non mais! Vous nous prenez pour des caves ou quoi? Il n’y a pas une personne sur dix mille au Québec capable de me citer une seule ligne de ce pape du journalisme québécois. Si c’était un génie, ça se serait su, non? Je lis « Le Devoir » depuis quarante ans et je crois bien n’avoir jamais lu un seul de ses éditoriaux au style fadasse qui puaient l’eau bénite croupie et le canneçon-à-grands-manches mal lavé.


Si « Le style c’est l’homme » comme disait l’autre, seul un esprit « drabe » pouvait oser écrire un livre « beige », même un peu « grisâtre » et pourquoi pas un peu « jaunasse ». Une « grande synthèse » que ce ramassis de toutes les patentes-à-gosses constitutionnelles mises au point par les nationalistes mous et les fédéralistes fatigués des cinquante dernières années. Fédéralisme renouvelé. Fédéralisme rentable. Fédéralisme coopératif. Fédéralisme asymétrique. À une vitesse. À deux vitesses. À trois vitesses. Automatique, power brake, power stering. Alouette. Des projets morts nés recyclés l’année suivante sous une nouvelle marque de commerce. Aujourd’hui, on parle d’arrangements administratifs.

Et les spécialistes des notices nécrologiques qui élèvent ce bêtisier « brun » au rang de bible nationale. C’est vraiment à s’ouvrir les veines avec une pelle à neige. Un insignifiant traité de science-fiction politique qu’on tente de faire passer pour une oeuvre majeure, pour la contribution essentielle d’un grand cerveau. Ce grand cerveau sent le formol à plein nez. C’est celui d’un nationaliste d’Ancien Régime incapable de saisir l’ABC du système néo-colonial canadien qui a remplacé le vieux colonialisme britannique en 1867.

Claude Ryan aura passé sa vie à vouloir simplement aménager le statut de protectorat canadien qui est celui du Québec à l’intérieur de la Confédération. Et ces aménagements, même mineurs, même essentiellement cosmétiques, le Canada les aura refusés, à Claude Ryan et à ses disciples purs et durs, les uns après les autres depuis cinquante ans. Niet. Niet. Niet. Le statu quo, à prendre ou à laisser. Et plutôt que de tirer les conclusions politiques d’un tel refus, Ryan se sera accroché à son minable catalogue de voeux pieux jusque dans sa tombe. Son testament politique, sans doute écrit dans ses six jours de coma, en fait foi.

Finalement, le seul souvenir que nous laissera Claude Ryan est celui du petit politicien, mesquin et provincial, qui dirigea le camp du NON en 1980. Celui d’un homme de main chargé de nous faire prendre notre trou. Comme Stéphane Dion. On s’est servi de lui et de son vernis d’intellectuel paroissial pour couvrir les saloperies de Trudeau, de Chrétien, de Camil Samson et du Conseil du Patronat. Et quand il a eu fini la sale job, ce puissant cerveau, on s’est débarrassé de lui et de son fédéralisme renouvelé comme d’une vulgaire chaussette épiscopale. Exit le Bonhomme Sept Heures. Au chômage, l’épouvantail à moineaux. Comme Stéphane Dion. Des intellectuels tellement brillants qu’ils sont incapables de comprendre le rôle qu’on leur fait jouer. Désolant et minable.

Claude Ryan emporte dans son cercueil sa pensée politique provincialiste et criminelle. Son livre « brun » finira bien par pourrir lui aussi. Ryan aura au moins réussi sa mort, coincé dans les faits divers entre les scandales financiers du gouvernement fédéral et le racisme ordinaire de ses « partenaires » canadiens. Salut pourriture !

J'essaie de m'imaginer ce que diraient nos souverainistes outrés si des propos similaires étaient prononcés à l'endroit de Jacques Parizeau par quiconque n'adhérant pas à leur idéologie, tout comme j'essaie de me figurer la couverture qu'en feraient des médias comme Radio-Canada.

Claude Ryan


Pour reprendre l'expression de mon défunt grand-père, les souverainistes ont "la peau fine" : ils tolèrent aisément qu'on fasse aux autres ce qui ne passe jamais si l'un des leurs doit subir un traitement similaire.

En guise de conclusion, voici un lien vers un autre texte de Falardeau où il traite cette fois Trudeau de vieille pourriture.





Un robot pour vous servir au Tim Horton local bientôt?
Selon des spécialistes de la firme de consultants et de recherche en technologie Gartner, près du tiers des emplois actuellement occupés par des humains pourraient l'être par des logiciels, des robots et d'autres types de machines intelligentes, et ce dès 2025.

Traditionnellement, les robots occupaient des emplois liés à ce qu'on appelle en anglais les « Three Ds », soit « dangerous » (dangereux), « dirty » (sale) et « dull » (« plate ») mais avec l'augmentation de les capacités de l'intelligence artificielle, certains spécialistes, comme Ray Kurzweil, de Google, croient que celle-ci pourra égaler l'intelligence humaine dès 2029.

On peut déjà observer cette révolution dans certains restaurants rapides, comme c'est le cas ici :


Il ne faudrait donc pas vous étonner si dans un avenir pas si lointain un robot prend la commande pour votre café au Tim Horton local, au Dixie Lee ou au Subway de Sainte-Anne-des-Monts ou d'ailleurs!

Les diplômés en sciences molles qui se plaignent de leur emploi au salaire minimum pourraient bien sous peu ne plus trouver d'emploi du tout! L'aspect que je trouve malheureux dans tout ça est que d'autres employés de ces entreprises, qui ne chignent pas pour leur part, pourraient eux aussi se retrouver sans gagne-pain.

Imaginez maintenant l'impact que le phénomène aura à grande échelle, et ce même dans des pays asiatiques où le « cheap labour » qu'on avait au Québec a été déplacé. Les employés à bas salaire de la Chine pourraient eux aussi se faire remplacer par des robots.

Nous pouvons dire qu'il est possible de stopper le phénomène, or, rappelez-vous qu'il y a eu une époque pas si lointaine où, quand la voiture a remplacé le cheval, certains croyaient que la Terre cesserait de tourner. La nouvelle technologie, au contraire, a permis un développement jamais connu auparavant. La robotisation va engendre un phénomène similaire, mais compte tenu de la rapidité de ces changements, beaucoup parmi nous auront de la difficulté à s'y adapter.