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mercredi 9 janvier 2013

Sujet du 9 janvier 2012

Proverbe/citation du jour
«La vraie charité ne consiste pas à donner l'argent des autres.» -Doug Bandow


La «générosité» de Pascal Bérubé
Je ne vous apprends probablement rien de nouveau dans mon billet du jour. Vous avez été témoin dans votre vie à maintes reprises du phénomène : les politiciens sont généreux mais toujours à partir de l'argent des autres.

Cela me rappelle également des paroles de Ron Paul, un politicien américain, qui a dit quelque chose comme ceci : «Souvenez-vous que les politiciens obtiennent des votes en promettant chaque chose à chacun, mais toujours aux dépens d'autres payeurs de taxes invisibles. »

Je remercie un lecteur de mon blog qui m'a fait parvenir par courriel mardi soir un court article paru dans le journal L'Information de Mont-Joli le 28 décembre dernier, un article qui illustre très bien le phénomène et que je recopie ici bas pour votre bénéfice, avec le titre et la photo l'accompagnant :


Michel Daigle et Pascal Bérubé - Source : L'Information

Pascal Bérubé donne 5000 $ à Centraide

Très inquiet du profil de la campagne 2012 de Centraide, le ministre délégué au Tourisme et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a remis au directeur général de Centraide Bas-Saint-Laurent un chèque au montant de 5000 $. Ce dernier a indiqué : « Depuis longtemps, monsieur Bérubé est très près des organismes communautaires et soucieux du travail qu’ils réalisent chaque année. J’en fus témoin à plusieurs reprises au cours des dernières années. Devant mon cri du cœur en cette fin de campagne, il a pris la décision d’investir la magnifique somme de 5 000$ pour soutenir les gens vivant en état de vulnérabilité dans la région. Il invite tous les responsables de commerces et d’entreprises à faire de même pour éviter que certains organismes ne se retrouvent dans une très fâcheuse position lors du grand partage de Centraide Bas-Saint-Laurent ce printemps. Merci pour ce soutien qui est très apprécié en ces moments plus difficiles. »


Le journaliste qui a écrit l'article dans L'Information est-il vraiment conscient de ce qu'il a écrit? Pascal Bérubé a-t-il vraiment donné à Centraide? NON! Pascal Bérubé utilise VOTRE ARGENT, via son budget discrétionnaire (une enveloppe fournie par le peuple dont un politicien dispose à sa guise) pour procéder à une opération de séduction du public via les médias, et rien d'autre.

Un article de Radio-Canada sur le sujet va dans le même sens, mais me semble néanmoins plus nuancé. En voici un extrait :

« Le ministre délégué au Tourisme et ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Pascal Bérubé, a donné 5 000 $ à même son budget discrétionnaire mais ça ne suffira pas et toute initiative individuelle ou collective sera bienvenue. »

Radio-Canada prend au moins le temps de préciser que la somme provient de son budget discrétionnaire.

Pour en revenir au texte paru dans le journal, je peux être dans l'erreur, mais par sa formulation, il semble être du genre « copié-collé », tiré directement d'un courriel émanant du bureau du député de Matane-Matapédia. Pour avoir reçu des dizaines de messages de nature similaire via mon travail dans les médias, je peux vous en témoigner, comme je peux par ailleurs témoigner avoir constaté qu'il y a plein de « journalistes » qui ne se donnent pas la peine de reformuler les communiqués à nature politique qu'ils reçoivent. Pourquoi donc? Paresse intellectuelle? Parti pris de nature politique? Craintes de poursuite de la part d'élus à la mèche courte qui usent de menaces pour obliger les médias à ne diffuser que le matériel « approuvé »??? Je pourrais ici encore vous en raconter de biens bonnes, autant par expérience personnelle que par ce que j'ai entendu « off the record » de la part d'autres représentants des médias d'un peu partout au Québec!

Si nos politiciens sont vraiment si honnêtes qu'ils le disent, qu'ils respectent au moins les contribuables lorsqu'ils donnent de l'argent de la sorte, en précisant qu'il ne s'agit pas de LEUR argent mais bien de celui du PEUPLE. Pascal Bérubé, qui a à maintes reprises dans le passé dit haut et fort qu'il souhaitait faire la politique autrement, pourrait peut-être donner l'exemple non?


Pour plus de détails :

lundi 16 janvier 2012

Sujets du 16 janvier 2012

Proverbe/citation du jour

«Je ne peux changer le monde... mais je peux me changer moi face a ce monde. » -Auteur inconnu

(Merci à Sharon-Kim qui m'a proposé cette citation!)


Pourquoi le PLC est-il rendu si bas?

En consultant les actualités, comme j'ai quotidiennement l'habitude de le faire (beaucoup par Internet, aussi par la radio, ç'a été le cas dimanche matin via les ondes hertziennes, mais rarement via le cyclope hypnotiseur que devient de plus en plus la « tivi ») j'ai appris que le Parti libéral du Canada prend position par rapport à la légalisation de la marijuana.

Où s'en va donc ce parti qui fait partie du paysage politique canadien fédéral depuis plus de 100 ans? Loin de moi l'idée de critiquer le fait que ce parti mette de l'avant la décriminalisation de la marijuana (en bon libertarien que je suis, je le prône depuis longtemps, même si sur le plan personnel je suis pas mal plus du genre « boozer » que « pothead », mes auditeurs de mon époque au FM 100,3 pourront vous le dire), mais je crois voir là une tentative désespérée de renouveler un parti qui peine à gagner des parts sur le plan politique. Pourquoi le PLC est-il rendu si bas dans l'opinion politique des Canadiens en général?

De prime abord, j'aurais envie de dire que le scandale des commandites a fortement affecté le PLC. Il est clair que ce qui s'est passé à l'époque du référendum de 1995 n'a pas aidé ce parti, mais j'ai envie de creuser davantage pour trouver les vraies racines du mal qui affecte le parti de Wilfrid Laurier. Le déclin du Parti libéral du Canada n'aurait-il pas commencé alors même qu'il connaissait la gloire durant la « Trudeaumania »?

Pierre Elliot Trudeau, si on s'y arrête bien, était-il vraiment si libéral que cela? Dites-vous qu'au fond, par ses politiques, PET était probablement bien plus idéologiquement lié au NPD qu'au PLC, sauf qu'à son époque, s'être présenté pour le NPD ne lui aurait jamais permis d'accéder au pouvoir. Conséquemment, Trudeau a misé sur un parti qui lui permettrait d'atteindre le pouvoir : le PLC!

Des décisions prises à un moment donné peuvent parfois avoir des conséquences sur un très long terme. Peut-être est-ce que si le PLC en est rendu à prendre des positions du genre en 2012, ce n'est que parce que PET en a pris le contrôle à la fin des années 1960 et détourné l'idéologie du parti selon ses ambitions personelles.

Si tout cela « fait du sens », pensez maintenant aux conséquences que plein d'autres décisions prises il y a de cela 10, 20, 30, 40, voire même 50 ans sur notre société actuelle...


La « neutralité » journalistique de Radio-Canada

Vendredi soir, en écoutant les nouvelles de Radio-Canada, j'ai entendu un reportage de Michel C. Auger qu'on peut voir ici :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/01/14/001-etats-unis-investiture-republicaines-romney-francais.shtml

En gros, Auger nous amène une image critique de Gingrich, pour sa position face à Romney, un candidat Mormon qui a appris le français alors qu'il était missionnaire en France. Michel C. Auger fait aussi allusion à d'autres candidats de nos voisins du Sud étant habiles dans la langue de Molière et aux frites servies à Washington.

Loin de moi l'envie de tomber dans le salissage à l'endroit du journaliste dont il est question ici. Toutefois, j'ai une fois de plus la foutue impression de me retrouver devant un biais médiatique évident de Radio-Canada , un biais dont le but est de faire passer les candidats républicains pour des « caves » et les candidats démocrates pour des saints, tout comme on a une tendance chez ces gens à démolir tout ce qui est conservateur sur le plan canadien en faisant passer ce qui est supporté par leur adversaires (BQ, NPD, etc.) pour des vérités universelles auxquelles adhèrent tous les Québécois

Remarquez bien, je n'aime pas du tout Gingrich et je ne supporterais pas non plus Romney comme candidat, car le risque que des gens comme lui incorporent des aspects de leur religion dans les politiques destinées à l'ensemble des citoyens est trop grand. En fait, si j'étais Américain, je supporterais ouvertement Ron Paul, ce qui ne doit pas surprendre les lecteurs de mon blog qui me connaissent mieux.

Combien gagne en salaire Michel C. Auger? Certainement plus que le « 15 piastres l'heure 30 heures semaine pour un total de 450 dollars » que j'obtenais en portant pratiquement tous les chapeaux, de la mise en ondes à la rédaction en plus de la prestation en ondes à la radio en Haute-Gaspésie. Je ne suis certainement pas le seul à vivre ainsi, c'est là une réalité de la radio privée à laquelle les gens de SRC ne sont pas du tout exposés.

Je n'ai jamais caché mes positions politiques et sociales (d'autant plus que je n'agissais pas à titre de journaliste dans les blocs de nouvelles, mais comme animateur/éditorialiste, ce qui est somme toute pas mal différent) alors que j'étais en ondes, mais ici encore, comme toute personne oeuvrant dans la radio privée, mon salaire dépendait des revenus publicitaires et de l'auditoire. C'est ce qu'on appelle le libre-marché, le gens ont le plein droit de choisir s'ils veulent m'entendre ou non.

Un animateur ou un journaliste de Radio-Canada, lui, a un revenu garanti par des fonds publics qui proviennent de la poche des contribuables canadiens, ce qui, à mon avis, fait en sorte qu'il devrait nécessairement faire preuve de neutralité dans ses propos, parce que tout le monde paie pour lui.

Tout ça pour vous dire que l'animateur radio du fin fond de la Gaspésie que je suis changerais bien de poste et de salaire avec un animateur de Radio-Canada si on lui demandait de demeurer neutre dans le traitement de la nouvelle, ce qui ne semble pas à mon avis être le cas présentement à SRC.

Je ne veux pas cracher à outrance sur Radio-Canada. La société d'État a d'excellents produits, des émissions comme « La Facture » notamment, mais bordel, comme contribuable, j'en ai mon casque de payer pour des gens financés par le peuple en son ensemble qui nous présentent des nouvelles en principe « neutres » alors que leur biais idéologique est évident, ce qui me semble être le cas dans tellement de situations, comme c'est le cas dans le reportage de Michel C. Auger dont il est question ci-haut!