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dimanche 2 septembre 2012

Sujets du 2 septembre 2012


Proverbe/citation du jour
«Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache.» -Alphonse Allais


Un uniforme obligatoire dans les écoles de la Haute-Gaspésie?
Deux discussions distinctes que j'ai eues m'amènent en ce dimanche à me questionner à propos du port d'un uniforme à l'école.

D'abord, un ami avec qui je jasais il y a environ deux semaines me parlait des coûts relatifs au retour à l'école. Père de deux enfants, l'homme me disait qu'en plus des fournitures scolaires, il doit aussi acheter de nouveaux vêtements à ses enfants, ce qui représente des centaines de dollars en dépenses.

Lors d'une autre discussion, jeudi dernier, avec une personne de la région de Montréal, j'ai appris que certaines écoles, au lieu de demander aux enfants de porter un uniforme complet, leur demandent d'en porter une moitié. Au lieu d'un uniforme complet (pantalon ou jupe avec un chandail, une chemise, etc.) les élèves doivent porter uniquement un haut, soit un chandail à manches longues ou un t-shirt aux couleurs de l'école, offerts en trois couleurs différentes.

Sachant que beaucoup de parents peinent à payer tous les frais de la vie courante dans notre région et que diverses inégalités sociales sont visibles par le biais des vêtements portés à l'école, je me demande un fois encore si l'idée d'implanter un programme obligeant le port d'un uniforme complet ou bien d'un demi uniforme en serait pas une bonne idée à mettre en application en Haute-Gaspésie.

Au lieu de payer pour plusieurs ensembles de vêtements, les parents des élèves de la région pourraient simplement acheter quelques chandails ou bien des uniformes complets et le tour serait joué. Un marché de vêtements usagés de type « friperie » pourrait très bien être mis en place, car les enfants «poussent vite»!!!

Un projet du genre serait peut-être le bienvenue dans la prochaine campagne d'élection de nouveaux commissaires scolaires non? Y a-t-il au moins un candidat qui aura l'audace de proposer une solution du genre?


Maisons abandonnées à Detroit - Kevin Bauman


100 maisons abandonnées
«100 Abandoned Houses» est un projet photographique amorcé il y a dix ans par Kevin Bauman, un photographe de la région de Detroit à la fois fasciné et horrifié par le nombre grandissant de maisons abandonnées dans une région de l'Amérique ayant déjà compté plus de deux millions d'habitants grâce à l'industrie automobile, mais qui avec les bouleversements profonds qui ont touché l'industrie, en compte désormais 800 000.

Detroit est un parfait exemple qui nous prouve que rien n'est éternel et qu'un milieu qui tarde à s'adapter aux changements économiques et sociaux est en quelque sorte condamnée à disparaître au profit d'autres mieux adaptés, comme ce fut le cas pour les dinosaures il y a 65 millions d'années.

Peut-on tracer un parallèle, hélas fort inquiétant, entre Montréal ou la Haute-Gaspésie par exemple, et la ville de Détroit?

Pour plus de détails :


jeudi 24 mai 2012

Sujets du 24 mai 2012


Proverbe/citation du jour
"C'est quand on serre une femme de trop près qu'elle trouve qu'on va trop loin." -Alphonse Allais


7e édition de la «Journée de la Résistance » à Les Méchins
C'est aujourd'hui que se déroule aux Méchins la 7e édition de la "Journée de la résistance", en hommage aux gens qui ont lutté pour préserver des villages de l'arrière-pays il y a de cela une quarantaine d'années.

Beaucoup de gens fréquentant ce blog l'ignorent peut-être, mais durant les années 1960, plusieurs villages qui avaient été ouverts dans l'arrière pays du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie durant la crise économique des années 1930 ont été fermés, parce qu'ils n'étaient plus considérés comme étant viables. Un organisme appelé le BAEQ (Bureau d'aménagement de l'Est du Québec) était impliqué dans cette histoire et ce nom rappelle encore aujourd'hui de tristes souvenirs à beaucoup de gens. Grosso modo, on a fermé une cinquantaine de paroisse et relocalisé quelque 60 000 personnes les habitant. C'est une triste page de l'histoire des gens de l'Est du Québec!

Certains villages, par contre, ont résisté et subsistent encore aujourd'hui. Je n'entrerai pas ici en profondeur dans les détails mais en tapant « BAEQ » dans un moteur de recherche ou bien en cliquant sur un lien menant vers l'excellent site d'Opération Dignité, lien situé ici bas, vous obtiendrez plus de détails.

Nous pouvons féliciter les gens de Les Méchins qui sont les hôtes de cette 7e édition de la « Journée de la Résistance ». Un tel événement nécessite l'implication de nombreuses personnes et on oublie trop souvent tous les efforts que cela implique. Bravo à vous donc gens de Les Méchins. Le programme de la journée peut être consulté ici :

Programmation de la 7e Edition de la Journée de la Résistance


Une belle programmation donc! En consultant la liste des invités présents, on retrouve entre autres :

  • Pascal Bérubé, député du PQ
  • Irvin Pelletier, député du PQ
  • Jean-François Fortin, député du BQ
  • Daniel Paillé, chef du BQ
  • Suzanne Tremblay, ex-députée du BQ
  • Gaétan Ruest, maire d'Amqui et aussi militant souverainiste reconnu

Semble-t-il qu'on a approché des gens d'autres partis politiques pour les inviter, notamment au NPD, mais on peut quand même constater que de nombreux souverainistes sont présents sur place. Est-ce que des représentants du PLQ, de la CAQ, et du PLC et du PC au niveau fédéral ont aussi été invités?

On note aussi la présence de Thomas Brillant-Gionest, président de l'association des étudiants de l'UQAR, qui a milité pour la grève étudiante.

Il est clair qu'officiellement l'événement est apolitique, mais malgré tout, j'aurais aimé, en tant que citoyen n'appuyant pas la souveraineté, et en tant que contribuable en faveur de la hausse des frais de scolarité, voir une plus grande représentativité d'autres partis pour l'événement, car qu'on le veuille ou non, un doute peut surgir quant à la possibilité que cet événement soit utilisé de manière indirecte sur le plan politique, ce qui serait à mon avis fort dommage, car ce ne sont pas tous les citoyens de la région qui appuient la souveraineté ou qui ont une position « rouge » dans l'actuel conflit étudiant!

Pour plus de détails :


L'endettement des étudiants versus l'endettement de la province
Un de mes contacts sur Facebook affichait plus tôt ce matin sur son «mur» une question fort pertinente à l'attention de Pauline Marois, d'Amir Kadhir, des étudiants, des syndicats et de certains médias :

Pourquoi ces diverses personnes et groupes s'inquiètent-ils autant d'une part en ce qui a trait à l'endettement chez les étudiants, alors que d'autre part, ces mêmes gens ne portent que très peu d'attention à l'endettement de la province, qui aura un impact négatif beaucoup plus grand sur la jeunesse actuelle?

Une question qui risque fort de demeurer sans réponse, à moins qu'on nous sorte encore le classique argument qu'il faut faire payer les riches et les grandes compagnies!!!


Le français menacé au Québec?
Le français est-il menacé au Québec? Si tel est le cas, est-ce que des mesures comme la réduction du nombre d'immigrants venant vivre dans la province sont souhaitables? Vincent Geloso, candidat au doctorat en histoire économique à la London School of Economics, propose un texte sur le sujet.

À l'aide de statistiques, l'auteur indique que les allophones, surtout les nouveaux arrivants, découvrent très vite la puissante attraction économique que possède la langue française, et que la connaissance du français est un incontournable afin de s’assurer un revenu et un emploi décents.

Aussi, la croissance de la force économique des francophones depuis les années 1960 s’est traduite parune augmentation de l’attrait économique de la langue française. Conformément à ce que prédit la littérature scientifique en économie, une meilleure connaissance de la langue prédominante de leur société d’accueil par les immigrants augmente considérablement le revenu de ces derniers.

Finalement, la force d’attraction économique du français au Québec s’observe de manière particulière dans le lien entre la croissance des salaires et les connaissances linguistiques. Selon, François Vaillancourt, un économiste de l’Université de Montréal, ce sont les unilingues anglophones qui ont vu leurs revenus (non ajustés pour l’inflation) augmenter le plus lentement entre 1970 et 2000, tant chez les hommes que chez les femmes,.

Pour consulter le texte complet, suivez ce lien :