Proverbe/citation
du jour
"C'est quand on
serre une femme de trop près qu'elle trouve qu'on va trop loin."
-Alphonse Allais
7e édition de la
«Journée de la Résistance » à Les Méchins
C'est
aujourd'hui que se déroule aux Méchins la 7e édition de la
"Journée de la résistance", en hommage aux gens qui ont
lutté pour préserver des villages de l'arrière-pays il y a de cela
une quarantaine d'années.
Beaucoup
de gens fréquentant ce blog l'ignorent peut-être, mais durant les
années 1960, plusieurs villages qui avaient été ouverts dans
l'arrière pays du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie durant la
crise économique des années 1930 ont été fermés, parce qu'ils
n'étaient plus considérés comme étant viables. Un organisme
appelé le BAEQ (Bureau d'aménagement de l'Est du Québec) était
impliqué dans cette histoire et ce nom rappelle encore aujourd'hui
de tristes souvenirs à beaucoup de gens. Grosso modo, on a fermé
une cinquantaine de paroisse et relocalisé quelque 60 000 personnes
les habitant. C'est une triste page de l'histoire des gens de l'Est
du Québec!
Certains
villages, par contre, ont résisté et subsistent encore aujourd'hui.
Je n'entrerai pas ici en profondeur dans les détails mais en tapant
« BAEQ » dans un moteur de recherche ou bien en cliquant
sur un lien menant vers l'excellent site d'Opération Dignité, lien
situé ici bas, vous obtiendrez plus de détails.
Nous
pouvons féliciter les gens de Les Méchins qui sont les hôtes de
cette 7e édition de la « Journée de la Résistance ».
Un tel événement nécessite l'implication de nombreuses personnes
et on oublie trop souvent tous les efforts que cela implique. Bravo à
vous donc gens de Les Méchins. Le programme de la journée peut être
consulté ici :
![]() |
| Programmation de la 7e Edition de la Journée de la Résistance |
Une
belle programmation donc! En consultant la liste des invités
présents, on retrouve entre autres :
- Pascal Bérubé, député du PQ
- Irvin Pelletier, député du PQ
- Jean-François Fortin, député du BQ
- Daniel Paillé, chef du BQ
- Suzanne Tremblay, ex-députée du BQ
- Gaétan Ruest, maire d'Amqui et aussi militant souverainiste reconnu
Semble-t-il
qu'on a approché des gens d'autres partis politiques pour les
inviter, notamment au NPD, mais on peut quand même constater que de
nombreux souverainistes sont présents sur place. Est-ce que des
représentants du PLQ, de la CAQ, et du PLC et du PC au niveau
fédéral ont aussi été invités?
On
note aussi la présence de Thomas Brillant-Gionest, président de
l'association des étudiants de l'UQAR, qui a milité pour la grève
étudiante.
Il
est clair qu'officiellement l'événement est apolitique, mais malgré
tout, j'aurais aimé, en tant que citoyen n'appuyant pas la souveraineté, et en tant que contribuable en faveur de la hausse des frais de scolarité, voir une
plus grande représentativité d'autres partis pour l'événement,
car qu'on le veuille ou non, un doute peut surgir quant à la
possibilité que cet événement soit utilisé de manière indirecte
sur le plan politique, ce qui serait à mon avis fort dommage, car ce
ne sont pas tous les citoyens de la région qui appuient la
souveraineté ou qui ont une position « rouge » dans
l'actuel conflit étudiant!
Pour
plus de détails :
L'endettement des
étudiants versus l'endettement de la province
Un de
mes contacts sur Facebook affichait plus tôt ce matin sur son «mur»
une question fort pertinente à l'attention de Pauline Marois, d'Amir
Kadhir, des étudiants, des syndicats et de certains médias :
Pourquoi
ces diverses personnes et groupes s'inquiètent-ils autant d'une part
en ce qui a trait à l'endettement chez les étudiants, alors que
d'autre part, ces mêmes gens ne portent que très peu d'attention à
l'endettement de la province, qui aura un impact négatif beaucoup
plus grand sur la jeunesse actuelle?
Une
question qui risque fort de demeurer sans réponse, à moins qu'on
nous sorte encore le classique argument qu'il faut faire payer les
riches et les grandes compagnies!!!
Le français menacé
au Québec?
Le
français est-il menacé au Québec? Si tel est le cas, est-ce que
des mesures comme la réduction du nombre d'immigrants venant vivre
dans la province sont souhaitables? Vincent Geloso, candidat au
doctorat en histoire économique à la London School of Economics,
propose un texte sur le sujet.
À
l'aide de statistiques, l'auteur indique que les allophones, surtout
les nouveaux arrivants, découvrent très vite la
puissante
attraction économique que possède la langue française, et que la
connaissance du français est un
incontournable afin de s’assurer
un revenu et un emploi décents.
Aussi,
la croissance de la force économique des francophones depuis les
années 1960 s’est traduite parune
augmentation de l’attrait économique de la langue française.
Conformément à ce que prédit la littérature scientifique en
économie, une
meilleure connaissance de la langue prédominante de
leur société d’accueil
par les immigrants augmente
considérablement le revenu de ces derniers.
Finalement,
la force d’attraction économique du français au Québec s’observe
de manière particulière dans le lien entre la croissance des
salaires et les connaissances linguistiques. Selon, François
Vaillancourt, un économiste de l’Université de Montréal, ce sont
les unilingues anglophones qui ont vu leurs revenus (non
ajustés
pour l’inflation) augmenter le plus lentement entre 1970 et 2000,
tant chez les hommes que chez les femmes,.
Pour
consulter le texte complet, suivez ce lien :
