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lundi 31 août 2020

Le 30 août 2020

Photographies du jour : « Une trace du passé de SADM trouvée sur un vieux Ski-Doo »
Le 16 août dernier, l’envie m’est venue de me rendre à Murdochville pour prendre des photos. Je ne m’attendais pas du tout à trouver devant l’hôtel Copper une trace du passé de Sainte-Anne-des-Monts. Je m’explique…

Devant l’hôtel en question, on retrouve de vieilles motoneiges (des « Ski-Doos », dans le langage de par chez-nous) :



Une des machines a attiré mon attention plus que les autres, celle-ci :



Pourquoi donc? Voici la raison :



Cette motoneige provient d’un concessionnaire disparu depuis longtemps, « Bobi Auto », une entreprise qui était située à la limite entre l’Anse et la Pointe de Sainte-Anne-des-Monts, dans le courant des années 1970.

Depuis, le garage a été démoli. On n’en trouve sur place que des fondations.

lundi 25 mai 2015

Le 25 mai 2015

Proverbe/citation du jour
“Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.”-Jean Jaurès


Créer une ville libertarienne au Québec n'est pas un projet impossible
Durant la fin de semaine, en lisant à propos du Free State Project, un projet qui a pour but de recruter un minimum de 20 000 libertariens prêts à déménager dans un état américain (le New Hampshire a été choisi) afin de faire prévaloir l'idéologie libertarienne, je me suis dit « Pourquoi pas ici au Québec? »

Le drapeau du "Free State Project"
 Le Québec ne peut pas devenir libertarien du jour au lendemain, j'en conviens. Transformer une province au complet relève de l'impossible à court ou à moyen terme. Il est toutefois possible d'agir dans ce sens à une plus petite échelle. Conséquemment, que dire de la possibilité de créer une ville libertarienne, sinon un village, afin de se lancer dans cette direction?

Tenez, si demain matin, une ville en déclin de la Gaspésie devenait libertarienne, imaginez les changements…

Des villes et villages s'opposent à la présence d'un bar de danseuses ou d'un club échangiste? Les libertariens (ne confondez pas avec Libertins) croient que l'État n'a pas à s'ingérer dans tout ce qui concerne les relations sexuelles entre adultes majeurs et consentants. Cela vaut aussi pour le mariage gay, un maire libertarien pourrait célébrer des unions du genre sans problème.

Vous aimeriez être membre d'un club de tir mais vous habitez une ville ou un village où les gens s'y opposent? Dans une petite ville libertarienne, vous pourriez pratiquer votre loisir sans qu'on vous en empêche… Bien sûr, il y a des réglementations provinciales et fédérales à suivre, mais la pilule passerait mieux quand même.

Vous pourriez vous attendre aussi à ce que votre compte de taxes municipales soit moindre, puisque les libertariens ne sont pas du genre à pelleter des dépenses dans la cour des autres.

Que ce soit dans le système de santé ou en éducation, dans un milieu où les libertariens composeraient la majorité de la population, la dynamique changerait aussi.

La question à se poser maintenant est : « Où pourrions-nous établir la première ville libertarienne au Québec? »

Murdochville (source)

Je crois que le meilleur endroit pour créer la première cité libertarienne au Québec serait une ville comme Murdochville, un endroit qui est en déclin suite à la fermeture de la mine de Noranda, mais qui dispose encore de nombreuses infrastructures (un réseau d'aqueduc et d’égouts)m de même qu'un aréna, un club de golf, un centre de ski et des écoles, même si beaucoup de celles-ci ont besoin d'être remises à niveau.

Une ville libertarienne au Québec? Murdochville comme ville sélectionnée? Qu'en pensez-vous?

vendredi 31 mai 2013

Sujets du 31 mai 2013

Proverbe/citation du jour
«Toute bonne chose a une fin.» -Proverbe québécois


Pourquoi garder la ville de Murdochville ouverte?
Dans un article de Nelson Sergerie publié dans le journal Graffici hier, nous apprenons que pour mettre ses installations à niveau, la ville de Murdochville a besoin d'une somme de 38 millions de dollars.

Ces fonds réclamés permettraient la mise à niveau de l'aqueduc, des égouts, de l'aréna, du centre de ski et de l'hôtel de ville notamment. La ville, qui a maintenant 60 ans, compte nombre d'infrastructures qui ont besoin de réfections majeures.

La mairesse Délisca Ritchie Roussy a fait mention au journal que le compte de taxe moyen de Murdochville est de 1800$ et que la capacité des citoyens de payer est atteinte. Elle espère donc que le gouvernement du Québec accorde un maximum de subventions gouvernementales.

38 millions, pour une ville qui a apporté beaucoup à la Gaspésie au niveau social et économique, j'en conviens, mais qui vit sur le respirateur artificiel depuis la fermeture totale et définitive des activités de la fonderie, en avril 2002, l'extraction ayant déjà cessé en 1999.

Rappelez-vous que les citoyens de Murdochville se sont déjà prononcés sur la fermeture dans une proportion de 65%, le 25 août 2002, mais que c'est le gouvernement péquiste d'alors qui a maintenu la ville ouverte, malgré la volonté populaire, en annonçant le 11 septembre suivant qu'il gardait la ville ouverte en visant sa diversification économique.

Je crois que la ville doit être fermée. Elle aurait dû l'être il y a dix ans déjà, mais une fois encore, nous allons collectivement payer parce que le gouvernement n'a pas respecté la volonté populaire et a utilisé la situation à des fins électoralistes. Alors que nous peinons déjà à financer divers services de base ailleurs en Gaspésie, croyez-vous sincèrement qu'il serait avisé de dépenser 38 millions pour une ville moribonde?

Dites-vous aussi que le cas de l'ancienne ville minière n'est pas le seul. La réduction constante de la population gaspésienne, les coûts trop élevés pour assurer les services dans les petits villages et la migration de leur population vers des centres plus importants vont nous obliger à fermer d'autres villages plus vite que nous ne pourrions le croire.

N'allez pas penser que je ne subis pas un pincement de cœur à l'idée de potentiellement voir bientôt des ruines similaires à celles de l'ancienne ville de Gagnon en passant à « Murdoch ». J'ai travaillé une semaine à l'école secondaire locale pour faire un remplacement en février 1994 et cela a été un de mes meilleurs moments comme prof. Il y avait encore sur place 1600 habitants, une économie moindre déjà, mais quand même plus active qu'ailleurs en Gaspésie, et 125 jeunes, dont les parents étaient tous des travailleurs, fréquentant l'école secondaire locale. Il n'y avait pratiquement aucun problème de discipline en classe, c'est là que le jeune prof au nombril vert que j'étais alors a compris à quel point l'environnement économique a un impact direct sur le milieu scolaire.

Murdochville a connu ses belles heures, Murdochville a amené beaucoup à la Gaspésie, mais le temps est venu de terminer l'écriture du dernier chapitre de son histoire.

Pour terminer ce bille, je vous propose une série de photos de la ville que j'ai prises lors d'un passage en juillet 2012.











Pour plus de détails :

samedi 7 avril 2012

Sujets du 7 avril 2012

Proverbe/citation du jour
«Il m'arrive de me demander si deux erreurs qui se combattent ne sont pas plus fécondes qu'une vérité qui régnât sans conteste.» -Rostand (Jean)


Pourquoi des compagnies quittent notre région

La Gaspésie à Chandler...

La mine Noranda à Murdochville...

Spielo à Sainte-Anne-des-Monts...

RockTenn à Matane...

Nombreuses sont les compagnies qui ferment leur usine et qui quittent la région. La liste ci-haut pourrait s'allonger encore, et on pourrait aussi dresser une liste des compagnies qui demeurent présentes mais qui réduisent leurs activités, comme Orléans Express, qui a annoncé l'automne dernier son intention de cesser sa liaison de soir entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts qui n'était pas rentable.

Qui se pose la question à savoir POURQUOI ces compagnies quittent notre région?

Lors d'une fermeture, les politiciens qui flairent la bonne affaire pour nous démontrer «qu'ils sont là pour nous» sont les premiers à grimper aux barricades, à crier au scandale, à dénoncer les dirigeants sans coeur de ces compagnies qui nous laissent dans la misère. Ils dénoncent les pertes de salaire, les fonds de pension qui disparaissent et la misère, mais avec vous remarqué que jamais ceux-ci ne remettent en question leur propre salaire et leur fonds de pension payé par ce peuple qu'ils disent défendre? En taxant et en réglementant toujours davantage ces grandes compagnies, ne les découragent-ils pas de s'établir au Québec?

Que dire maintenant au sujet des syndicats? Leurs demandes toujours plus grandes à la partie patronale, leurs griefs parfois fondés sur des raisons douteuses, l'intimidation qu'ils exercent à l'endroit de travailleurs, etc. ne sont-elles pas de bonnes raisons pour les compagnies de vouloir déménager dans un endroit du monde où ces contraintes sont moindres?

Et la population elle? En obligeant une usine à cesser sa production durant la période de la chasse parce que des travailleurs préfèrent aller chercher leur « buck » au lieu de faire passer leur travail et leur salaire en premier encouragent-ils la compagnie à demeurer sur le territoire? Les citoyens qui contestent contre la pollution ou le bruit lié à une usine (remarquez que beaucoup sont des retraités, des gens sans emploi ou des gens évoluant au sein de groupes de pression subventionnés) encouragent-ils les dirigeants des ces industries à choisir la Gaspésie comme lieu d'implantation?

Il est vrai que certaines compagnies «volent» l'argent du peuple par le biais d'un financement accordé par l'État (ce qui s'apparente selon moi bien plus à du corporatisme qu'au capitalisme, je reviendrai un jour sur la différence fondamentale entre les deux) et que de hauts dirigeants s'accordent des salaires éhontés, ce que je trouve comme la grande majorité des gens inacceptable, mais peut-on dire que toutes les grandes compagnies sont ainsi?

Finalement, posez vous la question, si vous disposiez de quelques millions de dollars pour lancer une usine de production de panneaux solaires par exemple, et qu'on vous donnait le choix entre l'établir dans l'un de ces deux endroits :


Pays A

Pays B

Haut taux d'imposition

Bas taux d'imposition

Syndicats présents

Syndicats absents

Coûts d'opérations élevés

Coûts d'opérations bas

Réglementation stricte

Réglementation ouverte

Salaires élevés

Salaires bas

Productivité moindre

Productivité élevée

Population « hostile »

Population « ouverte »

Choisiriez-vous le Pays A ou le Pays B?

Il se pourrait fort bien que pour avoir le meilleur rendement possible sur vos investissements tout en ayant le moins de tracas, vous portiez votre choix sur le Pays B. Cela vous donne une piste de réponse sur les raisons qui font que beaucoup de compagnies boudent le Québec et vont s'établir ailleurs.

Il est facile pour un politicien de s'arracher la chemise en public au nom des travailleurs, idem pour un dirigeant syndical ou pour un contestataire qui s'oppose aux grandes compagnies, mais remarquez que ces gens, qui tiennent un discours qui dit qu'on doit « taxer les riches » ou « investir l'argent du peuple » dans le but de sauver ces compagnies le font toujours avec l'argent des autres, jamais le leur. Pourquoi donc?


Che Guevara et les manifestants «rouges» du Québec

Avez-vous remarqué qu'on voit régulièrement apparaître des t-shirts à l'effigie de Che Guevara de même que d'autres symboles liés au communisme dans les manifestations gauchistes, comme celles en lien avec la grève étudiante actuelle au Québec? Voici quelques exemples de ces symboles :

L'image provient du Blog politique de Christian Rioux, qui a écrit récemment un excellent billet portant sur le Che : http://crioux.wordpress.com/2012/04/04/le-mythe-de-che-guevara/

Che Guevara est une icône de la gauche. Son combat pour renverser le gouvernement de Batista à Cuba dans les années 1950, au côté de Fidel Castro, de même que sa mort en Bolivie en 1967, l'ont fait entrer dans la légende. Malheureusement, en bons idiots utiles, une multitude de gauchistes ignorent le fait que le Che était un tortionnaire qui a fait jeter en prison, torturer et fusiller non seulement ses opposants, mais aussi des alliés plus modérés qui se sont battus dans la Sierra Maestra à ses côtés!

J'avoue avoir eu de l'admiration pour Che Guevara à l'époque où je fréquentais le Séminaire Saint-Augustin, dans la région de Québec, à la fin des années 1980. Un de mes oncles qui visitait annuellement Cuba m'a même ramené deux t-shirts du Che «Made in Cuba» (et ça peut se comprendre, car les deux sont d'une très piètre qualité comme à peu près tous les produits fabriqués dans des pays communistes!)

J'admirais le Che donc, j'ai même flirté à cette époque avec l'idée qu'un Québec socialiste, plus proche du communisme, serait peut-être meilleur qu'un Québec capitaliste!

Toutefois, en apprenant davantage de faits au sujet du régime cubain, je suis vite revenu à la raison. Par exemple, au début des années 1990, des amis Cubains de ma famille nous ont appris qu'il n'y avait plus de chiens ni de chats dans les grandes centres comme la Havane, car des gens les avaient MANGÉS, faute d'autres viandes à consommer!

J'ai aussi pris connaissance du fait que certaines femmes en viennent à se tourner vers la prostitution en échange de nourriture. Un membre du personnel d'une école dans laquelle j'ai travaillé a même échangé un cochon et de la nourriture contre une jeune dame et la chambre de ses parents au sein de la maison familiale durant une semaine. Utiliser l'état de famine d'une famille pour avoir du sexe en échange est à mon avis l'une des choses les plus dégueulasses qu'un individu puisse accomplir!

Au milieu des années 1990, j'ai donné à un Cubain mon ordinateur personnel (un 80/88 avec un écran à quatre couleurs, un disque dur de 20 megs et deux lecteurs, un de 360k et un autre de 720k, une technologie datant d'environ 1985 qui était nettement dépassée à l'époque où j'ai fait parvenir le tout à ce destinataire, les premiers Pentium étaient les ordinateurs de l'heure.) Ce Cubain voulait me donner une collection ancienne de bagues de cigares en échange. J'ai refusé. Le simple plaisir de savoir que mon vieil ordinateur serait utile à une personne ne pouvant s'offrir mieux était déjà amplement suffisant pour moi!

Et que dire maintenant des pénuries de médicaments, d'essence et d'électricité? La liste pourrait s'allonger encore. Tout ça pour vous dire que c'est grâce à Castro et au Che que les Cubains vivent dans une telle misère depuis 1959. Pendant ce temps, des jeunes du Québec contestent dans la plus pure tradition des communistes d'antan!

Tiens, on pourrait peut-être établir un programme d'échange étudiant entre Cuba et le Québec et expédier là-bas les «Rouges» qui contestent la hausse des frais de scolarité et qui souhaitent plus de justice sociale au Québec!!!

Après quelques mois de pénurie de nourriture, sans leur voiture, sans leurs gadgets électroniques et leur train de vie élevé, quelque chose me dit qu'à leur retour au Québec, les «rouges» trouveraient peut-être la hausse des frais de scolarité plus acceptable et les t-shirts du Che «prendraient le bord»!!!