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vendredi 30 novembre 2018

Le 30 novembre 2018

Proverbe/citation du jour
« La mémoire est comme une vitre. La personne qui a disparu est toujours là, toute proche, mais hors d'atteinte. »-Henning Mankell



De précieux souvenirs de famille
La fin de semaine dernière, j’ai eu la chance de croiser un cousin, Max Noise, parce qu’il était de passage dans la Matapédia au même moment où je devais aller récupérer un arrangement décoratif et une mangeoire sur le lot familial au cimetière de Causapscal.

Max a choisi de me confier des antiquités de la famille que voici. D’abord une vieille lampe à l’huile qui éclairait jadis la gare de Saint-Alexis-de-Matapédia, où la grande-tante Bella Lepage était chef de gare :




Puis cette bannière, qui se trouvait devant la locomotive conduite par le grand-oncle (grand-père de Max) Joseph Élie Lepage, quand il a pris sa retraite, après 45 années de service pour le CN et Via Rail, le 7 juillet 1987 :



Vous pourrez apercevoir ladite bannière dans le vidéo qui suit. Ce dernier a été réalisé lors de la retraite du conducteur de locomotive. On peut voir le dernier voyage, qui allait de Rivière-du-Loup à Campbellton (filmé à partir de Causapscal) de même qu’une fête qui a suivi.



Je n’avais jamais vu le vidéo en question. Puisqu’il date de 31 ans, plusieurs personnes qu’on y aperçoit sont disparues depuis.

C’est avec grand plaisir que garde précieusement ces souvenirs d’anciens de la famille.

Merci Max!

mardi 31 juillet 2018

Le 30 juillet 2018

Proverbe/citation du jour
« Il faut que jeunesse se passe et se corrige. »-Proverbe français


Une photo prise en juillet 1988
En fouillant dans mes archives, je suis tombé sur cette photo, qui date de juillet 1988. Je ne me souviens pas de la date exacte mais c’est bel et bien une photo prise ce mois-là, il y a 30 ans.





Les quatre personnes sur la photo? À l’arrière, à gauche, Patrick Kenney, avec votre humble blogueur à ses côtés. À l’avant se trouve Francis Lavoie, et celle qui était sa blonde, à l’époque, Vicky Bernatchez.

Des détails sur la photo maintenant, et j’en ai plusieurs pour vous :

  • L’image a été prise aux environs de minuit, un soir de juillet 1988, par ma sœur Marie-France, avec un appareil Kodak de type Ektra comme celui visible plus bas (je n’ai plus mon appareil de l’époque.) 
  • Nous revenions tous les quatre d’une randonnée à la rivière, où nous voulions nous baigner (dans l’endroit appelé le « Cap rond ») mais la marée était trop haute et le banc de sable fin était sous l’eau.
  • Nous avons laissé tomber le feu que nous souhaitions allumer (remarquez le sac de guimauves que tient Patrick.)
  • Parce que Vicky ne voulait pas de mouiller, Francis l’a aidée à traverser en la portant sur ses épaules, c’est la raison pour laquelle il est en « bobettes » sur l’image. Il tient ses bas et Vicky ses jeans, les vêtements qu’il a ôtés pour traverser, afin de ne pas les imbiber d’eau.
  • Patrick tient des souliers vaseux, parce que nous avons dû traverser un endroit qui l’était. D’ailleurs, Francis est presque tombé en glissant dans la vase, toujours avec sa blonde sur les épaules.
  • Je porte une casquette promotionnelle jaune pour du chocolat («Reese Pieces» ou "Oh Heny!", je ne me souviens plus exactement) que mon paternel a eu de cette compagnie lors d’une promotion. Franchement, je la trouvais laide, mais je la portais pour rire.
  • Notez que je suis pieds nus (j’ai mouillé mes souliers que je n’ai pas ôtés pour traverser l’eau) et que je porte un chandail d’AC/DC de l’album « Who Made Who » qui m’a été donné en cadeau par Shahdad, un ami iranien qui était mon voisin de chambre au pavillon Le Prévost, « Shah » l’a acheté lors d’une fin de semaine à New York avec d’autres jeunes du collège.
  • J’ai encore en ma possession les très maganées culottes courtes noires que je porte sur l’image. Elles m’ont servi durant mes cours d’éducation physique de secondaire V au Séminaire Saint-Augustin en 1987-1988. C’est parce qu’elles sont restées pendant des années dans une boite de souvenirs de mon époque au SSA que je les ai encore à ce jour.
  • J’ai en main une lampe de poche rechargeable qui a rendu de bons services à ma famille durant les années 1980 et qui a été utilisée tant que la batterie rechargeable était fonctionnelle.
  • On peut voir sur le balcon une boîte à journal du Soleil de Québec, qui était encore distribué de porte en porte à l’époque.
  • Les skis alpins de ma sœur sont visibles à l’arrière (fouillez-moi pourquoi ils étaient là en plein été), tout comme un escabeau que nous gardions à l’extérieur quand nous en avions besoin pour divers travaux autour de la maison.
  • Observez le style de cheveux de la fin des années 1980. Les trois gars sur l’image se sont pas mal déplumés depuis.


Un appareil Kodak du type utilisé pour la prise de l’image. À cette époque, nous étions limités à 24 photos avec les films standards, et il fallait attendre une semaine pour le développement quand on apportait la pellicule à la pharmacie locale. Il y avait le Shick-Shocks qui avait un laboratoire de développement sur place à Sainte-Anne-des-Monts également.


Un appareil-photo Kodak ktra


Si vous voyez sur l’image un détail intéressant qui m’a échappé, lâchez-vous lousse, mais je vous demande de le faire dans le respect des personnes sur l’image!




mercredi 26 novembre 2014

Sujets du 26 novembre 2014

Proverbe/citation du jour
«Tout souvenir perdu est un appauvrissement.»-Anonyme


It's just an illusion...
Une illusion amusante : mettez un doigt entre les deux carrés pour découvrir la vraie couleur respective de ceux-ci.







Personne parmi nous ne t'a oublié Al, même si ça fait 25 ans déjà.
Aujourd'hui marque le 25e anniversaire du décès d'un oncle qui a joué un rôle influent dans ma vie, Alain « Al » Archambault, qui est décédé le dimanche 26 novembre 1989, à l'âge de 57 ans, des suites d'une grave crise cardiaque qu'il avait subie six ans auparavant.

La dernière photo d'Alain Archambault, que j'ai prise à l'automne 1989.

Al était le mari de la sœur de ma mère, un gars d'un tempérament bouillant, au vocabulaire cru, qui sacrait souvent et qui disait haut et fort ce que tellement d'autres n'osent pas dire, mais qui était franc et honnête dans ses propos et ses actions. Vous en voulez des exemples?

Le jour où mes parents ont découvert des revues XXX que j'avais empruntées à un ami dans mon sac d'école, j'ai eu droit à un méchant savon de la part de papa-maman. Le même soir, alors que ma mère visitait ma tante, j'étais assis au salon, avec Al, tout gêné, alors que ma mère racontait à ma tante la découverte des magazines dans la cuisine. Al m'a fait un clin d'oeil et à dit à ma mère : « Au lieu de chialer, tu devrais être heureuse, t'a la preuve que ton garçon n'est pas fif!!! »

Al m'a aussi acheté mon premier Playboy, dans un dépanneur situé dans un hôtel de Québec à l'été 1986, parce qu'il ne s'était pas gêné d'en pointer un sous la vue d'un religieux à la fin des années 1960, pas plus qu'il ne s'était gêné, lors d'une réunion de Chevaliers de Colomb (il était un 4e degré) de dire, malgré l'opposition à l'idée, qu'à son avis, la pilule anticonceptionnelle était une bonne chose.

Alain Archambault (1932-1989)
C'est aussi lui qui m'a suggéré de veiller à mon apparence (coupe de cheveux et vêtements) et également d'apprendre à danser pour avoir plus de succès avec les filles de mon école. Il avait raison, j'ai suivi à la lettre ses conseil et j'ai embrassé ma première « blonde » le mercredi 4 mars 1987, durant une soirée à l'école polyvalente Gabriel-Le Courtois. J'aurais dû suivre ses conseils plus par la suite, mais ça, c'est un autre histoire.

Je ne veux pas taper sur les doigts de mon paternel plus qu'il ne le mérite, mais occupé qu'il était à faire rouler son magasin People's, il n'a pas toujours été là quand j'en aurais eu besoin. Alain Archambault, pour sa part, a eu deux filles. J'étais le seul descendant mâle de la branche des Lepage de ma famille et Al m'a dit à quelques reprises qu'il aurait aimé avoir un fils, que cela n'est pas arrivé, mais qu'il était heureux de faire son possible pour moi.

Suite à sa grave crise cardiaque, en 1983, Al a vu sa santé décliner, mais il a toujours gardé le moral, malgré tout, en surprenant même les médecins par sa volonté de vivre.

Quand j'ai appris son décès, aux petites heures du matin, le 26 novembre 1989, je me suis promis que lorsque le moment serait venu, je ferais mon possible pour lui rendre ce qu'il a fait pour moi. Je l'ai fait, en partie, avec son petit fils qu'il n'a pas connu, Alexandre, le fils d'une de mes cousine né à l'été 1991, de même que pour sa sœur Laurence, née en 1995.

Pour Alex et Laurence, je n'ai pas pu en faire autant que je l'aurais souhaité non plus, les circonstances n'étant pas toujours favorable, mais j'ai aussi agi dans le même sens envers les quelques enfants que mes relations amoureuses ont mis sur mon chemin.

Je suppose que quelques gestes qu'Al a posés à mon endroit, même s'ils avaient peu d'importance, en apparence, à l'époque, ont eu une influence positive durable. J'ose espérer que certains de ceux que j'ai posés et que je pose encore suite à sa disparition vont dans le même sens.

Je vais répéter ici ce que j'ai déjà dit et écrit à maintes reprises relativement à des personnes chères décédés dans le passé : à mon avis, la meilleure manière de rendre hommage à des personnes disparues n'est pas de passer du temps à leur rendre hommage. En fait, c'est en vivant de notre mieux que nous leur rendons le meilleur des hommages, en espérant que ceux qui vont nous suivre agiront de la même manière envers nous.

Je ne t'ai pas oublié Al. Je sais que je ne suis pas le seul dans cette situation.