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samedi 5 novembre 2016

Le 5 novembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Ceux qui ont des idées mais ne savent pas les présenter sont, peu à peu, exclus des débats.”-Bernard Weber


L’affaire Alice Paquet/Gerry Sklavounos : une confrontation entre Michel Dufort et votre humble blogueur sur le sujet durant l’émission En direct de nulle part
J’ai eu à nouveau hier soir l’occasion de participer à l’émission « En direct de nulle part ». Cette fois pour une confrontation avec Michel Dufort, un ancien travailleur de l’industrie du sexe, qui souhaitait argumenter avec moi à propos de l’affaire Alice Paquet/Gerry Sklavounos.

Michel Dufort
Ce lien vous permettra d’accéder à l’émission #326. Vous pourrez aussi entendre d’autres invités, notamment Ken Pereira, le Sergent Roy, Michel Morin et Mister Gue discuter de divers sujets.

Mon échange avec Michel Dufort porte sur la moralité, la vie privée et la présomption d’innocence. 

Monsieur Dufort n'a pas apprécié que je lui associe le qualificatif de "pimp" dans un échange au sujet de l'affaire Alice Paquet/Gerry Sklavounos sur ma page Facebook. Comme il le dit lui-même, sa force n'est pas dans l'écrit, mais dans le parlé, raison pour laquelle il tenait à ce que nous échangions sur le sujet durant cette émission.

L’intervention de Michel Dufort début à 2:17:00, j’entre en ondes à 2:33:00 et le tout se termine à 3:16:00.

Michel Dufort raconte quelques anecdotes de son passé dans le milieu de la prostitution.

À vous de juger qui de nos deux s’est le mieux tiré d’affaire.

La page Facebook de l’émission est ici.

samedi 22 octobre 2016

Le 22 octobre 2016

Proverbe/citation du jour
“Qui conçoit en secret accouche en public.”-Proverbe turc


Mon intervention à l’émission « En direct de nulle part » à propos de l’affaire Alice Paquet-Gerry Sklavounos
Mon billet d’hier, dans lequel je révélais en exclusivité des détails encore méconnus liés à l’affaire Alice Paquet-Gerry Sklavounos, génère beaucoup d’attention médiatique. TVA couvre le tout dans ses bulletins de nouvelles, tandis que le Journal de Québec propose un article sur le sujet.




Si vous souhaitez connaître plus de détails, je vous invite à écouter l’émission En direct de nulle part, à laquelle je participe. Vous pourrez y entendre d’autres excellents chroniqueurs dans l’édition de cette semaine, dont voici le contenu :


BREAKING NEWS PA BEAULIEU: Véritable pavé dans la marre, notre chroniqueur PA Beaulieu fouille l’histoire du député libéral Gerry Sklavounos et de Alice Paquet qui l’accuse de l’avoir violé. Ce que PA a découvert en surprendra plus d’un puisque ladite victime aurait été prostituée… Une révélation qui soulève beaucoup de questions!
VINCENT GELOSO : Quand  Vincent et Pierre Fortin sont tous les 2 d’accords sur un même sujet, il se passe véritablement quelques choses. C’est le cas sur le sujet de la hausse du salaire minimum et Vincent nous explique son point de vue. On parles aussi avec lui de sa note économique publiée à l’IEDM concernant les performances de la STM et un sénario de privatisation de la société des transport comme ça s’est fait ailleurs dans le monde.
KEN ET L’HISTOIRE OBSCURE : Ken Pereira s’attaque à l’histoire de Paul Martin et son empire financier. Partout dans le monde cet homme qui disais se battre contre les paradis fiscaux a multiplié les stratagème financiers afin d’éviter de payer de l’impot dans le pays qu’il représentait à titre de Premier Ministre
MICHEL MORIN : Notre chroniqueur le journaliste d’enquête est sidéré de qui se passe avec Hydro-Québec et son contrat avec l’Ontario. On continue à construire des centrales à gros prix et on vends à l’extérieur pour des peanuts! Michel Morin analyse également l’échec de l’accord de libre-échange Canada/Europe et s’intéresse au dossier des transferts d’argent fédéraux dans les budget de santés provinciaux
LE RAPPORT DU SGT. ROY : Un an de règne sur Justin, ca ne laisse pas le Sergent indifférent! Mais Sergent parles aussi des écoeuranteries de ce monde, le violeur de bébé de 3 mois, la religion de Jéhovah qui tue, les femmes et l’équité salariale et beaucoup d’autres sujets qui font monter la pression du Sergent!

L’émission, qui dure 4h11min cette semaine, peut être entendue ici. Ma participation s’échelonne de la 32e minute à 1h07min.

Bonne écoute, et merci à vous de supporter les petits médias indépendants.

vendredi 21 octobre 2016

Le 21 octobre 2016

Proverbe/citation du jour
“Le temps révèle toute chose.”-Tertullien


Alice Paquet, qui accuse le député Gerry Sklavounos de l'avoir violée, l'a-t-elle rencontré à titre de prostituée?
Alice Paquet, une étudiante de 21 ans de Québec originaire de Dolbeau, au Lac-Saint-Jean, accuse un député provincial de l’avoir violée à deux reprises, en 2014, alors qu’elle travaillait dans un restaurant fréquenté par l’élu. Cette déclaration a été faite mercredi soir, lors d’un rassemblement intitulé « Sans oui c’est non!» à Québec, alors qu’elle était sur scène en compagnie de la coordonnatrice du Comité Femmes du cégep F.X. Garneau, Rosalie Genest. Le vidéo qui suit provient de la page Facebook de madame Genest :



Nous avons appris depuis que le député en question est Gerry Sklavounos. Ce dernier a été expulsé du caucus libéral. L’élu clame son innocence.


Gerry Sklavounos
La jeune dame s’est confiée à Anne-Marie Dussault, de Radio-Canada. Elle mentionne durant l’entrevue avoir été agressée sexuellement mais elle aurait attendu jusqu’au mois de mars 2016 avant de porter plainte contre le député. Le long délai pour porter plainte s’explique selon elle par le fait qu’on l’aurait dissuadée de dénoncer l’élu.

Je note quelques points dans cette même entrevue avec Anne-Marie Dussault, à savoir qu’Alice Paquet aurait rencontré Gerry Sklavounos à deux reprises, et ce malgré le malaise qu’elle aurait eu suite à une première invitation dans la chambre de celui-ci.

Le député l’y aurait invitée pour parler de politique dans un milieu autre que celui où travaillait l’étudiante du cégep F.X. Garneau, mais elle avait alors ses règles, selon ses dires, ce qui n’aurait pas fait reculer le député dans ses tentatives d’avoir des contacts sexuels avec elle.

Alice Paquet (CBC)
Pourquoi a-t-elle rencontré une seconde fois le député après une première mauvaise expérience. La jeune dame semblait aussi éprouver une attirance à son endroit, malgré des opinions politiques divergentes, comme elle le déclare aussi dans l’entrevue?

Concernant la tendance politique de la jeune dame, je serais porté à croire qu'elle milite pour Québec solidaire, comme beaucoup de dames impliquées dans le mouvement féministe, mais ceci est une spéculation de ma part.

Le Journal de Québec donne d’autres détails ici.

Alice Paquet déclare aussi souffrir de problèmes psychologiques. Ceux-ci l’affectaient-elle déjà avant qu’elle croise Gerry Sklavounos?

Pourquoi Alice Paquet a-t-elle cessé ses démarches auprès de la police lors des deux viols, y aurait-il un autre motif caché derrière son recul à ce moment?

J’ai effectué une recherche au sujet d’Alice Paquet via Internet. La jeune dame a fréquenté le cégep F.X. Garneau et y a participé à diverses activités, notamment une conférence sur la prostitution, « Le désir qui coûte cher », qui a eu lieu le 22 mars dernier. Elle y était conférencière. Notez qu’Alice Paquet est présentée comme étant aussi membre du « Comité Femmes de l'AGECFXG » :

Une capture de la page en question


En quoi Alice Paquet avait-elle les connaissances pour agir à titre de conférencière sur un sujet comme la prostitution?

Est-elle une travailleuse ou ex-travailleuse dans le domaine?

J'ai décidé de creuser davantage. C'est dans un document émanant du cégep F.X. Garneau que j'ai trouvé une bribe d'information qui semble indiquer que oui.



"Alice Paquet, ex-prostituée et membre active du comité."

Notez qu'il peut s'agir d'une erreur de la part des personnes qui ont écrit ledit bilan, mais cela est quand même possible : Alice Paquet pourrait avoir été une prostituée, d'autant plus qu'elle a animé une conférence sur le sujet, ce qui laisse présager qu'elle aurait de l'expérience dans le domaine.

Se pourrait-il qu’Alice Paquet se soit rendue dans la chambre du député non pas comme employée du restaurant, mais à titre de prostituée sollicitée par l’homme?

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi elle l'a rencontré à deux reprises, malgré la tournure de la première rencontre, et l'hésitation de la victime à porter plainte en justice, car en agissant de la sorte, le grand public aurait été mis au courant de ses activités comme travailleuse du sexe.

Qu’il y ait eu prostitution ou non, rien n’excuse le député Gerry Sklavounos s’il a effectivement forcé Alice Paquet à avoir des rapports sexuels avec lui. Dans un tel cas, il doit être puni à une juste mesure en fonction de son crime.

Cependant, je crois que le député a droit à la présomption d’innocence, comme toute personne accusée d’un crime. Malheureusement, les personnes pour qui il est coupable sont déjà nombreuses.

Avant de nous emporter, nous devrions laisser l’enquête suivre son cours. Il se pourrait bien que d’autres détails qui pourraient être dévoilés sur cette histoire nous amènent à en avoir une perspective bien différente.

Voici finalement une autre page où on obtient d’autres détails sur Alice Paquet , « Nous sommes féministes », via Tumblr :



mercredi 28 octobre 2015

Le 28 octobre 2015

Proverbe/citation du jour
« L'intégrité engendre la crédibilité. »-Wayne Cheng

Une « pipe » à 200$???
Diverses questions demeurent sans réponses, dans la tempête entourant les affirmations de femmes autochtones de Val d'Or qui clament avoir offert des services sexuels à des agents de la Sûreté du Québec locale.

Certaines interrogations méritent également d'être soulevées, mais la rectitude politique fait en sorte que beaucoup de gens se taisent, par peur de subir des représailles, et je ne parle pas ici des femmes autochtones concernées par l'affaire.

Autochtones interrogées par "Enquêtes" (source)
Qui peut bien être disposé à payer 200$ pour obtenir en échange une fellation de la part d'une femme visiblement alcoolique, probablement aussi toxicomane, au physique peu attirant, pour ne pas dire pas du tout, et que dire des risques de contracter une MTS, si ce n'est pas l'hépatite ou le VIH?

Le feriez-vous? Pour ma part, c'est un « NON » catégorique. On m'offrirait une forte somme pour le faire et je refuserais tout autant. Il y a peut-être des hommes disposés à le faire, mais ils ne doivent pas être si nombreux qu'on veut nous le faire croire.

J'ai dans le passé été sollicité par des « putes » à plusieurs reprises, autant autochtones que blanches. J'ai toujours offert en échange un « NON » catégorique. Vous en voulez des exemples?

  • À Montréal, à maintes reprises, notamment au coin de la « Main » et de la Sainte-Catherine;
  • À Québec, dans la Basse-Ville, que ce soit sur la « rue des Anges » ou ailleurs dans le secteur;
  • À Sept-Iles, alors que je sirotais une bière dans mon pub préféré, ou bien à la « Volks Brauhaus », par une femme qui l'aurait fait en échange d'une grosse bière ;
  • À Val d'Or (lors de cours séjours lorsque j'étais prof à la Baie James), sur la « 3e »;
  • Sur une réserve que je préfère ne pas nommer, pas un homme m'a offert sa femme pour 10$, alors que je marchais dans la rue. Il voulait une dose de « maskush » (PCP);
  • J'ai même été sollicité à Sainte-Anne-des-Monts, dans un bar maintenant disparu (« Le Montagnard ») ou à la Saint-Jean, l'été dernier, par une femme qui voulait 20$ pour se payer de la bière.

Je ne paie pas pour du sexe, point. Toutes les femmes concernées (et même quelques hommes, car à Montréal des prostitués mâles m'ont approché) ont besoin d'aide. Comme contribuable, par contre, je suis prêt à faire ma part pour qu'on les aide à se sortir de leur misère.

Je n'estime pas être un puriste : je suis un supporteur de la décriminalisation de la prostitution, parce qu'en lui donnant un statut légal, on pourra mieux protéger les travailleuses du sexe d'abus comme ceux vécus par les dames ci-haut concernées comme bien d'autres.

Pour en revenir au « 200$ pour une pipe », j'ai de la difficulté à m'imaginer qu'une personne serait prête à payer cette somme à une femme de la rue comme celles interrogées par « Enquêtes », encore moins un agent de la SQ. Désolé, mais c'est ça qui est ça!

Si une enquête approfondie sur cette crise a lieu, nous en apprendrons davantage. Je ne serais pas surpris qu'on découvre que des mensonges et des fausses accusations ont été lancés dans l'histoire.

Je ne doute pas que ces femmes ont été victimes d'abus, mais avant de se servir d'agents de la SQ comme boucs émissaires, nous ne devons pas oublier que la misère vécue par ces femmes a commencé sur une réserve, où elles ont été victimes d'abus et de négligence. Il est facile de blâmer l'homme blanc pour les maux qui les touchent, mais le mal débute sur les réserves, et à ce que je sache, il se perpétue depuis longtemps sans que ceux-ci n'en soient la source.

Ce que j'espère de toute cette histoire, c'est qu'elle permette la naissance d'une prise de conscience qui amènera des changements positifs durables dans le milieu autochtone. Une chose est sûre, la route pour se faire sera longue.

mardi 6 mai 2014

Sujets du 7 mai 2014

Proverbe/citation du jour
«La politique, c'est comme la musique ou la prostitution : il faut commencer jeune.»-Pierre-Jean Vaillard


Via Internet, Gab Roy aurait avoué avoir couché avec "Lolita"
On l'a annoncé hier : l'ex-humoriste et blogueur Gab Roy a été arrêté en lien avec une affaire sexuelle impliquant une mineure de 15 ans, à Mascouche, en 2010. La jeune fille, surnommée "Lolita", a raconté son histoire via un vidéo, comme nous l'avons mentionné hier, et le 3 avril dernier.

L'humoriste déchu aurait avoué avoir couché avec "Lolita" via MSN. Voici une capture d'écran d'un échange qu'il aurait eu à ce sujet avec une dénommée "Kyra Vermette", à laquelle il a dit que Lolita affirmait avoir 16 ans, et qu'elle lui a demandé à maintes reprises pour qu'il couche avec elle :


Nous en apprendrons certainement bientôt plus à propos de cette affaire.




En direct, en orbite autour de la Terre
En collaboration avec des étudiants américains, la NASA réalise présentement une expérience extraordinaire: « High Definition Earth Viewing (HDEV) »

On a placé quatre caméras à l'extérieur de l'ISS, la station spatiale internationale, et celles-ci diffusent en direct une vue de la Terre telle qu'on peut l'apercevoir à quelque 400 kilomètres d'altitude.

Voici ce que l'on peut voir. Notez qu'il arrive que les images de certaines des caméras ne soient pas disponibles, car on alterne d'une à l'autre. Lorsque la station est dans l'obscurité, on peut perdre l'image, et quand l'écran est gris, c'est qu'elle n'est pas en fonction.

Le premier canal :



Le deuxième canal :


Video streaming by Ustream


Le troisième canal :


Video streaming by Ustream

Plus de détails ici.



Documentaire du jour : « Sex in the Ancient World »
« Sex in the Ancient World » jette un regard sur le monde de la prostitution dans l'Antiquité. Comment pouvons-nous découvrir ce qui se passait à cette époque? Simple : via divers bordels découverts sur le site de la ville romaine de Pompéi. Pendant des décennies, on a caché ce passé, mais le principal bordel de cette cité a été restauré et ouvert au public en 2006.



Nous avons tendance à idéaliser le passé alors que nous ne devrions pas : imaginez les conséquences des maladies vénériennes à l'époque, alors que toute guérison était impossible. N'oubliez pas non plus que beaucoup de femmes, et d'hommes aussi, qui pratiquaient la prostitution, étaient des esclaves obligés à le faire bien malgré eux.

Le documentaire décrit aussi le sexe tel que pratiqué par la noblesse à cette époque, par ceux et celles que l'on peut décrire comme étant des « swingers » antiques!

La bureaucratie est un métier aussi vieux que le « plus vieux métier du monde! : les Romains obligeaient les prostituées à s'enregistrer auprès d'un fonctionnaire pour avoir un permis, et on leur imposait un code vestimentaire pour les distinguer des autres habitants de l'empire. L'empereur a même fini par tolérer la prostitution parce qu'elle générait des revenus intéressants. Attendez encore quelques années et nos politiciens pourraient bien agir dans le même sens!


Une tente originale
Un modèle de tente fort original :


Je n'ai pas de détails sur la tente, mais elle ne semble pas inclure une structure pour maintenir la bulle. Comment en assure-t-on la ventilation?

Imaginez le plaisir de vous y étendre en regardant tomber la pluie, ou bien celui de vous y coucher pour regarder le Soleil se lever ou se coucher.

Par contre, ce ne serait pas une bonne idée d'y faire guili-guili, à moins d'être dans un coin isolé sans le moindre voisin à proximité, à moins de tenir mordicus à se faire voir!

lundi 8 octobre 2012

Sujet du 8 octobre 2012

Proverbe/citation du jour
«L'homme est libre; mais il trouve sa loi dans sa liberté même.» -Beauvoir (Simone de)


«Les criminelles», un documentaire sur l'industrie du sexe au Québec
Le 28 octobre prochain, le Festival du cinéma international en l'Abitibi-Témiscamingue présentera un documentaire qui laisse la parole à des gens à qui on ne donne que très peu souvent la chance de s'exprimer au Québec : les travailleuses du sexe.

"Les Criminelles" de Jean-Claude Lord
J'ai hâte de voir ce film, qui est produit, scénarisé et réalisé par Jean-Claude Lord, avec la collaboration de Stella, un organisme de support aux travailleuses du sexe, auquel tous les profits générés seront remis. Le cinéaste l'a réalisé avec un budget de seulement 9000$ et le titre est «Les Criminelles».

Jean-Claude Lord souhaite lever le voile sur la vie des travailleuses du sexe, qu'on considère comme des criminelles, dans notre société qui se dit ouverte et tolérante, mais qui ne l'est pas autant qu'on ne veut le croire, car la nudité et la sexualité entre adultes consentants en échange d'argent sont encore considérées comme immorales.

Ce film aidera assurément à défaire plusieurs tabous sur cette industrie honnie, cachée, mais qui brasse tout de même des millions de dollars non seulement au Québec mais à travers le monde.

J'aime bien aborder un sujet comme la sexualité, que ce soit dans mon blog ou bien via les ondes radiophoniques. Je peux vous assurer que mes billets à ce propos génèrent toujours plus de trafic que les autres, et à chaque occasion où j'ai abordé un sujet lié à la sexualité en ondes, j'ai eu droit à des plaintes de la part d'auditeurs que le sujet choque. J'écris « auditeurs », mais en fait, il semble que ce soit surtout des auditrices, souvent des dames plus âgées, de même que d'autres qui, toujours via des commentaires anonymes, se permettent de me traiter de pervers et d'exploiteur de femmes sans défense. Pourtant, je ne fréquente pas du tout les clubs de danseuses, car je ne vois pas d'intérêt à payer une femme pour qu'elle danse alors qu'elle ne me désire pas, et je n'ai jamais fait appel aux services d'une escorte non plus. Par contre, je ne m'oppose pas à ce que des gens le fassent et je ne vois pas en quoi nous pouvons nous permettre de les juger de manière négative parce qu'ils font de tels choix.

Mon intérêt pour ce sujet est d'abord et avant tout, cela peut vous faire sourire, mais c'est vrai, d'ordre politique. Autant je crois à la liberté d'expression pour tous, autant je crois que l'État n'a pas à venir mettre son nez dans les rapports d'ordre sexuel entre des adultes consentants, non seulement en terme de sexe, mais aussi relativement aux unions, même celles de même sexe, ou bien la polygamie ou la polyandrie (un sujet auquel je compte m'arrêter un jour soit dit en passant.)

En somme, je considère notre société comme profondément hypocrite face à cette question. En quoi avons-nous à juger immoral le fait que deux adultes CONSENTANTS se prêtent à un échange de sexe sous une forme ou sous une autre contre une rémunération? En criminalisant plusieurs aspects de cette industrie, notre société, en plus d'agir hypocritement, marginalise les travailleuses du sexe et rend leurs conditions de vie encore plus dangereuses. Mis à part pour protéger les gens qui sont de réelles victimes (des femmes forcées à le faire ou d'âge mineur), aucune loi ne devrait à mon avis empêcher des adultes à procéder à de tels échanges.

«Les Criminelles», un documentaire de Jean-Claude Lord à ne pas manquer! Un lien vers la bande-annonce figure ici bas, de même que des liens vers le site de Stella et vers le blog de Cindy Cinnamon, grâce à laquelle j'ai appris hier l'existence du film et que je tiens à remercier pour cela.


Pour plus de détails :