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dimanche 25 mai 2014

Sujets du 25 mai 2014

Proverbe/citation du jour
« L'opinion publique, à l'état brut, jaillit dans la forme immémoriale de la peur de la foule. Elle est acheminée par des tuyaux dans des usines, où on lui donne alors du goût, de la couleur, et où elle est mise en bouteilles. »-H.L. Mencken, Notes on Democracy, 1926


Tu peux bien gagner le Prix du jury à Cannes mon Xavier Dolan mais...
Xavier Dolan peut bien gagner le Prix du jury à Cannes pour son film "Mommy" et le recevoir au bord des larmes, et dire qu'on fait ce métier "pour aimer et être aimé en retour", en de faisant flatter dans le bon sens du poils par le gratin artistique et la gauche caviar qui gravite dans cette industrie, mais ça ne me donne pas plus envie d'aller voir ses films que je trouve PLATES et qu'en plus, comme tous les contribuables, je dois subventionner.

Xavier Dolan (Radio-Canada)
Xavier, mon cher, tu as dit à Paris Match, il n'y a pas si longtemps :

"Le marché est consanguin chez nous. Je me désole quand je vois qu’il n’y a que 40 000 personnes qui sont allées voir “Laurence Anyways”. On est 8  millions de Québécois… “Avatar” en revanche a fait deux millions d’entrées, mais c’est un film plus séduisant que le mien."

"Consanguin"? Je note que tu parles du marché, mais le marché, indirectement, c'est l'auditoire. Sommes-nous donc des consanguins parce que nous n'allons pas voir tes films? Crois-tu donner envie aux gens d'aller voir tes films en parlant de la sorte?

Et non, contrairement à ce qu'écrit une chroniqueuse comme Catherine Genest, qui dit que nous sommes jaloux de ton succès et que l'ambition est souvent mal vue au Québec, lançant au passage une craque aux "rednecks" et aux "droitistes anti-subventions (pour écrire ainsi elle doit être près de ceux qui en reçoivent celle-là), je ne suis pas jaloux de ton succès. J'étais heureux pour Arcand et Cronenberg quand ils ont reçu un prix dans ce même festival, et si tu remportes un prix cette année, tant mieux pour toi.

Cependant, ce n'est pas parce qu'une clique branchée aime tes films que je dois me forcer à aller les voir en salle et à t'aimer. Tiens, je n'ai pas été voir "Avatar" (je ne l'ai même pas vu d'ailleurs, comme plusieurs autres films de super héros, tout simplement parce que je n'aime pas ce genre de film, pas plus que les tiens d'ailleurs.)

Je ne nie pas que tu as du talent. Oui, tu es très talentueux, sauf que ce que tu offres comme films ne suscite pas mon intérêt, j'ai simplement visionné une partie de "Laurence anyways" et je ne l'ai pas fini, parce que je n'ai pas aimé. Devrais-je donc me forcer à regarder des films que je n'aime pas pour bien paraître ou pour te plaire et plaire à tes supporteurs, des supporteurs qui se permettent de traiter de redneck et de fasciste parce que je ne partage pas leur vision de la société?

Je n'ai pas ton génie, ton intelligence et ta prestance, redneck gaspésien que je suis, mon cher jeune réalisateur primé, mais on m'a appris dès mon plus jeune âge qu'on peut amener un cheval à la rivière, mais on ne peut le forcer à boire. Cela vaut aussi pour tes films...

Je me rappelle aussi de ce conte qu'on m'a raconté quand j'étais tout petit, tu connais "les habits neufs de l'empereur"? J'ai l'impression que cette histoire ancienne peut être mise en parallèle avec la tienne, jeune empereur que tu es...

Tu veux aimer et être aimé en retour mon Xavier, et remporter des prix à Cannes, mais ce n'est pas en me traitant de consanguin parce que je ne vais pas voir tes films que tu vas réussir à remporter un autre prix : mon estime envers toi.



L'enfance n'est pas une maladie
L'enfance n'est pas une maladie. L'illustration ici bas présente bien le changement de perception qui s'est produit depuis 1980.




Le but de l'éducation publique
Le but de l'éducation publique, selon H.L. Mencken :


«Le but de l'éducation publique n'est pas du tout de répandre l'illumination : il est simplement de réduire le plus grand nombre possible d'individus à un niveau sûr, pour élever et pour entraîner des citoyens standardisés, pour écraser la dissidence et l'originalité. »

vendredi 6 juillet 2012

Sujet du 6 juillet 2012

Proverbe/citation du jour

"I've long said that capitalism without bankruptcy is like Christianity without hell. But it's hard to see any good news in this." —Frank Borman, astronaute d'Apollo 8, alors qu'il était président d'Eastern Airlines


Le cinéma québécois ne pogne pas parce qu'il est PLATE
Cinéac, une firme spécialisée en compilation des entrées dans les cinémas de la province, annonce aujourd'hui que les résultats de la première moitié de 2012 sont une véritable catastrophe pour les films québécois. Une responsable de la firme, Pascale Dubé, mentionne en plus que c'est l'année dont le départ est le plus lent depuis que la compagnie compile des données.

Carole Brabant, directrice générale de Téléfilm Canada, croit pour sa part que d'autres plateformes (DVD, etc.) peuvent être en cause, tout en compensant la baisse des entrées en salle.

Qu'est-ce qui peut expliquer le phénomène?

Vrai qu'une sortie au cinéma ça coûte cher... Pensez aux frais de déplacement et de stationnement pour les gens des grands centres, les frais de gardiennes, etc. Il y a aussi le choix limité auquel peuvent avoir droit des gens de petites localités comme ici en Gaspésie qui peut les pousser à demeurer à la maison.

En ce qui concerne P.A. Dites-vous que la réponse est ben ben simple : le cinéma québécois est dans ses goûts personnels très PLATE assez souvent merci!

Croyez-moi si je vous dis qu'il y a des films d'ici qui sont excellents, un gars comme Denis Villeneuve réussit et j'en suis heureux, même chose pour Denys Arcand et quelques autres. C'est toujours un plaisir de voir un film comme "Incendies", "Monsieur Lazhar" ou même une comédie comme "Starbuck" réussir.

Toutefois, quand un Guy A. Lepage, qui bénéficie d'un traitement de faveur au niveau médiatique, ou un Xavier Dolan, qui se permet de traiter les gens comme moi d'incultes, souhaite que j'aille voir ce que je trouve être une platitude, que ce soit «L'Empire Bossé» ou «Laurence Anyway», c'est simple, JE RESTE CHEZ MOI.

Remarquez aussi combien certains de ces grands réalisateurs de chez-nous utilisent les carrés rouges et le patriotisme culturel pour tenter de nous faire avaler leur soupe.

De toute manière, on paie déjà pas mal trop en subvention pour une petite clique d'artistes qui se permet de nous cracher dessus... Cette petite clique d'intellos ou de pseudos-intellos, qui bénéficie de la complaisance d'une poignée de critiques et de supporters bien placés, peut bien nous faire la morale, mais en bout de ligne, les résultats financiers de leurs films parlent par eux-mêmes.


Pour plus de détails :