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mercredi 21 janvier 2015

Sujets du 21 janvier 2015

Proverbe/citation du jour
«Écrire proprement sa langue est une des formes du patriotisme.»-Lucie Delarue-Mardrus


Le fleurdelisé, un drapeau « volé » par les souverainistes, qui souvent ne parlent et n'écrivent même pas bien leur français
Le fleurdelisé vit aujourd'hui son 67e anniversaire. En effet, c'est le 21 janvier 1948 que pour la première fois, le fleudelisé a été hissé à l'Assemblée nationale du Québec. Pour plus de détails à ce sujet, je vous invite à lire un texte de Jean-François Veilleux portant sur le sujet, intitulé « 10 choses à savoir sur le drapeau du Québec », que vous retrouverez sur le site Le Québécois du Réseau de résistance du Québécois. Je concède à l'auteur que son texte sur le sujet est objectif, raison pour laquelle je vous le suggère ici.

Pour P.A. Beaulieu, dans le contexte actuel au Québec, la fleur de lys devrait être remplacée par autre chose, ça pourrait même ressembler à ceci :



Pourquoi?

Le drapeau du Québec est « notre » drapeau n'est-ce pas? Je suis d'accord sur ce point. C'est aussi mon drapeau, j'en ai même un, le plus grand de tous ceux que je possède, que j'ai acheté dans une vente de garage, à Cap-Rouge, alors que j'étais encore étudiant en secondaire V, au printemps 1988. J'ai de la difficulté à le mettre en valeur. Pourquoi donc?

Tout simplement parce que les souverainistes et les indépendantistes nous ont depuis longtemps volé ledit drapeau. Je me vois mal faire flotter le mien, « anti-souverainiste » et « anti-indépendantiste » que je suis.

Vous l'ignorez probablement pour la plupart, mais mon engagement politique a débuté alors que je fréquentais encore le primaire, à l'école Champagnat de Sainte-Anne-des-Monts, que j'ai fréquentée pour la cinquième et ma sixième année, au début des années 1980. La direction et le personnel de l'école, souverainistes à l'os, on lancé l'idée d'un « salut au drapeau ». Vous aurez des détails sur cette période de ma vie ici, dans un billet que j'ai écrit le 19 février 2012. Vous pourrez aussi mieux saisir pourquoi je m'oppose à la souveraineté du Québec, du moins de la manière qu'on nous la propose en ce moment.

Je me permets même d'ajouter que ti-cul de 12 ans que j'étais, j'ai été directement au bureau de la direction de l'école pour demander une copie supplémentaire du document sur le salut au drapeau, une copie que mes parents ont fait par la suite parvenir à un député libéral de l'Assemblée nationale, à Québec, et que le gouvernement péquiste d'alors a été questionné à ce sujet. Nous n'en avons plus entendu parler par la suite dans notre école. J'ai moi-même été prof de 1994 à 2006 et je tiens à le répéter une fois encore : nos écoles ne doivent pas être un lieu d'endoctrinement politique, et jamais je ne tolérerai qu'un politicien en exercice chanter sa salade à des enfants qui ne sont pas encore en âge de voter, quelle que soit sa tendance, même fédéraliste!

J'ai beau avoir ben ben de la misère avec les souverainistes et les indépendantistes, mais je leur concède un point quand ils n'accaparent pas un symbole propre à tous les Québecois, quelle que soit leur opinion politique, quand ils affichent leurs couleurs.

Je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps encore, Patrick Bourgeois, du Réseau de résistance du Québecois, faisait flotter devant sa maison, dans le secteur de l'Anse, à Sainte-Anne-des-Monts, un drapeau des patriotes comme celui qui suit :


J'ai quelque part dans mes archives photographiques une photo de celui qui flottait chez Bourgeois, mais je n'arrive pas à la trouver, c'est la raison pour laquelle vous voyez ici un exemple générique. Je concède au leader du RRQ qu'il adopte des couleurs représentatives et c'est à son honneur.

Attendez-vous à ce que P.A. Beaulieu, qu'il habite à Sainte-Anne-des-Monts ou ailleurs, fasse aussi flotter devant sa chaumière le drapeau suivant :

« Ne me marche pas dessus! » Vous pouvez cliquer ici pour plus de détails.
À mon avis, le nationalisme passe bien plus par la maîtrise de la langue que par un drapeau. J'ai choisi la citation du jour en fonction : « Écrire proprement sa langue est une des formes du patriotisme. »-Lucie Delarue-Mardrus

Je serais curieux d'entendre les Patrick Bourgeois, Pierre Karl Péladeau et Pascal Bérubé de ce monde sur la question de la piètre qualité de la langue française au Québec. Pourquoi celle-ci est-elle si pourrie?

Dans le cas de Bourgeois, je le lui concède, sa plume va bien au-delà de la mienne, mais dans le cas de Bérubé, ça fait pitié, un autre bel exemple ici bas :


Visitez la page Facebook du député, consultez son compte Twitter, et vous allez en voir des fautes d'orthographe...

Je trouve pathétique le fait que Pascal Bérubé, malgré le fait que son père était enseignant, que lui même a étudié en éducation, et qu'en plus il fasse la promotion du français et qu'il veule la souveraineté du Québec, ne soit pas foutu d'écrire dans un français convenable, et cet exemple ci-haut n'en est qu'un parmi tant d'autres. Ce sont des erreurs qu'un enfant du début du secondaire pourrait éviter en plus!

Je me suis moi-même fait reprocher à quelques reprises de ne pas avoir un français de meilleure qualité, et ce malgré ma formation à titre d'enseignant du français langue maternelle au niveau secondaire. J'en conviens, je ne suis pas "le top" mais je peux vous affirmer que mon niveau de français est déjà de loin meilleur que celui de plusieurs des enseignants du réseau scolaire québécois.

Tandis que j'y suis, voici une version numérisée de la lettre que le CÉFRANC m'a fait parvenir, suite aux tests sur la qualité de mon français à titre d'enseignant, à Montréal, en 1997.


Je ne suis pas si hot que ça en français, mais je pense torcher une couple de souverainistes défenseurs de la langue française malgré tout...

Bonne journée mesdames et messieurs!

dimanche 11 janvier 2015

Sujets du 11 janvier 2015

Proverbe/citation du jour
«L'ignorance et la bêtise du peuple font la force du dictateur.»-Jdan Noritiov


Naked and Afraid : comment créer une pointe de lance à partir d'un fond de bouteille
Par les temps qui courent, je consacre une partie de mes temps libres au visionnement d'épisodes de la série « Naked and Afraid », dans laquelle un homme et une femme doivent survivre, complètement nus, durant une période de 21 jours, avec seulement un outil chacun. Le défi est de taille!

Un des participants de l'émission, plus débrouillard que les autres, démontre comment on peut créer une pointe de lance à partir d'un fond de bouteille en verre. À l'aide d'une pierre, puis d'un clou, il façonne ladite pointe. Le vidéo est court, mais fort intéressant. Vous pouvez le visionner ici, en cliquant sur le lien sous l'image :

Pour visionner le vidéo cliquez ici.

Une lance avec une pointe en bois fait un trou, alors que cette même lance, cette fois avec une pointe du genre, provoque une hémorragie qui tue plus rapidement la proie.


J'aimerais bien voir nos chers écolos qui font la morale à tout le monde se ramasser à poils, de la sorte, en pleine forêt. Même en leur donnant plus d'équipement (des vêtements chauds, des allumettes, une hache, de la corde et une toile par exemple), je ne crois pas qu'ils tiendraient le coup longtemps à vivre « au naturel »!!!



http://www.lequebecois.org/pendant-ce-temps-a-gaspe/


Patrick Bourgeois, le RRQ, l'exploitation pétrolière à Gaspé et Charlie Hebdo
Dans un article publié sur le site Le Québécois, Patrick Bourgeois, du RRQ, se permet d'insinuer que la tuerie de Charlie Hebdo détourne l'attention des médias et que Pétrolia en profite pour faire avancer sa production à Gaspé :

« Alors que les yeux de la planète étaient tournés vers Paris, là où l’attentat contre la salle de presse de Charlie Hebdo faisait franchir de nouveaux sommets à l’horreur, à Gaspé, la compagnie Pétrolia poursuivait ses agissements pétroliers en toute discrétion. Les dirigeants de la compagnie pouvant même annoncer, dans pareil contexte, qu’ils étaient tout près de pouvoir lancer la première production commerciale de pétrole de l’histoire du Québec. »

Confier l'exploitation pétrolière à l'État, dénoncer le profit et les capitalistes... On comprend vite qu'on a affaire à un individu profondément socialiste, étatiste, et même communiste. Les extraits suivants en donnent la preuve, une fois de plus. Les passages en gras sont mon œuvre :

« Les opposants à ce projet en sont très conscients et stipulent qu’il est illogique de menacer la magnifique baie de Gaspé, de même que le parc Forillon qui est situé tout près et qui se ferait décoiffer par les pétroliers qui passeraient par là, pour aussi peu de pétrole, pour qu’une compagnie privée engrange des profits, risquant au passage de saloper un environnement qui est beaucoup plus payant touristiquement qu’industriellement. »

« Pour empêcher les requins voraces de parvenir à leurs fins, la Ville de Gaspé avait adopté il y a quelques années de cela un règlement qui interdisait les forages sur son territoire. Les capitalistes rencontraient un obstacle sur leur route les menant toujours vers le seul profit. Pétrolia en avait appelé des tribunaux pour casser ce règlement. »

« Tout ce dossier démontre tout le danger qu’il y a de confier les ressources naturelles et leur exploitation à des compagnies privées. Celles-ci ne réfléchissent qu’en termes de profit. Le leur. »

« Dans l’essai Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, l’auteur Hervé Kempf démontrait à quel point le système dans lequel nous vivons favorise la corruption de l’appareil gouvernemental. Pour Kempf, l’individualisme et le matérialisme propres au capitalisme, de même que la réfutation des sensibilités collectives, ouvrent toute grande la porte à la corruption, une corruption dont se délectent les grandes compagnies entichées de profit. »


Je n'ai aucune peine à m'imaginer ce qui se produirait si des individus comme Bourgeois détenaient le pouvoir au Québec. La province deviendrait le Venezuela de l'Amérique du Nord et plusieurs d'entre nous croupiraient en prison pendant que nos « Chavez-Bourgeois » mangeraient du steak dans leur palais présidentiel!!!

Source Twitter




vendredi 14 mars 2014

Sujets du 14 mars 2014

Proverbe/citation du jour
«Une image vaut mille mots.»-Confucius

Ils méritent le chômage
Ils méritent le chômage :


Il manque toutefois une tête : celle de Pascal Bérubé!



Primes de départ




Québec solidaire, Patrick Bourgeois et les "radios-poubelles populistes de droite"
"Keep you friends close, but keep you enemies closer", comme le dit si bien Michael Corleone, dans "The Godfather Part II". Le personnage est fictif, mais ce qu'il affirme est une vérité pratique dans le vrai monde.

Cela explique pourquoi j'aime garder un oeil sur les faits et gestes de gens qui ont des idées aux antipodes des miennes, à commencer par un parti gauchiste et statiste comme Québec solidaire, et un indépendantiste radical comme Patrick Bourgeois, du Réseau de résistance du Québécois.

C'est sur le compte Twitter de Patrick Bourgeois que j'ai découvert un lien menant vers un vidéo réalisé par un candidat de Québec solidaire portant sur les "radios-poubelles" :


Qui est Sébastien Bouchard? C'est le candidat de Québec solidaire qui se présente dans la circonscription de Jean-Lesage.  Il est titulaire d’une maîtrise en histoire et chercheur à la Fédération des syndicats de l'enseignement depuis sept ans (une belle combinaison d'études en sciences molles et d'activisme syndical, ce qui est classique chez les "solidaires".)

Le vidéo en question peut être vu ici. Je n'ai pu créer un lien direct alors vous pouvez cliquer sur le lien sous la capture d'écran :

https://www.youtube.com/watch?v=869_yHubDEs
Je serais curieux de savoir combien de personnes au total étaient présentes lors de cette conférence. Chose sûre, on entend beaucoup de voix dans la salle au début du vidéo. Est-ce que votre auditoire vous suit vraiment monsieur Bouchard???

Le candidat solidaire dans Jean-Lesage est militant d'un parti qui se dit ouvert et tolérant, mais qui n'hésite pas à utiliser des moyens sales pour faire taire ses opposants. Un bel exemple ici, donné dans un texte de Daniel Laprès, qui raconte les attaques dont il a fait l'objet de la part de militants de QS en 2012.

J'ose à peine imaginer ce qui se passerait si QS obtenait le pouvoir au Québec et mettait en place des mesures pour faire taire la "radio-poubelle" au nom de la "démocratie".

Je me demande aussi si Patrick Bourgeois a pris le temps d'écouter au complet ce vidéo décrivant la Radio-Poubelle. Si on écoute cette perle, tirée de ses émissions de Web Radio produites à Sainte-Anne-des-Monts, il y a quelques années (en 2009), on peut se demander s'il ne s'agit pas là de radio-poubelle, et si le leader du RRQ ne risquerait pas lui-même de se faire fermer la gueule par des gens qu'il encense aujourd'hui :

http://www.radioego.com/ego/listen/1810

"Gang de trisomiques", "concombres dans le cul", "mettre le feu dans les radios-poubelles", "Jérôme Landry, une face de bout de pissette"...

J'aimerais savoir ce que pense Sébastien Bouchard de Québec solidaire des interventions radiophoniques de Patrick Bourgois.


Réseaux sociaux d'antan
Merci à Alain pour cette image qui nous présente les réseaux sociaux d'antan. Nombre de souvenirs remonteront dans votre mémoire grâce à celle-ci!





Une série d'images extraordinaires datant de la Seconde Guerre mondiale
Pavel Kosenko présente sur sa page personnelle une série d'images extraordinaires de la Seconde Guerre mondiales. Celles-ci ont été prises pour fin de propagande durant cette période.Il s'agit de diapositives Kodachrome.


June 1942. Fort Knox, Kentucky. “Infantryman with halftrack. A young soldier sights his Garand rifle like an old-timer. He likes the piece for its fine firing qualities and its rugged, dependable mechanism.” 4×5 Kodachrome transparency by Alfred Palmer for the Office of War Information.

October 1942. “Lieutenant ‘Mike’ Hunter, Army test pilot assigned to Douglas Aircraft Company, Long Beach, California.” 4×5 Kodachrome transparency by Alfred Palmer for the Office of War Information.


April 1943. Schoolchildren in San Augustine County, Texas. 4×5 Kodachrome transparency by John Vachon, Office of War Information.


October 1942. Glenview, Illinois. “Transfusion bottles containing intravenous solution are given final inspection by Grace Kruger, one of many women employees at Baxter Laboratories. When her brother left Baxter to join the Merchant Marine, Miss Kruger, a former life insurance clerk, took his place.” 4×5 Kodachrome transparency by Howard R. Hollem for the OWI.


December 1942. Three West Coast streamliners in the Chicago & North Western yards at Chicago. 4×5 Kodachrome transparency by Jack Delano.


D'autres images peuvent être vues dans le blog de monsieur Kosenko, ici dans sa version originale en russe.


Documentaire du jour  : "Vivre dans l'espace"
"Vivre dans l'espace" est un documentaire de 45 minutes portant sur l'exploration spatiale. On y présente les diverses technologies qui permettront de créer une colonie sur Mars, incluant les serres qui fourniront l'oxygène et la nourriture, de même que des "robonautes" qui seront utilisés pour l'exploration de la planète rouge, lorsque le travail sera trop dangereux pour les humains.


dimanche 10 juin 2012

Sujets du 10 juin 2012


Proverbe/citation du jour
«L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand on peut, et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.» -Marcel Aymé


Censure gauchiste à la sauce RRQ
Samedi soir, j'ai eu un échange via Facebook avec Patrick Bourgeois, un dirigeant du Réseau de Résistance du Québécois, un de ceux qui présentement contestent la loi 78 en ce qui a trait à la liberté d'expression.

Ce monsieur Bourgeois m'a bloqué de son Facebook suite à un échange en lien au sujet, malgré le fait que je lui ai indiqué clairement que même si je le trouve parfois même imbécile quant à son point de vue, je crois que comme tout individu, il a un droit inaliénable à l'expression.

Je me demande vraiment si un Québec gouverné par le Réseau de résistance du Québécois ou un organisme associé donnerais autant la liberté d'expression aux dissidents qu'un gouvernement libertarien.

Changements de sexe payés par l'État en Alberta
Le gouvernement de l'Alberta revient sur une décision prise en 2009 et prend à nouveau charge des frais liés aux opération de changement de sexe.

Le ministre de la santé Fred Horne a déclaré aux médias que le financement, une somme d'un million de dollars, permettra à environ 25 personnes de réaliser leur souhait de devenir homme ou femme.

Il y avait une liste d'attente de 600 personnes en avril 2009 lorsque la province a retiré son soutien financier. Plusieurs plaintes en lien avec les droits de la personne ont eu lieu depuis trois ans.

N'y a-t-il pas au Québec des gens qui passent leur temps à dénigrer les gens de l'Ouest du pays en disant qu'il s'agit de cowboys et d'extrémistes religieux qui n'acceptent pas la différence?

Pour plus de détails :

dimanche 29 avril 2012

Sujets du 29 avril 2012


Proverbe/citation du jour
«L'on n'estime guère dans les autres que les qualités que l'on croit posséder soi-même.» -La Mennais (Félicité de)


 
Patrick Bourgeois, Le Soleil, Patrice Laroche

Une coopérative d'exploitation pétrolière en Gaspésie?
Quand ils ne militent pas pour une interdiction totale d'exploitation d'une ressource spécifique, divers militants nationalistes, parmi eux des gens comme Patrick Bourgeois, du Réseau de résistance du Québécois (RRQ), de même que de nombreux artistes et Québec Solidaire, souhaitent empêcher le «pillage de ressources naturelles de notre territoire par des compagnies étrangères» en demandant leur nationalisation.

Ces gens ne veulent pas qu'une compagnie privée ou une multinationale profite de nos ressources collectives pour s'enrichir? C'est leur droit de crier haut et fort leur opposition, et ce droit, supporteur de la libre entreprise, du capitalisme et de la liberté d'expression que je suis, je le respecte, même si je suis totalement opposé à ces gens, et bien qu'il me semble de plus en plus évident que dans les milieux «gauchistes» et nationalistes québécois, la liberté d'expression ne semble exister que lorsque l'on pense comme eux, sinon nous ne sommes rien d'autre que des déchets ou des adeptes de la radio-poubelle qui ne mériterait que de passer au feu, mais enfin....

Y aurait-il possibilité de trouver un terrain d'entente qui permettrait à la fois à des libertariens comme moi et des souverainistes étatistes radicaux comme Patrick Bourgeois de trouver un terrain d'entente pour exploiter nos ressources naturelles en permettant aux Québécois d'en tirer une juste part? Je crois que oui!

Mis à part la nationalisation, d'autres modèles, bien plus près des gens, demeurent possibles. Et si par exemple, via un modèle coopératif, similaire à Desjardins, on offrait aux Gaspésiens et autres habitants du Québec la possibilité d'investir une part sociale et de tirer profit de l'extraction de pétrole, de gaz, ou même d'alumine du sous-sol? Idem en ce qui concerne l'éolien, l'uranium ou les diamants ailleurs au Québec?

Les activistes opposés au développement de notre sous-sol consacrent beaucoup d'énergie à se plaindre de l'influence étrangère sur notre économie, mais que font-ils pour créer EUX-MÊMES des entreprises d'ici pour exploiter ces ressources et encourager les «locaux» à prendre part à de tels projets? S'ils se retrouvaient demain matin à la tête de compagnies ou de coopératives affectées au développement de ces mêmes ressources, est-ce que leur attitude serait différente selon vous?





Le «Lady Be Good », bombardier fantôme du désert
En lisant un livre relatant diverses histoires de survie en milieu hostile, alors que j'étais encore étudiant en secondaire II, en 1984-1985, deux récits ont retenu mon attention plus que tous les autres. D'abord celui de deux militaires japonais, le soldat Bunzō Minagawa et le sergent Tadashi Itō, qui ont survécu dans la jungle de Guam de 1944 à mai 1960 (un sujet auquel je pourrais fort bien m'attarder un jour), mais aussi celui de l'équipage du «Lady Be Good», un avion disparu durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Lady Be Good était un bombardier B-24 de l'Armée américaine (à cette époque la U.S. Air Force n'avait pas encore été créée). Lors d'une sortie de bombardement sur Naples, en Italie, le 4 avril 1943, l'aéronef et son équipage de neuf hommes ne sont pas revenus à la base de Soluch, en Lybie, d'où ils avaient décollé. On a alors cru que l'avion avait été touché par les tirs antiaériens et s'était écrasé en Méditerranée, mais la vérité était toute autre. Il aura fallu plus de 15 ans avant que l'on puisse savoir ce qui s'est alors vraiment passé.

En mai 1958, alors qu'ils effectuaient une mission de reconnaissance aérienne, des employés de la compagnie britannique Darcy Oil ont aperçu un avion écrasé sur un plaine désertique, à 440 milles au sud de Soluch. L'année suivante, au mois de mars, une équipe terrestre de la compagnie s'est rendue sur le site pour visiter l'appareil. Il s'agissait du Lady Be Good.

On a découvert alors que l'appareil avait glissé sur une distance approximative de 700 verges avant de se briser en deux. Par les dommages aux hélices, on a pu conclure que les moteurs 1, 2 et 3 étaient arrêtés au moment du crash. L'avion avait été évacué par son équipage avant de s'écraser, les «mae west » (ceintures de sauvetages) étant absentes.

L'avion était encore en bon état malgré le crash. Un de visiteurs a pu tirer avec une mitrailleuse de calibre .50 en appuyant simplement sur la gachette, et un appareil radio de l'avion écrasé a été transféré sur un C-47 pour remplacer un émetteur-récepteur brisé et a pu être utilisé sans problème.

Que c'était-il donc passé? Qu'était-il advenu de l'équipage du Lady Be Good?



Une photo des membres d'équipage du Lady Be Good. Dans l'ordre, de gauche à droite :
Le premier lieutenant William J. Hatton, pilote, Whitestone, New York
Le second lieutenant Robert F. Toner, copilote, North Attelboro, Massachusetts
Le second lieutenant Dp Hays, navigateur, Lee's Summit Missouri
Le second lieutenant John S. Woravka, bombardier, Cleveland, Ohio
Le sergent technique Harold J. Ripslinger, ingénieur de vol, Saginaw, Michigan
Le sergent technique Robert E. LaMotte, opérateur radio, Lake Linden, Michigan
Le sergent Guy E. Shelley, mitrailleur/Assistant ingénieur de vol, New Cumberland, Pennsylvania
Le sergent Vernon L. Moore, mitrailleur/Assistant opérateur radio, New Boston, Ohio
Le sergent Samuel R. Adams, mitrailleur, Eureka, Illinois

De mai à août 1959, la recherche des membres d'équipage s'est poursuivie. On a pu alors retrouver diverses pièces d'équipement, certaines positionnées en forme de flèches pour indiquer la route suivie par ces hommes, vers le Nord, mais encore aucune trace de ceux-ci.

Le 11 février 1960, lors d'une mission d'exploration pétrolière plus au nord des lieux de recherche, on a découvert les corps de cinq des neufs membres de l'équipage : les lieutenants Hatton, Toner et Hays, de même que les sergents Adams et LaMotte. Parmi les objets récupérés figurait un journal tenu par le lieutenant Robert Toner, dont les entrées s'étalent du 5 au 12 avril 1943.

On a pu alors apprendre que l'équipage a sauté de l'appareil à 2h du matin le 5 avril 1943, qu'un des membres de l'équipage, Woravka. n'a pas rejoint les huit autres. Ils étaient situé à 85 milles au nord de l'épave, dans le désert, et avaient cessé leur marche, épuisés, pour mourir à cet endroit. Les huit hommes ont couvert cette distance avec une moitié de gourde d'eau, dans un désert où la température atteint 130 degrés Fahrenheit le midi.

Des experts en survie du désert ont estimé que les trois hommes restants ont pu couvrir tout au plus 25 à 30 milles tout au plus avant de succomber eux aussi. Après avoir ramené les corps des cinq hommes, les recherches se sont poursuivies.

Le 12 mai 1960, on a retrouvé le corps d'un autre membres de l'équipage, Shelley, 21 milles plus au nord.

Finalement, le 17 mai suivant, un dernier corps a été retrouvé 26 milles plus loin, celui du sergent Ripslinger.

À la fin du mois de mai suivant, les recherches ont pris fin, suite à des recherches sur une surface de plus de 6300 milles carrés. Deux des hommes étaient encore manquant.

Le corps du lieutenant Woravka a été découvert en août 1960, 12 milles au nord-est de l'épave du Lady Be Good. Son parachute ne s'était pas ouvert et il est mort sur le coup, le 5 avril. Ce manque de son parachute a peut-être fait de lui le membre le plus chanceux de l'équipage de l'avion maudit.

Le seul membre d'équipage dont on n'a pas découvert le corps est le sergent Vernon.

Le Lady Be Good a été ensuite visité par plusieurs personnes au cours des années, certaines de ses pièces étant récupérées pour des musées, et d'autres par des «collectionneurs». Le gouvernement lybien a récupéré ce qu'il restait de l'épave en 1994 pour transférer le tout sur une base militaire.














Les restes du Lady Be Good à Tobrouk

Selon les notes des membres d'équipage retrouvées lors des fouilles, on a pu conclure qu'ils se croyaient encore au-dessus de la Méditerranée lorsqu'ils ont sauté de l'avion, et à une distance bien moindre que les 440 milles à l'intérieur des terres, en plein désert, après s'être regroupés au sol pour marcher vers le Nord.

On a retrouvé dans l'épave du Lady Be Good de l'eau, un thermos de café encore plein et un appareil radio en état de marche. Si les malheureux, au lieu d'aller vers le nord sur des dizaines de milles, avaient plutôt essayé de le faire vers le sud sur une distance d'à peine 10, ils auraient trouvé les moyens pour être sauvés, mais le destin en a décidé autrement.

Pour plus de détails :