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mercredi 9 novembre 2016

Le 9 novembre 2016

Proverbe/citation du jour
“Celui qui commence une affaire sans jugement, ne doit pas être surpris si elle finit sans succès.”-Chevalier de Méré


Un Donald Trump québécois bientôt?
L’élection de Donald Trump à la présidence américaine cause un choc, et avec raison.

Donald Trump (source)
Comme je le mentionnais hier soir dans un échange avec Stéphane Gendron, la leçon à tirer de tout ça n'est peut-être pas ce que nombre de gens pensent de prime abord.

Je le répète encore : personnellement, je n'aime pas Trump, mais pas du tout. Cependant, son élection signifie un foutu de bon coup de pied au cul de l'establishment politique, médiatique, et aussi artistique (j’ai oublié ceux-la hier soir). Ceux-là avaient besoin d’un bon wake up call du genre depuis un méchant bout de temps. J'espère juste que tout cela ne tourne pas trop mal.

Trump va selon moi agir à titre de président comme agissait Henry Ford jadis. Un jour, le fondateur de la grande compagnie automobile a été appelé à témoigner dans un procès lié à une poursuite qu’il a intentée contre un journal qui l’avait traité de « pacifiste ignorant ». On lui a alors posé des questions sur des sujets comme l’histoire et la philosophie, des questions auxquelles il était incapable de répondre. Qu’a-t-il alors dit pour sa propre défense? Voici :


If I should really WANT to answer the foolish question you have just asked, or any of the other questions you have been asking me, let me remind you that I have a row of electric push-buttons on my desk, and by pushing the right button, I can summon to my aid men who can answer ANY question I desire concerning the business to which I am devoting most of my efforts.  Now, will you kindly tell me, WHY I should clutter up my mind with general knowledge, for the purpose of being able to answer questions, when I have men around me who can supply any knowledge I require?”


Le même principe s’applique avec Trump : il saura s’entourer de gens capables de l’aider lorsque cela sera nécessaire.

Le nouveau président américain doit maintenant faire ses preuves. S’il passe le test, tant mieux. Sinon, que les gens s’en souviennent pour les prochaines élections et agissent en conséquent.

Ce que j’espère maintenant? Un autre Trump, mais un autre Trump QUÉBÉCOIS.

La campagne électorale américaine qui vient de se terminer marque peut-être un point tournant, non seulement chez nos voisins du Sud, mais aussi chez nous. Bien des gens du peuple en ont assez de se faire faire la morale par une élite politique, médiatique et artistique qui vit dans sa bulle et qui ne souhaite pas que les choses changent, parce que le statu quo actuel lui convient.

Le vent qui souffle aux États-Unis va peut-être aussi avoir un effet chez nous. Qui sait, d’ici les prochaines élections, un Donald Trump québécois pourrait faire son apparition.



Radio-Canada Est du Québec et Donald Trump : du bashing encore et encore (est-ce que cela doit nous surprendre?)
Suite au bashing en règle de Donald Trump qui a eu lieu avant les élections, devons-nous nous étonner que celui-ci se poursuive après celles-ci?

Je me concentre uniquement ici sur les nouvelles à ce propos en provenance de Radio-Canada dans l'Est du Québec.



D'abord ce reportage, "La victoire de Trump fait réagir dans l'Est du Québec", où Marie-Josée Paquette-Comeau interroge un prof de sciences politiques du cégep de Baie-Comeau et trois américains qui vivent dans l'Est du Québec. On ne nous donne que trois points de vue négatifs de la part de gens originaires du Sud de la frontière. N'y aurait-il pas eu moyen de trouver ne serait-ce qu'une seule personne qui voit d'un bon oeil l'élection du magnat de l'immobilier?

Je note le commentaire de Marcel Marsolais, un enseignant en sciences politiques, qui dit notamment ce qui suit (et je suis en accord avec lui) :

"L'idée n'était pas de savoir si on était de gauche ou de droite, mais si on était anti-establishment et contre le système."

Pour le reste, rien d'étonnant : du bashing sur Ronald Reagan, une élection gagnée grâce à la droite religieuse ou bien l'appui de la "classe moyenne pauvre et blanche".




Une autre nouvelle, celle-là de Ariane Perron-Langlois, porte sur l'aspect économique : "L'élection de Donald Trump inquiète des exportateurs de l'Est du Québec" évoque les craintes de réouverture de l'ALENA et de pertes pour nos exportateurs de la région dans le domaine des pêcheries et de la forêt.

Dans cette nouvelle, on n'aborde pas la possibilité que l'arrivée de Trump ouvre justement de nouvelles portes. Tenez, en tourisme par exemple, dans les années 1960 et 1970, une partie non négligeable des visiteurs estivaux provenait des USA. Avec un taux de change favorable et les craintes liées au terrorisme international, n'avons-nous pas là une opportunité de développer des affaires avec les USA?

Personne ne pense à "vendre" l'image de la Gaspésie à la nouvelle tête dirigeante des États-Unis?

Une fois encore, que du bashing... Est-ce que cela doit nous surprendre?

jeudi 30 juin 2016

Le 30 juin 2016

Proverbe/citation du jour
“Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives.”-Paul Ricoeur


La condescendance des élites gauchistes face au peuple, vue à travers le Brexit
Dans un billet publié dans le Journal de Montréal, Richard Martineau expose parfaitement l'attitude des élites gauchistes face au peuple, telle que constatée à travers le Brexit. Je vous invite à lire son texte pour mieux comprendre ce à quoi je fais référence.

Il a raison en ce qui a trait au mépris des élites envers le peuple, surtout celles de gauche, qui agissent avec une grande condescendance en se croyant intellectuellement supérieures, même au point de demander un nouveau vote uniquement parce que leur point de vue n'obtient pas la majorité.


On a eu droit à un comportement similaire de la part des Carrés rouges en 2012, vous en souvenez-vous? Je pense à ce vote au Cégep de Rimouski, quand les étudiants ont voté contre la grève, mais quelques braillards de gauche ont demandé une reprise du vote après que les « Contre » ont quitté, et les étudiants gauchistes ont obtenu malhonnêtement ce qu'ils voulaient.


Au Royaume-Uni, une majorité voulait le Brexit, et le Brexit il y aura. Si j'étais britannique, j'aurais voté moi aussi pour une sortie de l'UE.


Je ne penche pas dans le même sens pour la question de la souveraineté du Québec, simplement parce qu'à mon avis, l'enjeu est complètement différent.


Je comprends très bien les British de ne pas vouloir d'une Union européenne où ils n'ont aucun pouvoir décisionnel, alors que je ne suis pas d'accord avec les souverainistes d'ici, parce que le Québec a plus de pouvoir face au Canada que les pays de l'UE pris individuellement.


J'ai cependant certaines réserves quant à la majorité nécessaire pour qu'un vote soit majoritaire. Vrai que la démocratie c'est un vote à 50% + 1, mais quand c'est une faible marge, on a quand même la moitié des électeurs qui n'appuient pas. Il y a des situations où une double majorité me semble préférable.


On ne peut jamais avoir une situation idéale qui fait l'affaire de tout le monde.