mercredi 19 mars 2014

Sujets du 19 mars 2014

Proverbe/citation du jour
«La démagogie est à la démocratie ce que la prostitution est à l’amour. »-Georges Elgozy


Pour la CAQ, un gaffe commise par un candidat est-elle moins grave qu'une gaffe commise par une employé du parti?
On découvre, via son compte Facebook, qu'un candidat de la CAQ, Steve Fleurent, figure sur une photo, les fesses à l'air "sur la bolle"? Le parti ne force pas son candidat à se retirer...


Une attachée de presse du même parti, Audrey Croteau, parle de ses pratiques sexuelles sur les ondes d'une station de radio de la région de Québec, incluant le fait d'embrasser une autre femme dans un bar et d'avoir fait l'amour dans un spa.  On peut entendre l'extrait ici : http://www.radioego.com/ego/listen/15553

Aussi, sur Facebook, la jeune dame propose quelques photos avec du piquant, sans nudité toutefois. Résultat? On la congédie!


Le chef du parti, François Legault, a expliqué hier aux journalistes qu'elle a participé à une ligne ouverte "en toute connaissance de cause" et "en pleine campagne électorale", et que "C'est un clair manque de jugement."

Legault a aussi ajouté qu'on ne peut comparer l'histoire de Steve Fleurent à celle d'Audrey Croteau, car "elle a fait ça dans les derniers jours. On ne peut alléguer que c'est une erreur de jeunesse."  La jeune dame a en effet 24 ans, tandis que le candidat dans Rimouski avait 16 ans sur la photo.

Dans un cas, on a affaire à un candidat qui pourrait devenir député, dans l'autre, à une employé...

Que faut-il en conclure? Pour la CAQ, est-ce qu'une politique du style "un poids deux mesures" s'applique selon le sexe de la personne quand une histoire du genre fait surface?

La CAQ me semble agir de manière contradictoire ici... Qu'en pensez-vous?




Démocratie scolaire à la sauce péquiste
Rien ne m'horripile plus que de voir des politiciens vendre leur salade dans un lieu fréquenté par des jeunes qui n'ont même pas encore l'âge nécessaire pour déposer un bulletin dans une urne lors d'un scrutin municipal, provincial ou fédéral.

Léo Bureau-Blouin affichait ceci sur sa page Facebook hier :


J'ignore où on a pris cette photo, mais cela ressemble drôlement à un gymnase situé dans une établissement scolaire primaire ou secondaire du Québec, une école où les jeunes n'ont même pas encore le droit de vote.

Sous le beau prétexte de vouloir « éduquer les jeunes à la démocratie », les politiciens qui s'ingèrent de la sorte dans la vie de nos jeunes, même s'ils le nient, agissent subtilement de manière à influencer des jeunes qui n'ont même pas encore le droit de vote, et ces mêmes politiciens, comme c'est le cas au PQ, veulent ramener le droit de vote à 16 ans, vous en souvenez-vous?

Quelle belle manière d'utiliser notre jeunesse encore idéaliste et naïve pour faire passer le projet souverainiste! Remarquez que je ne tolérerais pas plus que le PLQ ou un autre parti aille se pavaner devant notre jeunesse dans une école.

On peut très bien organiser un gouvernement étudiant dans une école sans la moindre ingérence d'un politicien en exercice. Je ne m'oppose pas à ce que les partis politiques tiennent des activités dans les collèges et universités par contre, mais dans celles-ci, au moins, les jeunes sont adultes.

Je n'aime pas l'idée que l'État nous impose encore des lois, mais je crois que l'on devrait en voter une qui empêche tous les « Léo Bureau-Blouin » de ce monde d'agir ainsi auprès de notre jeunesse.

Tenez, en rappel, un vidéo datant de janvier 2013, où Pascal Bérubé est la vedette d'une conférence avec des jeunes à la polyvalente de Matane. Écoutez les jeunes filles qui commentent à la fin...


Quand celles-ci auront le droit de vote, suite au passage de Bérubé, qui a utilisé son statut de député pour les rencontrer, sous un couvert « démocratique », ne croyez-vous pas qu'elles seront tentées de voter pour « Pascal » plus que pour n'importe lequel autre candidat?

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