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vendredi 22 juin 2012

Sujets du 22 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles." -Michel Leiris


La pénurie de pharmaciens n'est qu'une partie d'un problème plus large
Alors que le CSSS de la Haute-Gaspésie se retrouve sans pharmacien et qu'on en est rendu au point où l'on doit organiser le service avec des pharmaciens dépanneurs ou bien via le téléphone avec un service à distance, nous pouvons avec raison nous questionner sur ce qui se passe dans le domaine de la santé en Haute-Gaspésie : manque de médecins, manque de pharmaciens, de plus en plus de bureaux pour les cadres, de moins en moins de lits pour les patients...

Notre système de santé est... malade!

Plusieurs questions demeurent sans réponse. J'en retiens deux en particulier :

  • Pourquoi est-ce si difficile de recruter du personnel pour occuper les postes ouverts en Haute-Gaspésie?
  • Pourquoi ferme-t-on des lits et aménage-t-on autant de bureaux de cadres au centre hospitalier?

À ce que je sache, personne jusqu'à maintenant n'a apporté la moindre réponse directe à ces deux questions, que ce soit du côté du gouvernement, de l'opposition, ou de la part des premiers concernés : les administrateurs du réseau de la santé.

Quelles que soit les promesses ou les sommes supplémentaires accordées par ministre Bolduc, aussi grandes que peuvent être les indignations du député péquiste Pascal Bérubé, qui une fois encore dénonce une situation sans rien apporter de plus, le problème risque de ne pas se régler de sitôt.

J'ai l'impression qu'avec ses coupures au niveau des services et ses difficultés à remplir son mandat à titre de centre hospitalier, le CSSS de la Haute-Gaspésie risque fort dans un avenir plus ou moins rapproché de ne devenir rien de plus qu'une espèce de «super CLSC» qui va stabiliser les malades avant de les expédier vers des ressources situées à l'extérieur de la région.

Je ne fais que me répéter ici, j'ai déjà abordé le sujet à plusieurs reprises dans le passé, mais je crois qu'avec l'augmentation de la moyenne d'âge de la population, de même que des coûts pour garder le système en opération, nous allons voir décliner le système de santé public et que par la force des choses, nous allons tôt ou tard devoir en briser le monopole et permettre la mise en place d'un système de santé privé parallèle qui lui fera compétition. C'est peut-être justement parce qu'il jouit d'un monopole quasi absolu que le système de santé québécois actuel peine tant à s'adapter aux réalités d'un monde qui change.





Trop pour Magnotta, pas assez pour les soeurs Bélanger
Plus tôt cette semaine, sur les ondes d'une radio de la région de Québec, un membre de la famille de Noémi et Audrey Bélanger, deux soeurs de Pohénégamook décédées la semaine dernière dans des circonstances nébuleuses en Thailande, s'est exprimé au sujet de la tragédie.

Noémi et Audrey Bélanger - Facebook
Cet homme, Éric Bélanger, un oncle, déplorait le traitement accordé à la famille Bélanger par les médias. L'individu agissait à titre de porte-parole pour la famille, les parents et d'autres membres de la famille Bélanger en sont venus à littéralement se cacher pour éviter les journalistes, qui selon eux ne respectent pas la famille qui souhaite vivre son deuil en privé.

Pire encore, la famille a obtenu la confirmation du décès des deux femmes par le biais de la radio. N'aurait-il pas été préférable que les autorités canadiennes le fasse et que les médias soient plus respectueux de la famille dans cette triste situation?


Parlant des médias justement, cet oncle mentionnait le fait que ceux-ci tournent autour de la famille comme des mouches alors qu'aucun de ceux-ci n'a pris le temps de se rendre en Thailande pour faire avancer l'enquête. Aussi, il trouve désolant qu'on consacre tant d'énergie à un tueur comme Magnotta, allant même jusqu'à noliser un avion et toute une équipe pour aller le chercher en Europe, et qu'on consacre très peu de ressources pour deux citoyennes canadiennes mortes en Asie dans des circonstances louches..

Noémi et Audrey Bélanger - Facebook
Plus tôt ce matin, en consultant des liens Internet sur l'affaire Magnotta, j'ai pu lire un texte mentionnant qu'une synergologue (spécialiste du langage corporel) a été engagée par l'agence QMI pour analyser la personnalité du présumé dépeceur de Montréal. Celle-ci, Annabelle Boyer, a visionné des vidéos de son retour au pays pour réaliser l'analyse en question.

En surchargeant le public d'informations à son sujet, les médias ne sont-ils pas en train de donner à Magnotta un immense plaisir, car ce qu'il veut d'abord et avant tout, c'est une attention démesurée de la part du public?

Des médias responsables, souhaitant vraiment travailler dans l'intérêt des gens, ne devraient-ils pas idéalement consacrer plus d'énergie pour faire avancer l'enquête sur les soeurs Bélanger en envoyant une équipe en Asie au lieu de donner une immense visibilité à Magnotta?

Les corps des deux jeunes femmes sont revenus au pays hier. On doit les autopsier pour tenter d'en apprendre davantage. Or, on a embaumé les corps avant de les rapatrier, ce qui risque de compliquer l'enquête. Aussi, la police tente de retrouver un Portugais qui a été vu en compagnie des dames peut avant leur mort, et une autre touriste, une Australienne âgée de 60 ans, est morte poignardée dans une province située tout près. Se pourrait-il qu'afin de préserver leur industrie touristique, les autorités thaïlandaises tente d'étouffer l'affaire? Il serait intéressant qu'au moins un média se penche sur la question.

Pour plus de détails :

jeudi 5 avril 2012

Sujets du 5 avril 2012

Proverbe/citation du jour

«Presque tous les hommes sont médiocres et superficiels pour le mal comme pour le bien.»
Fénelon (François de Salignac de La Mothe-)


Destruction du registre des armes d'épaule

En annonçant la destruction du registre des armes d'épaule, le gouvernement Harper démontre qu'il arrive parfois que les « bottines suivent les babines » quand des politiciens s'engagent à tenir une promesse électorale. Sur ce point, je dis « Bravo » à Stephen Harper et à son équipe. Le seul point sur lequel j'espère voir le gouvernement Harper demeurer inflexible concerne les règlements sur l'entreposage sécuritaire des armes, ce qui est à mon avis essentiel pour assurer la sécurité du plus grand nombre de personnes de manière réelle.

Il fallait s'attendre qu'au Québec en particulier, beaucoup de politiciens et de représentants de groupes d'intérêts s'opposant à la destruction du registre se déchirent la chemise en criant au scandale. Dites-vous que cela ne fait que commencer.

Demandez-vous aussi pourquoi est-ce qu'on crie aussi fort que cela au Québec, alors que dans l'Ouest, on ne fait pas autant de vagues sur le sujet? Peut-être est-ce parce qu'au Québec plus que partout ailleurs à travers le pays, le peuple est plus disposé (je dirais même «conditionné») à céder sans la moindre hésitation ses droits individuels à l'État, et ce au nom de la sacro-sainte «sécurité publique».

Il est clair à mon avis que la quasi totalité de la classe politique québécoise, tous les partis politiques confondus, voit d'abord et avant tout un moyen d'acheter des votes en misant sur la peur des armes à feu qui touche une bonne partie du peuple bien avant les bénéfices réels découlant dudit registre. Est-ce qu'un politicien peut nommer ne serait-ce qu'un cas significatif, un seul, dans lequel le registre a sauvé directement une vie?

Les milliards investis dans ce dossier auraient probablement été mieux utilisés si on s'en était servi pour garder des gens malades comme Marc Lépine ou Kimveer Gill « en-dedans » au lieu de pénaliser des milliers de possesseurs d'armes qui ne représentent qu'un risque très très faible pour la société.

Idem en ce qui concerne le taux de suicide : là où un .12 n'est pas disponible, la corde le demeure, tout comme les médicaments ou un véhicule pour se suicider au monoxyde de carbone. Encore ici, les milliards auraient été mieux investis en prévention du suicide que dans la création du registre.

Et que dire aussi des connaissances sur les armes à feu du peuple en général? J'ai constaté à plusieurs reprises à travers divers échanges avec des personnes travaillant au sein des médias qu'ils ne savent même pas eux-mêmes faire la différence entre une fusil ou une carabine, un pistolet ou un revolver, ou bien entre une arme prohibée, une arme à autorisation restreinte ou une arme sans restrictions (c'est la dernière catégorie qui est visée par la destruction de données.) Les médias en général font un très mauvais travail d'information sur le sujet.

Les premières personnes sur la ligne de front pour la préservation du registre sont des représentantes de groupes luttant contre la violence envers les femmes. Beaucoup de ces dames souhaitent carrément l'interdiction de la possession d'une arme à feu par les civils, préférant que seules la police et l'armée disposent de telles armes. Croyez-vous mesdames qu'en agissant ainsi, on empêchera un homme violent de tuer sa femme avec un couteau de cuisine ou un bâton de baseball, si ce n'est pas avec ses seules mains? En permettant au plus grand nombre de femmes qui le souhaitent de savoir comment utiliser une arme d'épaule, ne croyez-vous pas que vous leur donneriez la possibilité de faire face aux dangers que représente un homme violent plus qu'en ne leur donnant comme option que de composer le 911 en cas de danger?



Que se passe-t-il au CSSS de la Haute-Gaspésie?

Alors que le gouvernement provincial se prépare à une annonce concernant le retour du service d'obstétrique au CSSS de la Haute-Gaspésie, le 10 avril prochain, il semble que d'autres problèmes touchent l'établissement.

Selon des informations provenant de sources non officielles, la fourniture de médicaments aux patients se ferait plus difficilement en ce moment, à cause de difficultés liées au manque de personnel au sein du service de pharmacie du centre hospitalier, ce qui aurait obligé la direction de l'établissement à mettre en place des mesures d'urgence.

Le départ d'un des pharmaciens de l'établissement et les difficultés liées au recrutement d'effectifs pour la fourniture de ce service essentiel rendent le travail plus difficile pour le personnel qui demeure en place.

Pouvons-nous nous attendre à une annonce supplémentaire en lien avec ces difficultés la semaine prochaine? À suivre!