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mardi 5 décembre 2017

Le 5 décembre 2017

Proverbe/citation du jour
“Encouragez l’innovation. Le changement est notre force vitale, la stagnation notre glas.”-David M. Ogilvy


Six chandelles pour le Blog de P.A. Beaulieu
Ce blog célèbre son sixième anniversaire en ce jour. Mon premier billet a été mis en ligne le 5 décembre 2011, et portait sur le suicide d'une jeune étudiante de Sainte-Anne-des-Monts et l'impact de la tragédie sur divers intervenant de la communauté.



J'ai lancé "Le Blog de P.A. Beaulieu" pour "garder la main" suite à ma perte d'emploi au FM 100,3 (où j'avais un blog, dont les données ont été effacées par la suite, plus de 500 entrées de l'année 2009 jusqu'au 12 novembre 2011.)

2161 entrées et quelque 626 500 visiteurs plus tard, merci d'être au rendez-vous!



Le dépanneur sans employés, une alternative viable pour les petites localités?
Un premier dépanneur sans employés vient d’ouvrir ses portes, à Dixville, en Estrie. Les 700 habitants du village devaient auparavant parcourir une dizaine de kilomètres pour se rendre jusque dans un village voisin vu l’absence d’un tel établissement sur place.


Serge Desjarlais et Éric Lefebvre, dans le dépanneur « intelligent » de Dixville. (Photo de Caroline Lepage)


Les membres de la coopérative locale peuvent accéder au dépanneur grâce à une puce électronique, qui est associée à une carte de crédit qui est utilisée comme mode de paiement. Le dépanneur offre pour le moment des articles de base, mais divers produits, incluant de l’alcool, seront bientôt ajoutés.

Voici un court extrait vidéo portant sur le dépanneur de Dixville :



La coopérative de solidarité économise une somme de $75 000 qui devrait être payée si des employés étaient sur place.

Ce concept pourrait bien être mis en place ailleurs au Québec, dans des villages où il n’y a même pas de dépanneur en ce moment. D’autres produits comme de l’essence pourraient être offerts.

mardi 28 avril 2015

Sujets du 28 avril 2015

Proverbe/citation du jour
«Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos.»-Proverbe chinois


Un Chinatown en Haute-Gaspésie? Pourquoi pas?
Nous avons de la difficulté à trouver de la relève entrepreneuriale en Haute-Gaspésie? Il est difficile de trouver du personnel pour divers emplois, notamment dans le secteur agricole? Les prévisions démographiques pour les décennies à venir laissent présager que nous allons subir une baisse de population, de 94500 habitants en 2011 à 90800 en 2036, comme on l'indique ici, en page 70? Pourquoi ne pas inverser la tendance en favorisant l'immigration chinoise dans la région?

En lisant l'histoire d'un couple chinois qui a acheté un dépanneur en vente depuis deux ans à Rivière-Bleue, j'en viens à me demander si nous ne pourrions pas agir dans la même direction en Haute-Gaspésie : pourquoi ne pas stimuler notre économie régionale en invitant chez nous des immigrants entrepreneurs?

Chinatown de Montréal (source)
Imaginez l'impact positif de l'arrivée de 250 Chinois en Haute-Gaspésie demain matin : 250 nouveaux Gaspésiens qui vont avoir besoin d'un toit sur la tête, d'un emploi, d'une place à l'école, de nourriture, de vêtements…

Les exploitants d'entreprises agricoles qui ont de la difficulté à trouver des cueilleurs disposeraient certainement d'une main d'oeuvre habituée à des conditions bien plus difficiles que les nôtres, tout comme d'autres entreprises, qui peinent à trouver des travailleurs pour des postes d'entrée sur le marché du travail. Là où des personnes sans emploi d'ici chignent, des travailleurs chinois ou mexicains n'hésiteraient pas à se donner à fond.

Un tableau sur les perspectives démographiques en Gaspésie (source ci-haut)

Le tableau ci-haut donne des perspectives démographiques régionales sur 25 ans. Compte tenu du vieillissement de la population et de l'exode des jeunes, je serais même porté à croire que le "faible" de la colonne D pour 2036 pourrait être plus bas encore que ce qui est estimé.

Je n'ai personnellement aucune objection à ce que des étrangers déterminés à travailler pour s'assurer un avenir meilleur et à s'intégrer à notre société viennent vivre ici, en Haute-Gaspésie. Un quartier entier de Sainte-Anne-des-Monts deviendrait un Chinatown comparable à une version miniature de celui de Montréal et je verrais le tout d'un bon œil, d'autant plus que cela amènerait de la variété dans la gente féminine. Les générations futures des Beaulieu verraient assurément leur ADN se diversifier!

Le point crucial est de savoir si nous sommes disposés à accepter une telle éventualité pour assurer la survie de notre région. J'en doute malheureusement pour beaucoup parmi nous.

lundi 12 mars 2012

Sujet du 12 mars 2012

Proverbe/citation du jour

« Le riche songe à l'année qui vient, le pauvre pense au jour présent. » -Proverbe Chinois


Ce n'est pas avec une loi qu'on protège le mieux une langue

Ce n'est pas avec une loi qu'on protège le mieux une langue. Vous vous en doutez, je fais référence à la Loi 101.

Ce matin, j'ai écouté l'extrait audio suivant, tiré du site Radio Ego, dans lequel un propriétaire de dépanneur de Verdun « ramasse » une animatrice du FM 98,5 de Montréal, Alexandra Marcoux, qui l'appelle pour lui faire la morale : http://www.radioego.com/ego/listen/10403

Le propriétaire dudit dépanneur, dont on ignore l'identité précise, semble parler avec un accent indien. Son anglais est « cassé » mais on peut comprendre en gros qu'il n'a pas envie de se faire faire la morale à propos du fait qu'il ne parle pas français. Il critique aussi l'animatrice en lui disant qu'elle clame être québécoise, qu'elle ne contribue pas au gouvernement du Québec, qu'elle est sur le « BES » et qu'elle boit et fume toute la journée, et que si elle n'est pas contente elle peut se plaindre pour que le gouvernement envoie ses agents. L'homme ajoute qu'il travaille, qu'il paie ses taxes et son loyer et qu'ainsi il prend soin des gens qui ne travaillent pas, et que si elle n'aime pas ce qu'il fait, elle n'a qu'à ne pas acheter chez lui, puis il raccroche.

On peut blâmer cet individu pour avoir dit que celle qui l'appelle est sur le « BES » avec raison, mais sur le fond, a-t-il tort quand il dit qu'il paie des taxes, qu'il ne doit rien à personne et que si la dame ne veut pas acheter chez lui c'est son droit? C'est ce que je retiens le plus de son argumentation!

Je ne crois pas du tout que c'est par une loi obligeant les gens à parler et à afficher en français qu'on préservera notre langue. C'est en ayant des enfants « de souche », en leur apprenant notre langue maternelle dès le berceau tout en la parlant et en l'écrivant adéquatement que nous assurerons sa survie.

Je trouve profondément pathétiques les gens qui braillent à propos de la survie du français mais qui ne sont pas foutus d'écrire une phrase sans faire dix fautes! Avant de créer des lois pour protéger le français, nous devrions nous assurer que nos écoles l'enseignent adéquatement aux enfants. Mes dix années dans le domaine de l'éducation m'ont permis de faire un triste constat : beaucoup d'enseignants ne savent même pas parler et écrire leur langue correctement et c'est à eux qu'on confie l'enseignement de la fameuse langue. Ouf!

Et que dire des commerçants qui ne servent pas leurs clients en français? Je crois que la manière la plus efficace de faire savoir votre mécontentement à ceux-ci n'est pas de se plaindre à la police de la langue, mais plutôt de faire savoir à ces derniers que vous n'êtes pas satisfaits de leur service et que vous allez acheter chez un de ses compétiteurs qui sert sa clientèle en français. Quand il aura perdu une multitude de clients parce que son service est déficient, il s'adaptera en conséquence ou disparaître. Simple non?