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dimanche 4 mars 2012

Sujets du 5 mars 2012

Proverbe/citation du jour

«Ce n'est que pour les faibles d'esprit que l'Histoire a toujours raison.» -Ionesco (Eugène)


Un festival du maquereau à Sainte-Anne-des-Monts

Suite à une suggestion en ce sens provenant d'un auditeur, à l'été 2011, j'ai lancé sur les ondes de la station de radio pour laquelle j'animais alors l'idée que la ville de Sainte-Anne-des-Monts tienne un «Festival du maquereau». Avouez que lorsque vous lisez « maquereau » vous avez en tête l'image d'un vieux mononcle cochon au lieu de celle d'un poisson!!!

Cela risque fort de déplaire aux autorités municipales qui ont lancé il y a quelques années la Fête du bois flotté, mais le citoyen que je suis se demande sérieusement si une fête du genre est vraiment ce que l'on peut offrir de mieux aux gens de Sainte-Anne-des-Monts et de la Haute-Gaspésie en général. Alors qu'une fête du bois flotté va d'abord attirer une minorité de gens plus portés vers l'art et la culture, un festival du maquereau serait bien plus rassembleur, bien plus à l'image et dans les goûts de la population de la région.

Un tel festival serait une excellente occasion pour utiliser une caractéristique particulière du quai de Sainte-Anne-des-Monts qui, selon ce que m'ont déjà dit plusieurs pêcheurs, et un des meilleurs endroits le long de la côte gaspésienne pour pêcher ce type de poisson. Allez faire un tour sur le quai, en plein été, et constatez par vous-même combien de gens s'y rendent, et ce non seulement pour pêcher, mais aussi pour socialiser entre amis et avoir du plaisir.

L'événement pourrait être programmé durant la période où les touristes sont plus nombreux. On pourrait alors y proposer diverses activités comme celles qui suivent :

  • Un concours du plus gros et du plus petit maquereau

  • Des ateliers et concours de cuisine à l'aide de ce poisson

  • Des activités comme le fumage de poisson

  • Des concerts country western, puisque c'est la musique la plus populaire chez les gens d'ici

  • Un feu d'artifice et un feu de joie à la plage Cartier durant les événements

Rien n'empêche d'intégrer au sein du festival quelques activités en lien avec le bois flotté également.

Somme toute, si le tout est bien organisé, un Festival du maquereau générerait une activité économique et une visibilité bien plus grandes que la Fête du bois flotté. Qu'en pensez-vous?

Ah oui! Il faudrait aussi une mascotte pour le festival, que pensez-vous de "Mac le maquereau"???


Un nouveau sondage sur la formation chez les jeunes

Nous avons abordé dimanche comme sujet le manque de savoir-vivre et de bienséance chez les gens au Québec, en évoquant la possibilité que des cours sur le sujet soient intégrés dans le curriculum au secondaire. Nous vous proposons conséquemment via le Blog un nouveau sondage en lien avec l'offre de formation au secondaire :

« Parmi les formations suivantes, laquelle aimeriez-vous le plus qu'on donne aux jeunes dans les écoles du Québec?

  • Des cours de bienséance et de savoir-vivre

  • Des cours d'éthique et de culture religieuse

  • Des cours de conduite

  • Des cours de secourisme

  • Un autre type de formation »

Le sondage est en ligne pour quatre jours encore et nous vous invitons à y répondre.

Remarquez que vous n'avez la possibilité de sélectionner un seul choix. Nous avons songé à la possibilité de vous laisser en choisir plusieurs, mais finalement, nous vous demandons de choisir celui qui est le meilleur dans le lot. Vos suggestions et commentaires sont également les bienvenus. Vous pouvez les ajouter dans la section destinée à cette fin suite au billet concerné du dimanche 4 mars 2012 :

http://pabeaulieu.blogspot.com/2012/03/sujets-du-4-mars-2012.html

samedi 3 mars 2012

Sujets du 4 mars 2012

Proverbe/citation du jour

«Je parle de préférence avec de vieilles bonnes femmes qui racontent des potins de ménage, ensuite avec des fous et, en dernier lieu, avec des gens très raisonnables.» -Kierkegaard (Søren)

Savoir-vivre élémentaire

Où en est-on en terme de savoir-vivre en 2012? Hier après-midi encore, en allant effectuer des emplettes dans divers commerces de Sainte-Anne-des-Monts, j'ai encore constaté à quel point nous volons bas dans nos relations interpersonnelles dans le monde moderne.

D'abord, en entrant dans un commerce, j'ai tenu la porte à une vieille dame qui y entrait en compagnie de son mari. J'en ai profité pour souhaiter au couple une bonne journée. Les deux vieilles personnes étaient visiblement surprises de mon comportement et m'ont dit merci. Elles étaient surprises pourquoi? Probablement parce que peu de gens prennent le temps de tenir la porte et de dire bonjour à une personne âgée de nos jours. Pourtant, nous devrions être étonnés lorsqu'une personne ne prend pas le temps d'avoir ce genre d'attention, et non le contraire!

Et que dire des échanges téléphoniques? Combien de fois ai-je décroché la ligne pour entendre un pathétique «Huh... Qui parle? » au bout de la ligne et entre aussi le bruit de la ligne qui raccroche quand la personne se rend compte qu'elle s'est trompé de numéro, sans même prendre le temps de s'excuser? Maudits « deux de pique » colonisés! Non mais ce n'est pas la moindre des choses de dire, quand on appelle « Bonjour je m'appelle... et j'aimerais parler à … s'il vous plaît? »

Idem quand on va acheter un café et qu'en faisant la file, des gens tentent de passer avant les autres ou bien passent à travers la ligne pour aller aux toilettes ou bien pour aller à un autre point de service sans être foutus de s'excuser! Et que dire aussi des gens qui bloquent le passage dans les parkings des restaurants rapides?

Un autre point qui m'horripile encore plus que les autres : le fait de voir une personne se stationner dans un emplacement pour les handicapés en plaçant une vignette spéciale à vue dans le véhicule et qui entrent rapidement dans le commerce alors qu'elle n'est pas handicapée du tout!!!

Tout ça pour vous dire que plein de gens manquent de savoir-vivre au Québec en 2012. Tant qu'à donner des cours de sciences macramés aux jeunes ou bien leur donner des cours d'éthique et de culture religieuse, pourquoi ne pas remettre au programme des cours de bienséance un coup parti?

Le navire câblier Goliath pendant la pose du câble sous-marin France-Angleterre.

Câbles sous-marins d'hier et d'aujourd'hui

À une époque où les communications sans fils sont de plus en plus omniprésentes, nous sommes portés à croire que les lignes « dures » supportées par des câbles ne sont plus utiles. Pourtant, elles sont encore nombreuses, et même si le câble de cuivre standard se voit remplacé par la fibre optique, les câbles sont encore présents et un bris est toujours possible. Tout récemment par exemple, un câble Internet sous-marin a été endommagé par une ancre le long des côtes du Kenya. Il y a quelques années, je m'en souviens pour en avoir subi les effets, un accident dans la région de Baie-Comeau a endommagé un câble de fibre optique et les communications Internet et téléphoniques ont été interrompues de Baie-Comeau jusqu'à Natashquan (où j'étais à ce moment enseignant en informatique, en 2002-2003.)

Un article du journal britannique The Gardian propose une carte du réseau sous-marin mondial assez impressionnante merci :

http://www.guardian.co.uk/technology/datablog/interactive/2012/feb/28/undersea-internet-cable-map-interactive

Dites-vous que certains des câbles ont une longueur de plus de 13 000 kilomètres! La technologie moderne facilite la pose de ceux-ci et ils sont beaucoup plus durables grâces aux matériaux modernes, mais ils ne datent quand même pas d'hier. Dès 1838, on a procédé aux premiers essais de câbles télégraphiques sous-marins isolés avec du caoutchouc. En 1849, un câble d'une longueur de 2 miles a été testé dans le port de Folkstone, et l'année suivante, on a installé un premier câble sous la Manche, reliant le cap Gris-Nez au cap Sutherland en Angleterre, mais il n'a fonctionné que 11 minutes. L'année suivante, un câble amélioré a été placé au même endroit et a fonctionné durant 40 ans, le premier système de transmission télégraphique commerciale du genre fonctionnel dans le monde.

Ensuite, on a tenté de relier les deux côtés de l'Atlantique. Un premier câble a été posé par un paquebot converti, le Great Eastern, en 1858 : 7000 tonnes de câbles s'étendant sur 4200 kilomètres, entre Valentia en Irlande et Trinity Bay à Terre-Neuve. La reine Victoria et le président Buchanan ont échangé un message de 100 mots qui a pris 67 minutes de temps de transmission. Malheureusement, 20 jours plus tard, le câble a flanché. Le Great Eastern a posé deux nouveaux câbles au cours des années 1865 et 1866, et c'est en 1891 qu'un premier câble téléphonique sous-marin a été posé sous la Manche.

Tout nous semble si facile de nos jours quand on pitonne sur nos cellulaires. Nous chialons quand la ligne connait des difficultés temporaires mais nous oublions aussi hélas tout le travail réalisé par des pionniers il y a plus de 100 ans pour mettre en place les bases de tout ce réseau moderne. Depuis, la technologie a fait des pas géants!

Parlant de câbles, je ressens de la nostalgie chaque fois que je roule sur la 132 entre Causapscal et Matapédia, parce qu'en de nombreux points de long de la route, on peut encore apercevoir des vestiges de la ligne télégraphique du CN le long de la voie ferrée. J'en ai pris quelques photos et un de ces jours, je compte bien m'arrêter sur le sujet!

Pour plus de détails :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Great_Eastern

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A2ble_sous-marin


Résultats du sondage sur le permis de conduire accordé après l'obtention d'un secondaire V

Nous vous avons demandé si, « Afin de favoriser la réussite scolaire, Québec devrait rendre obligatoire l'obtention d'un secondaire V comme critère supplémentaire afin d'avoir un permis de conduire. » 26 personnes ont répondu à la question :.

Oui : 62%

Non : 34%

Indécis : 4%

Merci aux personnes qui ont pris le temps de répondre!

mercredi 29 février 2012

Sujets du 29 février 2012

Proverbe/citation du jour
«Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur;
le souvenir de la douleur est de la douleur encore.»
Byron (George Gordon, lord)

La Gaspésie, une nouvelle Alberta?

Dans son édition du 25 février dernier, le journal Le Devoir rapporte dans un article que l'entreprise Pétrolia compte forer dans un secteur de la Gaspésie qui pourrait contenir 100 millions de barils de pétrole, ce qui représente un potentiel monétaire de 100 milliards de dollars. La structure géologique explorée est similaire à celle qui a entraîné le premier boum pétrolier en Alberta il y a de cela des années, et en plus de la Gaspésie, il y a aussi Anticosti! André Proulx, de la compagnie Pétrolia, estime que le potentiel pourrait même aller jusqu'à 300 millions de barils.

Les recherches actuellement en cours dans le secteur de Gaspé ont permis jusqu'à maintenant d'extraire du pétrole qui a généré des revenus de l'ordre de 216 000$. Cet or noir a été traité à la raffinerie de Lévis. L'entreprise a déjà acquis un terrain près du port de Gaspé et envisage d'expédier le pétrole brut par voie maritime ou bien ferroviaire vers les grands centres.

Tout cela pour dire qu'on peut envisager la possibilité que l'industrie pétrolière deviennent le moteur de développement économique de la Gaspésie dans son ensemble, et ici on ne parle que de pétrole. Il y a aussi l'industrie gazière qui pourrait aller de l'avant.

Ce que je trouve déplorable, ce sont les commentaires de plusieurs personnes, qui commentent la nouvelle en parlant de destruction de l'environnement, d'exploitation par des entreprises capitalistes, etc. Comme il fallait s'y attendre, les « nonistes » du genre qu'on peut associer à la théorie du melon d'eau (dont je vous faisais justement mention hier dans un billet) se font encore aller le clapet et ont l'idée fermée à tout développement en ce sens.

J'ai vu de mes yeux ce que donne l'exploration pétrolière dans un milieu similaire à la Gaspésie. C'était entre 2000 et 2002, dans la péninsule de Port au Port, sur la côte ouest de Terre-Neuve, où j'étais enseignant. Un petit puits était exploité. C'était déjà une avancée majeure dans cette région où le chômage frappe durement : des équipes albertaines étaient sur place avec d'autres travailleurs liés au projet et il était difficile de trouver un endroit pour loger dans un de ces petits villages, qui ont tous grosso modo la taille de Mont-Saint-Pierre ou Marsoui, tout le tour de cette péninsule terre-neuvienne.

L'exploration pétrolière en Gaspésie, ça peut vouloir dire des centaines d'emplois. Peut-être que nous devrions faire venir des travailleurs qualifiés d'ailleurs, mais ces gens devraient tout de même vivre ici et toute l'activité économique se répercuterait sur la région. Je note aussi qu'on envisage le transport du pétrole par rails. Ce serait une raison majeure pour la réfection de la ligne qui va de Gaspé à Matapédia, qui aurait besoin de réparations pour des millions de dollars, ce qui est difficile à justifier actuellement.

Quand j'entends des gens chigner qu'on va se faire « fourrer » et que des grandes compagnies vont empocher, et qu'on va vendre la Gaspésie « une cenne la tonne », ça me rappelle ce même discours qu'on entends au sujet de la Côte-Nord. En bien, oui : les grandes compagnies ont fait des milliards en extrayant le fer de la roche, oui l'environnement a été affecté, mais de là à dire que le peuple a été exploité, et ben, non! Regardez les infrastructures qui couvrent désormais la Côte-Nord, les emplois que l'on y trouve, pensez à ces gens qui ont décemment gagné leur vie pendant des décennies, parmi eux de nombreux Gaspésiens qui ont pu vivre une belle retraite, alors qu'ils auraient « séché » s'ils étaient demeurés en Gaspésie, et venez me parler « d'exploitation »! Entre un emploi bien payé à la IOC durant des années, avec un bon régime de retraite et les autres avantages, et un emploi dans une « binnerie » gaspésienne qui me permettra à peine de survivre dans cette même période, si vous me donnez le choix, vous n'aurez pas à attendre longtemps pour ma réponse!

Je ne vois pas dans l'exploitation pétrolière en Gaspésie comme si elle allait produire des perdants (nous) et des gagnants (les exploitants). Je vois dans tout ça une situation gagnants-gagnants et je ne vois pas non plus comme un péché le fait que les entrepreneurs gagnent plus que moi dans toute l'histoire, car ce sont eux qui prennent les risques. Ce sont aussi eux qui vont avoir à respecter les normes d'exploitation et qui paieront des redevances, que je souhaite justes soit dit en passant, mais sans étouffer les entreprises pétrolières, et aussi toutes les règles au niveau environnemental. Oui je souhaite aussi qu'on s'assure de tout exploiter dans le respect de l'environnement, ce qui est tout à fait nécessaire selon moi, et cela est justement chose possible.

En fait, dans un tel projet, il n'y a que quelques points qui me chicotent. D'abord, Pétrolia a reçu 3,3 millions de dollars d'«aides gouvernementales à l'exploration» depuis deux ans. Le peuple n'a pas à mon avis à fournir de subventions à des entreprises privées. Aussi, aucun des projets en Gaspésie n'est soumis aux règles de l'évaluation environnementale stratégique, qui a été lancée par le gouvernement Charest pour étudier les industries pétrolière et gazière. J'estime que les règles environnementales doivent être strictes et que l'on doit prendre en considération que la Gaspésie a aussi un potentiel touristique à conserver.

Finalement, que l'on exploite des puits terrestres, ça va, mais l'idée que l'on puisse forer en milieu marin, en plein milieu du golfe, me cause quelques maux d'estomac, surtout quand je pense à ce qui s'est passé dans le golfe du Mexique avec la grande marée noire. Encore là, Terre-Neuve a bien Hibernia, en plein dans une zone où il y a potentiellement des icebergs. On n'y entend jamais parler de désastre et récemment, Terre-Neuve a pour la première fois de son histoire, grâce aux revenus pétroliers, payé pour la péréquation au lieu d'en recevoir, alors que c'était la situation contraire en Ontario!

Donc, lancer l'exploitation du pétrole gaspésien pour en faire l'Alberta du Québec? Pour quoi pas?


Pour plus de détails :

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/343689/la-gaspesie-une-nouvelle-alberta


Maisons à vendre, villages à vendre?

Dans un récent sondage en lien avec un billet (« Maison à vendre ») que je vous ai proposé le 27 février dernier, je vous demandais si : «La baisse de population en Haute-Gaspésie entraînera tôt ou tard la fermeture de certains villages. » Voici les résultats :

  • Oui : 53%
  • Non : 47%
  • Indécis : 0%

La fermeture de villages où le nombre d'habitants n'est pas suffisant pour le maintien de services semble donc possible pour une faible majorité parmi les répondants.

J'ouvre rapidement une parenthèse ici : si un village est sur le point de fermer, alors pourquoi ne pas offrir la possibilité à une grande compagnie ou à un riche investisseur de l'acquérir? Par exemple, des émirs de l'Arabie Saoudite qui roulent sur l'or pourraient peut-être s'intéresser à un village gaspésien dans lequel ils pourraient venir se reposer et profiter d'activités comme la chasse et la pêche dans le milieu environnant, tout en se promenant en VTT l'été et en motoneige l'hiver.

Si tel était le cas, si par exemple, au lieu d'être exproprié à un prix de misère, un habitant d'un de ces villages se faisait offrir par un richissime investisseur un montant équivalent à deux, trois ou quatre fois la valeur de sa maison, peut-être même plus, quelle serait la meilleure solution pour lui?