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vendredi 18 janvier 2019

Le 18 janvier 2019

Proverbe/citation du jour
« Good health and good sense are two of life's greatest blessings. »-Publilius Syrus


Le roi de la montagne
Une école primaire de Saint-Apollinaire fait les choses différemment. On y retrouve désormais une zone délimitée où les enfants ont le droit de se chamailler, dans le cadre d’un projet-pilote intitulé « Activités ludiques turbulentes ».

Des recherches indiquent qu'en laissant les jeunes qui le désirent se "coltailler", on leur donne une possibilité d'améliorer leur attention en classe (puisque le trop plein d'énergie est dépensé à l'extérieur), tout en développant leur motricité et leurs habiletés sociales.

Il fallait s’y attendre : des parents craignent que la zone en question stimule l’intimidation et que des incidents s’y produisent.

J’ignore si tel a été le cas durant votre enfance, mais pour ma part, j'ai joué au roi de la montagne dans la cour de récré au primaire, comme plein d'autres petits gars, et à ce que je sache, aucun d'entre nous n'en est mort. Bien sûr, il y avait parfois des bleus, des pleurs, mais rien de grave, ni de mortel.

Dans les limites d'un cadre bien défini, le chamaillage, le coltaillage, le poussage, les luttes ont leur place dans les jeux des enfants, surtout les petits gars, et il ne faut pas voir là de la violence ou de l'intimidation, mais bien un comportement tout à fait normal, sain même.

Le chamaillage a sa place en milieu scolaire, qu’on laisse donc les petits gars être des petits gars, au lieu de les traiter comme des « filles défectueuses ».

vendredi 9 mars 2012

Sujets du 9 mars 2012

Proverbe/citation du jour

«Je ne sais ce que c'est que des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.» -Diderot (Denis)

L'influence négative du monde artistique sur le développement

Hollywood nous propose désormais tellement de réchauffé, des remakes de films anciens qui n'arrivent la plupart du temps même pas à le cheville des originaux, ou des histoires à grands déploiements pleines d'effets spéciaux supportant un scénario qui n'a aucune logique, que je préfère me tourner vers le passé quand j'ai envie de regarder un bon film. J'ai une nette préférence pour le cinéma de science-fiction, mon côté «nerd» est dominant quand vient le temps de choisir sur ce plan.

Jeudi soir, j'ai choisi «Soylent Green» pour animer ma soirée. Il s'agit d'un film de science-fiction de 1973, mettant en vedette Charlton Heston, dans lequel un détective de l'an 2022 enquête sur le meurtre d'un haut dirigeant d'une corporation produisant de la nourriture pour une population concentrée dans des grandes villes surpeuplées.

L'action se déroule dans un New York comportant 40 millions d'habitants, beaucoup vivant carrément dans la rue. L'air est pollué, les infrastructures sont en mauvais état, la nourriture et l'eau sont en quantité insuffisante. Seuls les riches peuvent se payer des luxes comme de l'eau chaude, de l'air climatisé ou de la nourriture «réelle» (viandes, fruits et légumes), le peuple devant se contenter de nourriture synthétique en tout ou en partie (sous forme de gaufrettes portant des noms divers, comme Soylent Green, Soylent Red, etc.) L'euthanasie est encouragée chez les personnes âgées afin de dégager de l'espace et de laisser plus de nourriture aux gens plus jeunes.

Thorn, le détective joué par Heston, découvre à la fin du film la raison pour laquelle l'administrateur de Soylent a été assassiné : ce dernier éprouvait des remords face aux secrets de production de la nourriture destinée au peuple, et craignant qu'il déclenche un scandale, les autres dirigeants de la corporation ont engagé un tueur pour s'en débarrasser. La vérité est que même la vie dans les océans est morte, la nourriture consommée par les humains n'étant pas produite à partir de plancton, de soja ou de lentilles (d'où le nom donné à la nourriture : SOYa-LENTils) mais plutôt à partir de cadavres humains, d'où la finale du film, lors de laquelle Thorn crie «Soylent Green is people!!!»

Beaucoup d'autres films nous donne une version pessimiste du futur de l'humanité. Pensez à «Blade Runner» (1982) qui nous présente aussi une Terre surpeuplée et polluée de 2019, ou bien un film plus récent comme «Avatar» (2009) de James Cameron dans lequel l'humanité a détruit la Terre et cherche à prendre le contrôle d'une autre planète en dominant ses habitants.

Nous sommes présentement en 2012, à sept années du monde de Blade Runner et à une décennie de celui de Soylent Green. Est-ce que l'environnement est dans un état si lamentable? Est-ce que nous peinons à nourrir nos populations? La vision pessimiste du futur dressée dans beaucoup de films de science-fiction ne s'est pas du tout concrétisée. À ce que je sache, nous ne vivons pas de pénuries énergétiques et la quantité de nourriture dont nous disposons est plus grande et plus variée que jamais dans le passé.

Tout ça pour vous demander si vous ne croyez pas vous aussi que nous accordons trop d'importance au point de vue de la communauté artistique sur le développement économique et social et que cela a un impact négatif sur l'avancement de la société en général.

Avez-vous déjà remarqué que lorsqu'un projet comme la construction d'un barrage sur une rivière, la mise en place d'un parc éolien ou l'exploitation du pétrole ou de l'uranium se met en branle, ou bien lorsqu'on veut pousser les gens à moins consommer ou à réduire leur impact sur l'environnement, ce sont souvent des artistes qu'on voit à la tête de mouvements anti ceci ou anti cela?

Pourtant, qui parmi ces artistes a des compétences et des qualifications réelles pour juger de la situation? Un artiste est-il plus qualifié qu'une équipe d'ingénieurs pour nous dire qu'un barrage ou une centrale nucléaire représente un danger, ou bien que nous devons réduire notre niveau de consommation pour sauver Gaia? Le pire dans tout ça est que ces gens, en plus de ne pas avoir de connaissances approfondies sur les causes qu'ils défendent, vivent souvent dans des conditions de confort au-delà de ce que peuvent se payer les gens de l'auditoire qui paie pour voir leurs films. Facile pour James Cameron de nous dire de nous déplacer en vélo pour réduire l'émission de CO2, mais avec les millions qu'il a gagnés avec son film Avatar, il s'est payé des propriétés et une flotte de véhicules qui ont un impact environnemental bien pire que celui d'un Gaspésien qui a une seule voiture qu'il doit utiliser pour aller travailler chaque matin.

Par le biais des arts et spectacles, on peut influencer la société, mais si cela peut dans certains cas prendre une tendance positive, en nous sensibilisant à l'importance de préserver notre environnement par exemple, je me demande quand même si la vision pessimiste du futur véhiculée par les artisans de ce domaine ne nuit pas aussi à l'avancement de l'humanité, en créant chez les gens une peur du progrès, du développement et de l'avenir.


Une minuscule minorité

André Pratte, du quotidien La Presse, signe aujourd'hui un texte au sujet des dirigeants du mouvement étudiant et des médias qui nous répètent ad nauseam que «les» étudiants sont en colère, que «les» étudiants sont descendus dans la rue. Pourtant, en réalité, les jeunes participant aux manifestations constituent une petite minorité, sinon même une minuscule minorité.

Aussi cette minorité est contrôlée par un groupuscule d'extrême gauche dont l'objectif est de «créer un véritable contre-pouvoir face à l'État capitaliste». Ces jeunes représentent-ils vraiment les aspirations de l'ensemble du corps étudiant? Vous aurez plus de détails en suivant ce lien :

http://www.cyberpresse.ca/debats/editorialistes/andre-pratte/201203/08/01-4503761-une-minuscule-minorite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS1