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mercredi 12 novembre 2014

Sujets du 12 novembre 2014


Proverbe/citation du jour
« Le reportage et la propagande utilisent les mêmes images. »-Yvan Audouard


Un politicien en exercice n'est pas à sa place dans une école primaire ou secondaire
Un policitien en exercice n'a pas sa place dans une école primaire ou secondaire, pas plus d'ailleurs que dans un CPE. Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a prouvé une fois de plus cette semaine à quel point il est prêt à se rendre pour vendre sa salade, et ce non pas en visant un public en âge de voter, mais des enfants du primaire :

http://www.lavantage.qc.ca/Actualites/2014-11-10/article-3935661/Pascal-Berube-%26laquo%3B-assermente-le-parlement-ecolier-%26raquo%3B-de-l%26rsquo%3Becole-des-Alizes-de-Mont-Joli/1


Cet article, signé par Roger Boudeau, paraît dans le journal L'Avantage. Je me permets même d'en reproduire le texte ici bas :

Pascal Bérubé «assermente le parlement écolier» de l’école des Alizés de Mont-Joli






Roger Boudreau Publié le 10 novembre 2014


Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a servi, lundi, une bonne leçon de politique aux quelque 235 élèves de l’école des Alizées de Mont-Joli tout en « assermentant le parlement écolier » dont le Premier ministre est Jordan Lévesque.

Le député qui arrivait directement de l’école secondaire du Mistral, avait l’air d’un poisson dans l’eau tellement il se sentait à l’aise devant les jeunes qui l’ont chaleureusement accueilli.
Habillé comme toujours, Bérubé a parlé de l’école de la démocratie et s’est dit heureux « que votre école travaille sur des projets aussi intéressants. Notre plus grande richesse, c’est vous », leur a-t-il lancé en les regardant bien dans les yeux.
Les jeunes ont semblé très impressionnés lorsqu’il leur a dit qu’il était le député de 45 municipalités et de 48 000 personnes et qu’il était tombé dans la vraie politique à 17 ans.
Puis a suivi une période de questions au cours de laquelle on lui a demandé s’il était difficile d’être député, comment se déroulent les choses pour un député, sa scolarité, dans quoi travaille-t-il exactement. Et cette question qui en a fait sourire plus d’un : « As-tu déjà passé tout droit le matin ? » Le député venait de leur dire qu’il se levait tous les matins à… 5 h!
À un moment donné plus d’une quinzaine de mains étaient levées en même temps pour avoir le droit et le plaisir de poser une question.
Pascal Bérubé avait invité auparavant le parlement écolier à répéter après lui : « Je déclare solennellement que j’exercerai mes fonctions de membre du parlement de mon école avec honnêteté et justice dans le respect des valeurs de mon école ».
Des élèves plutôt sages ont passé un bon moment avec celui qui, somme toute, ne vit que pour la politique.
Et, ô surprise, pas de politique partisane devant ces jeunes écoliers. Ils auront bien le temps d’en faire au cours de leur vie.


Plus complaisant que ça comme article et tu meurs…

Suite à un échange médiatique musclé entre Pascal Bérubé, l'auteur de cet article, Roger Boudreau, de même qu'un autre journaliste de L'Avantage, Réal-Jean Couture, il y a de cela deux ans, je persiste à croire que le député a fait pression auprès de Transcontinental pour que la compagnie muselle les deux journalistes qui ne flattaient pas l'élu dans le bon sens du poil en les menaçant de poursuites judiciaires, exactement comme cela a été le cas dans ma situation, en novembre 2011.

On interdit d'adresser de la publicité aux enfants au Québec. Pendant ce temps, on tolère qu'un député se pavane dans nos écoles pour conditionner les enfants à voter pour lui dans quelques années.

Si jamais un journaliste ose questionner Bérubé à ce sujet, on peut à l'avance prévoir qu'il lui dira qu'il agit ainsi de manière neutre, objective, et qu'à titre de député, il est l'élu représentant toute la population, mais entre vous, moi et la boîte à bois, il ne fait rien d'autre que se servir de jeunes enfants pour des fins politiques. Lorsque ces enfants se retrouveront devant une urne, dans 10 ou 12 ans, se pourrait-il qu'ils aient en mémoire que Pascal Bérubé est le député "cool" qui est venu les voir à l'école quand ils étaient plus petits?

Qui a pris la décision de laisser Pascal Bérubé prendre part à cette activité scolaire? La direction de l'école? Et que pensent les autorités de la commission scolaire et les commissaires à ce sujet?

**********

Suite à la parution de mon billet, ce matin, un de mes lecteurs, un militant du Parti québécois, m'a fait parvenir cette photo de Jean D'Amour, un député libéral, tirée d'un article de l'Info Dimanche datant de novembre 2012 :

Source : Info Dimanche
Dans un cas comme dans l'autre, je pousse égal : lorsque je dis que Bérubé n'a pas sa place dans une école, cela vaut aussi pour n'importe lequel autre élu.

samedi 17 août 2013

Sujets du 18 août 2013

Proverbe/citation du jour
«Qui se venge en secret, en secret en fait gloire.» -Pierre Corneille


Savoir accepter la critique à titre de personnalité publique
C'est en lisant un texte de Roger Boudreau, du journal L'Avantage, que me vient l'idée de m'arrêter à la question de la critique des personnalités publiques.  Le texte,  "Je l’aime mon « Kid Kodak », il est influent!" semble indiquer que le principal intéressé, le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, n'apprécie guère les remarques négatives à son endroit.

Se pourrait-il qu'au lieu de faire face lui même à la musique, le politicien préfère se servir indirectement du journal pour faire passer un message?

Je note que dans son texte, monsieur Boudreau, un journaliste que j'aime bien lire, écrit :

Il est vrai que l’Avantage accepte les pseudonymes comme « signatures », ouvrant la porte aux flagorneurs comme aux « tireurs d’élite ».

Soit dit en passant, traiter de voleur un individu sous le couvert de l’anonymat  peut attirer à son auteur  une poursuite au civil.


Est-ce que quelqu'un ici tente de lancer un message voilé pour faire taire certaines personnes?  Chose sûre, en ce qui me concerne, je ne me sens pas visé, parce que personne ne peut dire que je me cache pour écrire dans L'Avantage, ni sur d'autres sites comme celui de Radio-Canada, et à ce que je sache, mes commentaires aussi acerbes soient-ils, ne sont pas injurieux...

Enfin...

Quand on accepte de vivre sous les projecteurs, à titre de personnalité publique, que ce soit comme homme d'affaire influent, comme joueur de hockey professionnel, comme animateur radio, comme blogueur ou bien comme politicien par exemple, il faut savoir accepter à la fois le bon et le mauvais qui vient avec le tout. Il faut s'attendre à ce que nos actions, nos prises de positions, créent de l'enchantement chez certains, de l'indifférence chez d'autres, mais aussi des critiques négatives, voire même du mépris, auprès de personnes qui ne partagent pas notre avis.

Comment réagir face à tout cela?

Lorsqu'elles font l'objet de critique qui ne font pas leur affaire, nombre de personnalités publiques laissent le tout couler, comme sur le dos d'un canard. Comme le dit un vieux proverbe arabe, "les chiens aboient, la caravane passe." Rappelez-vous toutes les attaques dégradantes lancées à l'endroit de Jean Charest par exemple, l'avez-vous entendu souvent se plaindre de la situation?

D'autres, tellement sensibles relativement à leur propre image, sont vite irritées par des commentaires qui ne les flattent pas dans le bon sens du poil, et réagissent en conséquent, faisant parfois colporter leur mécontentement par d'autres via les médias, allant même parfois jusqu'à agir par en arrière pour faire disparaître un article défavorable d'un journal ou même faire perdre son poste à un représentant des médias qui ne joue même pas dans la libelle, parce qu'ils ne peuvent tolérer la critique.

Si une personnalité publique est incapable de tolérer de saines critiques à son endroit, elle n'a pas sa place là où elle est. N'hésitez pas à le faire savoir à la personne concernée si vous jugez adéquat de le faire!

Finalement, je crois aussi bon de vous rappeler que cette "liberté d'expression" qu'on dit présente au Québec est bien moins grande que vous ne pouvez le croire. En fait, on a le droit de dire ce qu'on pense, même si on pense le contraire des autres, mais on peut uniquement le faire jusqu'à ce que ça commence à déranger des personnes influentes, et à partir de là "Watch out!!!"

Pour plus de détails :
www.lavantage.qc.ca/l-envers-de-la-medaille/14-08-2013-je-l-aime-mon-kid-kodak-il-est-influent



Documentaire du jour : «CIA Secret Experiments»
Le documentaire «CIA Secret Experiments», réalisé par National Geographic, porte sur diverses expériences de l'agence, de simulations de guerre bactériologique réalisées dans le réseau de métro de New York au début des années 1950 à l'expérimentation de drogues et d'hypnose pour créer un tueur parfait qui ne pourrait ensuite se souvenir du meurtre commis, la principale victime visée étant Fidel Castro.

https://www.youtube.com/watch?v=Fjc29dqejvE
Le gouvernement américain a mené diverses expériences, en collaboration avec le Canada et le Royaume-Uni, afin de mieux comprendre le contrôle de l'esprit humain. Certaines de ces expériences ont d'ailleurs eu lieu au Nord de la frontière, dans un hôpital psychiatrique canadien. Des Noirs traités pour l'abus d’héroïne, de même des gangsters visitant des prostituées, ont été utilisés comme cobayes sans même le savoir.

Il y est aussi question du meurtre de Robert Kennedy, en 1968. Est-ce que le tueur était un « Manchurian Candidate » comme le croient certains adeptes des théories du complot?

Le documentaire porte aussi sur Frank Olson, un scientifique qui oeuvrait pour l'agence et qui est mort en sautant par la fenêtre d'une chambre d'hôtel en 1953. Officiellement, l'incident a été décrit comme étant un suicide, mais de forts doutes subsistent. Il aurait pu être éliminé car il éprouvait peut-être des problèmes de conscience quant à son implication dans ces études. On croit qu'il aurait été drogué au LSD quelques jours avant son décès, et une seconde autopsie sur son corps, exhumé durant les années 1990, a permis de découvrir des faussetés dans le rapport original portant sur l'accident.

La mort d'Olson a par ailleurs servi d'inspiration pour une scène du film « The Good Sheperd » (2006), où un transfuge du KGB, drogué lors d'un interrogatoire, se tue en se jetant par une fenêtre.

Pour plus de détails :



Photo du jour
« Shore », une photo prise en avril 2013 à Sainte-Anne-des-Monts.