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mercredi 5 juin 2013

Sujets du 5 juin 2013


Proverbe/citation du jour
«Toute histoire est contemporaine.» -Benedetto Croce

L'épave du Viper
Le Viper, dont je vous ai déjà fait mention à quelques reprises dans le passé, est une frégate anglaise qui s'est échouée près du monolithe de Tourelle le 15 novembre 1779. Voici une entrevue accordée par Alain Therrien, le plongeur de l'endroit qui a découvert les restes de l'épave, donnant davantage de détails sur le sujet

Alain Therrien

Suite au développement du sentier de la fée, dans lequel une affiche donne des détails au sujet de ce naufrage, espérons que la ville de Sainte-Anne-des-Monts donnera suite au projet de récupération de canons et autres artefacts de cette épave. Ainsi, il sera possible de mieux faire connaître aux adeptes de la plongée sous-marine le potentiel de la région dans le domaine.
 

Pour plus de détails :
http://www.tagtele.com/videos/voir/93211


Des photos du sentier de la fée
Voici quelques photos du nouveau sentier de la fée, récemment inauguré à Tourelle. Je m'y suis rendu lundi soir pour le prendre en images. Malheureusement, les conditions n'étaient pas optimales, mais vous en avez un bon aperçu ici bas.

Je me questionne à savoir pourquoi l'administration municipale a décidé de concrétiser ce projet MAINTENANT. Se pourrait-il que la mairesse actuelle, Micheline Pelletier, cherche par ce moyen à courtiser l'électorat de Tourelle, pour les élections à venir? Ce secteur ne lui avait pas été favorable lors des dernières élections, où elle avait à affronter Adjutor Vallée. Serait-ce donc une opération séduction tourelloise de la part des élus municipaux actuels?

Soit dit en passant, Adjutor Vallée est propriétaire du terrain où se trouve le trou de la fée. Je tiens à lui adresser mes félicitations pour rendre ainsi accessible son terrain aux citadins et aux gens de passage. Ce sont des actions comme la sienne qui, à mon avis, aident au développement touristique de la ville, bien plus en tout cas, à mon avis toujours, que d'autres projets subventionnés qui eux ne mènent à rien ou qui ont très peu d'impacts durables, comme Ex Voto par exemple.

Un panneau indiquant les attraits à l'entrée du sentier.

Le trou de la fée

Une vue du trou, d'où on peut voir le fleuve et les couchers de Soleil.

Une vue du Trou de la fée et du rocher à tête de canard

Une autre vue du Trou de la fée

Le Rocher à tête de canard, qui a eu l'idée de génie de dessiner un oeil? Pas fort!

Le belvédère

Des indications sur la Tourelle au belvédère

Une affiche à propos de l'épave du Viper

La Tourelle vue du haut du cap.
Les touristes peuvent manger au belvédère.

Une vue du fleuve à partir du belvédère

Un autre rocher près du belvédère, à quoi vous fait-il penser?

jeudi 24 janvier 2013

Sujet du 24 janvier 2013

Proverbe/citation du jour
«Investir dans la formation c'est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats.» -Philippe Bloch


Un nouveau programme en soins infirmiers à Sainte-Anne-des-Monts est-il vraiment souhaitable?
On a annoncé mercredi à Sainte-Anne-des-Monts qu'un programme de formation collégiale en soins infirmiers sera offert dès l'automne 2013.Plusieurs partenaires de la région étaient présents pour l'annonce, notamment l'Agence de la santé, le Centre de formation professionnelle Champagnat et la Commission scolaire des Chic-Chocs. Ces organismes se sont associés pour que la formation puisse être offerte. C'est au Centre Champagnat que les laboratoires et les équipements seront installés.

Alors que le directeur général du CSSS de la Haute-Gaspésie, Bertin Riverin, a mentionné que les besoins sont là pour une vingtaines d'infirmières, et qu'en formant des gens de la région, on coure plus de chance que ces gens demeurent ici pour travailler, la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier, a pour sa part souligné que la formation permettra un retour aux études pour les jeunes et moins jeunes qui pourront compléter leur formation sur place et ensuite occuper un emploi dans le milieu.

Une fois encore, la mairesse annemontoise avance l'idée que l'on offre d'autres formations collégiales en Haute-Gaspésie, que ce soit le DEC en sciences humaines ou bien même celui en sciences pures, car la région connaît une pénurie de personnel dans tous les domaines.

Je me questionne sérieusement à savoir pourquoi les décideurs de la région font une si grande fixation sur la formation collégiale. Compte tenu du fort taux de décrochage et des manques criants au niveau de la formation professionnelle, je crois qu'avant de pousser pour une offre plus diversifiée de programmes de niveau collégial, les autorités impliquées dans le dossier devraient se consacrer à la mise en place de programmes de niveau DEP et de s'assurer que les gens qui décrochent persistent dans leurs études.

Des programmes en plomberie, en soudure, en construction, en conduite d'engins de chantiers seraient plus profitables qu'un DEC en sciences humaines pour aider la région à se sortir du marasme économique actuel.

Je répète ici ce que j'ai à plusieurs reprises écrit dans ce blog dans le passé : la pire gaffe qui a été commise dans la région au cours des 50 dernières années a été le démantèlement quasi total de la formation professionnelle qui était offerte à l'école polyvalente Gabriel-Le-Courtois. Vous souvenez-vous que durant les années 1980 on donnait encore à Sainte-Anne-des-Mont des formations pour les préposés aux bénéficiaires, en cuisine, en mécanique, en soudure, en électricité de construction et même en couture?

Les autorités scolaires de l'époque, au lieu d'encourager des jeunes talentueux à se diriger au DEP, les ont encouragé à poursuivre des études supérieures. On peut même se demander si on n'a pas précipité la chute du professionnel en en faisant une voie de garage pour se débarrasser de cas difficiles!

Au lieu de consolider quelques programmes en s'assurant que la Haute-Gaspésie soit la seule à les offrir sur le territoire en partageant une offre de programmes réduite, mais tout de même variée, sur la grandeur du territoire, les autorité de la CS de la Tourelle ont décidé de tout démanteler en vendant les équipements à des particuliers ou à d'autres écoles du territoire gaspésien.

Avant de pousser pour offrir plus de formations collégiales, les décideurs devraient se demander s'ils ne devraient pas à la place axer sur des programmes plus accessibles pour une multitude de jeunes et moins jeunes, des programmes qui correspondraient davantage à leurs aspirations et qui permettaient à une clientèle souvent oubliée d'étudiants de sexe masculin de s'accomplir et de contribuer à l'essor de la région.

Pour plus de détails :

mardi 23 octobre 2012

Sujets du 23 octobre 2012

Proverbe/citation du jour
"L'homme ne progresse pas de l'erreur vers la vérité, mais de vérités en vérités, d'une vérité moindre à une vérité plus grande." -Swami Vivekanananda (1862–1903)


Formation collégiale en Haute-Gaspésie? La priorité devrait plutôt être donnée aux DEP
On annonce aujourd'hui que le cégep de Matane offrira bientôt deux nouvelles formations de niveau collégial à Sainte-Anne-des-Monts, soit la formation générale en sciences humaines, et une formation technique, en soins infirmiers.

Radio-Canada rapporte les commentaires de la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Micheline Pelletier. Celle-ci estime que les familles de la région paient en moyenne 15 000 $ par année pour les études de leur enfant, en soulignant également que la grande majorité des jeunes ne reviennent pas dans la région : « La première pauvreté d'un territoire, c'est de ne pas pouvoir garder sa population qui, une fois scolarisée, revient, développe le milieu et participe à l'effort collectif à l'essor d'une région. Nous, ça dure depuis des décennies.»

La mairesse mentionne aussi qu'il y a des gens qui ne peuvent pas s'inscrire, parce qu'ils n'en ont pas les moyens. La dame se promet de visiter les classes de finissants de sa ville, afin d'inciter les jeunes à s'inscrire chez eux, ce qui est un défi qu'on doit relever, selon elle.

  • Des problèmes pour garder les jeunes dans la région?
  • Des problèmes pour les inciter à revenir un fois formés?
  • Des problèmes de financement au niveau des études?

Pour des questions pratico-pratiques, je crois qu'en bonifiant l'offre de formation au niveau collégial, les décideurs n'utilisent pas les ressources financières éducatives limitées auxquelles la région a accès de manière optimale.

Les données statistiques citées ici datent de 2006, mais elles donnent tout de même une idée de la situation actuelle en 2012 et de la voie qu'il faudrait prendre, idéalement, à mon avis.

Répartition de la population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité, le sexe et le groupe d'âge, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 2006
Âge
Sexe
Sans diplôme
DES
DEP
DEC
Université
Population totale
15-24
Hommes
46,8%
26,1%
11,2%
12,9%
2,9%
5170

Femmes
42,6%
28,3%
6,8%
18,5%
4,2%
5095
25-34
Hommes
27,3%
14,9%
25,1%
21,7%
10,9%
4260

Femmes
15,7%
14,0%
18,9%
26,9%
24,4%
4455
Source :

Pour maximiser les retombées potentielles pour la région, il faut axer les efforts sur le pourcentage de jeunes sans diplôme, de même que ceux avec un DES qui ne comptent pas poursuivre aux niveaux supérieurs, en ayant comme optique de disposer d'un bassin aussi élevé que possible de main d'oeuvre formée dans le secteur professionnel.

Compte tenu des difficultés que représente l'implantation de formations collégiales dans la région, les DEP, plus accessibles et plus susceptibles d'intéresser la population, doivent passer en priorité, c'est mon avis.

Également, c'est bien beau obtenir des programmes scolaires supplémentaires, mais si on veut que les jeunes restent dans la région, il faut leur offrir des possibilités d'emplois et un milieu de vie propres à les inciter à y demeurer. Combien de gens formés ne demeurent pas ici parce qu'ils ne peuvent pas trouver un emploi dans leur domaine ou bien parce qu'ils ne se sentent pas à l'aise dans le milieu?

J'ai depuis longtemps cessé de compter le nombre de personnes d'ici formées et qualifiées avec qui j'ai jasé et qui m'ont dit ne pas être demeurés dans le secteur pour une ou plusieurs des raisons suivantes : manque d'emplois dans leur domaine, milieu de vie "platte", non valorisation par les "locaux" de tout ce qui touche les études supérieures, népotisme (autrement dit, que les gens donnent des emplois à des amis et à la famille d'abord au lieu de prioriser les gens qualifiés) et certains cas aussi où, à compétences égales, on a préféré des gens de l'extérieur à des "locaux" qualifiés pour le poste.

Pour ce qui est du financement scolaire, sachant qu'il est difficile de mettre en place des programmes d'études supérieures sur le territoire, pourquoi ne pas simplement faire pression sur les instances gouvernementales supérieures pour que les jeunes d'ici, qui déboursent plus pour leurs études parce qu'ils doivent voyager, aient accès à un régime de prêts et bourses qui leur facilitera la vie?

D'accord pour qu'on offre plus de formations, mais à quoi bon le faire si les gens ne peuvent ensuite trouver un emploi lié à leurs études? Quels sont les efforts des élus régionaux pour que la région soit plus attrayante pour les investisseurs intéressés à implanter des entreprises génératrices de richesse?

Est-ce que les décideurs régionaux mettent vraiment les efforts aux meilleurs endroits? À vous d'en juger maintenant!

Pour plus de détails :



Enchères de la Haute-Gaspésie
Je tiens aujourd'hui à souligner une initiative de Marcel Deschamps, qui vient de lancer une page Facebook, «Enchères de la Haute-Gaspésie», page à laquelle je vous invite à vous joindre. Il est possible d'y mettre aux enchères divers articles dont vous souhaitez vous départir tout en mettant quelques dollars dans vos poches :


Marcel Deschamps est de ce genre de gars qui n'aime pas « se pogner le beigne ». Il a choisi de venir s'établir ici en région avec sa famille et au lieu de passivement attendre que tout tombe du ciel, il a créé son propre emploi. Durant la période estivale, vous pouvez le voir sillonner l'Est du Québec, offrant dans son kiosque des produits artisanaux lors de festivals et autres événements, en compagnie de sa femme Sylvie.

Bravo à vous pour votre esprit d'initiative, Marcel et Sylvie!