Proverbe/citation
du jour
"C'est
une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble."
-Montaigne
Un port d'arme pour
femmes en danger?
Lundi
matin, à Rimouski, Paul Joyce, l'homme de 49 ans accusé d'avoir
assassiné son ex-conjointe, Martine Giguère, 42 ans, le 4 août
dernier, a comparu au palais de justice de l'endroit. Dû à un
changement d'avocat, sa comparution a été reportée au 27 septembre
prochain.
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| Source : http://fr.123rf.com |
Avant le tragique incident, Martine Giguère est
entrée à plusieurs reprises en communication avec la police pour
faire part de ses craintes à l'endroit de son ex-conjoint, ce qui a
poussé des groupes de défense des femmes victimes de violence à
dénoncer le manque de ressources pour venir en aide aux femmes en
danger.
Alors que des responsables de foyers pour femmes
victimes de violence souhaitent un resserrement du contrôle des
armes à feu au Québec, plus de budget pour leurs centres, une
législation plus sévère envers les hommes violents et une
intervention plus rapide de la police, une autre solution n'est pas
évoquée : qu'en est-il de la possibilité de fournir aux
femmes en danger la possibilité de se défendre elles-mêmes avec
une arme à feu?
Le 4 janvier dernier, dans un billet, nous avons
rapporté l'histoire de Sarah McKinley, une jeune veuve mère d'un
enfant de trois mois habitant l'Oklahoma, qui s'est défendue d'un
assaut de deux hommes, dont un armé d'un couteau (comme c'était le
cas avec Paul Joyce) en abattant l'un des intrus d'une décharge d'un
fusil de calibre .12. Ce sont les services d'urgence avec lesquels
elle était en contact via le 911 qui lui de faire le nécessaire
pour de défendre, car la police n'arriverait pas assez vite sur les
lieux. Retenez qu'aucun poursuite n'a été intentée contre la dame
car elle a agit en état de légitime défense.
Que ce serait-il passé si Sarah McKinley avait
habité au Québec au lieu de l'Oklahoma? Si Martine Giguère avait
disposé d'une arme, croyez-vous que Paul Joyce l'aurait tuée si
aisément?
Ce triste incident devrait amener les responsables
des groupes de défense des femmes à reconsidérer leurs positions
et à envisager d'offrir la possibilité aux femmes d'avoir à leur
disposition des moyens de défense plus efficaces, si celles-ci se
sentent suffisamment à l'aise pour les employer non?
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