mardi 2 mai 2017

Le 2 mai 2017

Proverbe/citation du jour
« The real minimum wage is zero. »-Thomas Sowell


Les effets négatifs cachés d’une hausse du salaire minimum
Hier, au Québec, le salaire minimum est passé de $10.75 à $11.25 l’heure. Puisque c’était le 1er mai, la Fête des travailleurs, divers organismes en ont profité pour manifester, notamment à Gaspé, en soulignant au passage que ce fameux salaire minimum n’est pas assez élevé à leur goût, et qu’il devrait être monté à $15.00.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Thibault (Source)

$15.00 l’heure? Pourquoi pas $20.00, ou $30.00, un coup parti?

Les Gogauches d’ici et d’ailleurs peuvent bien crier haut et fort à l’injustice quant au salaire minimum, mais ceux qui crient le plus fort sont des syndiqués qui touchent un salaire au-delà de ce plancher qu’ils souhaitent voir fixé. Qui plus est, ils ont le temps d’aller dans la rue pour chigner, eux, contrairement à plusieurs d’entre nous.

Si le salaire minimum a du bon, il a aussi du mauvais, mais ce mauvais, on n’en entend à peu près jamais parler.

Je reprends essentiellement ici bas les points négatifs associés à une hausse du salaire minimum que j’ai présentés dans un billet de ce blog datant du 15 décembre 2011 :


  • Les politiciens et les défenseurs des « pauvres » nous chantent que le salaire minimum aide les personnes à faible revenu à obtenir un niveau de vie décent. Or, ne serait-il pas possible que ce même salaire minimum « tue » des emplois nécessitant peu de qualifications, des emplois qui sont souvent la seule possibilité de travail pour ces mêmes personnes à faible revenu?
  • Une augmentation du salaire minimum signifie pour beaucoup de petites entreprises des coupures de postes. Un propriétaire de dépanneur peut ainsi décider de faire des heures supplémentaires au lieu d'engager un nouvel employé, la station-service au coin de la rue peut éliminer le poste de l'employé qui s'occupe de faire votre plein et laver votre pare-brise, l'épicier de votre village peut couper un poste d'emballeur pour vous laisser vous-même remplir vos sacs, etc.
  • Une hausse du salaire minimum peut aussi signifier la fermeture d'une petite entreprise qui ne peut plus faire face à ses frais d'opérations. Dans d'autres cas, cette même entreprise peut déménager ailleurs, là où les salaires sont moins élevés.
  • Le salaire minimum peut même « tuer » les possibilités d'expansion d'une PME parce que les sommes qui auraient pu servir à donner de la formation aux employés en place ou à investir dans de l'équipement neuf devront être consacrées aux hausses de salaire.
  • Une proportion non négligeable d'employés au salaire minimum sont des étudiants qui proviennent d'une famille qui dispose déjà d'autres sources de revenus. Il s'agit donc de revenus d'appoints qui vont davantage servir à financer les sorties de fins de semaine par exemple, et non des besoins essentiels.

Comme vous pouvez le constater, une hausse du salaire minimum provoque des dommages au niveau économique, et ces dommages sont pour la plupart invisibles mais cela, jamais les politiciens et les défenseurs des droits des « pauvres » ne vous le diront.

Je vais même aller plus loin en vous disant que dans un temps rapproché qui va venir bien plus vite que vous ne pouvez l’imaginer, l’intelligence artificielle va engendrer la disparition d’une multitude d’emplois non qualifiés, et même d’autres dans des professions comme la médecine et le droit. J’ai aussi abordé ce point il y a quelques temps, en me basant sur un vidéo de « Curious Droid » tiré de Youtube :


La CSN et les autres syndicats tentent de recruter davantage de membres chez les employés à bas salaire sur le territoire de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, tout comme ailleurs. Or, quand des guichets libre service vont apparaître dans les restaurants rapides, dans les épiceries et dans d’autres commerces, et que même des emplois qualifiés dans les hôpitaux et d’autres secteurs vont être éliminés parce que des robots vont prendre le relais, que vont faire nos syndicaleux?

Je vous invite en passant à lire également un texte de David Descôteaux sur le sujet.

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