mardi 15 mars 2016

Le 15 mars 2016

Proverbe/citation du jour
“Je ne veux pas uniquement quelque chose où investir. Je veux quelque chose à laquelle je puisse croire.”-Anita Roddick


« Stages of Love »
J'ose espérer que ce qui suit vous fera sourire autant que moi.





« Pascal » et PKP « investissent » dans la Matanie
L'Avantage nous apprend que PKP investit dans le « FIDEL », un fonds de développement créé par des gens d'affaires de la Matanie. Un paragraphe de la nouvelle retient mon attention :

"Le député Bérubé a également versé une contribution de 5 000 $ au FIDEL Matanie. Il en a fait l'annonce, le 12 janvier dernier lors d'une allocution devant la Chambre de commerce de la région de Matane, devenant alors le 56e investisseur à se joindre au mouvement. La contribution du député provient de l'initiative de Soutien à l’action bénévole, communément appelé le budget discrétionnaire du député provincial."

Hein???

Tellement facile "d'investir" quand on le fait avec l'argent des autres…

Je crois bon de rappeler que ce même député a déjà déclaré investir 20% de son argent personnel dans de bonnes causes dans la région, c'était lors de la campagne électorale de 2008, alors qu'il était député de Matane et que la Haute-Gaspésie en faisait partie.

Pascal Bérubé peut-il prouver qu'il lui arrive d'investir son propre argent? Donnez-nous des preuves, monsieur le député!



Questionnement légitime – un texte par Nestor Turcotte
Ce qui suit est un texte de Nestor Turcotte portant aussi sur le sujet précédent, avec plus de détails sur les budgets des députés. Une lecture en vaut la peine.

Questionnements légitimes -

Il y a quelques jours, il s’est passé quelque chose d’unique, semble-t-il, dans la région de Matane. Sur l’invitation de Monsieur François Rioux, conscient de la morosité économique de la région, une bonne soixantaine d’entrepreneurs de la Matanie se sont regroupés autour de lui, - chacun déposant un chèque de 5,000.00$ - afin de constituer un «Fond d’innovation et de développement économique local» - le «FIDEL».

«L'objectif est d'amener le fonds à 1 million $ sur cinq ans, On veut positionner Matane comme un endroit pour venir investir» affirme Monsieur Rioux. Pour atteindre son objectif, l’homme d’affaires bien connu, incite les deux paliers de gouvernement à investir chacun 300,000.00$ afin d’atteindre l’objectif visé. On sait que Matane a perdu 5 grosses entreprises dernièrement et que la vie économique est au plus bas. Des dizaines de personnes ont perdu leur emploi. Les autorités politiques ne semblent pas très inquiétées de la situation.

Ce matin, 9 mars 2015, vers les dix heures moins dix, lors de la période consacrée aux déclarations des députés, le député provincial de Matane-Matane Matapédia s’est levé à l’Assemblée nationale pour féliciter et appuyer les prometteurs de cette initiative locale.

A la fin de sa déclaration, le député a promis d’investir aussi 5,000.00$ dans ce projet innovateur, l’argent étant pris à partir «de son budget de bureau de circonscription».

Or, à ma connaissance, il y existe deux sources qui viennent épauler chaque député, pour le fonctionnement de sa vie parlementaire en région : 1) un montant de plus de 300,000.00$ pour payer les employés de son bureau, plus la papeterie, le téléphone, et autres accessoires, 2) Un autre montant d’argent (appelé budget discrétionnaire et dont le montant est actuellement supérieur à 80,000.00$) permet à chaque député d’appuyer, selon sa discrétion, des projets émanant du milieu.

Pour la location et le fonctionnement de son local de circonscription, chaque député a droit à un montant d’argent payé par les contribuables. Celui de la circonscription de MATANE, pour l’année en cours, se situe entre 47,700.00$ et 58, 200,00. Selon mes recherches, l’Assemblée nationale paie cette année, 49,700.00$ pour la location de l’espace du bureau du député actuel.

Sur le site des indemnités de l’Assemblée, en plus du loyer, le député peut notamment obtenir le remboursement des frais suivants • achat de papeterie et de fournitures de bureau • achat ou abonnement aux journaux et à des bases de données spécialisées

poste et messagerie

achat ou location de photocopieur, de télécopieur, d'ameublement, d'équipement de bureau, d'accessoires décoratifs et d'œuvres d'art

achat d'un récepteur GPS, de téléavertisseur et de répondeur téléphonique

achat et utilisation de téléphone cellulaire

achat, installation, fonctionnement et entretien d'un système d'alarme

primes d'assurance feu, vol, vandalisme et responsabilité civile

électricité et chauffage

frais usuels bancaires

taxes locatives

déménagement, emménagement et aménagement

stationnement et déneigement

accueil ou léger goûter pour recevoir ses électeurs

location d'une salle dans la circonscription

publicité nécessaire au bon fonctionnement du local

publication d'un texte d'information ou d'opinion ou impression et distribution d'un envoi sans adresse.


De plus, le député dispose d'une masse salariale de base pour la rémunération de son personnel.

Pour la période comprise entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016, la masse salariale de base pour tous les députés est de : 167 807 $. Pour l’année en cours, la circonscription de Matane- Matapédia est de 217 074 $.

Si le député affirme qu’il prend l’argent qu’il met dans Fond d’innovation et de développement économique local, il doit nous dire où il va couper dans son budget de fonctionnement des activités du bureau du député, - et, ne l’oublions pas, le tout payé par les citoyens et mis aux services de tous les citoyens. Peut-il, de son plein gré, couper dans son budget de circonscription pour investir dans un mouvement local, à vocation purement économique? Je cherche la réponse.

L’argent peut venir aussi d’une autre source : le budget discrétionnaire du député. Ce montant (au chiffre approximatif de 80,000.000 $) sert à appuyer des organismes ou certains citoyens de la circonscription qui oeuvrent dans des organisations communautaires. Le député prend-il le 5,000.00 $ engagé dans ce budget? Si oui, il doit le dire à ses commettants.

Peu importe les deux sources possibles, il semble que le député n’investit rien dans le FIDEL de Matane . Il ne fait que prendre les impôts des citoyens (ici, 5,000.00 $) pour soit disant appuyer une initiative local. Si tel est le cas, il faut conclure que ce sont les citoyens du Québec, à partir de leurs taxes et leurs impôts, qui viennent s’ajouter au 300,000.00$ déjà amassés.

J’envoie cette réflexion à une bonne majorité des députés de l’Assemblée nationale et je place mes interrogations sur ma page Facebook, espérant recevoir une réponse à mes questionnements légitimes.

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