Proverbe/citation
du jour
«Celui
qui s'est marié une fois mérite une couronne de patience, et celui
qui s'est marié deux fois une camisole de force.» -Proverbe Italien
Le Parti
conservateur du Québec et le BES
Un
message produit par un des petits partis politiques présentement en
campagne au Québec dérange. Il s'agit de celui-ci :
Il
est clair qu'en produisant cette publicité, le PCQ lance un
message-choc dans le but d'attirer l'attention et de gagner des
votes. On peut critiquer l'image stéréotypée du BES qui serait
capable de travailler mais qui préfère se faire vivre par les
autres en buvant de la bière et en fumant comme celui sur le poster,
mais n'y a-t-il pas néanmoins une part de vérité?
N'est-il
pas vrai que l'assistance sociale devrait être une aide temporaire
et non un mode de vie permanent?
Est-ce
normal que des gens aptes au travail, sans la moindre contrainte
valable, passent leur vie à profiter du système alors que d'autres
gens, eux, se lèvent chaque matin pour travailler et les supporter?
Ma
position sur le sujet m'a attiré les foudres du député provincial
Pascal Bérubé, qui a dénoncé des «préjugés grossiers entendus
à la radio locale» en avril 2011 lors d'un appel à l'aide lancé
pour un organisme local, de divers intervenants de groupes sociaux et
de citoyens, mais peu importe, je persiste et je signe.
En
résumé, lorsqu'une personne souffre d'une maladie ou d'un
handicap qui l'empêche de travailler, lorsqu'une personne apte au
travail doit demeurer durant une période temps donnée à la maison
pour supporter d'autres personnes (jeunes enfants ou proches malades)
ou lorsqu'une maladie ou une mauvaise passe force une personne à
cesser de travailler pour un temps limité, je crois
que nous devons intervenir et aider ces gens.
Par
contre, si une personne a ses dix doigts, ses dix orteils et un
minimum de « jarnigoine », elle n'a pas à passer sa vie
à dépendre des autres. En ce sens, la proposition du Parti
conservateur du Québec de limiter à cinq années le maximum où
l'on peut toucher de l'aider sociale et à faire en sorte que ces
gens aillent suivre une formation ou travaillent au sein d'un
organisme communautaire est à mon avis souhaitable.
Tenez,
pouvez-vous expliquer pourquoi les entreprises agricoles de la région
manquent de cueilleurs lors de la période des récoltes et, comme
diverses entreprises offrant le salaire minimum, comme c'est le cas
sur la Côte-Nord dans la restauration rapide, sont obligées de
faire venir des immigrants pour occuper des emplois, alors qu'au même
moment des gens d'ici aptes à occuper ces postes demeurent à la
maison?
Une
région comme la Gaspésie compte beaucoup d'organismes d'aide aux
démunis. Je ne doute pas du bien fondé de nombre d'entre eux et de
la sincérité des gens qui s'y impliquent, j'ai même consacré
personnellement du temps et de l'argent dans ces causes, en plus de
temps d'antenne pour sensibiliser positivement l'auditoire sur le
sujet, mais se pourrait-il aussi que des politiciens et quelques
personnes mal intentionnées utilisent des fonds publics pour veiller
à leur propre intérêt personnel et souhaitent que la situation
demeure stable ou empire parce qu'ils en tirent profit?
Aucun
des grands partis n'a le courage politique de mettre de l'avant une
mesure du genre. Pourquoi? Parce que dans politiquement parlant,
c'est un geste risqué, voire même suicidaire . Il y a de ces
politiciens qui aiment bien utiliser les fonds publics pour
« acheter » des votes auprès de cette clientèle, de
même que des gens qui, sous le prétexte d'aider les démunis,
utilisent des fonds publics pour se créer un emploi et « aider »
cette clientèle.
Tôt
ou tard viendra le moment où, par la force des choses, nous n'aurons
pas le choix d'appliquer des mesures comme celle qu'avance le PCQ.
Quand exactement? Il est difficile de l'estimer, mais chose sûre, ce
moment viendra.