mercredi 18 juin 2014

Sujets du 18 juin 2014

Proverbe/citation du jour
«Mieux vaut prévenir que guérir.»-Proverbe français


TVA Nouvelles

N'avez-vous pas envie vous aussi de mettre le feu devant un poste de police, une caserne de pompiers, ou une mairie?
Hier après-midi, des milliers de policiers, de pompiers, de même que des cols bleus et des cols blancs, de partout au Québec, ont manifesté pour protester contre le projet de loi sur les régimes de retraite.

TVA Nouvelles
À Montréal, des syndiqués ont même mis le feu à une pile de déchets et d'uniformes devant l'hôtel de ville de Montréal. TVA Nouvelles rapporte que les manifestants ont aussi bloqué une rue avec des véhicules d'urgence et arrosé la façade de l’hôtel de ville.

Les manifestants font valoir leur désaccord relativement à la «dictature» de Québec, et aussi face aux maires Coderre et Labeaume, qui veulent leur «imposer» des régimes de retraite «injustes».

Agence QMI
Quand les syndicats parlent d'injustices, que pensent-ils à propos des citoyens qui doivent payer pour les fonds de pension du secteur public, sans pouvoir espérer le moindrement du monde d'avoir droit à des conditions similaires à leur propre retraite?

Si des citoyens écœurés allaient faire un feu devant les postes de police ou devant les casernes de pompiers, sinon devant une mairie, quelle serait la réaction de ces mêmes policiers, pompiers, et autres cols bleus et blancs? Il y a fort à parier que vous vous feriez mettre à l'amende, si on ne vous arrêtait pas tout simplement.

Au fait, est-ce que cette manifestation illégale d'hier a mené à la production de contraventions?



Exercices de confinement dans les écoles : pourquoi ne pas aussi permettre la présence de membres du personnel armés pour protéger les élèves en cas de fusillade?
Quand on parle de tireurs fous et de violence dans les écoles, j'ai en tête deux incidents qui se sont produits sur la Côte-Nord, alors que j'y étais enseignant, au début des années 2000. D'abord une histoire où un connard s'est pointé à l'école secondaire Manikoutai avec un pistolet à plombs, un couteau et un cocktail molotov pour prendre son ex petite amie en otage, , à laquelle on fait référence ici, ce qui a mené les autorités de l'école à mettre en place des caméras de surveillance et à augmenter la sécurité, puis une autre histoire, où un deux de pique a pris en otage un enfant d'une autre école de la ville, primaire celle-là, en l'amenant à une station d'essence située pas très loin, pour l'arroser de pétrole en menaçant de faire brûler l'enfant en question, l'in.

Dans les deux cas, la commission scolaire du Fer a mis en place des mesures pour contrer les menaces potentielles, mais même si on a réduit le risque à Manikoutai, au début des années 2000, cela n'a en rien empêché un imbécile de prendre un enfant en otage, quelques années plus tard, dans une autre école.

Suite à toutes ces tueries amplement couvertes par les médias, que ce soit l'histoire de la Polytechnique, ou bien à Dawson, pour n'en nommer que de celles qui se sont déroulées au Québec, combien de milliers de dollars ont été dépensés en lien avec ces incidents? Est-ce que la sécurité des élèves en a vraiment été améliorée?


Madame Elkouri y mentionne que la tenue d'exercices de confinement dans des écoles a créé des craintes chez plusieurs enfants, des inquiétudes chez leurs parents, alors qu'un représentant d'un groupe pour la non-violence dans les écoles a même affiché publiquement son opposition à de telles mesures, car en plus de créer de l'anxiété chez les enfants, elles permettent aussi aux tireurs potentiels de se préparer en conséquences.

Notre système scolaire veut contrer la menace potentielle que sont les tireurs fous sans investir dans des portes blindées, dans des fenêtres anti-balles, dans des détecteurs de métaux ou dans des couvertures qui protègent les personnes présentes des balles? Pourquoi alors ne pas combattre le feu par le feu? Et si on formait et on équipait quelques membres du personnel d'armes de poing afin de faire face à la menace potentielle?

Ce qui me fait rire, c'est cette peur des armes à feu qui est si répandue au Québec. Dans cette même école Manikoutai, un jour, alors que j'étais remplaçant dans une classe, j'ai parlé avec des élèves du club de tir de Sept-Iles. J'ai eu droit par la suite à une plainte anonyme (je soupçonne qu'elle provient de la prof que je remplaçais ou d'une étudiante de la classe) parce que j'ai parlé d'armes à feu avec des étudiants. Cela ne m'étonne pas, dans un milieu scolaire largement dominé par les femmes, dans un Québec féminisé à l'os, où on donne, à mon avis, beaucoup trop d'importance à leur point de vue, ce qui nuit aux petits garçons, mais ça, c'est une autre question...

Un deux de pique tenté de pénétrer dans une école y penserait à deux fois avant de le faire s'il savait qu'il risque d'y faire face à un directeur armé d'un .12 à pompe ou d'un enseignant sachant tirer au 9mm et disposant en permanence d'un Glock. Est-ce que les apôtres de la sécurité dans les écoles y ont pensé à ce genre de mesure préventive? J'aimerais bien avoir leur avis sur le sujet...

1 commentaire:

  1. Les écoles sont les endroits de prédilections pour les tireurs fous parce qu'ils savent que ce sont des zones "sans guns" et que le temps que les policiers (armés) arrivent, les dégats seront déjà faits.
    Oui, il devrait y avoir des agents de sécurité armés dans les écoles. Juste le fait qu'il y en a limiterait grandement le nombre de ces tueries. Et quand ça arriverais, le guarde pourrait descendre le tueur, ou au minimum limiter son avancée au lieu d'attendre que les policiers arrivent.

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