jeudi 6 décembre 2012

Sujets du 6 décembre 2012

Proverbe/citation du jour
"Dans tout ce qu'on entreprend, il faut donner les deux tiers à la raison, et l'autre tiers au hasard. Augmentez la première fraction, et vous serez pusillanime. Augmentez la seconde, vous serez téméraire." -Bonaparte Napoléon (1769–1821)


En ce 23e anniversaire du drame de Polytechnique
Il y a de cela 23 ans aujourd'hui, Marc Lépine abattait 14 femmes à l'école Polytechnique avant de s'enlever la vie. Comme il fallait s'y attendre, c'est le cas à chaque année depuis le drame, la question de la violence perpétrée à l'endroit des femmes refait surface.

Voilà que le gouvernement de Pauline Marois annonce aussi son intention de créer un registre québécois des armes à feu pour pallier à la disparition du programme fédéral. Vous le savez probablement déjà, le gouvernement conservateur a voté pour l'abolition dudit registre et mis à part les données relatives au Québec, tout le reste a déjà été effacé.

Je n'en suis pas étonné du tout. C'est un autre bel exemple de récupération politique d'un drame pour gagner des votes en ostracisant une minorité (ici les propriétaires d'armes à feu). Comme il fallait s'y attendre on nous sort encore en ce 23e anniversaire du drame de Polytechnique l'argument visant à protéger les femmes de la violence masculine, comme si tous les hommes sont des "Marc Lépine" en puissance. Pourquoi est-ce que personne n'avance l'idée d'utiliser une partie des sommes dépensées ainsi pour apporter du support aux hommes qui en ont besoin et faire du travail de prévention

Le registre fédéral a coûté des milliards au lieu des quelques millions de dollars prévus au départ et n'a jamais pu prouver son utilité réelle. Peut-on seulement prouver qu'une seule vie a été sauvée grâce à celui-ci? Maintenant, le gouvernement du Québec veut répéter l'expérience... Combien de millions seront une fois encore gaspillés dans l'aventure?


Pour plus de détails :
http://actualites.ca.msn.com/grands-titres/qu%C3%A9bec-veut-son-registre-des-armes



Pile ou face? Les chances ne sont pas aussi égales que vous ne le croyez!
Lorsque l'on lance une pièce de monnaie dans les airs pour jouer à pile ou face, est-ce que la possibilité que la pièce tombe d'un côté ou de l'autre s'établit vraiment à une proportion de 50/50? Nous sommes portés à croire que oui, mais la réponse est non!

Persi Diaconis
En réalité la face située sur le dessus lorsque vous lancez la pièce en l'air coure 51% des chances de se trouver dans la même position une fois le lancer effectué. C'est la conclusion à laquelle en vient Persi Diaconis, un professeur de mathématiques de l'Université Stanford, aux États-Unis.

Diaconis a eu l'idée de cette étude lorsqu'on a lui a demandé de participer à la création d'une machine effectuant des tirages du style « pile ou face » grâce à laquelle le résultat serait toujours face. Le mathématicien a poussé l'étude plus loin en filmant plusieurs personnes lançant une pièce en l'air à l'aide d'une caméra à haute vitesse et a fait des constatations intéressantes.

Par exemple, lorsque la pièce vole à travers les airs, elle ne fait pas que tourner sur elle-même, elle effectue aussi une rotation similaire à celle d'une pizza lorsqu'on la prépare. Dans quatre cas sur 10, contrairement à ce que nous « voyons », la pièce ne tourne pas du tout dans les airs, nous en avons simplement l'illusion. Ici encore, grâce à une caméra et un petit ruban attaché à la pièce de monnaie, Diaconis en a fait la démonstration.

La recherche permet même de conclure qu'un sou noir américain lancé dans les airs peut atterrir avec un résultat « pile » dans 80% des cas. La raison? La face avec l'image d'Abraham Lincoln est plus pesante que l'autre, ce qui fait que la gravité attire celle-ci vers le bas plus aisément.

Un vieux sou noir comportant de la saleté et de l'huile est plus susceptible d'atterrir sur un côté ou sur l'autre dépendant dans la répartition de celles-ci, tandis qu'un sou neuf du même type a plutôt tendance à atterrir avec le côté pile sur le dessus.


Pour plus de détails :


Qu'est-il arrivé au rêve américain?
Un article écrit par Dave Hodges à propos du rêve américain attire aujourd'hui mon attention. Il porte sur le fameux « rêve américain ». En quoi consiste-t-il? Qu'est-ce qu'il en advient? Hodges s'arrête à ces questions dans un article que je vous invite à lire dans sa version intégrale si vous comprenez suffisamment l'anglais.

Son article décrit d'abord le rêve américain en dix points, en commençant par le premier, probablement la notion la plus connue du fameux rêve, qui dit que les USA sont une terre d'opportunités et que si une personne est prête à travailler fort, elle peut devenir riche. On pense aussi au fait que les opportunités offertes aux générations montantes par les parents sont de plus en plus grandes de génération en génération.

En 1948, les USA comportaient 5% de la population mondiale et produisaient 50% des biens de consommations du monde entier. Il fut même un point où 95% des voitures et des téléphones se retrouvaient au pays de l'Oncle Sam. Nous constatons en 2012 que la situation a bien changé. Pourquoi donc?

Dave Hodges poursuit avec une liste qu'il nomme la « Dirty Thirty », soit une liste de 30 faits relatifs au déclin de son pays. Il s'attarde à divers points relatifs à l'éducation et à la richesse, notamment au fait que le 1% supérieur de la population possède plus de richesses que le 95% inférieur de la population combinée, que 58% des adultes ne relisent jamais un livre après avoir quitté les bancs d'école, qu'un quart des gens rapportent à la maison un salaire inférieur au seuil de la pauvreté ou bien que la moyenne d'heures passée quotidiennement devant la télévision a monté de 39% depuis les années 60, pendant que le nombre d'heures de lecture baisse constamment, ce qui explique selon lui à quel point des gens sont si stupides.

Le rêve américain est en voie de devenir un cauchemar, s'il ne l'est pas déjà. Ce qui concerne nos voisins du Sud fait écho au Québec également. Je l'ai écrit à plusieurs reprises dans ce blog : il ne faut jamais oublier l'importance de nos échanges économiques avec les USA et retenir qu'un petit rhume aux USA risque toujours de produire une grosse grippe au Canada!


Pour plus de détails :

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