vendredi 23 novembre 2012

Sujets du 23 novembre 2012

Proverbe/citation du jour
"Le dépressif qui parle de suicide veut vivre ; pour celui qui n'en parle plus, il est déjà trop tard." -Romain Guilleaumes (1963–...)


Marjorie Raymond, un an plus tard
Le 22 novembre marquait le premier anniversaire d'un événement qui a profondément secoué Sainte-Anne-des-Monts, un événement dont l'onde de choc s'est répandue à la grandeur de la province par la suite : le suicide de Marjorie Raymond. En s'enlevant la vie, la jeune adolescente a lancé un débat qui se poursuit encore au Québec en lien avec l'intimidation et ses conséquences.

Marjorie Raymond
Je suis profondément désolé du drame que la famille de Marjorie a vécu, mais je suis tout autant désolé du traitement que les médias ont réservé à cette affaire. C'est surtout sur ce second point que je veux m'attarder aujourd'hui.

Toute l'histoire de Marjorie Raymond, telle que rapportée par les médias, a porté sur l'intimidation. Les journalistes et autres représentants des médias ont martelé sans cesse que c'était la cause du suicide de la jeune femme, alors que plus tard, le coroner appelé à mener une enquête a démontré que ce n'était qu'une partie d'une problématique plus large encore, et que la consommation de drogue, un dépression et une peine d'amour ont aussi joué un rôle prépondérant dans le drame.

Dès le début, il était clair que ce n'était pas que de l'intimidation, mais nombreux ont été ceux et celles qui ont axé toute l'histoire sur celle-ci. Le travail journalistique sur le sujet était bâclé, soit par négligence crasse, soit parce qu'on voulait rendre l'histoire plus "vendeuse"...

Intimidation? Que dire maintenant de celle qu'ont eu à subir une multitude d'autres personnes dans cette histoire? À commencer par une jeune femme qu'on a accusé d'avoir provoqué le suicide et d'en avoir ri sur le réseau social Facebook ensuite. Il suffit d'observer les dates des extraits d'échanges entre divers jeunes sur une suspension, suite à une altercation impliquant la jeune visée et Marjorie, pour constater que celle-ci a eu lieu en fait AVANT le drame!

Saviez-vous également que la famille de cette jeune fille accusée du suicide a même fait l'objet de menaces de mort et qu'un journaliste s'est fait passer pour un policier afin d'obtenir des informations supplémentaires, ce qui est un geste illégal qui a mené à une poursuite à son endroit?

Aussi, que dire du comportement complètement imbécile de parents qui se sont précipités à l'école suite au drame pour engueuler la direction en demandant davantage de protection pour leurs enfants, comme si c'était approprié d'agir ainsi à ce moment? La direction n'en avait-elle déjà pas mal trop sur les épaules?

Que dire du traitement ignoble qu'ont eu à subir la direction et le personnel de l'école, non seulement dans les médias, mais de la part d'une multitude de personnes d'ici et d'ailleurs? Que savent les gens justement au sujet des démarches entreprises auprès des jeunes en difficulté par les écoles? Je crois bien, pour avoir moi-même été enseignant, qu'on demande aux intervenants du monde éducatif québécois d'éteindre des incendies avec un verre d'eau, car les moyens dont ces gens disposent ne sont rien face aux problèmes auxquels ils font face.

Parlant de la direction de l'école, je crois que Jasmin Roy, qui a profité de l'occasion pour lancer une fondation portant son propre nom pour lutter contre l'intimidation, devrait présenter des excuses à la direction concernée pour l'avoir blamée pour son « silence » lors de conférences qu'il réalisait en milieu scolaire. Est-ce que ce comédien était conscient que le personnel de la CS des Chics-Chocs avait comme mot d'ordre de ne pas parler justement?

Que l'on dénonce l'intimidation, en milieu scolaire ou ailleurs, soit, mais en terme de dénonciation, je pense que les profiteurs qui ont utilisé et qui utilisent encore cette histoire pour leur profit personnel méritent une foutue de bonne mise au point.




Étudiants québécois et Gaza, même combat???
J'ai aperçu cet image hier sur Facebook, une image accompagnée du texte suivant  : "Étudiants de Gaza et du Québec même combat"...

Source Radio-Canada
Non mais, comparer la situation des étudiants québécois à celle de Gaza? Qu'est-ce qu'apprennent ces manifestants en classe pour faire des comparaisons aussi stupides? Certains ont même déjà comparé leur situation à celle des Syriens...

Vous n'êtes pas satisfaits de votre situation au Québec? OK alors, faites une demande de passeport pour aller vivre en Palestine ou en Syrie et achetez-vous un aller simple dans cette direction!

2 commentaires:

  1. Marjorie et la direction de l'école

    Parlons-en. Qu'est-ce que la direction de l'école et la CS des Chics Chocs ont fait ce concret pour enrayer l'intimidation dans leurs établissements depuis 1 an ? Et ici, je ne parle pas du problème de la drogue, ça aussi faudra faire quelque chose !

    À part des comités, y a-t'-il eu un ou des plans d'actions ? A-t'-on des résultats ?

    Marjorie a payé de sa vie. Ce serait la moindre des choses que la Direction de l'école et la CS des Chics Chocs essaient d'honorer son sacrifice.

    RépondreSupprimer
  2. Bien d'autres facteurs que l'intimidation entrent en ligne de compte Pierre, il y avait une dépression, une peine d'amour et de la consommation de drogue dans l'histoire également, comme l'a indiqué le coroner.

    J'ai moi-même été prof durant dix ans, je peux te dire que les gens impliqués dans ce milieu ont souvent comme mot d'ordre de ne pas s'adresser aux médias sur les actions qui ont cours, et à SADM, par ce que j'apprends entre les branches, oui il y en a du travail accompli pour pallier au problème.

    RépondreSupprimer