jeudi 15 décembre 2011

Sujets du 15 décembre 2011


Proverbe/citation du jour
« Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire. » -La Fontaine, Jean de (1621-1695)

Les effets pervers du salaire minimum
Le gouvernement du Québec doit annoncer aujourd'hui une hausse du salaire minimum. À partir du 1er mai prochain, le salaire passera à 9,90$, un hausse de 25 sous. Cette hausse a été de 15 sous l'an dernier. Pour les employés au pourboire, le salaire monte de 20 cents, pour atteindre 8,55$.

Cet augmentation profite à quelque 250 000 travailleurs québécois, que l'on retrouve surtout dans les secteurs du commerce de détail, de l'hébergement et de la restauration.

L'an dernier, le Collectif pour un Québec sans pauvreté et le Front de défense des non-syndiqués ont plaidé pour une augmentation plus importante que les 15 cents l'heure, et ce afin que le salaire minimum soit fixé à 10,88 $ pour, toujours selon ces organismes, permettre à une personne qui travaille 40 heures par semaine «de vivre décemment».

Un salaire minimum à 9,90$ ne suffit pas? 10,88$ serait le strict minimum idéal actuellement? Alors pourquoi ne pas fixer ce salaire à 15$, voire même 20$ ou 25$ l'heure?
On nous montre toujours le côté positif d'une hausse du salaire minimum. Par contre, on ne nous montre pas les effets négatifs que ce même salaire peut avoir sur l'économie québécoise, parce que des effets négatifs, il y en a. Toutefois, ces derniers sont souvent cachés :

Les politiciens et les défenseurs des « pauvres » nous chantent que le salaire minimum aide les personnes à faible revenu à obtenir un niveau de vie décent. Or, ne serait-il pas possible que ce même salaire minimum « tue » des emplois nécessitant peu de qualifications, des emplois qui sont souvent la seule possibilité de travail pour ces mêmes personnes à faible revenu?

Une augmentation du salaire minimum signifie pour beaucoup de petites entreprises des coupures de postes. Un propriétaire de dépanneur peut ainsi décider de faire des heures supplémentaires au lieu d'engager un nouvel employé, la station-service au coin de la rue peut éliminer le poste de l'employé qui s'occupe de faire votre plein et laver votre pare-brise, l'épicier de votre village peut couper un poste d'emballeur pour vous laisser vous-même remplir vos sacs, etc.

Une hausse du salaire minimum peut aussi signifier la fermeture d'une petite entreprise qui ne peut plus faire face à ses frais d'opérations. Dans d'autres cas, cette même entreprise peut déménager ailleurs, là où les salaires sont moins élevés.

Le salaire minimum peut même « tuer » les possibilités d'expansion d'une PME parce que les sommes qui auraient pu servir à donner de la formation aux employés en place ou à investir dans de l'équipement neuf devront être consacrées aux hausses de salaire.

Une proportion non négligeable d'employés au salaire minimum sont des étudiants qui proviennent d'une famille qui dispose déjà d'autres sources de revenus. Il s'agit donc de revenus d'appoints qui vont davantage servir à financer les sorties de fins de semaine par exemple, et non des besoins essentiels.

Comme vous pouvez le constater, une hausse du salaire minimum provoque des dommages au niveau économique, et ces dommages sont pour la plupart invisibles mais cela, jamais les politiciens et les défenseurs des droits des « pauvres » ne vous le diront.


Le bilan du député de Matane, de 2007 à 2011
Plus tôt ce matin, le député de Matane, Pascal Bérubé, a présenté son bilan pour 2011 sur les ondes de la radio locale. Le député a mentionné entre autres des dossiers comme la corruption dans l'industrie de la construction et son travail sur le terrain pour aider des gens de sa circonscription faisant face à une variété de problèmes, sans en spécifier un en particulier par contre.

J'ai aujourd'hui envie de regarder encore plus loin en arrière en ce qui concerne le bilan de mon député. Quelles sont ses réalisations concrètes depuis son élection en 2007 et sa réélection en décembre 2008?

Je dispose d'une source personnelle d'archives fort intéressantes sur le sujet. En effet, depuis mon retour en Gaspésie, en 2007, je me suis trouvé un nouveau hobby : le scrapbooking. J'ai monté une collection de divers articles publiés dans des journaux, que ce soit Le Soleil, le Journal de Québec, ou bien les divers hebdomadaires régionaux, portant sur les politiciens du territoire.

Tiens, Pascal Bérubé a déjà déclaré dans le Riverain qu'il demanderait l'aide de la fondation de Maman Dion pour lutter contre le décrochage en région. Qu'est-il advenu de ce dossier?

Le député a dit lors de la campagne électorale de l'automne 2008 que le fait qu'il soit dans l'opposition ne changeait rien au niveau économique et que « Xunlight se réalisait dans un comté péquiste ». Le 21 janvier 2009, sur la page couverture de L'Avantage, le député de Matane se disait confiant d'assister à la réalisation des projets Xunlight et AAER en Haute-Gaspésie. Il a réitéré les mêmes points dans la section régionale Gaspésie de l'édition du Riverain du 11 février 2009, estimant que « ...la Haute-Gaspésie devrait bien se tirer d'affaires en 2009. » Où sont Xunlight et AAER en 2011?

Lors d'un débat électoral à Matane qui s'est déroulé fin novembre 2008, comme le rapporte L'Avantage dans son édition du 3 décembre 2008, le député péquiste a dit qu'il faut penser au recrutement de médecins et de dentistes, et à la réouverture de l'obstétrique au CSSS de la Haute-Gaspésie. Que s'est-il passé depuis?

Dans le Riverain du 29 avril 2009, l'élu parle de l'obtention d'une étude qui démontre les besoins de numérisation pour l'établissement d'un centre en Haute-Gaspésie. Qu'est-il advenu dans ce dossier?

Dans la section régionale Gaspésie du Riverain du 13 mai 2009, Pascal Bérubé condamne une décision du FIER-Gaspésie qui a investit dans un seul projet... en Outaouais. Soit! Mais en quoi ce même député a-t-il agi pour que l'on fasse en sorte que les investissements soient bel et bien régionaux?

Le Riverain du mercredi 22 juillet 2009 fait mention de « Subventions du député de Matane » pour un total de 31 950$. Ces subventions en fait proviennent de qui? Du député ou bien des contribuables?

Rendons nous maintenant en mai 2010, le 19 mai plus précisément, « Journée de la Haute-Gaspésie à l'Assemblée nationale ». Le député a déclaré « mission accomplie » dans Le Soleil. Cette journée avait pour but de joindre les représentants politiques pour leur présenter une image positive de la Haute-Gaspésie et à rassembler des natifs de la Gaspésie qui vivent ailleurs. Il mentionne aussi le projet de Centennial Solar qui devait créer jusqu'à 70 emplois à Sainte-Anne-des-Monts. Que s'est-il passé avec ce projet? Est-ce que le député peut prouver qu'au moins un seul investissement direct de moindre importance au niveau économique découle de cette journée?

Le 20 juillet 2011 dernier, dans le Riverain, on retrouve comme titre en page 21 « 18 organisme reçoivent l'aide du député Pascal Bérubé ». Il est question d'une somme de 10 000$ du programme Support à l'action bénévole, qui est un budget discrétionnaire des députés de l'Assemblée nationale. Les élus peuvent clamer qu'il s'agit de « leur » budget, mais ici encore, il s'agit de « notre » argent, à titre de contribuables.

Dans le Riverain toujours, cette fois l'édition du 26 octobre 2011 dernier, le député de Matane dit avoir participé à une Journée carrière de la Fédération des médecins résidents du Québec afin d'aider au recrutement de médecins pour la Haute-Gaspésie.

La liste pourrait encore s'allonger, mais je vais la cesser ici... Vous n'avez eu droit qu'à quels extraits des quelques sept « scrapbooks » d'informations cumulées depuis 2007.

Le député pourrait-il nommer ne serait-ce qu'un seul médecin qui s'est établi en Haute-Gaspésie suite à ses déplacements pour des activités du genre?

Est-ce que l'on peut nommer ne serait-ce qu'une seule entreprise s'étant établie en Haute-Gaspésie depuis 2007 suite à ses actions politiques?

Est-ce que les citoyens de la région peuvent s'estimer satisfait du bilan de leur député? Je ne m'avance pas sur cette question, c'est aux citoyens eux-mêmes d'en faire part au principal intéressé et aux autres habitants de la région par les moyens qui leur sembleront les plus appropriés.

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